“Un espace d’information, un outil au service de toute idée, toute action progressiste, humaniste, transformatrice telle est l’ambition de ce blog. En Chablais bien sûr mais au-delà aussi, avec nos commentaires toujours impertinents nous l’espérons, respectueux de toutes et de tous, avec nos propositions en phase avec l’actualité locale, départementale, régionale, nationale et internationale au gré de nos humeurs, de nos ressentis… Mais aussi un rendez vous régulier sur le monde tel qu’il va. Rien ne nous sera étranger, notre objectif : que le débat vive, qu’il soit porteur d’exigences et s’inscrive dans une perspective de transformation au service des hommes et des femmes

mardi 19 mars 2019

LA RIPOSTE PAIE




Comme annoncé ce matin sur RTL par notre candidat Ian Brossat
France 2 a finalement décidé de 
nous inviter à l’Émission politique du 4 avril prochain 
pour un grand débat sur les européennes. 

Nous nous réjouissons de cette décision rendue possible 

grâce à la formidable mobilisation de tous les communistes et de leurs soutiens. 

Du hashtag #PasSansNous sur Twitter et Facebook, à l’assaut du standard de France 2 et des messageries de Delphine Ernotte ou du médiateur de France Télévision, tous ces gestes militants ont amené France 2 a revoir sa décision.

Nous pouvons nous et vous en féliciter et en être fier.

Suite à l’invitation de notre candidat, nous ne jugeons plus utile de maintenir la manifestation prévue devant France Télévision (esplanade Henri de France - Paris 15) le mardi 19 mars à 18h00.Cet évènement est donc annulé.

Pour autant, nous vous invitons à maintenir la mobilisation #PasSansNous et la veille sur les pratiques de l’ensemble des chaînes de télévision au cours de cette campagne afin que notre candidat puisse être invité à tous les grands évènements médiatiques. 


C’est une belle victoire. Cela montre que quand on se mobilise on parvient à nos fins. On ne peut pas balayer les communistes d’un revers de main...

Bien fraternellement, merci à tous





vendredi 15 mars 2019

Nous avons besoin de vous.


France 2 censure dans "L'ÉmissionPolitique" :
rassemblement mardi 19 mars à 18h00 devant le siège de France 2

Principale chaîne du groupe public
France Télévisions, France 2 organise le premier débat consacré aux élections européennes, jeudi 4 avril prochain, à l’occasion de "L’Émission politique"
En dépit de nos protestations, France 2 persiste à vouloir boycotter 


Ian BROSSAT, chef de file de notre liste
« Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent ».










Le PCF appelle

à un très large rassemblement,
mardi 19 mars à 18h00, devant le siège de France Télévisions
situé esplanade Henri de France (Paris 15e), 
en présence de personnalités de la société civile, 
de militant-es, de parlementaires et d'élu-es.

Nous avons besoin de vous. 
Nous avons besoin de vous. 
Nous avons besoin de vous. 









Le 4 avril prochain, France 2 diffusera une "Émission politique" spéciale élections européennes. Le choix a été fait d’inviter sept candidats sur le plateau et de priver Ian Brossat et le PCF de ce premier grand moment de débat dans le cadre de la campagne européenne. C’est tout simplement inacceptable. 

Comme vous l'avez peut-être vu sur les réseaux sociaux, nous avons lancé une campagne 


#PasSansNous 
afin d’obtenir la participation de Ian à cette émission.
Nous vous demandons de nous aider à faire grandir cette campagne en agissant très concrètement.
vous avez la possibilité d’agir de trois façons :
Noyer France télévision sous les appels et les mails :
Nous vous invitons à contacter directement le standard de France2 pour exprimer votre mécontentement. Vous pouvez les joindre au : 01 56 22 60 00
Vous pouvez aussi envoyer un mail à la Présidente de France télévision,
Delphine Ernotte : delphine.ernotte@francetv.fr.
Ou/et encore saisir le médiateur de France télévision en cliquant sur : MEDIATEUR DU FRANCETV
Occuper les réseaux sociaux
Sur Facebook : Nous vous invitions à vous inscrire (même si vous ne pouvez pas être physiquement là) et à partager très largement l’évènement que nous avons créé pour l'initiative que nous organisons, mardi 19 mars prochain à 18h, devant le siège de France Télévisions ( 7 Esplanade Henri de France Paris 15e)

Sur Twitter : N'hésitez pas à multiplier les tweets avec #PasSansNous.
vous pouvez faire des vidéos qui expliquent pourquoivous trouvez ça scandaleux, poster ta photo avec une feuille sur laquelle est
marqué #PasSansNous. 
Organisez des rassemblements
Nous vous invitons, en lien avec la section et la fédération du PCF, à organiser des rassemblements de type happening dans votre ville au cours desquels nous vous proposons de mettre des bâillons en brandissant les slogans Pas sans Nous, Pluralisme,
Démocratie… Nous vous conseillons d’inviter la presse à cette initiative.
Comme vous pouvez le voir, beaucoup de choses peuvent être faites pour en finir avec l’exclusion du PCF des médias.
Nous comptons sur vous. Nous pouvons gagner, ensemble, la participation de Ian BROSSAT à cette émission!

Bien fraternellement.

Nous demandons à ce qu’Ian BROSSAT puisse être invité au même titre que les autres têtes de liste. 
Ni plus, ni moins.

Comme en 2005 déjà, à l’occasion du référendum européen, les Français attendent
aujourd’hui une plus juste et sincère représentation des opinions.

La voix de la liste du PCF n’est réductible à celle d’aucune autre liste.

Le Parti communiste français est présent dans les deux assemblées,
avec plus de trente parlementaires qui prennent part
au fonctionnement institutionnel de notre pays.

Les Françaises et les Français se sont choisi plus de 7 000 élus locaux et nationaux
de notre famille politique pour les représenter, plus de 800 maires et trois parlementaires
européens pour faire entendre et respecter leur voix.


Nous sommes le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux
depuis le début de la construction européenne.

Nous sommes la seule liste du paysage français à inclure dans ses rangs plus de
la moitié d’ouvrières et d’ouvriers, de femmes et d’hommes employés.

Nous sommes la seule liste en mesure de faire entrer au Parlement européen,
le 26 mai prochain, la première femme ouvrière de l’histoire en la personne
de Marie-Hélène Bourlard.


La dernière élection présidentielle a démontré qu’il était possible de proposer aux Français 
des débats télévisés de qualité en y conviant l’ensemble des forces en présence.
C’est cela la vitalité de notre démocratie ; elle est une chance que chacune et chacun
devrait saluer.


jeudi 14 mars 2019

ACTION POUR LE CLIMAT

SAMEDI 16 MARS 2019 
15 H 30 PLACE DES ARTS
MARCHE POUR LE CLIMAT

l'Europe a-t-elle abandonné la lutte ?


A l'heure où les marches pour le climat se multiplient avec succès dans toutes les villes d'Europe, l'Union européenne se montre incapable de prendre des mesures d'urgence pour contenir le réchauffement climatique dans des proportions compatibles avec les exigences de la COP 21. Analyse de la situation et propositions avec les eurodéputé.e.s Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (S et D) et Younous Omarjee (GUE-GVN).


mercredi 13 mars 2019

NON À LA CENSURE

Censure de L’"Émission Politique" : 
rassemblement mardi 19 mars à 18h00 devant le siège de France 2

Principale chaîne du groupe public 
France Télévisions, France 2 organise le premier débat consacré aux élections européennes, 
jeudi 4 avril prochain, à l’occasion de  L’Émission politique  
En dépit de nos protestations, France 2 persiste à vouloir boycotter Ian BROSSAT, chef de file de notre liste 
« Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent ».


Le PCF appelle 
à un très large rassemblement, 
mardi 19 mars à 18h00, 
devant le siège de France Télévisions 
situé esplanade Henri de France (Paris 15e), en présence de personnalités de la société civile, de militant-es, 
de parlementaires et d'élu-es.


  Nous demandons à ce qu’Ian BROSSAT puisse être invité au même titre 
  que les autres 
  têtes de liste. Ni plus, ni moins.

  Comme en 2005 déjà, à l’occasion du référendum européen, les Français attendent 
  aujourd’hui une plus juste et sincère représentation des opinions.

  La voix de la liste du PCF n’est réductible à celle d’aucune autre liste.

  Le Parti communiste français est présent dans les deux assemblées, 
  avec plus de trente parlementaires qui prennent part 
  au fonctionnement institutionnel de notre pays.

  Les Françaises et les Français se sont choisi plus de 7 000 élus locaux et nationaux 
  de notre famille politique pour les représenter, plus de 800 maires et trois parlementaires 
  européens pour faire entendre et respecter leur voix.

  Nous sommes le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux 
  depuis le début de la construction européenne.

  Nous sommes la seule liste du paysage français à inclure dans ses rangs plus de 
  la moitié d’ouvrières et d’ouvriers, de femmes et d’hommes employés.

  Nous sommes la seule liste en mesure de faire entrer au Parlement européen, 
  le 26 mai prochain, la première femme ouvrière de l’histoire en la personne 
  de Marie-Hélène Bourlard.

  La dernière élection présidentielle a démontré qu’il était possible de proposer aux Français 
  des débats télévisés de qualité en y conviant l’ensemble des forces en présence. 
  C’est cela la vitalité de notre démocratie ; elle est une chance que chacune et chacun 
  devrait saluer.




lundi 11 mars 2019

sauvez l'Humanité


Chanson pour l'Humanité - HK

Oyez, oyez ! Ami.e.s ! Découvrez la nouvelle chanson de HK en soutien à l'Humanité !


« Parce que la fraternité est un combat, un idéal, une pratique et qu’elle s’entretient au quotidien, ne laissons pas disparaître le journal de Jaurès » a déclaré Christiane Taubira dans un joli message de soutien au journal l’Humanité.

Le citoyen solidaire précise que la lutte pour venir en aide aux migrants dans la vallée de la Roya, a mis en lumière toute la cohésion sociale d’un territoire et « heureusement qu’il y a des médias comme l’Huma pour mettre en valeur ce que l’on fait » souligne-t-il.


"Sauvons ce journal populaire !". Le message de soutien au journal l'Humanité, tout en musique, de la compagnie Jolie môme... Merci !

Tout cela ne suffi pas
Abonnez-vous


samedi 9 mars 2019

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES FEMMES.

« NOTRE QUOTIDIEN 
EST UNE GUERRE SOCIALE »
Vendredi, 8 Mars, 2019
Lola Ruscio


Pour la première fois, des femmes gilets jaunes, ultra-précaires, manifesteront vendredi et samedi dans plusieurs villes de France pour porter haut et fort leurs revendications féministes.


Elles étaient les oubliées, elles deviennent les visages des luttes sociales. Aujourd’hui et demain, des femmes gilets jaunes, avec des organisations féministes et la CGT, vont arpenter les rues au rythme de « Femmes précaires, femmes en guerre ! »

Elles se réunissent en assemblée générale tous les lundis à la bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Une cinquantaine de personnes ont afflué lundi depuis Paris et sa banlieue.

Oriane, la trentaine, chouchou rose dans les cheveux et bière à la main, est la cocréatrice de la page Facebook « Femmes gilets jaunes » : « Parce que nous sommes les plus exploitées et précarisées par ce système capitaliste violent, parce que nous sommes discriminées et subissons le sexisme, nous serons en première ligne à cette manifestation ! » lance-t-elle. Bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) depuis la fermeture de sa micro-entreprise, elle est aussi bénévole à l’Armée du salut.
« Le système nous met dans la précarité depuis l’enfance »

Dans la salle Louise-Michel, chacun a son identité et son expérience. On retrouve ici Engracia, en première ligne de la grève victorieuse des femmes de chambre de l’hôtel Park Hyatt Vendôme, mais aussi Céline Verzeletti, secrétaire confédérale chargée de l’égalité femmes-hommes à la CGT, des professeures, une ex-sans-papiers, des étudiantes, deux hommes, des syndicalistes SUD, militantes NPA et France insoumise. « Mais nous ne sommes pas un parti politique, nous sommes une classe sociale », insiste Oriane, non encartée.

Qu’elles travaillent dans le nettoyage, dans les hôpitaux, dans le privé, toutes portent la voix des femmes isolées, souvent issues de l’immigration. Leila, une ancienne commerçante : « Le système nous met dans la précarité depuis l’enfance. Macron ose en plus nous traiter d’illettrées ! Quand il parle ainsi, c’est une façon de viser nos sœurs, nos mères, nous toutes ! » « Les retraitées, les mères au foyer célibataires sont depuis longtemps invisibilisées par les médias et la société, dénonce une autre femme gilet jaune. Notre quotidien est une guerre sociale, à nous de reprendre nos droits ! » Ces femmes précaires, aux faibles revenus, s’inquiètent des disparitions des maternités et de la réforme du chômage : « Ils tapent sur n’importe quoi ! Regardez la santé, les hausses des contrôles à Pôle emploi ! Mais rien n’est fait pour limiter les contrats précaires imposés aux femmes. »

Contre l’ordre néolibéral, elles se battent pour un meilleur accès au logement, aux soins, aux prestations sociales et pour la création d’un service public de la petite enfance. Des droits exclus ou rognés par le gouvernement en raison de contraintes budgétaires. Contrairement à leurs homologues masculins, elles n’évoquent pas le rétablissement de l’impôt sur la fortune et le référendum d’initiative populaire. « À la télévision, on ne voyait que des hommes s’exprimer pour parler du gasoil. On s’est dit que la parole des femmes n’était absolument pas représentée », explique Chérifa, keffieh autour du cou, bénévole à l’Armée du salut. Depuis presque trois ans, elle vit dans un neuf mètres carrés au Palais de la femme, un établissement parisien dédié aux personnes en grande difficulté. « Je n’ai jamais touché d’allocations familiales, les pensions n’ont jamais été versées, j’ai payé seule les études de ma fille. Tenir avec un salaire de misère, à Paris, c’est dur », résume cette mère de trois enfants. Dans la salle, on croise aussi Torya Akroum, 37 ans, qui a fui son domicile, ses petits sous le bras, après des violences conjugales. Cette cheminote se sent aujourd’hui privilégiée grâce à son emploi. « Mais je travaille la nuit et les week-ends pour un meilleur salaire et mieux élever mes enfants », raconte cette mère isolée de trois enfants et ancienne gréviste à la SNCF. Gilet jaune de la première heure, elle dénonce la baisse des aides personnalisées au logement (APL). Elle a perdu au change : « Je touchais 75 euros, contre 19 euros aujourd’hui. Avec cette somme, j’aurais pu remplir un chariot Lidl. »
« Dans la réussite des hommes, coulent les larmes des femmes »

Lise, 26 ans, fabrique sa pancarte pour la manifestation : « Dans la réussite des hommes, coulent les larmes des femmes. » Ancienne pâtissière, elle a mal vécu son expérience dans la restauration et a fini par démissionner : « C’était l’horreur, des collègues m’ont harcelée sexuellement. Et les patrons nous exploitent bien plus qu’ils n’exploitent les hommes, avec des heures supplémentaires non payées. »

Ces discours tranchent avec les manifestations des femmes gilets jaunes de janvier. L’appel sur Facebook précisait : « Nous voulons montrer que nous sommes la Mère Patrie, en colère, et que nous avons peur pour l’avenir de nos enfants ! » Et aussi : « Nous restons complémentaires et solidaires des hommes, ce n’est pas une lutte féministe mais féminine. » Oriane et ses camarades s’opposent à cette image réductrice du rôle des femmes. Elles rejettent un féminisme institutionnel, incarné aujourd’hui par Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes. « Les féministes, celles qui luttent tous les jours pour les droits de toutes les femmes, c’est nous, pas Schiappa ! » disent-elles.

Quelles suites pour leur mouvement ? Certaines évoquent des pistes : « Pourquoi ne pas créer un acte gilet jaune sur le chômage ? N’attendons pas que les hommes le fassent, les femmes sont plus touchées par les contrats précaires et les temps partiels », propose l’une d’entre elles sous les applaudissements. Les idées fusent dans la salle, comme si le mouvement social en était encore à ses débuts. Leila prend l’initiative d’écrire une lettre ouverte au président de la République, quand Chérifa souhaite soutenir les femmes jetées à la rue dès la fin de la trêve hivernale. Michelle, à la retraite, propose d’investir les lieux de pouvoir.
Elles n’entendent pas abandonner le monopole du récit aux hommes

Très vite, elles décident de multiplier les actions en semaine. Et reçoivent le soutien de la CGT : « C’est bien de se mobiliser en semaine, avec les organisations syndicales. Grâce aux femmes, on arrivera à faire des actions massives », estime Céline Verzeletti, du bureau confédéral du syndicat. Des commissions « revendications » et « actions » fleurissent, et une nouvelle assemblée générale se tiendra dès mardi prochain.

La mobilisation des gilets jaunes, c’est aussi elles. Et elles n’entendent pas abandonner le monopole du récit aux hommes. « Les revendications des femmes ne passent pas assez dans le mouvement, alors qu’elles devraient l’irriguer, estime une militante. Il faut les inclure dans la lutte générale. » Où va mener ce nouveau mouvement féministe tourné vers les mobilisations sociales ? Il est tôt pour le dire.

Une chose est sûre, ces gilets jaunes d’un nouveau genre peuvent créer un élan de conscience et tisser des réseaux déterminés à renverser les formes de domination. Leila, étudiante, estime : « Une révolution sans les femmes, c’est une révolution contre les femmes. »
Lola Ruscio

jeudi 7 mars 2019

8 Mars : l'égalité, c'est pas sorcier



Hélène Bidard à l'occasion de la mobilisation du 8 mars journée internationale de luttes 
pour les droits des femmes



Les femmes ont des doubles journées, avec leur travail et en plus les tâches ménagères qui continuent à être portées en grande majorité par elles. Nos salaires sont souvent inférieurs, nous sommes à temps partiel parce que nous n’avons pas d’autre choix. Notre travail est invisibilisé et dévalorisé, notre salaire est inférieur de 26 % à celui des hommes. De ce fait, à partir de 15 h 40 nous travaillons gratuitement.


mercredi 13 février 2019

Comprendre le Vénézuela

LES USA À LA MANOEUVRE

Je vous invite à écouter l'intervention pertinente de Michel Collon sur 
le Vénézuela
J'écoute nos dirigeants, souvent bafouillant sur la question face au 
journalistes.
Alors que les arguments ne manque pas.
Le Vénézuela c'est la quintessence de l'intervention libérale, qui 
conduit à l'appauvrissement des peuples, à la guerre et à la pollution 
de notre planète.
Tout est relaté dans cette pertinente interview de Michel COLLON

G. B.
Venezuela: Les 5 gros mensonges de Macron, 
médias et Cie
Que préparent les USA contre le Venezuela ? Pourquoi Macron s'aligne-t-il sur Trump ? Et toute l'UE ? Que nous cachent les médias ? Qui a provoqué la crise économique, en fait un sabotage délibéré ? Quel est le passé de Guaido ?


mardi 12 février 2019

POUR L'HUMANITÉ (3)

 PARCE QU'ELLE EST UNIQUE


"l'Humanité, c'est la voix de ceux qui luttent, de ceux qui espèrent"


Fabien Roussel , secrétaire national du @PCF - Parti Communiste Français appelle au rassemblement le plus large, au-delà de la diversité d'opinion, pour que l'Humanité continue d'exister en toute indépendance.


Un impressionnant courant de solidarité se développe autour de l’Humanité. En quelques semaines, 870 000 euros de dons et de souscription ont été collectés. Ils s’ajoutent au 1,2 million rassemblé entre la mi-novembre et la fin décembre 2018. Les lectrices et les lecteurs y participent activement.

Fédérations CGT, unions locales, l’union syndicale Solidaires, des associations très diverses, des journaux comme la Croix ou Politis, des mutuelles, des sections ou fédérations du Parti communiste, des fondations ou instituts de recherche, des personnalités du monde culturel ou des responsables politiques, dont d’anciens ministres, participent à donner à l’Humanité une trésorerie suffisante pour les semaines à venir. 830 personnes se sont spontanément abonnées à l’un des titres du groupe l’Humanité.



En direct de la manifestation intersyndicale du 5 février dernier, le chanteur Thomas Pitiot a enregistré un appel solennel de soutien au journal l'Humanité, actuellement en grande difficulté financière.


Hélène Landemore, maître de conférences à l’université de Yale, aux Etats-Unis, souligne qu’un journal comme l’Humanité ne devrait pas subir de contraintes économiques et financières et il est important d’inclure tous les points de vue dans le débat d’idées.

dimanche 10 février 2019

MOBILISATION


Ajoutée le 6 févr. 2019
Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité, remarque que "le seul journal qui a relaté la journée d’action d'hier - à l'appel de la CGT, la FSU, et Solidaires - pour les salaires et la justice sociale comme il méritait c’est le nôtre". C'est le seul à avoir mis en valeur l’unité d’action du monde du travail, organisé en syndicats ou habillé de gilets jaunes.

Il signale aussi le message de solidarité avec l’Humanité d’un écrivain américain qui s’inquiète de l'étranglement subi par un journal qui porte la voix des travailleurs et de la possible disparition d’une presse libre. 
La vie du journal fondé par Jean Jaurès n’est pas l’affaire de la seule force qui lui est historiquement attachée. Face aux régressions en France et dans le monde, c’est un enjeu majeur de la vie démocratique dans l’Histoire d’aujourd’hui. Réalisation : Abrahim Saravaki

Sébastien Jumel (PCF), François Ruffin (LFI) et Richard Ramos (Modem), députés de trois groupes différents, expriment ensemble, depuis l’Assemblée nationale, leur attachement à l'existence et à l'indépendance de l'Humanité.

Le philosophe appelle à agir pour la survie du journal l'Humanité comme nécessaire contre-pouvoir face au rouleau compresseur que sont les GAFA. Témoignage.

Priscillia Ludosky, cofondatrice du mouvement des gilets jaunes, a souhaité apporter son soutien à l'Humanité alors que le titre traverse une situation financière difficile. Témoignage.

Philippe Sollers, écrivain, appelle "à ressusciter un journal d'opposition radicale".

Depuis New York, le journaliste et directeur de Harper’s Magazine, prestigieux mensuel américain fondé en 1850, a accordé un message de soutien au journal l’Humanité, actuellement en difficulté financière.


mercredi 6 février 2019

« TOUS ENSEMBLE »

MOUVEMENT SOCIAL. 
UN MARDI D’ESPOIR 

Thonon-les-Bains le 05,02,2019




«C’est un succès qui en appelle d’autres », s’est réjoui 
le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. 
300 000 manifestants ont battu le pavé ce mardi, selon la confédération, qui appelait avec Solidaires, la FSU et des syndicats FO à une journée nationale d’action et de grève pour la hausse des salaires, des pensions, 
des minima sociaux et pour la justice fiscale.
 À travers la France, des défilés unitaires CGT et gilets jaunes se sont tenus dans une trentaine de départements.


"Gilets jaunes, gilets rouges, 
on est tous dans le même camp"



A Paris et dans toute la France, la manifestation organisée par la CGT a réuni dans le même cortège, des gilets rouges et des gilets jaunes. L'Humanité.fr a rencontré Philippe Martinez, quelques minutes avant le début du défilé.


Le PCF appelle à s'engager 
pour que vive "L'Humanité"
POUR QUE VIVE ET SE DÉVELOPPE L’HUMANITÉ 


A plusieurs reprises, « L’Humanité », par la voix de son directeur Patrick Le Hyaric, a alerté sur la gravité des difficultés financières qu’affronte le groupe de presse.
Tous les journaux connaissent de sérieux problèmes financiers. La plupart d’entre eux peuvent combler leur déficit parce qu’ils sont adossés à de grands groupes industriels et financiers, au prix d’une concentration de la presse et des médias entre quelques mains

L’Humanité, composante historique du pluralisme de la presse française et des combats progressistes, ne peut compter que sur l’engagement de ses équipes, le militantisme, ses lectrices et lecteurs, ses amis, les diffuseurs de L’Humanité –Dimanche.
Elle est toujours discriminée en matière de communication publicitaire et, depuis la fin de l’année 2015, un million d’euros de crédits de l’Etat, au titre de quotidien à faibles ressources publicitaires, lui ont été ôtés, accroissant d’autant ses difficultés financières.
Trop peu de forces politiques, sociales ou associatives réclament des pouvoirs publics qu’ils garantissent les conditions d’un réel pluralisme de la presse, pourtant inscrit dans la Constitution française. Il y va des conditions de l’information et du débat d’idées dans notre pays.

Qu’il s’agisse des luttes sociales, de celles pour la préservation de la planète, des confrontations politiques et culturelles nécessaires en démocratie, de la solidarité internationale et de la paix, dans tous ces domaines, « L’Humanité » joue un rôle original et utile. Tout commande de le revaloriser. Quand les médias rencontrent une telle crise de confiance, l’engagement de L’Humanité aux côtés des milieux populaires, des « invisibles », des penseurs qui contestent le système constitue un atout pour le journalisme et un atout précieux pour la démocratie.

C’est pourquoi, le Conseil national du Parti communiste français appelle à un large engagement pour répondre à la campagne d’abonnements de découverte et de parrainage que lance L’Humanité. Des milliers de personnes autour de nous sont susceptibles d’être intéressées par la découverte et la lecture de L’Humanité-Dimanche et de L’Humanité.
Il invite les élus progressistes et républicains à faire une juste place à L’Humanité, parmi les bouquets de presse dans les Médiathèques et bibliothèques des centres de documentation des lycées et collèges, les lieux d’accueil au public des collectivités territoriales.

Parti communiste français,
Le 30 janvier 2019

Benjamin Stora : 
« l’Humanité, c’est le journal 
des batailles sociales 
depuis plus d’un siècle »

Ajoutée le 5 févr. 2019
Benjamin Stora, président du musée national de l’immigration, a souhaité apporter son soutien au journal de Jean Jaurès alors que celui-ci est dans une situation financière difficile.
Vous aussi, aidez l'Humanité : https://www.humanite.fr/mobilisation-...



vendredi 1 février 2019

UNIVERSITÉ POPULAIRE du Chablais:


Deux interventions sont programmées sur deux jours pour l'étude historique 
de la guerre d'Espagne de 1936.
- vendredi 1er février : Pierre Guédu , historien, présentera une conférence documentée 
 sur la guerre d'Espagne .


- samedi 2 février : 
projection du film de Frédéric Rossif 

( 1963) : Mourir à Madrid.

RETRAITE.


LE POUVOIR D’ACHAT 
EN PREMIÈRE LIGNE
Vendredi, 1 Février, 2019


Les retraités ont manifesté une nouvelle fois, jeudi, pour défendre 
le niveau des pensions.
À Annecy ils étaient 350 manifestants et des milliers sur le plan national pour la cinquième fois depuis le début 2018


«Vraiment c’est incroyable, ce gouvernement nous méprise, méprise le peuple », réagit vivement Michelle Toto, une ex-employée de la Ville de Paris, pancarte sur la poitrine listant ses revendications, en tête desquelles l’augmentation des pensions à 1 500 euros comme l’exige la CGT. Sa retraite s’élève à 1 200 euros par mois, amputée de 45 euros de CSG. sa colère éclate à l’écoute du compte rendu de la rencontre avec le secrétaire d’État aux Comptes publics, Olivier Dussopt, qui s’était déroulée plus tôt dans la matinée. « Nous n’avons rien obtenu de satisfaisant. Nous avons posé douze questions qui toutes tendaient à demander : “Comment allez-vous préserver le pouvoir d’achat des retraités ?” Sachant qu’il s’agissait d’une promesse de campagne électorale d’Emmanuel Macron. Il nous a clairement été dit que sur la CSG en particulier et l’indexation des pensions sur l’inflation, rien ne changera », explique Didier Hott (FO), porte-parole de l’intersyndicale regroupant neuf organisations de retraités. Plusieurs d’entre elles appellent d’ailleurs à se mobiliser le 5 février, à l’occasion de la journée d’action interprofessionnelle.
« Nous perdons un à un nos acquis sociaux »

C’est justement « pour se faire entendre d’Emmanuel Macron » que les retraités CGT des Hauts-de-Seine ont sorti les casseroles, provoquant un joyeux tintamarre. De ce côté du cortège, l’augmentation des pensions d’au moins 200 euros est une urgence, de même que l’arrêt du prélèvement de la CSG. « On ponctionne les retraités alors qu’on exonère les plus riches de l’ISF. C’est franchement injuste ! » explique une manifestante. Guy Delecray, syndicaliste FO, ancien directeur d’école dans le Val-de-Marne, partage les mêmes urgences : « Revalorisation des pensions et des salaires et la CSG », précise-t-il, s’excusant presque. Depuis le 1er juillet 2018, la hausse de la CSG s’est traduite par une ponction de 45 euros par mois, soit 600 euros an sur sa pension. Même punition pour sa femme, également enseignante retraitée, soit une perte de 1 200 euros par an pour le couple. « De toute façon, nous perdons un à un nos acquis sociaux. Et ce gouvernement nous ment ! » s’insurge Éléonore, ex-cadre à l’OCDE. Ni syndiquée, ni engagée en politique, elle a endossé un gilet jaune depuis plusieurs semaines. Et manifeste « naturellement » ce jeudi.



jeudi 31 janvier 2019

Ecole de la Source

 la mobilisation a payé !

Depuis plusieurs mois une formidable mobilisation des parents d'élèves, des enseignants, et de citoyen-nes du quartier de Collonges s'est organisée pour contrer le projet de fermeture de l'école maternelle de la Source à Thonon.

La municipalité, s'appuyant sur une baisse des effectifs d'élèves et la fermeture d'une classe, envisageait de rayer cette école de quartier classé en zone prioritaire. Fermeture refusée dans un premier temps par l'éducation nationale, la mobilisation avait déjà permis de forcer la municipalité à la maintenir ouverte pour la rentrée de septembre, mais aussitôt la mairie remettait sur la table un contre-projet de fermeture de l'école et l'utilisation des locaux pour y installer une crèche. Les enfants devant alors être orientés sur l'école maternelle du Morillon qui n'était pas en mesure de les accueillir dans de bonnes conditions.

Depuis septembre, le collectif de défense de l'école n'a pas ménagé sa peine : manifestation en ville, rassemblement devant le conseil municipal, interventions auprès des élus en charge du dossier, de l'inspection académique, du Préfet... Un contre-projet a été élaboré, proposant une refonte de la carte scolaire pour garantir une augmentation de l'effectif de l'école, la scolarisation des enfants dès deux ans, et la perspectives de création d'une classe de primaire pour assurer la pérennité de l'établissement et garantir l'accès à l'école publique pour ce quartier.


La municipalité, face à la fronde, a tenté de manoeuvrer lors d'une période de concertation pour relancer son projet de fermeture. Mais face à la mobilisation elle a dû reculer et acter le maintien de l'école pour la durée de la nouvelle carte scolaire (5 ans).
Cependant, la vigilance demeure car la municipalité a refusé de modifier la carte scolaire en incorporant le quartier de La Rasse qui aurait permis d'augmenter les effectifs.

Félicitations à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, prouvant une fois de plus que rien n'est immuable et que seule la lutte paie !

vendredi 25 janvier 2019

citoyen-nes

école de la Source (Thonon)

Ce vendredi, à 18h à l'école de la Source (HLM Collonges) la municipalité rendra sa décision quant à l'avenir de l'établissement. Il est important qu'un maximum de citoyen-nes soient présents pour soutenir le maintien de l'école et le projet porté par les parents d'élèves et les enseignants.

SAMEDI THONON

Communiqué de presse :

L'Union Locale des syndicats CGT 
et la FSU du Chablais 
appellent les salariés, les retraités, les privés d'emploi et les jeunes à manifester ce samedi 26 janvier aux côtés des Gilets Jaunes du Chablais à 13h30 Place des Arts à Thonon.
Nous nous retrouverons tous ensemble, avec ou sans gilet, sur les revendications qui nous sont communes :

Pour la justice sociale
  • l'augmentation du SMIC à 1800 euros bruts, des pensions et des minimas sociaux,
  • l'indexation des pensions sur le coût de la vie,

Pour la justice fiscale
  • le rétablissement de l'ISF
  • la suppression du CICE
  • la refonte de l'impôt sur le revenu afin d'assurer une plus grande répartition des richesses,
  • un plan de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale,

Pour le maintien et le développement des services publics de notre territoire,

Contre la répression, pour la défense du droit de manifester.


Thonon le 23 janvier 2019

samedi 12 janvier 2019

RIC REFERENDUM DÉBAT SUITE

TABLE RONDE. QUELLES RÉPONSES À LA CRISE DÉMOCRATIQUE ?

Vendredi, 11 Janvier, 2019





Avec Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône, Francis Dupuis-Déri, écrivain et professeur en sciences politiques à l’université du Québec à Montréal (Uqam) et Hélène Landemore, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Yale (États-Unis).




Rappel des faits. La revendication du référendum d’initiative citoyenne (RIC) par le mouvement des gilets jaunes vient souligner la crise démocratique qui s’exacerbe dans notre société. Cette dernière saura-t-elle lui répondre en pionnière ou restera-t-elle prisonnière de ses contradictions ?

Comment renforcer le lien de représentation et de confiance ou du moins atténuer la fracture qui existe entre les citoyens et leurs représentants ?
Fête de l'Humanité 2018 / dimanche 16 septembre / @ Magali Bragard / Village du Livre / Pierre DharévillePierre Dharréville Depuis longtemps, notre peuple a le sentiment de ne pas avoir son mot à dire, de connaître des alternances sans changement, de subir une politique décidée sans lui. Le référendum de 2005 a été le symbole d’une démocratie bafouée. L’abstention massive est l’un des signes permanents de cette défiance. Cela renvoie à une crise de sens, une crise des perspectives, une crise de l’alternative. Depuis la fin des années 1970, les libéraux ont voulu raconter la fin de l’histoire et ils ont peu à peu installé leur domination idéologique et politique. Le refus d’entendre les mouvements sociaux s’est fait de plus en plus brutal : pour briser les forces de résistance, on a de plus en plus refusé de leur concéder des victoires, alimentant le renoncement à la lutte et à la politique, la désespérance, le rejet de toutes les institutions. L’accélération macronienne a renforcé cette défiance populaire au point de provoquer le mouvement de révolte auquel nous assistons actuellement. Il faut en faire une force pour rouvrir en grand le débat politique, développer l’intervention citoyenne et, dès que possible, refonder notre République commune. La faiblesse du débat public a trop laissé le champ libre aux aventures, aux impostures, ou encore aux avatars du fascisme. Or c’est dans le débat, et dans le combat, que se forgent les consciences. Face à l’idée que les représentants quels qu’ils soient seraient tous corrompus par nature, il faut réinstaller le clivage de classe, réinstaller l’affrontement politique. Cela passe par l’affirmation d’autres possibles mais aussi par une pratique politique centrée sur la participation de chacune et chacun dans l’action collective. Je crois que nous pouvons refonder la République autour de la promotion de biens communs. Pour faire de la politique un acte d’appropriation collective face aux logiques de privatisation du monde.
Francis Dupuis-Deri crédits Émilie TournevacheFrancis Dupuis-Déri Les politiques au pouvoir se soucient peut-être moins qu’on le pense de bien représenter la population. Même avec un taux d’insatisfaction de 75 %, le président jouit des avantages matériels et symboliques de sa fonction. Plus globalement, la vie politique des partis politiques semble particulièrement dégradée en France (plus que dans d’autres pays). Les partis sont déterminés par des ambitions personnelles dévorantes, des luttes de factions et des sécessions pour créer de nouvelles structures à la main d’un politicien ayant soif de pouvoir. Ces dynamiques marquent tout le spectre politique, et la caste politique paraît pourrie dans son ensemble (sans parler des « affaires »). Ajoutons l’instabilité socio-économique de longue durée, provoquée par la désindustrialisation, la précarisation du salariat, les politiques d’austérité et les écarts entre le coût de la vie et les revenus. Malgré tous ces problèmes, les politiques s’en remettent de plus en plus au marketing politique et rêvent d’enfumer la population avec quelques éléments de langage.
Hélène Landemore, professeur en Sciences Politiques à Yale. Paris 29/9/2016Credit Magali Bragard

Hélène Landemore La fracture entre les élus et la population provient en partie d’un défaut structurel dans notre conception et pratique de la représentation démocratique. C’est la représentation démocratique qu’il faudrait repenser et améliorer. Ici on peut s’inspirer des Grecs de l’Antiquité, qui pratiquaient ce que j’appelle une forme de représentation « lotocratique » fondée sur le principe « une personne, un ticket de loterie » (en gros) et résultant en une distribution du pouvoir beaucoup plus égalitaire que l’élection.

Le problème des régimes représentatifs strictement fondés sur l’élection, comme les nôtres, c’est qu’ils souffrent de points aveugles systématiques qui nuisent à leur capacité à bien gouverner. C’est une conclusion à laquelle je suis arrivée sur la base de mes travaux précédents sur l’intelligence collective et la démocratie (1). Indépendamment des intentions des élus pris individuellement, qui peuvent être pures, et indépendamment de leur compétence individuelle, qui peut être élevée, les élus comme groupe ne peuvent pas, du fait de leur mode de sélection, représenter l’ensemble de la population dans toute la diversité de ses modes de pensée et de conceptualisation des problèmes. Du même coup ils ne peuvent pas bien gouverner. Plutôt que de blâmer les individus et de s’en prendre à la « corruption » des élus (somme toute assez faible) ou à leur « incompétence » (individuellement pas si flagrante), il faut blâmer le mode de sélection et la manière dont nous concevons la représentation démocratique.

Pour les raisons que je viens d’évoquer, la fracture entre citoyens et représentants ne pourra jamais être complètement résorbée. Selon moi, la seule vraie solution, c’est le recours au tirage au sort, pour créer de la représentation démocratique non électorale.

Consultations et propositions législatives ou autres, développement de la démocratie directe et participative dans la cité et à l’entreprise ne doivent-ils pas prendre une place plus centrale parmi les dispositifs de nos institutions politiques et sociales ?

Hélène Landemore Oui, évidemment. Concrètement, une réforme plausible ambitieuse serait la création d’une chambre citoyenne permanente tirée au sort d’au moins 150 personnes et « ouverte » sur le reste de la population par une plateforme de crowdsourcing permettant à tous de comprendre ce qui s’y passe et de fournir des arguments, des informations, et des idées s’ils le souhaitent. Cette assemblée – une variété de ce que j’appelle les « mini-publics ouverts » – serait vouée à complémenter les assemblées élues existantes et peut-être à terme à en remplacer une (le Sénat par exemple). Dans cette chambre, assemblée, ou maison du peuple (leurs défenseurs utilisent des termes variés), les participants, payés et traités comme des parlementaires classiques, seraient chargés, sur une année ou plus, de déterminer l’agenda politique de l’assemblée élue ainsi que de légiférer sur certaines questions, par exemple celles ayant trait aux procédures politiques ou aux salaires des élus (pour éviter l’effet juge et partie du système actuel). Cette chambre pourrait aussi être dotée d’un droit de veto. Imaginez une assemblée de ce genre, composée de 50 % de femmes, incluant des professions comme aide-soignant, chauffeur de taxi, ouvrier, agriculteur, petit commerçant, instituteur… Elle aurait vraisemblablement repoussé l’augmentation des taxes sur les carburants qui a mis le feu aux poudres en France. On pourrait envisager la création de structures similaires dans les entreprises.

Francis Dupuis-Déri Comment prétendre vivre en démocratie quand l’on consacre la plus grande part de notre vie active à un emploi où un supérieur hiérarchique ou un patron nous gouverne en maître absolu ? La démocratie nécessite l’autogestion, un terme poussiéreux, mais qui évoque des principes démocratiques des plus importants. La démocratie directe peut aussi être pratiquée dans les quartiers, évidemment. Mais attention aux canaux participatifs proposés par l’élite et qui servent souvent seulement à donner l’apparence d’une plus grande légitimité.

Pierre Dharréville La démocratie ne se mesure pas seulement au droit de vote. Il faut partout œuvrer au gouvernement du peuple, car c’est lui le souverain. Il faut donc faire de la politique une affaire populaire, pour qu’elle ne soit pas confisquée. Il faut développer de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs, jusque dans l’entreprise. Cela suppose d’inventer en permanence les formes de la participation citoyenne, du contrôle, de l’initiative, de la proposition, de la décision.

Cela n’est pas si facile, il faut une énergie motrice inépuisable. Il ne s’agit pas simplement de formalisme institutionnel. Cela suppose le déploiement de forces d’émancipation pleinement engagées dans la bataille idéologique et culturelle pour élever le niveau de conscience individuelle et collective des défis de l’humanité en sa planète. Cela exige de libérer du temps pour la démocratie, la réflexion, la confrontation avec d’autres visions, l’engagement…


Le progrès de la démocratie n’implique-t-il pas une rupture avec le présidentialisme et les tendances monarchiques et autoritaires de nos institutions ?

Francis Dupuis-Déri C’est mon avis. J’ai expliqué dans mes livres, en particulier dans la Peur du peuple. Agoraphobie et agoraphilie politiques (2), que les Pères fondateurs des régimes parlementaires modernes étaient ouvertement antidémocrates. Ils fondaient des monarchies électives, le président remplaçant le roi, et des aristocraties électives, les parlementaires prenant les sièges des nobles.

Politiquement, nous sommes encore au Moyen Âge. Mais cette civilisation était aussi très démocratique, avec des assemblées de village pour discuter du commun et des guildes de métier qui pratiquaient l’aide mutuelle. Notre élite politique n’a préservé que le sommet du régime féodal, soit la fonction de chef d’État et les sièges des parlementaires. Mais tout le peuple n’est pas dupe, d’où le haut taux d’abstention et les cycles de protestation.

Hélène Landemore La fonction présidentielle telle qu’elle est définie et pratiquée en France est problématique en partie parce qu’elle est l’antithèse de cette confiance en l’intelligence collective et dans le citoyen ordinaire auquel je crois beaucoup. Cette figure de l’homme (rarement la femme) seul, charismatique, providentiel, guidant la nation, s’adressant à elle comme un père tantôt fouettard, tantôt rassurant, c’est vraiment désuet. Par ailleurs cette fonction est impossible à « normaliser » (rappelez-vous l’échec de Hollande à cet égard) car elle appelle par nature une posture « olympienne » (le modèle reste de Gaulle ou même Mitterrand). Je trouve le modèle suisse, où la fonction présidentielle est partagée entre sept personnes, beaucoup plus moderne et sage de ce point de vue car il évite la personnalisation du pouvoir que le modèle français favorise. De manière générale, il y a sans doute dans la Ve République une asymétrie de pouvoir trop forte entre l’exécutif et le législatif. Il y a un vrai débat à avoir sur ces questions. Là encore, l’idée d’un mini-public ouvert convoqué pour délibérer sur ce sujet et faire des propositions de réformes constitutionnelles me paraîtrait une voie à explorer.

Pierre Dharréville L’élection présidentielle est celle par laquelle le peuple a le sentiment d’avoir le plus de prise sur les événements et pourtant celle par laquelle il abdique le plus son pouvoir. Entre les mains d’un seul, qui s’impose à tous les autres. Le pouvoir présidentiel prend en réalité la forme d’un couvercle. Sur ce couvercle, il y a la main des grands propriétaires du monde. Partout, il faut faire sauter le couvercle et aller vers des formes de démocratie beaucoup plus collectives, délibératives, collaboratives, coopératives… Tout ce qui ne renvoie pas à du rendement immédiat, à des logiques de puissance, à des démarches individuelles.


(1) Democratic Reason, d’Hélène Landemore. Princeton University Press, 2013. (2) La Peur du peuple. Agoraphobie et agoraphilie politiques, de Francis Dupuis-Déri. Lux, 2016.