Le mouvement social ne s’éteindra pas par la répression, mais par la satisfaction des revendications.
La mobilisation qui s’amplifie depuis le mois de septembre témoigne de la profondeur des colères et des aspirations qui traversent notre pays. Pouvoir d'achat, défense et développement des services publics, avenir de la jeunesse : ces revendications légitimes doivent être entendues et recevoir des réponses politiques concrètes.
Les incidents qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre et la desservent sont instrumentalisés pour justifier une répression sans précédent du mouvement social, né des exigences légitimes des lycéens du pays.
Ils en payent le prix fort : 6.773 mineurs placés en garde à vue dans des conditions exécrables, et pour certains des placements en détention provisoire. Ils représentent 85% des interpellations, dont le nombre inédit dépasse tous les chiffres du mouvement des gilets jaunes.
L’augmentation de ces pratiques répressives, accompagnées systématiquement de violences physiques, verbales, de délit de faciès, et d’humiliations démontre la dangerosité et l’inefficacité de l’actuelle doctrine de maintien de l’ordre. Comment expliquer qu'elle n'ait permis ni de garantir pleinement l'expression pacifique des manifestants, ni d'assurer efficacement la protection des personnes et des biens ? Cette situation appelle un débat de fond sur ses objectifs, ses méthodes et son efficacité. Le droit de manifester, la sécurité de toutes et tous et le respect des libertés publiques ne doivent jamais être opposés.
Loin de calmer la brutalité à l’œuvre, le gouvernement fait le choix de multiplier les arrêtés d’interdiction insensés et illicites pour tenter de museler le mouvement social. La préfecture de Paris, soutenue par le Conseil d’Etat, n’hésite pas à imposer un parcours de manifestation loin des regards. Le 24 octobre a vu pour la première fois l’utilisation de la loi antiterroriste pour assigner à résidence des individus et leur interdire de manifester, sans qu’ils n’aient jamais été condamnés.
Pour justifier ses poursuites judiciaires infondées, le gouvernement propose une loi permettant de condamner un quelconque manifestant, pour les dégâts occasionnés par d’autres. Comme les tentatives de diviser le mouvement entre les syndicats et les lycéens, étudiants et individus mobilisés, ces mesures grossières ne convainquent pas, elles exacerbent.
Toutes ces méthodes d’intimidation n’ont pas permis de museler les exigences légitimes des salariés, chômeurs, jeunes et retraités, qui ne le sont jamais par la force, mais par la satisfaction des revendications.
Face aux colères qui s'expriment, la réponse ne peut être ni le silence, ni la stigmatisation des mouvements sociaux, ni la logique sécuritaire. Elle doit être avant tout politique, sociale et démocratique.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre et amplifier les mobilisations, dans l'unité et le rassemblement, pour obtenir des avancées concrètes en matière de pouvoir d'achat, de services publics et d'avenir pour la jeunesse. Plus que jamais, faisons entendre l'exigence de justice sociale et construisons ensemble les réponses à la hauteur des aspirations populaires, le 5 novembre et dans les mobilisations qui suivront.
Parti communiste français Paris, le 5 novembre 2026
L’extrême droite battue aux États-Unis
Le racisme, la répression et la politique au service des plus riches viennent de subir un revers.
🤝 Salut fraternel à nos camarades des @demsocialists et du @communistsusa !
Le trumpisme recule, mais le combat contre l’impérialisme continue.
Pour la paix et la justice sociale, on ne lâche rien !
















-1.jpg)
-2.jpg)

