mercredi 29 juillet 2026

Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale. - À la veille de la fête nationale cubaine, nous étions rassemblés en solidarité avec le peuple cubain. - L’eurodéputée PS Chloé Ridel menacée de mort. - Transparence et respect de la liberté de la presse ?

Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale


Publié le 27 juillet 2026
Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements. Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.

Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.

Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée.

Le PCF appelle nos concitoyennes et concitoyens qui le peuvent, à participer à cet élan de solidarité.

Il appelle également ses militantes et militants, dans toute la France, à organiser la collecte de dons pour venir en aide aux familles localement.

Comme à chaque drame, la solidarité s’exprimera aussi à travers les collectivités qui peuvent apporter une aide financière auprès des communes touchées. Les villes à direction communiste y participeront.

Mais la solidarité ne peut reposer sur la seule générosité populaire. L’État également doit prendre toute sa part à l’effort financier nécessaire. Le PCF appelle à la mobilisation rapide de moyens publics exceptionnels pour venir en aide aux sinistrés, soutenir les communes touchées et les associations engagées sur le terrain, réparer les équipements détruits et permettre la reconstruction des logements et des activités. Les assurances devront répondre présentes et agir sans tarder en déployant rapidement des moyens humains pour venir en aide à leurs assurés et débloquer au plus vite les fonds nécessaires.

Cette mobilisation devra se poursuivre une fois les flammes éteintes. Pour de nombreuses familles, les conséquences matérielles, sociales et psychologiques de ces incendies dureront des mois. Comme à chaque fois les plus vulnérables qui ont vu leur biens dégradés ou détruits seront les plus démunis pour affronter un tel drame.
Aucune famille ne doit être laissée seule face aux pertes subies et aux démarches à accomplir.

Face aux catastrophes, la République doit garantir une solidarité nationale à la hauteur des besoins. Aux côtés de l’action indispensable des services publics, la solidarité populaire rappelle une nouvelle fois la réactivité de nos concitoyens et leur générosité à l’égard des victimes et des plus vulnérables.

Paris, le 27 juillet 2026

Parti communiste français.


À la veille de la fête nationale cubaine, nous étions rassemblés en solidarité avec le peuple cubain.



Samedi 25 juillet à Paris, à la veille de la fête nationale cubaine, nous étions rassemblés en solidarité avec le peuple cubain.

Avec Jean-Victor Castor, député du groupe GDR et président du groupe d’amitié France-Cuba, et Charlotte Balavoine, responsable de la campagne Cuba du PCF, nous avons réaffirmé notre mobilisation face au blocus imposé par les États-Unis.

Après l’envoi de deux nouveaux containers, amplifions partout en France la solidarité avec Cuba !

Participez à la campagne sur uncontainerpourcuba.fr

Face au blocus, la solidarité doit continuer et s’amplifier. Soutenez la campagne du PCF pour Cuba : uncontainerpourcuba.fr


L’eurodéputée PS Chloé Ridel 
menacée de mort

Chloé Ridel, eurodéputée PS et conseillère municipale de Nîmes dénonçait le fait que ce circuit ne soit pas « soumis aux mêmes règles de prudence » imposées aux habitants en cette période d’incendies. Elle a été menacée de mort par des amateurs de la discipline dès le 26 juillet.



Une élue de la République a été menacée de mort pour avoir demandé, lundi 20 juillet, la fermeture temporaire du circuit automobile de Lédenon, dans le Gard. Chloé Ridel, eurodéputée PS et conseillère municipale de Nîmes, dénonçait le fait que ce circuit ne soit pas « soumis aux mêmes règles de prudence » imposées aux habitants en cette période d’incendies.

Le site est situé à 10 kilomètres de Nîmes, dans un massif forestier où 500 hectares ont brûlé au début du mois de juillet. Alors que le record de surface brûlée par des incendies en France a déjà été battu cette année, Chloé Ridel a simplement rappelé le principe de prévention. Des amateurs de sport automobile se sont empressés d’insulter et de menacer de mort l’élue de 34 ans, qui a en retour reçu de nombreux soutiens, dont celui du maire (PCF) de Nîmes Vincent Bouget.


Communiqué de de presse de la Section d'Annecy.

Transparence et respect de la liberté de la presse ? 



Après les élections municipales et depuis l'installation d'Antoine Armand et de sa majorité de droite à la mairie, la ville d'Annecy connaît une situation inédite. En effet, l'exécutif municipal fonctionne en l'absence prolongée du Premier maire-adjoint. Celui-ci, A. Granger, est visé par une plainte de violences sexuelles et l'enquête suit son cours, sans préjuger d'un aboutissement judiciaire. Lors du conseil municipal du 29 juin 2026, le maire A. Armand, après quelques semaines d'inaction, a déclaré avoir pris la responsabilité de mettre en retrait le Premier maire-adjoint. Si cette décision était nécessaire, elle apparaît comme à minima au vu des accusations. La conseillère municipale L. Fontana a interpellé le maire sur le nécessaire respect de la liberté de la presse. Cependant, le maire d'Annecy n'a pas donné de détails sur le maintien des émoluments du Premier maire-adjoint alors que le maire avait annoncé en début de mandat que les absences répétées d'élus pourraient se traduire par une diminution des indemnités.
Dans ce contexte, que représente l'achat massif d'exemplaires du numéro de l'hebdomadaire « Essor savoyard » qui a révélé cette affaire ? Qui a pris la responsabilité d'envoyer des personnes acheter en grand nombre des exemplaires, très tôt dans la matinée, pour les soustraire à la lecture des habitant.e.s ? L'Essor savoyard et « Reporters sans frontières » ont alors mené une enquête pour apporter des précisions sur ce qui s'était passé le 4 juin 2026.
Leurs conclusions ont été publiées le 20 juillet 2026 et de nombreux journaux nationaux les ont alors relayées et ont dénoncé cette atteinte à la liberté de la presse. 
Questionné lors du dernier conseil municipal du 20 juillet 2026, par les élu.e.s du groupe « Vivre Annecy », le maire s'en est tenu à des généralités, sans apporter de précisions sur cet épisode. 
La section locale du PCF condamne avec vigueur ces manoeuvres et exige que la liberté de la presse et le droit à l'information soient protégés à Annecy comme partout. 
On est loin de la transparence pourtant mise en avant par le candidat A. Armand pendant la campagne électorale !








 

lundi 27 juillet 2026

Soutien à tous les pompiers mobilisés, ainsi qu’aux populations touchées par les incendies. - 🏳️‍🌈🇩🇪 Face à la haine, l’égalité est un combat. - Cérémonie en l'honneur des Justes de France




Soutien à tous les pompiers mobilisés, ainsi qu’aux populations touchées par les incendies.

Photo @shadowsandthecity

L'essentiel

  • « 115 000 hectares ont été parcourus » à ce stade par des incendies depuis le début de l’année en France, ce qui est « tout à fait exceptionnel »,  annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur. L’incendie est « stabilisé » mais pas fixé, a précisé lundi midi Laurent Nuñez.
  • « 115 000 hectares ont été parcourus » à ce stade par des incendies depuis le début de l’année en France, ce qui est « tout à fait exceptionnel »,  a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur. L’incendie est « stabilisé » mais pas fixé, a précisé lundi midi Laurent Nuñez.
  • Emmanuel Macron doit se rendre en Gironde ce lundi afin de « rencontrer les forces mobilisées et les élus »
  • Depuis mercredi 22 juillet, 42 000 hectares ont été ravagés par un mégafeu en Gironde qui a aussi détruit 240 habitations. 220 000 personnes, dont près de 40 000 touristes ont été évacués.
  • Selon Météo France, une nouvelle canicule est attendue en Gironde avec des possibles pics de chaleur atteignant les 40 ° C.
  • Depuis mardi 21 juillet, le feu parti de Pontevès dans le Var a ravagé 4 500 hectares et provoqué les évacuations ponctuelles de près de 5 000 personnes.
  • En Haute-Corse, à Corte, les opérations des pompiers ont permis de « sécuriser en partie l’arrière droit du feu ainsi que la partie avant droite ». 900 hectares ont été brûlés.
  • Toujours en Corse, près de Biguglia, un incendie parti samedi après-midi a parcouru 160 hectares mais est resté éloigné des habitation.


 

Mégafeu en Gironde : récit d’une guerre contre « l'incendie du siècle »

Bassin d’Arcachon, Bordeaux (Gironde), envoyé spécial.

Valentin n’a pas trouvé meilleure formule. « Fait chier, ça recommence », lâche, dépité, le Girondin tout juste évacué de Lège-Cap-Ferret (Gironde), à la pointe nord du bassin d’Arcachon. Le monstre, l’incendie du siècle… Ici, les mots manquent pour qualifier le mégafeu parti mercredi de Saumos. Depuis, ses flammes ont dévoré plus de 42 000 hectares. Quatre fois la surface de Paris. De l’autre côté du bassin, 3 600 hectares sont partis en fumée aux environs de Biscarrosse (Landes). Là-bas non plus, l’incendie n’était toujours pas fixé ce dimanche 26 juillet.

Plus de 220 000 évacuations plus tard, toute la région retient son souffle. Malgré la lutte acharnée de 2 500 sapeurs-pompiers – épaulés par 1 500 soldats et 1 200 policiers –, appuyés dans les airs par 2 Canadair, 2 Dash, 3 hélicoptères bombardiers d’eau et 11 avions Air Tractor en plus de l’Airbus militaire A400M, arrivé en renfort samedi, l’ogre de feu poursuit sa course infernale. Au volant de son Renault Kangoo, Hélène l’observe, hébétée, engloutir la forêt landaise. Et la pompière volontaire de lâcher : « C’est la guerre. » Chronologie d’une séquence en enfer.

Antoine  Portoles


🏳️‍🌈🇩🇪 Face à la haine, l’égalité est un combat.

Le 25 juillet 2026, la communauté LGBTQIA+ et ses allié·es se sont rassemblé·es à Berlin pour la marche des fiertés.

Face à l’attentat qui a frappé la marche, notre solidarité va aux victimes, à leurs proches et à toute la communauté LGBTQIA+.

La haine LGBTphobe ne nous fera pas reculer. Elle ne nous fera pas renoncer à nos libertés, à nos droits, à nos amours et à nos combats.

Face à la haine, nous répondons par la solidarité.
Face à la haine, nous répondons par la lutte.
Face à la haine, l’égalité est un combat.
Notre communiqué : https://www.pcf.fr/berlin_face_au_terrorisme_islamiste
✊🏳️‍🌈🇩🇪



Présent à la cérémonie en l'honneur des Justes de France qui ont permis, au péril de leur vie, de sauver des juifs durant la seconde guerre mondiale, soit en les cachant, en leur faisant traverser le lac pour rejoindre la Suisse, ou en leur faisant passer la ligne de démarcation lorsque la zone sud n'était pas encore occupée par l'armée allemande.
Avec une pensée pour l'action de mon grand-père maternel, chauffeur de car d'un hôpital psychiatrique de la région parisienne qui a permis à de nombreux ressortissants juifs et résistants de passer clandestinement la ligne de démarcation parmis les patients qu'il transportaient depuis Paris vers les "colonies familiales" de Dun-sur-Oron dans le Cher et d'Aynait-le-Château dans l'Allier.
Un devoir de memoire indispensable pour les générations futures afin de rappeler que l'arrestation des juifs lors de la rafle du Vel d'Hiv a été programmée et effectuée par la police française sous la responsabilité du pouvoir de l'Etat Français pétainiste.
L'antisémitisme, comme tous les racismes, restent des poisons qui entachent nos valeurs républicaines et contre lesquels nous devons lutter de toutes nos forces..













































vendredi 24 juillet 2026

Question du groupe "Nouvelle ère" au Conseil Municipal : Prise en charge personnes dépendantes isolées et canicule

 Question du groupe "Nouvelle ère" au Conseil Municipal : 


Prise en charge personnes dépendantes isolées et canicule

Michel VUILLAUME

Bonjour à toutes et tous,
J'interviens au nom de notre collègue Marie Verrey qui ne pouvait être présente et qui m'a donné son pouvoir.



Monsieur le Maire, 

Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux, chers collègues,

L’épisode de canicule 2026 a mis en évidence des fragilités dans le repérage et le suivi des personnes dépendantes et isolées de notre commune, en particulier celles ayant des difficultés de communication, de mobilité et/ou des situations incompatibles avec la réalisation active de démarches administratives ou le principe de signalement volontaire. Certaines vivent une dépendance fonctionnelle importante sans reconnaissance administrative, ce qui les place hors des dispositifs habituels.

Ces situations ne sont pas isolées. Par exemple la décision‑cadre du Défenseur des droits du 26 juin 2026 documente des difficultés récurrentes dans la prise en charge des personnes en situation de dépendance, révélant un dysfonctionnement global du secteur de l’autonomie et de l'aide à domicile / aide au handicap. 

Ces défaillances ont des conséquences directes sur l’effectivité des droits, l’autonomie des citoyens, leur dignité et l’égalité d’accès aux aides prévues par la loi. Notre commune a un rôle essentiel à jouer pour améliorer ces conditions.

Nous proposons que la commune réalise une évaluation approfondie de ses dispositifs de repérage et de suivi proactif des personnes vulnérables isolées incluant : 

– le bilan du dispositif "canicule"

– l'analyse des besoins des personnes dépendantes isolées non encore reconnues par la MDPH, ou en situation de non recours car sans aidant, ou sans suivi actif (principe d' "aller vers" )

– les obstacles de communication ou d'accessibilité des démarches limitant l’accès aux droits (simplification)

– les besoins en matière de coordination des services et de réalisation effective des démarches administratives (référent)

Cette évaluation permettrait de renforcer un suivi proactif, une meilleure coordination entre les services et à terme une réponse plus efficace à ces problématiques qui relèvent de l'obligation de protection des personnes vulnérables. Il est important pour protéger des vies humaines, de garantir qu'aucune personne fragile ne reste sans solution, en période de canicule comme tout au long de l’année.

Je vous remercie de votre attention.


On débrief le conseil municipal


Le conseil municipal d’hier soir avait un ordre du jour limité.
Et une impression commence à s’installer : la nouvelle majorité est bien en place, mais sa ligne politique reste encore très floue.
Depuis le début du mandat, Nouvelle Ère a choisi une attitude responsable : laisser à la majorité le temps de s’installer, tout en posant les questions nécessaires.
Hier soir, nos élus sont notamment intervenus sur :

➡️ le suivi du projet de la salle Maurice Andrier dont on n'entend plus parler

➡️ le suivi des personnes vulnérables pendant les épisodes de canicule, un sujet essentiel alors que les fortes chaleurs deviennent de plus en plus fréquentes.
Mais au-delà de ces réponses ponctuelles, il manque encore l’essentiel :
une direction claire pour Thonon.
Budget, écoles, santé, mobilités, cadre de vie, cohésion sociale, solidarité, adaptation climatique : les attentes sont fortes. Pour l’instant, les conseils municipaux donnent surtout le sentiment d’une majorité qui gère l’installation, mais qui tarde à afficher ses priorités.
À l’approche de la trêve estivale, nous le disons simplement : le temps de l’installation ne peut pas devenir une excuse à l’absence de cap.

À la rentrée, les Thononais devront avoir des réponses plus concrètes.


jeudi 23 juillet 2026

Le Chablais gagne 200 emplois chez Thales et perd son lycée professionnel #TDE16. - Festival/Barbara Butch : la gauche défend la liberté de création et d’expression. - Festival/Barbara Butch : la gauche défend la liberté de création et d’expression. - Loi « permis de tuer » : comment une vieille revendication de Jean-Marie Le Pen s’est imposée (en pire) à l’Assemblée

 

Le Chablais gagne 200 emplois chez Thales et perd son lycée professionnel #TDE16




16ᵉ étape de notre Tour de France de l’emploi. Pendant qu’Evenepoel s’impose pour la deuxième fois consécutive et que Florian Lipowitz abandonne à son tour sur chute, direction le Chablais, où la relance du site Thales à Thonon-les-Bains ouvre de nouvelles perspectives d’emploi et de formation, non sans contradictions.
LE TOUR DE FRANCE DE L’EMPLOI
21 étapes, 21 batailles locales pour l’emploi. Cliquez sur une étape pour retrouver l’article du jour.LE TOUR DE FRANCE DE L’EMPLOI

Désindustrialisation et perte d’attractivité face à la Suisse

Au bord du lac Léman, les coureurs parcourront les 26 km séparant Évian de la capitale du Chablais : Thonon-les-Bains. Entre le secteur tertiaire, représentant 70 % des entreprises et administrations locales, et la proximité avec la Suisse, favorisant grandement l’emploi frontalier, l’industrie peine à suivre et ne représentait que 5,2 % des entreprises et administrations fin 2024.

Toutefois, la société des eaux minérales d’Évian reste le premier employeur privé du Chablais, et des entreprises comme Altema, les Papeteries du Léman et Thales, non sans luttes sociales, restent ancrées sur le territoire.

La lutte menée par les syndicats pour préserver le site industriel chablaisien

Au cœur de la zone industrielle de Vongy à Thonon-les-Bains, les salariés de Thales sont enfin fixés après deux décennies d’incertitude quant à l’avenir du site.

En effet, le site thononais a vu le jour dans les années 60 et se spécialise rapidement dans la production de tubes électroniques utilisés dans de nombreux domaines (industrie, télécommunications satellitaires, médical, défense…). Mais, à partir des années 2000, faute d’investissement, la technologie est dépassée et commencent alors de longues années d’incertitudes : délocalisation de la recherche et développement, projet de construction d’un bâtiment pour la production d’accélérateurs linéaires de protons pour l’imagerie médicale jugé finalement trop coûteux, arrêt prévu de la production des tubes électroniques car pas assez rentables, avant un retour en arrière.

Ce n’est finalement qu’en 2026, après des années de mobilisation de la CGT et de la CFE-CGC, que la relance du site est assurée, avec une subvention de la région Auvergne-Rhône-Alpes allouée pour l’équipement et la formation des salariés. Alors que l’entreprise compte actuellement moins de 200 salariés, il est prévu de doubler l’effectif dans le cadre de ce plan de relance.

Néanmoins, le site produira désormais des circuits imprimés utilisés dans les équipements militaires. Le retour en France de ce type de production est une demande de l’État aux grands groupes de l’armement. Cette décision est salutaire pour la Défense du seul territoire national, mais rapidement problématique lorsqu’on sait que Thales vend déjà des pièces à Israël pour la fabrication de drones meurtriers envers le peuple palestinien.

Avec cette création de 200 emplois se pose la question de la formation des futurs salariés : quel est l’état des lieux de l’enseignement professionnel chablaisien ?

L’enseignement professionnel dans le Chablais

Un élu communiste à la ville de Thonon alerte sur la décision de transférer l’ensemble des filières du lycée professionnel du Chablais, pour la rentrée 2029, à Douvaine dans le futur lycée polyvalent (situé à une vingtaine de kilomètres de Thonon), à Annemasse pour la menuiserie, et à Évian pour la gestion administrative, transport et logistique.

Le lycée professionnel du Chablais propose actuellement un bac pro en électrotechnique, énergie, équipements communicants, un bac pro maintenance des équipements industriels, un bac pro en maintenance automobile, etc., qui seront donc beaucoup moins attractifs pour les jeunes chablaisiens. Les places en lycée pro étant déjà réduites et menant chaque année à des redoublements ou des orientations scolaires imposées, la situation risque d’être encore plus tendue.

En effet, ce transfert réduira drastiquement l’offre de formation professionnelle dans le Chablais, les lycées pros privés ne proposant que des formations dans le tertiaire, tout comme le lycée hôtelier de Thonon et le lycée polyvalent d’Évian. Dans le bâtiment du lycée professionnel du Chablais, le CFA associatif dans le domaine de l’automobile continuera pour l’instant d’occuper les murs.

Alors même que la relance industrielle a lieu à Thales, l’enseignement professionnel est un moyen pour les jeunes chablaisiens d’obtenir un diplôme qualifiant, d’apprendre en atelier, ce qui permet de réduire les risques professionnels, tout en leur permettant de suivre des enseignements généraux, bien que réduits à la suite des dernières réformes.

Des partenariats existent d’ailleurs déjà entre l’entreprise et le lycée professionnel, notamment par des dons de matériel. Thales, les responsables académiques et la Région envisagent la création de filières industrielles pour répondre à la création de ces près de 200 emplois. Ces potentielles créations de filières sont encourageantes pour le territoire, mais montrent que l’armement reste la priorité et permet de débloquer des créations de filières, d’emplois et des aides publiques.

L’État agit-il concrètement pour la jeunesse uniquement lorsqu’il s’agit de lui faire produire des armes ?


Festival/Barbara Butch : la gauche défend la liberté de création et d’expression



Publié le 21 juillet 2026

Samedi 18 juillet, la DJ Barbara Butch devait se produire à Grenoble dans le cadre du festival Cabaret frappé. Son concert a été empêché brutalement.

Il lui est reproché d’avoir signé une tribune soutenant l’insoutenable loi Yadan. Sa prestation ne consistait pas à défendre cette opinion mais à produire un set musical. 
Nous combattons la loi Yadan, qui entend elle-même porter une atteinte gravissime à la liberté d’expression. On a le droit de ne pas vouloir venir partager une soirée avec une artiste qui a pris position politique en sa faveur et de faire entendre sa révolte face à cette opinion. Mais est-on fondé à interdire, de fait, ses prestations ?

Barbara Butch doit pouvoir se produire là où elle est invitée et programmée.

La gauche défend la liberté de création et d’expression, toute la liberté de création et d’expression dans le respect de la loi, en même temps qu’elle mène la bataille des idées qui est la sienne en tous domaines. Y porter atteinte, c’est donner des arguments à l’extrême droite et ajouter de la confusion dans le débat public. 


Commission Culture du PCF,
Le 21 juillet 2026.



Loi « permis de tuer » : comment une vieille revendication de Jean-Marie Le Pen s’est imposée (en pire) à l’Assemblée

Issu du programme de Jean-Marie Le Pen, le texte sur « la présomption de légitime défense des forces de l’ordre » en cas d’usage de leur arme a été adopté à l’Assemblée le 7 juillet, après réécriture du gouvernement. La pétition qui s’y oppose, signée par plus de 700 000 personnes, doit être examinée mardi 21 juillet en commission des Lois.

Il aura fallu près de vingt ans pour que cette proposition de Jean-Marie Le Pen trouve une majorité à l’Assemblée nationale. En 2007, dans son programme présidentiel, l’ancien président du Front national proposait déjà de « mettre fin à la suspicion qui pèse sur les forces de l’ordre lorsqu’elles font usage de la force, en créant une présomption de légitime défense ». Le 7 juillet, une proposition de loi similaire, portée par le député LR Éric Pauget, a été adoptée avec les voix du Rassemblement national, des « Républicains » et des macronistes.

Pour Margot Pugliese, avocate pénaliste et membre de l’ONG Flagrant Déni, ce rappel permet de resituer le texte dans une histoire politique plus longue : celle d’une revendication d’abord portée par l’extrême droite, puis progressivement reprise par la droite parlementaire et le camp macroniste. Hugo Partouche, membre du Syndicat des avocats de France, y voit le même déplacement :

Pierre Cazemajor