samedi 24 octobre 2026

Interdiction de manifester en Haute-Savoie le 24 octobre : le gouvernement fait le choix de l’autoritarisme - .Le racisme tue. - Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national. - Trappes et La Verrière : le racisme tue

Interdiction de manifester en Haute-Savoie le 24 octobre : le gouvernement fait le choix de l’autoritarisme

 


A la veille de la nouvelle journée de mobilisation du samedi 24 octobre, la préfecture de Haute-Savoie a pris un arrêté visant à interdire les manifestations à Annecy et à Annemasse. Ce choix fait suite aux annonces d’Emmanuel Macron selon lesquelles « la recommandation générale c’est qu’il n’y ait pas de manifestations dans les jours à venir ».

Après plusieurs semaines passées à ignorer la mobilisation de la jeunesse, à la réprimer dans la violence, le pouvoir macroniste aux abois fait désormais le choix de l’atteinte aux libertés fondamentales en bafouant un droit essentiel, celui de manifester.

La fin du conflit ne passera que par la réponse aux revendications légitimes de la jeunesse et des travailleur.euse.s du pays.

Le gouvernement, en défenseur fidèle des intérêts de la bourgeoisie, fait aujourd’hui le pari de mettre fin au mouvement de contestation par l’utilisation de la violence et par la sortie de l’État de droit. Cela crée des précédents qui à très court terme peuvent précipiter le pays vers le fascisme. Il fut un temps où la bourgeoisie criait en cœur « Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Cette même bourgeoisie est aujourd’hui prête à jeter tout ce qu’il reste de libertés fondamentales pour ne pas lâcher un seul de ses petits avantages. Le macronisme apparaît tous les jours un peu plus comme un marchepied du RN.

La fédération du PCF de Haute-Savoie dénonce vivement ces interdictions de manifester dans notre département.

Nous réaffirmons que le gouvernement doit sans plus attendre répondre aux revendications légitimes de la jeunesse et des travailleur.euse.s. En l’absence de telles réponses, nous appelons tous les lycéen.ne.s, étudiant.e.s, travailleur.euse.s, chômeur.se.s et retraité.e.s à poursuivre et amplifier la mobilisation d'ici au 5 novembre, en soutenant l'appel syndical à généraliser la grève. Les communistes du département seront pleinement impliqué.e.s dans la construction des luttes pour gagner sur nos revendications et mettre en échec les dérives autoritaires de ce gouvernement.




Le racisme tue.




J’alertais encore hier devant matignon du risque que fait planer la montée de la haine raciste et anti musulmans.

Le souvenir des années 30 nous guette.

Plein soutien aux victimes et à leur proches, exigeons la justice.




Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national.


Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national.

Face à la menace que représente l'extrême droite dans notre pays, les communistes continuent de se mobiliser.



À Orléans, Ian Brossat, sénateur communiste, a pris la parole pour dénoncer la haine raciste.

Au nom du PCF, il a alerté sur le danger que fait peser l’extrême droite en France et sur l’importance de lutter contre les discours haineux.

Fusillades à Trappes et Verrières : à gauche, la colère et l’effroi

Les dernières semaines, la fachosphère et tous ceux qui jouent avec le racisme se sont déchaînés, au rythme des manifestations lycéennes. Pour beaucoup d’élus de gauche, cela a créé un climat propice aux fusillades des Yvelines, ce matin.

Le racisme tue, et les responsables sont ceux qui jouent avec cette matière hautement inflammable, remarquent la plupart des personnalités de gauche qui réagissent après les tueries de Trappes et de Verrières, ce vendredi 23 juin.
À commencer par le maire, Ali Rabeh, qui estime que les discours qui stigmatisent les musulmans et les habitants des quartiers populaires « font des morts ».

Matthieu Bolle-Reddat, Secrétaire général de l’Union Départementale CGT des Yvelines, était dans son local syndical quand la fusillade a commencé....



Publié le 23 octobre 2026

Ce vendredi matin, un homme a ouvert le feu sur plusieurs personnes à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans a été tué, quatre autres personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans très grièvement. 
Le PCF adresse ses pensées les plus fraternelles aux familles et aux proches des victimes. Le PCF, ses militants, ses élus se tiennent aux côtés des habitantes et habitants des deux communes, frappés par cet attentat dont les motivations racistes font peu de doutes.
En effet, le Parquet national antiterroriste vient de se saisir de l'enquête, notamment pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d'une motivation raciste.
Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur les motivations de l'auteur présumé, son parcours et ses éventuelles complicités. 
La gravité de ces qualifications nous oblige. 
Ce drame survient à un moment de l'histoire de notre pays où les paroles racistes se banalisent, où les préjugés et les discours de haine se multiplient de la part de l'extrême droite et de la droite extrême. 
Un climat mortifère phagocyte le débat public, entretenu aussi bien par des chefs d’État étrangers, comme Donald Trump que par des responsables politiques de notre pays comme Jordan Bardella, Eric Zemmour ou Marine Le Pen, qui ciblent avec une hargne décuplée les « immigrés » qu’ils accusent notamment d’être derrière les violences du week-end dernier. Ce discours alimente la haine, la peur et la violence.
Comme dans les années trente, une forme d’internationale fasciste, extrêmement dangereuse, grandit dans le monde et en Europe. 
Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit qui détruit des vies, fracture notre peuple et peut conduire au pire. Quand certains désignent sans cesse des boucs émissaires, opposent nos concitoyens entre eux et font de l'origine ou de la religion un motif de suspicion, c'est toute la République qui est attaquée.
La République doit se protéger de ce venin. Elle doit garantir à chacune et chacun le droit de vivre en paix et en sécurité, quelles que soient son origine, sa couleur de peau ou ses croyances. Cette exigence d'égalité et de fraternité ne peut rester une promesse abstraite. Elle doit être défendue et faire l'objet d'actes concrets, partout sur le territoire.
Le Parti communiste français appelle nos concitoyen·nes à se rassembler partout en France contre le racisme, l'antisémitisme, toutes les discriminations. Parce que nous refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays. Parce que rien ne doit nous détourner de ce qui nous rassemble : notre commune humanité.

Paris, le 23 octobre 2026

Parti communiste français

jeudi 22 octobre 2026

« L’armée du crime » : cette expression employée par Jordan Bardella en début de semaine - Syndicats chargés et blessés par la police : que s'est-il passé le 17 octobre à Toulouse ?


« L’armée du crime » : cette expression employée par Jordan Bardella en début de semaine 




« L’armée du crime » : cette expression employée par Jordan Bardella en début de semaine porte un sens historique qu’il ne peut ignorer.

Nous, communistes, ne le connaissons que trop bien.

 Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du PCF, revient sur cette référence à la propagande nazie et explique ce qu’elle révèle du discours du président du Rassemblement national.



Syndicats chargés et blessés par la police : que s'est-il passé le 17 octobre à Toulouse ?
 

Que s'est-il passé à Toulouse le 17 octobre où le carré de tête syndical a été violemment chargé par les forces de l'ordre ? De nombreux militants et dirigeants ont été blessés et transportés en urgence à l'hôpital, parmi lesquels Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT des services publics et membre de l'exécutif confédéral de la CGT.



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mercredi 21 octobre 2026

« L’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation ». - « Nous faisons face à une crise profonde du capitalisme » - Fabien Roussel sur SKYNEWS.

 

« L’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation » : les syndicats remontés après leur rencontre inutile avec Sébastien Lecornu

L’intersyndicale était conviée, mercredi 21 octobre à partir de 10h30, à Matignon pour une réunion avec le gouvernement et les autorités. Sur place durant trois heures, les syndicats sont ressortis sans « aucune mesure ». En réaction, l’intersyndicale maintient son appel à une grève généralisée le 5 novembre et la CGT apporte son soutien à la mobilisation du 24 octobre.

Tom Demars-Granja  l'Humanité







« Nous faisons face à une crise profonde du capitalisme » - Fabien Roussel sur SKYNEWS.


Travailler dur et basculer dans la pauvreté : voilà ce qui nourrit la colère. Pendant ce temps, de grands groupes profitent des guerres et de la flambée des prix de l’énergie. Invité de la chaîne britannique Sky News, Fabien Roussel revient dans un entretien exclusif sur les mobilisations en France et les revendications des travailleurs, des jeunes et des retraités face à la vie chère. Il rappelle que le PCF refuse tout amalgame entre les manifestants et les auteurs de violences, et se joint à la demande du Groupe CRCE-K au Sénat d'une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les événements. Blocage des prix de l’énergie, baisse des taxes sur les carburants, hausse des salaires : le gouvernement doit apporter des réponses concrètes à la colère sociale. Le travail doit permettre de vivre dignement.




lundi 19 octobre 2026

À PROPOS DES VIOLENCES DU 17 OCTOBRE 2026 - Place de la République Un 18 octobre sous les provocations policières - Châteaubriant : « Soyons dignes des 27 fusillés ! »

À PROPOS DES VIOLENCES DU 17 OCTOBRE 2026


Communiqué, de Michel Vuillaume élu PCF et au nom des communistes du Chablais


"Dans la rue, toutes générations confondues,
les mobilisations populaires du 17 octobre illustrent l’ampleur de la colère sociale qui a pris racine dans tout le pays face à l’augmentation continue du coût de la vie, la stagnation des salaires, le démantèlement de l’ensemble des services publics et un gouvernement qui, aveugle et sourd aux difficultés des Français, défend un budget austéritaire pour 2027 pire que t ous ceux présentés depuis le début de l’ère Macron.
Ces manifestations portent une tonalité nouvelle. Transgénérationnelles, elles rassemblent travailleurs du public comme du privé, étudiants, lycéens et retraités dans une même volonté de mettre un coup d’arrêt aux politiques macronistes qui ont fait tant de mal à notre pays.
Les revendications des manifestants portent l’aspiration commune à vivre mieux, à construire un avenir collectif et à stopper le grand sabotage organisé des capacités intellectuelles, productives et agricoles de notre pays.

Les violences qui ont eu lieu depuis et qui ont abouti au saccage d’équipements publics, à l'incendie de la mairie de Limoges et à des pillages dans plusieurs villes de France sont inqualifiables.

Nous les dénon çons. Aucune colère ne peut justifier une telle violence. Surtout, elles sont une aubaine pour le pouvoir macroniste qui les utilise pour décrédibiliser le mouvement et invisibiliser les revendications des 800 000 manifestants qui, très majoritairement, ont défilé pacifiquement à travers toute la France. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis et condamnés. Ils sont depuis ces journées de mobilisation, les meilleurs alliés de la réaction et de l'extrême-droite.

Il faudra malgré tout prendre le temps de la réflexion pour analyser cette profonde dégradation des rapports qui conduisent ces jeunes à ne plus se reconnaître dans les valeurs de la République.

La répression historique et inacceptable qui s’est abattue sur les lycéens et la gestion du maintien de l’ordre telle qu’on a pu la vivre, témoignent de la volonté du président de la République et du gouvernement de Sébastien Lecornu d’empêcher à tout prix l’expression légitime de la colère sociale et d’éviter toute convergence des nombreuses luttes en cours dans le pays. 

Pour calmer la colère sociale le gouvernement doit répondre immédiatement aux revendications des lycéens et étudiants, des enseignants, et convoquer d'urgence une grande conférence sociale sur les salaires, les pensions, l'emploi, les services publics et prendre des mesures immédiates pour faire baisser le prix des carburants et défendre le pouvoir d'achat.


Le communiqué de Fabien Roussel :


"La France est encore au bord du précipice, plongée dans l’effroi, la stupeu r face aux violences de ces derniers jours, mais aussi face à un mur de colère qui s’agrège depuis des semaines face à la vie chère et sans réponse du gouvernement.

Des bâtiments publics comme privés ont été dévastés. J’apporte tout mon soutien aux agents publics mobilisés et aux maires qui se retrouvent face à des équipements publics partis en fumée comme aux commerçants qui se sont fait pillés, aux propriétaires qui ont vu leur bâtiment brûlé. Toute cette violence est inacceptable et leurs auteurs doivent être condamnés.

La ville de St Amand soutient et participera à l’appel de l’Association des Maires de France au rassemblement devant les mairies, à midi aujourd’hui.

Ces actes de vandalisme contribuent en même temps à déto urner les immenses attentes des 800 000 manifestants qui, eux, ont défilé pacifiquement avec des revendications légitimes. 

J’appelle le gouvernement à prendre la mesure de la gravité de la situation, à protéger les manifestants comme les biens des personnes, à apporter des réponses pour lutter contre la vie chère, contre la hausse des prix du carburant, de l’énergie qui pénalise les ménages comme les collectivités et les entreprises et à entendre la jeunesse de France qui aspire à étudier dans des conditions dignes".


Place de la République

Un 18 octobre sous les provocations policières



Le temps des vacances scolaires, c’est le temps de rejoindre sa famille à Paris. Et que faire le dimanche 18 octobre, si ce n’est se rendre place de la République en famille pour voir si une manifestation “sauvage” se lance au lendemain du 17 octobre ?




Nous voilà donc arrivés à quatre sur la fameuse place. Les débris de la veille crissent sous nos pieds : cailloux, mais aussi débris de plastique, de métaux et de verre, et, évidemment, nombreuses capsules de gaz lacrymogène et restes de grenades. Les abris de bus n’ont plus de vitres, transformées en tas de morceaux de verre à leurs pieds. La statue, elle, porte un gilet jaune à la mémoire des algériens noyés par la police le 17 octobre 1961. Son socle est abondamment tagué de toute part : “ Fuck le 17 RN Macron”, “Pour le peuple”, “ACAB”, “Le peuple vaincra”....


A sa gauche, un rassemblement autorisé regroupant une cinquantaine de personnes sous deux gigantesques drapeaux (un algérien et un palestinien) pour réclamer, comme chaque semaine, le retour de la démocratie en Algérie. A sa droite, un autre rassemblement, en musique, lié à la situation électorale du Brésil avec l’arrivée en tête de Bolsonaro. 

Parmi eux et autour d’eux, des jeunes, le plus souvent de sombre vêtus, rescapés des luttes de la veille et venus voir si une manifestation spontanée ne se déclencherait pas, quelques anciens solidaires, et des passants, des touristes et leurs valises…

L’ambiance est amicale et festive, antifasciste, respirant un air de solidarité.

Arrivent les provocations policières

C’est alors qu’un groupe de CRS quitte la rue où il stationnait pour traverser la place à pieds, au vu et au su de tous. Aussitôt, un attroupement se forme pour les suivre, tandis qu’ils font des allers-retours sur toute la place, pour on ne sait trop quelle raison. Le rassemblement de plusieurs centaines de personnes est alors formé, rassemblement qui avance ou recule selon les changements de direction du groupe de CRS. Par moment, quelques CRS arrêtent une personne sans qu’on en comprenne la raison. Des cris et slogans commencent alors à fuser : “ACAB” et “Tout le monde déteste la police” sont les plus courants.

Les policiers entament alors une nasse, semble-t-il au hasard. Un premier groupe d’une quinzaine d’individus est encerclé. S’il doit y avoir des manifestants parmi eux, on y voit aussi des passants et même une personne en vélib, ce vélo électrique de Paris, qui voulait traverser la place. Une forte indignation naît, de ce fait, parmi les manifestants et les premiers nassés sont évacués de la place (nous apprendrons après que tout ou partie d’entre-eux seront libérés, leurs masques et leur sérum physiologique confisqués).


Un premier tir de gaz lacrymogène se fait entendre à quelques dizaines de mètres, alors même qu’aucune violence physique n’était à déplorer. Et le jeu du chat et de la souris continue : on suit la troupe de CRS, elle arrête une personne qui semble être prise au hasard, on recule, “ACAB”… Et cela se répète 3 ou 4 fois. Viennent aussi des tirs occasionnels de policiers, tirs qui semblent totalement injustifiés : capsules de lacrymo et une ou deux grenades assourdissantes (175 décibels à l’impact, 160 décibels à 10 mètres, une horreur).

Les plus attentifs remarquent que, maintenant, la plupart des rues menant à la place de la République sont bloquées par des CRS et gendarmes. On se débarrasse alors des derniers tracts appelant à la manif de la veille et on cache le liquide physiologique, dont la possession est maintenant interdite sur Paris, dans la rue tout du moins. Le but : ne pas se faire chopper avec ce matériel militant.


Vient ensuite le tour d’un enfant d’environ 12 ans de subir une fouille au corps. La colère monte chez les manifestants : “laissez le”, “ACAB”, “Libérez notre camarade”... Les policiers finissent par relâcher l’enfant, mais la tension, elle, est bien montée d’un cran face à cet abus manifeste. 

D’autres tirs de lacrymo fusent, la foule reprend son mouvement de reculs et d’avancées, jusqu’à ce que des premiers cailloux soient lancés sur les CRS. La véritable répression peut alors commencer, toujours sans sommation audible : tirs de grenades assourdissantes en série et capsules de lacrymo à tout-va, sur tout attroupement dans la place. Les gens courent, sortent par la seule rue adjacente laissée libre, se protégeant la bouche et le nez avec des masques, des revers de manteaux, keffieh et autres foulards. La solidarité, elle, se manifeste aussitôt : jeunes manifestants aidant les vieillards et passants, dons de sérum physiologique pour se rincer les yeux…


Durant cette fuite, notre groupe s’est séparé. Un nouveau mouvement de foule nous amène dans une rue parallèle à la place. Longeant le trottoir, une suite ininterrompue de carcasses de voitures calcinées de la veille. Au carrefour, des jeunes improvisent une barricade de fortune, en empilant en quelques secondes des vélib au milieu de la chaussée. Si les barricades d’autrefois avaient pour but de stopper les charges de cavalerie, celles-ci servent à stopper celles des CRS. Et tout ce qui est à porter y passe rapidement : vélos, poubelles, palettes… Le feu y prend. Cela a pris moins d’une minute.


Pour nous, les anciens, le temps est venu de trouver refuge dans un bar. En passant, je croise le regard désemparé d’un jeune, mains attachées dans le dos, près d’un fourgon.  Ses frères et sœurs de lutte continuent le combat sur la place. 


Au final, soyons clairs : aucune violence, aucun trouble à l’ordre public n’était à déplorer sur la place de la République, à moins de considérer que des attroupement amicaux et spontanés antifascistes sont des “troubles”. Ce sont les démonstrations de policiers qui ont créé le rassemblement et leurs provocations qui ont déclenché les premières violences physiques. 

Reste de cette journée la conviction que c’est toute la “stratégie” policière qui doit être revue, pour amener véritablement à une désescalade des conflits. Mais cette dernière est-elle véritablement le but ? 

Epilogue

Le soir, nous nous retrouvons à Châtelet où des pillages sont en cours, dans un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. Si aucune violence n’est à déplorer sur les passants que nous sommes, les magasins, eux, prennent chers. Une certaine amertume nous gagne, en voyant comment tout cela décrédibilise les mobilisations.


Les halles et la station de métro sont fermées par les CRS. A la recherche d’une bouche de métro, nous nous arrêtons près d’un attroupement de solidarité d’une dizaine de personnes, passants et jeunes confondus, autour d’un blessé sonné au sol, cuir chevelu ouvert. Qui est-il ? Pilleur ou passant ? Son accident est-il lié aux évènements ? Nous ne le savons…

Alors que nous repartons en laissant le blessé au bon soin de la population, l’ambulance arrive pour le prendre en charge. Lorsqu’elle ralentit pour s’arrêter, des policiers lancent volontairement de la lacrymo sur l’attroupement, qui se disperse en courant. 

Nous revenons sur nos pas pour voir si le blessé a besoin d’aide. Des passants sont formels : le tir de lacrymo autour du blessé était intentionnel, un des trois gendarmes en armure présents qui avaient rejoint l’attroupement, aurait même laissé échapper un : “ah, les fils de pute” en parlant des policiers tireurs, avant de faire état de leur désapprobation à qui les interrogeait, mais en des termes plus conventionnels… 


Philip Domergue 







🇫🇷
Cette année, Sophie Binet pour les Syndicats CGT et Fabien Roussel pour le PCF - Parti Communiste Français étaient bien présents à la cérémonie en hommage aux fusillés d'octobre 1941, à la Sablière de Châteaubriant. Porter les valeurs des martyrs, 85 ans plus tard, c'est aussi montrer que la lutte pour une meilleure justice sociale continue, plus que jamais. Photos (c) Marielle Arteaud


À Châteaubriant, au nom du Parti communiste français, Fabien Roussel a rendu hommage aux 27 héros résistants fusillés par les nazis, il y a 85 ans.

Faire vivre l’héritage de la Résistance, c’est refuser la haine, entendre la colère du peuple et construire une France de paix, de justice sociale et de Jours heureux !





dimanche 18 octobre 2026

Plusieurs centaines de manifestants réunis sur la place des Arts à Thonon à l'appel d'ATTAC, des syndicats CGT et FSU, soutenus par le MJCF, le PCF, LFI, Les Écologistes et le PS. - Hier, 800 000 manifestants, toutes générations confondues, ont porté une même exigence : vivre mieux. - Le 17 octobre 1961Des centaines de victimes, des corps jetés dans la Seine.

Plusieurs centaines de manifestants réunis sur la place des Arts à Thonon à l'appel d'ATTAC, des syndicats CGT et FSU, soutenus par le MJCF, le PCF, LFI, Les Écologistes et le PS.

 


Intervention de Michel Vuillaume élu PCF et au nom des communistes du Chablais
Après plusieurs interventions des lycéen-ne-s chaque organisation syndicales et politique a pris la parole.
Depuis deux semaines, les lycéennes et les lycéens refusent de baisser la tête. Ils demandent des professeurs devant chaque classe, des établissements dignes et la fin de Parcoursup. Rien d’extravagant. Simplement les moyens d’étudier, de choisir leur avenir et de contribuer à celui du pays. Leur colère n’est ni passagère ni isolée. Les Jeunes Communistes par le biais de centaines de cahiers de doléances ont fait remonter des milliers de témoignages.
Une même réalité apparaît : l’école de la République abandonne une partie de sa jeunesse, comme nous pouvons par exemple le déplorer localement avec le projet de transfert du lycée professionnel de Thonon sur Douvaine en éclatant des formations vers Evian et Annemasse dès 2028.

Le gouvernement, lui, mise sur le pourrissement. Quelques annonces sur les remplacements, beaucoup de mépris, puis l’attente. Il espère que la fatigue et les vacances feront ce que la répression n’a pas réussi à faire : refermer la brèche. Et, comme toujours, il nous explique que l’État n’a plus les moyens...
Vraiment ? Cette année, 6,4 milliards d’euros supplémentaires doivent être consacrés aux armées. Le budget de la Défense atteindrait ainsi 63,4 milliards d̵ 7;euros, deux fois plus qu’en 2017. Les caisses ne sont vides que lorsqu’il s’agit de recruter des enseignants, de rénover les établissements ou de garantir une formation à chaque jeune.
L’argent existe. Ils ont simplement choisi le réarmement, les marchés financiers et les dividendes. Les classes surchargées, les heures de cours perdues et les jeunes abandonnés par Par coursup ne relèvent pas de la fatalité.
Ils sont le résultat d’un choix de classe. Mais ce choix frappe bien au-delà des lycées. Depuis la rentrée, énergéticiens, pompiers, personnels de santé, pêcheurs, professeurs et tant d’autres se mobilisent. À chacun, le pouvoir adresse la même injonction : faire davantage avec moins, renoncer à ses droits et accepter que son travail ne permette plus de vivre dignement.
Derrière la diversité des métiers et des colères, il y a donc un même combat. Celui de celles et ceux qui font vivre le pays contre un système qui comprime les salaires, détruit les services publics et soumet nos vies aux exigences de rentabilité. Les Français ne peuvent plus et ne veulent plus subir le diktat du capital, payer leur carburant à des prix exorbitants quand Total explose ses bé néfices !
Ce 17 octobre doit permettre de poursuivre et d’élargir la mobilisation. Et préparons dès maintenant le 5 novembre. Cette journée appelée par l’intersyndicale doit faire se rencontrer la jeunesse et le monde du travail, devant les lycées, dans les entreprises, les services publics et dans la rue.


c’est une journée importante, c’est la première étape de la grande convergence des luttes : tous mobilisés contre la hausse des prix de l’essence, le gel des salaires et la vie chère.

Toutes et tous dans la rue !


Fabien Roussel Paris


Notre responsabilité est de faire grandir la conscience de nos intérêts communs et transformer toutes ces colères en une f orce organisée. Multiplions les rencontres, les assemblées et les initiatives communes. Portons partout l’exigence de salaires et de retraites dignes, d’emplois utiles, de services publics renforcés et d’un véritable avenir pour la jeunesse. Le gouvernement cherche à nous isoler, à nous diviser et à nous épuiser. Faisons exactement l’inverse.

Unissons nos forces, faisons fron t le 5 novembre et lors des mobilisations qui devront se poursuivre, tous ensemble faisons-les céder !


Hier, 800 000 manifestants, toutes générations confondues, ont porté une même exigence : vivre mieux.
Salaires, pensions, services publics, prix de l'énergie : le gouvernement doit répondre.
📢 Les violences inqualifiables que nous condamnons ne doivent pas masquer les justes revendications.
Aux côtés des syndicats, le PCF appelle à la mobilisation le 5 novembre.

Dans la rue, toutes générations confondues.

Les mobilisations populaires du 17 octobre illustrent l’ampleur de la colère sociale qui a pris racine dans tout le pays face à l’augmentation continue du coût de la vie, la stagnation des salaires, le démantèlement de l’ensemble des services publics et un gouvernement qui, aveugle et sourd aux difficultés des Français, défend un budget austéritaire pour 2027 pire que tous ceux présentés depuis le début de l’ère Macron.
Ces manifestations portent une tonalité nouvelle. Transgénérationnelles, elles rassemblent travailleurs du public comme du privé, étudiants, lycéens et retraités dans une même volonté de mettre un coup d’arrêt aux politiques macronistes qui ont fait tant de mal à notre pays.
Les revendications des manifestants portent l’aspiration commune à vivre mieux, à construire un avenir collectif et à stopper le grand sabotage organisé des capacités intellectuelles, productives et agricoles de notre pays.
Les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et qui ont abouti au saccage d’équipements publics, à l'incendie de la mairie de Limoges et à des pillages dans plusieurs villes de France sont inqualifiables. Nous les dénonçons. Aucune colère ne peut justifier une telle violence. Surtout, elles sont une aubaine  pour le pouvoir macroniste qui les utilise pour décrédibiliser le mouvement et invisibiliser les revendications des 800 000 manifestants qui, très majoritairement, ont défilé pacifiquement à travers toute la France. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis et condamnés. Ils sont dans ces journées de mobilisation, les meilleurs alliés de la réaction.
La répression historique et inacceptable qui s’est abattue sur les lycéens et la gestion du maintien de l’ordre telle qu’on a pu la vivre aujourd’hui encore, témoignent de la volonté du président de la République et du gouvernement de Sébastien Lecornu  d’empêcher à tout prix l’expression légitime de la colère sociale et d’éviter toute convergence des nombreuses luttes en cours dans le pays. 
Pour faire entendre notre voix, pour exiger des mesures immédiates en faveur des salaires, du pouvoir d’achat, des services publics; pour faire baisser rapidement les prix de l’essence, de l’électricité et du gaz; pour obtenir une hausse des salaires et des pensions ; pour mettre fin à l’austérité sans fin qui nous est promise, le PCF appelle, aux côtés des forces syndicales, à construire le 5 novembre, une journée de grèves et de manifestation qui mette le pays à l’arrêt et oblige le gouvernement à répondre à la colère sociale.

Parti Communiste Français,

le 17 octobre 2026.


17 OCTOBRE 1961


Le 17 octobre 1961, des milliers d’Algériennes et d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre un couvre-feu raciste, pour leur liberté et l’indépendance de l’Algérie. La police française, sous les ordres de Maurice Papon, réprimait leur mobilisation dans le sang.

Des centaines de victimes, des corps jetés dans la Seine.

65 ans après, nous n’oublions pas. Le PCF rend hommage aux victimes de ce massacre colonial et exige la pleine reconnaissance de ce crime d’État.