Depuis le début de l’été, la liste Haute-Savoie solidaire, parcourt le département et sa diversité pour aller à la rencontre des Maires, Adjoints et Élus municipaux.
Ces rencontres sont formatrices. Elles nous permettent de présenter notre démarche mais surtout d'échanger sur les réalités de chaque territoire et de recueillir les attentes des élus.
Notre projet ne se construit pas depuis un bureau : il se construit avec les élus de terrain. Ce travail d’écoute et d’échange est le cœur de notre action et restera notre moteur tout au long du mandat, si vous nous accordez votre confiance.
Merci à tous les Maires, Adjoints et Élus municipaux qui nous accueillent depuis plusieurs semaines. Merci pour votre disponibilité, votre écoute et la richesse de nos échanges.
À quelques heures de la rentrée scolaire, Fabien Roussel adresse une lettre à toutes celles et ceux qui font vivre l'école .
Place dans la société, reconnaissance, salaires, conditions de travail, école de la République, lutte contre les inégalités : il est temps de donner à l’Éducation nationale les moyens de NOS ambitions !
Lettre de Fabien Roussel à celles et ceux qui font vivre l’école
Madame, Monsieur,
À l’heure où la rentrée scolaire approche, je me permets de vous adresser ces quelques mots. Vous faites l’un des plus beaux métiers du monde mais il n’est pas reconnu comme il le devrait. À quelques mois de l’élection présidentielle, beaucoup de promesses vous sont adressées, tout particulièrement par ceux qui vous ont méprisés ces dernières années. Vous saurez les reconnaître. Votre rôle dans la société est immense, la question de l'attractivité des métiers de l'éducation est un enjeu majeur. Bien sûr il y a la question des salaires, mais aussi celle des conditions d'enseignement, du statut, notamment pour les AESH, de la formation initiale. Sur toutes ces questions, il faut des changements profonds, à la hauteur de vos missions et de l'enjeu de la démocratisation des savoirs dans toute la société. Vous seuls savez les moyens importants que la Nation doit avoir l’audace de mobiliser pour faire vivre une belle et grande école publique, garantissant la réussite scolaire à tous nos enfants, qu’ils grandissent dans l’hexagone ou dans les territoires dits d’Outre-mer, en ville ou à la campagne, qu’ils soient en situation de handicap ou pas. Votre engagement au service de l’école de la République n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur : d’ailleurs, tous les ans, vous vous mobilisez pour vos salaires, pour vos conditions de travail et nous sommes à vos côtés. La baisse démographique, à ce titre, ne doit pas être utilisée pour faire des économies. Au contraire. Nous avons besoin de plus d’enseignants pour faire reculer les inégalités, pour développer la pensée critique, pour démocratiser l’accès aux savoirs, à la culture, aux sports et affronter les changements de ce siècle. Les prochaines échéances électorales seront donc importantes pour faire entendre votre voix et faire de l’accès aux connaissances et aux savoirs la priorité du quinquennat à venir. C’est dans cet esprit que nous nous engageons dans cette bataille : pour redonner de la force et du sens à nos services publics, au sein d’une nouvelle République sociale, laïque, féministe, écologiste. Face à la menace de l’extrême-droite dont l’école publique n’a rien de bon à attendre, face à l’abstention qui augmente à chaque scrutin, nous vous invitons à vous engager, à nous soutenir. Nous vous invitons à faire en sorte que la gauche redevienne majoritaire en France et capable de gagner l’élection présidentielle en rassemblant largement nos concitoyennes et nos concitoyens. Vous pouvez compter sur moi pour faire vivre cet espoir et lui donner de la force. Je vous souhaite à toutes et à tous, une très belle rentrée.
Chaleureusement, Fabien ROUSSEL
Fabien Roussel face à David Lisnard
À l’occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) 2026, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, débat face à David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.
Deux visions politiques confrontées autour des grands enjeux économiques et sociaux du pays : travail, salaires, entreprises, services publics, fiscalité et avenir de l’économie française.
Retrouvez l’intégralité de leur échange.
L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 27 août AU JEUDI 03 septembre 2026
FÊTE DE L'HUMANITÉ
LES 11/12/13 SEPTEMBRE
Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui la France de produire davantage ?
Le 27 août à 12h05, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, en débattra face à David Lisnard à la #REF26 du MEDEF.
💥 Face au très libéral maire de Cannes également candidat à la présidentielle, Fabien Roussel portera la voie du courage et les ambitions des communistes pour le pays : planification, révolution industrielle, services publics et justice sociale et climatique !
À l'université d'été du Medef, Fabien Roussel oppose la « planification » à la casse de l’État défendue par David Lisnard
Le secrétaire national du PCF et le maire ultralibéral de Cannes, candidat à la présidentielle, ont débattu de la production et de l’industrie, à l’occasion de l’université d’été du Medef.
L’un veut un État planificateur, l’autre veut le désosser. Sur le court central de Roland-Garros, un tel fossé idéologique crée forcément des étincelles. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était invité, ce 27 août, à débattre avec le maire de Cannes, David Lisnard, par ailleurs candidat déclaré à la présidentielle, à l’occasion de l’université d’été du Medef (la Ref).
À 89 %, le Conseil national du PCF a adopté le nouvel exécutif national proposé par Fabien Roussel.
Une direction renouvelée, paritaire, ancrée dans les territoires, avec 12 nouveaux membres et une moyenne d’âge rajeunie.
Une nouvelle équipe pour mettre en œuvre les décisions du 40e Congrès et engager une nouvelle étape du développement du PCF.
Publié le 24 août 2026
Le Conseil national du Parti communiste français a voté à 89% des exprimés, la nouvelle composition de son Comité exécutif national proposé par son secrétaire national Fabien Roussel. Une équipe renouvelée, paritaire et ancrée dans les territoires, pour mettre en œuvre les décisions du 40e Congrès et engager une nouvelle étape du développement du PCF. Ce vote s’inscrit dans la continuité de la volonté exprimée par les communistes lors du 40e Congrès d’un renouvellement profond des cadres, des responsabilités et des pratiques de direction. L’orientation et la direction adoptées au Congrès l’avaient été à plus de 70 %.
Un renouvellement profond de la direction nationale
Le nouvel exécutif compte 36 membres titulaires, auxquels s’ajoutent 4 membres invités. Il est strictement paritaire, avec 18 femmes et 18 hommes parmi les membres titulaires. Le renouvellement est substantiel : 12 nouvelles et nouveaux cadres rejoignent l’exécutif national, soit un tiers de ses membres titulaires. Le changement porte également sur la répartition des responsabilités. Parmi les 24 membres reconduits, 16 changent de responsabilité, soit les deux tiers. La moyenne d’âge passe par ailleurs de 53 à 48 ans, contribuant à l’arrivée d’une nouvelle génération de cadres dans les responsabilités nationales. Cette nouvelle équipe fait du renforcement du Parti et de la vie militante une priorité du mandat. Le nouvel exécutif compte 9 secrétaires départementaux et départementales, contre 7 dans l’exécutif sortant, et représente 24 départements. Le lien avec les fédérations et les territoires sera renforcé afin de permettre une présence et une action nationales toujours davantage nourries par la réalité du terrain. Le nouvel exécutif aura la responsabilité de mettre en œuvre les orientations du 40e Congrès et de renforcer l’intervention du PCF dans toutes les luttes. Un secrétariat sera proposé lors de la première réunion du nouvel exécutif afin de préparer ses travaux et de suivre la mise en œuvre de ses décisions. L’organigramme complet des responsabilités de direction sera finalisé lors d’un prochain Conseil national.
Liste des membres du Conseil Exécutif National :
• Fabien Roussel, secrétaire national • Jérémy Bacchi, Projet ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur • Charlotte Balavoine, International, déploiement des campagnes auprès des fédérations • Amar Bellal, Écologie • Hélène Bidard, Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) • Stéphane Bonnéry, Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues • Vincent Boulet, Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux • Ian Brossat, Porte-parolat, suivi Île-de-France • Fanny Chartier, Développement des pratiques militantes Entrée • Taylan Coskun 93 Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques • Cécile Cukierman, Élections, institutions et collectivités • Léon Deffontaines, Communication et suivi des Hauts-de-France • Sophie Delfino, Suivi des nouvelles adhésions • Bénédicte Dupont, • Fabien Gay, Directeur de L’Humanité • Clara Gimenez, Développement des cellules • Marie-Jeanne Gobert, Médiation et règlement des conflits • Christophe Grassullo, Trésorier national • Gladys Grelaud, Ruralités et suivi Bretagne • Fatima Khallouk, Handicap • Pierre Lacaze, Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer • Céline Lecat, Campagnes de solidarité concrète • Véronique Mahé, Lien avec les fédérations • Frédéric Mellier, Entreprises et lieux de travail • Yannick Monnet, Affaires sociales • Özer Öztorun, Politique des cadres et quartiers populaires • Nadège Plaineau, Discussion à finaliser • Léna Raud, Jeunesse • Guillaume Roubaud-Quashie, Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri • Aymeric Seassau, Relations avec les syndicats • Patricia Tejas, Économie, Finances publiques • Muriel Ternant, Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté • Sylvie Vinceneux, Logement • Shirley Wirden, Droits des femmes et féminisme • Bora Yilmaz, Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est • Igor Zamichiei, Vie du Parti
UNE NOUVELLE SEMAINE DE LECTURE AVEC :
L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 20 août AU JEUDI 27 août 2026
C'est parti pour notre Conseil national, le premier depuis notre 40e Congrès !
Un moment important pour lancer la mise en oeuvre des décisions de notre Congrès et préparer la rentrée politique avec tous les nouveaux élu·es.
📑 Au programme : élections sénatoriales, désignation du nouvel exécutif du PCF et grands enjeux politiques de la rentrée.
Au travail, ensemble !
Les représailles de Trump contre la CPI n’ont qu’un but : protéger Netanyahou
L'HUMANITÉ le 20 août 2026
Les États-Unis n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, le traité qui a créé la Cour pénale internationale (CPI) en 2002. Avec un si lourd passif de guerres illégales et de violations des droits humains, Washington redoutait sans doute de voir ses militaires, ses agents et ses responsables politiques traduits devant la justice internationale. Au cours de son premier mandat, Donald Trump avait tiré une première salve contre cette juridiction : la CPI avait alors renoncé, sous la menace, à enquêter sur des actes de torture commis par des militaires états-uniens en Afghanistan. L’offensive en cours est d’une tout autre ampleur.
La Maison-Blanche a donné en 2025 le signal de cette nouvelle campagne de représailles, avec un décret présidentiel autorisant des sanctions contre les magistrats impliqués dans des enquêtes visant des ressortissants américains ou ceux d’États alliés comme Israël. Des opérations d’intimidation, de surveillance et de renseignement sont venues compléter ce dispositif de coercition digne des hors-la-loi du Far West. Une ligne rouge a encore été franchie, le 18 août, avec les sanctions prises contre la présidente de la CPI, la Japonaise Tomoko Akane, et contre le Sénégalais Abdoulaye Seye, substitut du procureur.
Fabien Gay, directeur du journal : « La réussite de la prochaine édition de la Fête de l’Humanité se joue maintenant »
Chers lecteurs et chères lectrices, chers camarades,
Comme vous le savez, la Fête de l’Humanité se pense, se prépare, et se coconstruit avec vous plusieurs mois à l’avance. Nous arrivons dans la dernière ligne droite puisque, dans trois semaines, nous ouvrirons grand les portes de la Base 217 pour accueillir un public divers et large. Parmi vous, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui seront déjà sur le terrain de la Fête depuis plusieurs jours pour préparer les stands et construire ce village éphémère fourmillant d’idées, d’initiatives pour faire vivre et rayonner nos valeurs.
Cette Fête, qui est notre bien commun, n’existerait pas sans l’engagement, l’ingéniosité et la volonté conjointe des équipes de l’Humanité, des militantes et militants communistes rejoints par des militants syndicaux, associatifs, politiques de tout l’horizon de la gauche sociale et écologique.
Ce n’est plus un scoop : derrière les concerts, les débats, et les centaines de milliers de personnes qui se retrouvent, il y a une organisation lourde, des engagements financiers importants et des dépenses qui doivent être honorées bien avant que les portes de la Fête ne s’ouvrent. En clair, il nous faut avancer toutes les dépenses avant la Fête, alors que 80 % des recettes tombent après. C’est donc un effort de trésorerie qui devient extrêmement difficile à tenir.
C’est parti pour l’Université d’été du Parti communiste français à Toulouse !
Pour ouvrir ces trois jours de débats, de formation et d’échanges, retrouvez notamment :
🚩 Corinne Marquerie, secrétaire de la fédération de Haute-Garonne du PCF 🚩 Bastien Bonnargent, secrétaire général du MJCF 🚩 Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l’Université d’été
Avec également Sébastien Delavoux, du SDIS, et Nino Schillaci, autour des bons de soutien à L’Humanité.
Au programme de cette Université d’été : comprendre le monde, confronter les idées et se former pour agir et construire les combats à venir.
🔴 À suivre en direct sur notre chaîne YouTube.
Programme complet à retrouver ici : https://www.pcf.fr/programme_ue_26
Les 21, 22 et 23 août, rendez-vous à Toulouse pour trois jours de débats, de rencontres et de formation autour des grands enjeux qui nous font face !
Paix, travail, services publics, logement, écologie, école, santé, féminisme, lutte contre l’extrême droite, international… mais aussi histoire, culture, cinéma, échanges et rencontres seront au programme de ces trois jours.
Un temps de réflexion, de fraternité et de convivialité
[Entretien] Neirlay Andrad, Au Venezuela, le rejet de « toute forme de domination »
Depuis l’enlèvement illégal par les États-Unis du président du Venezuela Nicolás Maduro, le pays est dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Celle-ci semble s’être accommodée de la tutelle imposée par Washington à Caracas, accédant à chacune des exigences de l’administration de Donald Trump; entre exploitation de la reprise de l’activité pétrolière au profit des multinationales américaines - mais pas des habitants - et rétablissement des relations consulaires avec Israël. Pendant ce temps, la population vénézuélienne peine à se relever des conséquences des séismes, plongeant davantage dans la pauvreté.
La COP17 contre la désertification s’ouvre aujourd’hui en Mongolie.
La COP17 contre la désertification s’ouvre aujourd’hui en Mongolie.
Sécheresses, sols dégradés, accès à l’eau menacé : les conséquences du dérèglement climatique frappent d’abord les populations, les agriculteurs et les plus fragiles.
L’accaparement des terres et la surexploitation des ressources au nom du profit aggravent encore la crise. Nos forêts doivent être préservées pour la biodiversité et pour qu'elles puissent assurer leur rôle de puits de carbone.
Face à la désertification, défendons la souveraineté alimentaire, la coopération entre les peuples et la maîtrise collective de nos ressources.
Protégeons les terres, pas les profits.
Découvrez nos ambitions pour le climat avec notre Plan Climat - Empreinte 2050, lien en commentaire.
Le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 35 % sous le macronisme
Loyers, transports, produits alimentaires… Dans son enquête annuelle, l’Unef dévoile que le reste à charge moyen s’élève à 1 300 euros par mois pour les étudiants.
Suivre des études coûte toujours plus cher. C’est le constat dressé par l’Unef (Union nationale des étudiants de France), dans son enquête annuelle sur le sujet. Elle confirme une tendance qui ne se dément pas depuis dix ans : « La précarité étudiante s’aggrave sans qu’aucune réponse structurelle ne soit apportée par le gouvernement. » Cette année, le coût de la vie étudiante augmente de 1,66 %, portant le...
La Panthéonisation de Missak et Mélinée Maouchian a marqué la
volonté de notre pays de mettre à l'honneur ces femmes et ses hommes
immigrés en France, qui avaient payé de leur vie leur engagement
dans les rangs de la Résistance française.
Qui étaient-ils ? Souvent des familles pauvres fuyant la misère avant
la guerre de 14-18,, Mais plus encore au lendemain du premier
massacre mondial, des familles républicaines fuyant la dictature
fasciste de Mussolini en Italie à partir de 1922, celle d'Hitler en
Allemagne, à partir de 1933, celle de Franco en Espagne à partir de
1939 , et encore d'autres pays d'Europe envahis par Hitler.
Tout naturellement des familles italiennes vinrent se réfugier dans leur
ancienne province quittée quelques 60 ans plus tôt où ils avaient
parfois conservé quelques relations. Et notamment dans le Chablais.
Naturalisés ou non, ils conservaient entre eux de solides relations, et
c'est, tout naturellement qu'ils furent souvent parmi les premiers à
s'opposer au régime de Vichy, craignant à chaque instant voir revenir
la Savoie dans le giron de Mussolini, ce qui sera le cas à partir de
novembre 1942. A l'image des frères Bonopéra d'Evian. Dont Enzo
décédé récemment.
Mais c'est au travers d'une autre figure de cette Résistance italienne
que nous avons souhaité évoquer le rôle joué par ces immigrés pour la
Libération de notre pays. Un nom très populaire de son vivant, mais
bien oublié depuis :Pierre Barone.
Il avait obtenu la nationalité française en effectuant son service
militaire dans les chasseurs alpins et s'était ensuite installé comme
menuisier à Rives. En dehors de son métier il cultivait deux amours :
la montagne et la liberté, sans se douter que ces deux passions allaient
se conjuguer pour lui au cours de la seconde guerre mondiale.
Mobilisé en 1939 au sein du 12 ème B.C.A, il supporte mal l'inaction
de la drôle de guerre et n'hésite pas à se déclarer volontaire pour
l'expédition de Narvik. Au retour il est confronté à la défaite et
àl'instauration du régime de Vichy : sans hésiter il apporte
publiquement son soutien au général de Gaulle.ce qui lui vaut une
première condamnation à 6 mois de prison en avril 1941.
Arrêté à nouveau en mars 43, il est interné à la forteresse de l'ile de Ré
d'où il s'évade le 2 décembre 43 et rejoint le maquis de l'Armée
Secrète dans la vallée d'Abondance.
En même temps il sait qu'un certain nombre de ses compatriotes de la
région de Thonon ont rejoint les F.T.P., par proximité idéologique. A
son tour, en mars 44, séduit par la tactique F.T.P faite de nombreuses
embuscades et d'exécutions de collabos, il rejoint la 93-21 à
Abondance dont il devient le chef-adjoint sous les ordres du
Commandant Michel.
Dès lors il va être de tous les combats jusqu'à la Libération : Sauf qu'il
ne sera pas là, le 15 août, à la tête de sa nouvelle compagnie, la 93-09
pour libérer Thonon : le 24 juillet, Pierre a été gravement blessé au
combat de St Gingolph. Et c'est de l'hôpital de Monthey où il a pu
être transporté avec d'autres maquisards blessés qu'il est informé de la
reddition des garnisons allemandes d'Evian et de Thonon. Sans
attendre sa guérison complète, le 18 août il est à Thonon.
Convalescent, pour lui le combat armé est terminé, mais une autre
phase de sa vie va commencer. Celle de l'écrivain, devrions nous dire
du poète. Ses allocutions lors des obsèques de ses camarades tombés
au combat sont d'une richesse inoubliable pour toutes celles et tous
ceux qui l'ont entendu. Il chante la Résistance comme il chante la
montagne et ses souvenirs d'alpiniste renommé. On sait qu'il prépare
deux livres consacrés à chacun de ses deux amours. Mais sa santé
fortement ébranlée ne lui permettra pas de les publier de son vivant. Il
disparaît, victime du cancer en 1968.
En 2014, sa famille a retrouvé ses manuscrits et les a transmis au
Comité chablaisien de l'A.N.A.C.R. qui a pu éditer celui consacré à la
Résistance sous le titre choisi par Pierre
LA SOURCE SANS RIVIERE
Il nous a paru justifié de mettre Pierre à l'honneur en ce 82ème
anniversaire de la Libération, tant pour son parcours exceptionnel que
pour son travail de mémoire. De nombreux textes pourraient être
cités :
Ainsi celui où il évoque le drame d'Habère Lullin
À l'heure où les chrétiens
de toutes les nations s'agenouillaient pieusement en une trêve
mystique Au moment où le profane lui même cherchait dans le ciel
l'étoile du berger et se laissait émouvoir par une très vieille et très belle
légende, les bourreaux à la croix gammée, les démons à la croix
hideuse, à la croix convulsée enfantée par un cerveau hors nature, les
nazis d'Hitler conduit par un traître français offraient comme présent à
la crèche de Bethléem 25 jeunes martyrs
Et dans la belle nuit d'hiver, et dans la douce nuit de Noël sertie de
cimes toutes blanches les reflets rouges d'un brasier renvoyèrent vers
l'écrin précieux du ciel constellé le signe sanglant que les reitres
boches portaient gravés à la boucle de leur ceinturon et la devise qu'ils
étaient donnée :
Gott Mitt Huntz :Dieu avec nous
Ce projet d'hommage à Pierre Barone et aux Résistants immigrés était
terminé quand nous avons appris l'effarante nouvelle : à Féternes,
haut-lieu de la Résistance, la stèle dédiée au Résistant belge, Victor
Martin a été arrachée, volée, ses supports détériorés. Ainsi les mots
d'ordre de haine contre les valeurs de la Résistance, contre les valeurs
de la République, portent leurs fruits.
Cet acte ne peut rester impuni : les auteu:rs doivent être retrouvés et
chatiés.
A Pierre Barone qui se demandait « La source serait-elle sans rivière, »
la Résistance sans lendemains ? Nous répondons NON Il faut faire
face, dans un vaste rassemblement de toutes forces démocrates contre
la renaissance des idées fascistes et nazies, en mémoire de toutes
celles et ceux qui sont tombés pour un avenir de paix et de
FRATERNITE. C'est l appel de la ,Résistance unie comme l'étaient il
y a 50 ans, l'A.S. et les F.T.P. pour libérer la ville.
(*) Allocution de Bernard Néplaz, co-président départemental du
comité haut-savoyard des associations de mémoire de la Résistance et
de la Déportation (C.R.D. 74)Allocution du C.R.D 74 (*) pour le 16 août 26 à Thonon
Mobilité, un enjeu transfrontalier pressant
Les liaisons lacustres entre les rives française et suisse du Léman sont aujourd’hui au cœur d’un enjeu financier. La Compagnie Générale de Navigation (CGN) est l’opérateur historique Suisse, le canton de Vaud est le financeur Suisse, mais seules les intercommunalités françaises, comme Thonon Agglomération et la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance, supportent 50 % du déficit d’exploitation de ces lignes, une charge devenue insoutenable. Pourtant, ces liaisons sont indispensables pour de nombreux travailleurs frontaliers, pour l’économie touristique, mais surtout répondent au besoin crucial de trouver des alternatives à la mobilité routière individuelle. C’est un des maillons du désenclavement multimodal du chablais français.
Depuis le début de ce nouveau mandat, les relations entre les élus locaux français, les instances du canton de Vaud et les dirigeants de l’opérateur historique la CGN se sont renouées. Un appel à nos parlementaires a été lancé pour qu’ils se saisissent de ce dialogue retrouvée pour convaincre l’état et la région d’accompagner les élus locaux.
Avec notre équipe Haute Savoie solidaire Union sociale, écologique et démocrate pour nos territoires, nous soutenons cet appel et nous appelons de nos vœux qu’une solution émerge rapidement, combinant clarification juridique, gouvernance partagée et financement équitable pour alléger les participations des collectivités locales françaises par l’implication financière de l’Etat français et de la région Rhône-Alpes-Auvergne.