Aura lieu la cérémonie du 82eme anniversaire de la libération de Thonon-lesBains
BERNARD NEPLAZ y prendra la parole
RENDEZ-VOUS : à 11h45 square Aristide BRIAND pour le défilé jusqu'à la place de l'Hôtel ce Ville
🇨🇺 Fidel Castro a 100 ans !
« Il ne s’agit pas de se souvenir de Fidel, il s’agit de le faire vivre dans le présent. » Miguel Díaz-Canel
Cent ans après sa naissance, l’héritage de Fidel Castro et de la Révolution cubaine continue de nourrir les luttes pour l’indépendance, la souveraineté et le socialisme.
Cuba nous rappelle une leçon essentielle. Il n’y a pas d’indépendance politique sans souveraineté économique. Produire, maîtriser ses ressources et décider collectivement de l’utilisation des richesses sont les conditions pour qu’un peuple puisse réellement choisir son avenir.
Alors que la France subit les conséquences de décennies de désindustrialisation et que l’alignement sur les États-Unis de Trump nous entraîne toujours plus vers la militarisation et la guerre, reconquérir notre souveraineté est une nécessité.
L’héritage de Fidel, c’est aussi celui d’un immense pari sur la jeunesse. En 1961, des dizaines de milliers de jeunes Cubains participaient à la campagne d’alphabétisation : non pas spectateurs de la Révolution, mais acteurs de sa construction.
C’est aussi notre ambition. Nous refusons une jeunesse condamnée à la précarité, au capitalisme et à la guerre. Nous voulons une jeunesse émancipée, organisée et capable de prendre en main son avenir pour transformer le monde.
✊ Reconquérir notre souveraineté.
🌍 Combattre l’impérialisme et faire vivre la solidarité entre les peuples.
🚩 Donner à la jeunesse les moyens de construire son avenir.
100 ans après sa naissance, faisons vivre l’héritage de Fidel dans les combats du présent.
Rappelons que, tous les ans, le parlement fixe le budget de l’Education Nationale, souvent sur proposition du ministère. Charge ensuite aux recteurs dans les Académies, aux DASEN dans les départements, de répartir la pénurie, en ouvrant quelques postes là où les effectifs d’élèves augmentent, en en fermant là où ils baissent de trop.
Le contexte de la rentrée 2026
Pour la rentrée 2026, l’Etat a donc décidé de baisser le budget de l’Education Nationale dans le premier degré de 1891 postes, prétextant la baisse des élèves annoncée au plan national, alors que cette baisse aurait pu être, au contraire, le moyen enfin attendu d’améliorer les taux d’encadrement des élèves.
Le Ministre a par ailleurs rappelé que le remplacement des enseignants absents ne serait pas une priorité pour la création de postes de remplaçants (rappelons pourtant que dans le 1er degré, les élèves des enseignants absents sont systématiquement gardés à la maison ou répartis dans les autres classes, souvent en fond de classe. Il n’y a pas de salle de permanence ou de CDI comme au collège).
Et en Haute-Savoie ?
On peut compter qu’il manque en moyenne, dans notre département, 70 postes de remplaçants pour assurer la continuité du service public d'Éducation dans les écoles primaires (70 enseignants non remplacés régulièrement en 2025-2026). A ce jour, aucune création de postes de remplaçant pour améliorer ce service n’est prévue…
Concernant les postes d’enseignants, la Haute-Savoie perd des postes pour la première fois depuis des décennies (2,5 postes). Certes, elle perd aussi des élèves (-903 élèves), mais rappelons que la Haute-Savoie est un des derniers départements de France concernant le taux d’encadrement des élèves, et que la France est un des derniers pays d’Europe concernant ce même taux.
C’est alors que, dans ce contexte déjà tendu, l’institution scolaire a décidé qu’une majorité de postes ouverts en Haute-Savoie seraient des postes administratifs ou, du moins, non devant élèves (26 postes sur 50 ouverts !). Cela a mis le feu au poudre avec les organisations syndicales représentatives (FSU, UNSA, CFDT et FO) qui ont toutes décidé de boycotter les instances de répartition des postes. Une première en Haute-Savoie, là aussi.
Donc, pour l’instant, dans le Chablais
Parlons concrètement. Dans ce contexte mortifère, plusieurs fermetures d’une classe ont lieu dans le Chablais : à Fessy, Maxilly, Douvaine, Margencel, Sciez et Allinges. D’autres écoles, aux effectifs chargés, n’ont pas pu avoir d’ouverture de classe. Et évidemment, aucun poste de remplaçant n'est créé.
Le DASEN de Haute-Savoie a encore quelques postes en réserve sous la main pour faire face aux urgences de la rentrée 2026 (environ 7 postes pour l’ensemble des écoles primaires du département). Pas d’amélioration significative à attendre de ce côté donc.
Que faire ?
Le PCF considère que c’est un tout autre budget qui aurait dû être voté au parlement, pour les écoles publiques et pour tous les services publics. Le PCF du Chablais apportera son soutien aux parents et personnels qui souhaiteront défendre leurs écoles dans les prochaines semaines.
Bureau du PCF Chablais
Le malaise social chez les pompiers
est un signal d’alerte de la dégradation
des services publics
On connaît la propension de nos gouvernants à vouloir minimiser, invisibiliser ou folkloriser les grèves afin de mieux les neutraliser. Ils auront pourtant bien du mal à éluder le message porté par celle des pompiers, tant il est reçu positivement dans l’opinion publique. Voilà des fonctionnaires qui exercent leur métier dans des conditions indignes au regard des services qu’ils rendent à la société. Certes, le néolibéralisme a tout fait pour que les serviteurs du bien commun soient maltraités. Les enseignants ou les soignants, entre autres, en savent quelque chose. Mais la force des images des incendies a placé les pompiers sur le devant de la scène et rendu leur condition encore plus insupportable.
En 1936, la France bascule. Des millions de grévistes occupent les usines, un gouvernement de gauche arrive au pouvoir, et des conquêtes sociales inédites : congés payés, semaine de 40 heures, conventions collectives... entrent dans la vie quotidienne. 90 ans plus tard, que reste-t-il du Front populaire ?
Pour cet entretien exclusif pour AG+ en direct de la fête de l'Avant-Garde de Bobigny, nous recevons Danielle Tartakowsky, historienne, professeure émérite à l'université Paris 8 et spécialiste des mouvements sociaux. Elle revient sur ce moment de rupture, ce qui l'a rendu possible, ce qu'il a réellement changé, et pourquoi il continue d'être invoqué.
📺 L'Avant-Garde Plus, c'est le nouveau format vidéo du journal L'Avant-Garde : des entretiens longs, exigeants et accessibles pour comprendre les dynamiques politiques, économiques et sociales contemporaines.
Des macronistes à l’extrême droite, les discours anti-immigrés sont instruments de racolage politique
Qui à la préfecture de la Haute-Saône a pris la décision de faire arrêter pour une expulsion immédiate, alors qu’elle pointait au commissariat, une mère de famille marocaine de six enfants, menottée et emmenée sans qu’elle ait pu leur dire au revoir ? Quelle urgence y avait-il à appliquer une mesure d’obligation de quitter le territoire après un refus de carte de séjour dont elle avait fait appel ?
Les artistes Michael Armitage, Lorna Simpson, Paulo Nazareth et Amar Kanwar, au pallazzo Grassi et à la Punta della dogana, interrogent l’état du monde et ses représentations.
André Malraux voyait naître l’art moderne avec le Tres de mayo, de Goya. A priori en effet on n’expose pas au-dessus du canapé des hommes fusillés. Picasso dira que « la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est une arme de guerre, offensive et défensive, contre l’ennemi ».
On peut s’étonner, si on le souhaite vraiment, que ce soit le cas avec les œuvres exposées jusqu’au 3 janvier dans les deux lieux emblématiques à Venise de la Collection Pinault, avec en plus la Bourse de commerce à Paris, le palazzo Grassio et la Punta della dogana (la Pointe de la douane). Mais ce n’est pas la première fois que les deux lieux accueillent des artistes qui dérangent et rejettent le silence et la tranquillité, et c’est un fait, de David Hammons à...
Cet été, le MJCF s’est rendu en Palestine et en Israël, aux côtés de responsables politiques, d’élus et de militants, afin de renforcer les liens de solidarité avec les forces communistes et progressistes palestiniennes et israéliennes engagées pour une Palestine libre, souveraine et démocratique.
Au programme : rencontres avec les responsables de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), du Parti du peuple palestinien (PPP), du Parti communiste israélien (Maki/PCI), des familles de prisonniers politiques, des habitants confrontés à la colonisation, ainsi qu’une rencontre avec le ministre palestinien de la Jeunesse et des Sports.
Ces échanges ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre les jeunesses palestinienne et française : développement d’échanges de jeunes, accueil de délégations et mise en œuvre de projets de solidarité internationaliste.
Face au génocide en cours à Gaza et à l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, nous poursuivrons notre engagement aux côtés du peuple palestinien, jusqu’à la fin de l’occupation, de la colonisation et pour le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
81 ans après Hiroshima et Nagasaki : agir pour l’élimination des armes nucléaires !
Publié le 06 août 2026
Les 6 et 9 août 1945, les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont provoqué plusieurs centaines de milliers de morts civiles, de blessés et de vies piétinées sur plusieurs générations. Les survivants, les « Hibakushas » ont consacré toute leur énergie à nous transmettre un message universel : Plus jamais Hiroshima, plus jamais Nagasaki !
Fidèle à cette exigence, le Parti communiste français salue et soutient tous les rassemblements qui auront lieu en France en écho à la conférence internationale contre les bombes A et H et aux cérémonies qui se tiennent au Japon. Toutes ces mobilisations revêtent une urgence d’autant plus grande que nous sommes parvenus à un point de bascule en matière de désarmement nucléaire. A l’heure où les guerres s’étendent partout sur la planète, où le droit international est piétiné et où les dépenses militaires mondiales atteignent des niveaux jamais atteints, les puissances dotées de l’arme nucléaire abandonnent progressivement leurs engagements en faveur du désarmement. Les grands traités qui limitaient la course aux armements ont disparu les uns après les autres, jusqu'au traité New START, dernier accord contraignant entre les États-Unis et la Russie sur les armes nucléaires stratégiques.
La politiqur de Macron n’est malheureusement pas en reste dans cette évolution mortifère en faisant de la force nucléaire l'alpha et l'omega de la politique de defense, en europeanisant le nucleaire français et en enterinant la fin du droit international en matiere de force nucléaire.
Le PCF continuera d’agir pour le respect des engagements internationaux de la France, en particulier de l’article 6 du Traité de non prolifération (TNP) qui fait obligation d’entamer des négociations pour le désarmement nucléaire. Le PCF appelle par conséquent à ce que la France rejoigne le vaste mouvement des États qui ont signé et ratifié le Traité international d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), entré en vigueur le 22 janvier 2021 et qu’elle participe en qualité d’observateur à la 1ère conférence d’examen du TIAN qui se tiendra au siège de l’ONU à New-York du 30 novembre au 4 décembre 2026. Ceci doit être une première etape pour la signature du traite TIAN par la France. .
Il est plus que temps que la France prenne des initiatives politiques et diplomatiques fortes pour conjurer le péril de l'emploi de la force nucléaire et fasse entendre une voix indépendante, émancipée de la tutelle des Etats-Unis et de l'OTAN, afin de contribuer à ouvrir les chemins de la sécurité humaine collective par un désarmement nucléaire multilatéral.
La paix n’est pas un vœu, c’est un projet politique que nous voulons construire collectivement, grâce à nos mobilisations et à nos luttes.
Paris, le 6 août 2026 Parti communiste français.
81 ans après Hiroshima, le Japon en tête pour acquérir l’arme atomique
Jamais nous n’avons été si proches de minuit, comprendre : l’horreur des 6 et 9 août 1945. Depuis le 27 janvier 2026, il ne reste que 85 secondes sur « l’horloge de la fin du monde », créée lors de la fondation duBulletin of the Atomic Scientists– par Albert Einstein etRobert Oppenheimernotamment – au lendemain du largage des bombes atomiques états-uniennes sur Hiroshima et Nagasaki.
Huit décennies après ce cataclysme, le Japon est bel et bien engagé sur la voie d’unemilitarisationque Sanae Takaichi entend accélérer. Issue de la frange extrémiste du Parti libéral-démocrate (PLD, droite), la première ministre met en pièces ce qu’il reste de la Constitution pacifique du pays, que ses prédécesseurs s’étaient déjà employés à détricoter.
Déjà, le budget de la défense atteint 2 % du PIB japonais, l’exécutif promettant de le porter à terme à 3,5 %, conformément aux exigences deDonald Trump. Le 21 avril, Sanae Takaichi a relancé les exportations d’armements vers 17 pays, fait inédit depuis 1945. Sans compter les milliards de yens investis dans le secteur militaire japonais, déjà à pied d’œuvre pour remettre à la mer le premier porte-avions japonais depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les femmes ont fait basculer la Révolution
En ce 4 août 1789, jour de l’abolition des privilèges, rappelons nous que la Révolution française n’est pas qu’une histoire d’hommes.
Et que les femmes y ont joué un rôle essentiel.
Elles ont fait basculer l’histoire de notre pays, notamment en ramenant le roi Louis XVI à Paris.
UNE NOUVELLE SEMAINE DE LECTURE AVEC :
L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 06 août AU JEUDI 13 août 2026
Plus de 50 000 jeunes, majoritairement marocains, ont rejoint l’enclave espagnole de Ceuta. Soixante-douze d’entre eux ont perdu la vie en tentant la traversée à la nage. Les images bouleversantes ont servi de prétexte à plusieurs figures de l’extrême droite pour instrumentaliser ce drame à des fins politiques. Ce qui s’est passé soulève des questions sur l’utilisation de l’immigration comme levier de déstabilisation mais aussi sur l’attitude des autorités marocaines.
Ceuta : protéger les vies, réfuter le chantage et les mensonges
Publié le 31 juillet 2026
À Ceuta, des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont été précipités dans une situation dramatique entre le Maroc et l’Espagne. Plusieurs dizaines de personnes seraient mortes et des milliers de mineurs figureraient parmi les arrivants. La priorité doit aller au secours des personnes en détresse, à la protection des enfants et au respect de la dignité humaine. Toute la lumière doit être faite sur ce drame. Si des êtres humains ont été délibérément utilisés pour exercer une pression diplomatique de la part de l'État marocain, cette instrumentalisation est indigne. Aucun différend concernant l’Algérie, le Sahara occidental, Ceuta ne peut justifier d’utiliser des populations comme armes géopolitiques. Cette crise révèle aussi la faillite de la politique migratoire européenne. Depuis des années, l’Union européenne sous-traite la surveillance de ses frontières à des pays tiers en échange de financements et de marchandages diplomatiques et elle collabore étroitement depuis des années sur les questions migratoires avec le Maroc. L’Europe devient ainsi complice par l’enjeu de chantages cyniques de la fermeture des voies légales, fermeture qui enrichit les passeurs et pousse les exilés vers des parcours toujours plus meurtriers. En France, l’extrême droite, suivie par une partie de la droite et de la macronie, cherche déjà à faire croire à une « invasion » imminente de notre pays. C’est faux. Les personnes entrées à Ceuta ne disposent pas d’un libre accès à l’Espagne continentale et donc à la France. La régularisation espagnole, réservée aux personnes installées avant le 1er janvier 2026, n’est pas davantage à l’origine de la situation. Le gouvernement espagnol, le seul aujourd'hui en Europe à résister ouvertement à Donald Trump, fait l'objet de pressions grandissantes du président étatsunien. Mais combattre ces mensonges ne signifie ni de nier la nécessité de maîtriser démocratiquement les frontières dans le respect du droit international, ni d’abandonner les populations de Ceuta et les services publics espagnols à eux-mêmes. Une politique migratoire à la hauteur des enjeux exigent des règles claires, des moyens publics et une coopération européenne fondée sur le droit et les conventions internationales, plutôt que sur les refoulements collectifs, l’enfermement dans des centres de rétention et la délégation des contrôles à des pays tiers. Le PCF demande une mobilisation européenne immédiate pour secourir les personnes en danger, protéger les mineurs, rechercher les disparus et garantir l’examen individuel des demandes d’asile. Une enquête indépendante doit établir les responsabilités. La France doit proposer une aide matérielle à l’Espagne, plutôt que mettre en scène la fermeture des Pyrénées pour alimenter les peurs. Il faut simultanément ouvrir des voies légales et sécurisées de migration, combattre les réseaux de passeurs, remettre en cause le pacte européen qui externalise les frontières et développer des coopérations permettant aux peuples de vivre et de travailler dignement dans leur pays. Cela suppose de rompre avec les politiques de domination, de captation, de prédation pour soutenir les services publics, l’emploi et la souveraineté des peuples, notamment le droit du peuple sahraoui à décider de son avenir. Les exilés ne sont ni une menace, ni une marchandise, ni une arme diplomatique. Face à ceux qui veulent opposer les travailleurs selon leur nationalité, notre réponse est la solidarité internationaliste et le combat commun contre toutes les formes d’exploitation.
Paris, le 31 juillet 2026 Parti communiste français
Après Ceuta, les Vingt-Sept vont-ils continuer à démanteler le droit européen ?
Nouvelle fissure dans l’architecture européenne. Qu’importe qu’aucun des 50 000 migrants arrivés à Ceuta, cette enclave espagnole au Maroc, entre le 30 et le 31 juillet, n’ait pu rejoindre le continent et que la quasi-totalité d’entre eux ait pris le chemin du retour, la crise est là, visible.
Fortement instrumentalisée par les droites et extrêmes droites européennes, ainsi que par les sociaux-démocrates danois au pouvoir, la gestion de cet exil d’un ou deux jours illustre les coups de boutoir récurrents contre le droit européen. De manière totalement illégale, l’Italie de Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia) a suspendu l’accord de Schengen avec l’Espagne, rétablissant temporairement le contrôle de ses frontières pour les voyageurs en provenance d’Espagne, par voie maritime ou aérienne.
« En vertu du droit de l’UE, aucun État membre ne peut suspendre unilatéralement la participation d’un autre à Schengen. Cette option n’existe tout simplement pas dans l’architecture juridique...
Jean Jaurès commémoré à Paris, entre mémoire et combats actuels
Comme chaque année, les forces de gauche ont rendu un hommage à Jean Jaurès, figure du pacifisme et du socialisme, assassiné le 31 juillet 1914 par le nationaliste Raoul Villain. À l'occasion de cette commémoration, organisée ce vendredi 31 juillet au café du Croissant, à Paris, où le fondateur de L'Humanité a été tué, les valeurs qu'il incarnait, la paix, la lutte contre l'extrême droite et la défense de la laïcité, sont une nouvelle fois mises à l'honneur.
Découvrez le discours de Fabien Gay, directeur de L’Humanité, devant les lecteurs du journal, les militants communistes et plusieurs représentants de la gauche.
Fifa : une fin de règne
pour Gianni Infantino ?
Il n’y aura pas de prolongations. Présenté le 28 juillet, le projet du président de la Fifa de marchandiser encore un peu plus le football n’a pas résisté à la fronde des puissantes confédérations. L’UEFA, qui menaçait de boycotter les compétitions de la Fifa, a été rejointe dans son refus du projet par la Concacaf (Amérique du Nord, Amérique centrale et des Caraïbes) et la confédération asiatique.
En quelques jours, Gianni Infantino a dû remballer sa promesse de verser 20 millions de dollars supplémentaires à chacune des 211 fédérations membres de la Fifa, via une brochette d’investisseurs privés au sein d’une nouvelle société créée à cet effet. Un camouflet pour celui qui se voyait bien, à la fin de son dernier mandat, en 2031, en briguer la direction générale et multiplier des émoluments déjà confortables.
Ce projet était entouré de soupçons de conflit d’intérêts et de clientélisme à quelques mois seulement de l’élection à la présidence de la Fifa, prévue en mars 2027, avec pour l’heure un seul candidat déclaré, Infantino. Parmi les investisseurs mis dans la confidence se trouvait Joshua Kushner, chargé d’attirer des fonds souverains. Il est le frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, milliardaire-président spécialiste du détournement d’affaires publiques au profit de business plans cyniques, comme le projet de Riviera du Proche-Orient à Gaza.
Lionel Venturini
Journaliste, pôle Enquêtes de l'Humanité.
Histoire politique des figures du football au XXe siècle
Par Nicolas Kssis-Martov
Dans de nombreux pays, le football marque l’histoire du mouvement ouvrier. Si le football populaire et politique n’est pas dominant aujourd’hui, ce sport reste une arène où la gauche peut encore mener le combat.
CC : Vous étudiez les liens complexes entre la gauche et le football du début du XXe siècle à nos jours par l’histoire de différentes figures de ce sport. Pourquoi ce sujet et pourquoi cette approche prosopographique ?
J’ai collaboré par le passé au dictionnaire biographique du mouvement ouvrier Le Maitron, l’approche prosopographique m’a toujours intéressé. Je m’appuie aussi sur les livres de l’écrivain américain Nick Tosches qui établit une histoire du rock à travers des biographies. Mais ma démarche n’est pas qu’historique, je cherche également à démontrer comment le football peut prendre une place dans les combats actuels de la gauche en m’appuyant sur des exemples du passé. De nombreux ouvrages académiques ont été écrits sur le football et les footballeurs – je pense à l’ouvrage de Jean Vigreux et Dimitri Manessis sur Rino Della Negra (Rino Della Negra, footballeur et partisan, Libertalia, 2022). Pour ma part, je voulais interpeller les représentations contemporaines de ce sport en démontrant que le football par le passé a aussi été vécu comme un « socialisme de la jouissance ». Mais les figures mobilisées dans mon travail ne se limitent pas aux joueurs et aux joueuses, elles s’intéressent également à des artistes, des intellectuels, des militants, des journalistes de la presse ouvrière et, naturellement, les supporters.
CC : Le nom d’une organisation traverse l’ensemble de votre travail : la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). Rappelez-nous son histoire et son rôle dans l’histoire du football français ?
La FSGT est très présente dans mon travail, je trouve que c’est un terrain d’expérimentation et de réflexion très intéressant sur le football et j’ai beaucoup écrit sur la notion de sport ouvrier et populaire ou « travailliste ». La FSGT est née le 24décembre 1934 de la fusion d’une organisation socialiste, l’Union des sociétés sportives et gymniques du travail (USSGT), et de son équivalent communiste, la Fédération sportive du travail (FST). Elle est le produit du rassemblement antifasciste, qui a fait suite aux événements du 6février 1934, afin de mener la lutte politique dans le monde du sport. Le terrain sportif était à l’époque un petit milieu que le mouvement ouvrier avait déjà investi dès le début du XXesiècle avec une figure comme AbrahamKleynhoff, footballeur et premier journaliste sportif à L’Humanité. Par la suite, la FSGT élargit son combat pour développer un « sport populaire », c’est-à-dire une pratique de masse qui mêle les notions d’émancipation et de plaisir.
« La FSGT est le produit du rassemblement antifasciste, qui a suivi les événements du 6 février 1934, afin de mener la lutte politique dans le monde du sport. »
Dans la continuité du mouvement de mai1968, on voit apparaître des revendications d’autogestion avec la création du football à sept joueurs (au lieu de onze) « auto-arbitré », dans le but de démontrer qu’il est possible d’avoir une pratique sportive débarrassée de l’autorité coercitive de l’arbitre tout en restant fair-play. Ainsi, le football pratiqué par la FSGT a été un moyen de subversion permettant aux catégories populaires à la fois de s’emparer du football, tout en lui apportant un discours social et politique.
La FSGT ne s’est pas limitée au football, elle a aussi joué un rôle important dans l’escalade, le volley-ball, les arts martiaux en particulier dans le MMA (arts martiaux mixtes) quand il était encore marginal.
« Lutte des classes » et mégafeu :
des habitants du Porge portent plainte, Sébastien Lecornu dénonce les « complotistes »
Tandis qu’un collectif constitué de 700 habitants du village du Porge (Gironde) a annoncé son intention de déposer plainte, s’estimant abandonné au profit de Lège-Cap-Ferret, Sébastien Lecornu a dénoncé l’instrumentalisation de « complotistes ».
L’insulte pour répondre à la douleur et au sentiment d’injustice. Au lendemain du terrible mégafeu qui a ravagé la Gironde et provoqué l’évacuation de plus de 208 000 habitants, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a sèchement répondu aux doutes des habitants du village du Porge, commune de 3 465 âmes dévastée par les flammes. Dans la colère, l’idée s’est installée chez certains qu’ils auraient été « sacrifiés » au profit de leurs voisins plus aisés de Lège-Cap-Ferret....