Présidentielle 2027 : « Si nous sommes candidats, nous devons aller jusqu’au bout », estime Fabien Roussel
Alors que se tient ce week-end, à Lille, le congrès du Parti communiste, son secrétaire national, Fabien Roussel, a répondu à nos questions sur sa vision du projet communiste, l’intérêt d’une candidature présidentielle, et les défis de l’organisation.
C’est l’heure des choix décisifs pour le PCF. Les communistes ont rendez-vous à Lille (Nord), du 3 au 5 juillet, pour le 40e congrès national du Parti, où seront fixées les grandes orientations stratégiques et idéologiques pour les trois prochaines années. Le secrétaire national, Fabien Roussel, reçoit l’Humanité en amont du congrès, pour répondre aux questions brûlantes qui agitent la gauche et ont animé les débats dans les sections et les fédérations départementales du PCF.
La France a connu et va connaître de graves épisodes caniculaires. La planète brûle, le capitalisme la mène à l’abîme. Comment le PCF peut-il être à la hauteur de ce moment crucial ?
Il y a urgence à changer immédiatement de politique à court et long terme. Les communistes ont travaillé à un plan climat pour la France, qui fixe une trajectoire et un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Il apporte des réponses pour atténuer le réchauffement climatique, et pour s’adapter, et limiter les effets des grandes chaleurs l’été et des grands froids l’hiver. Nous sommes la seule force politique à avoir fait ce travail
40e congrès du PCF : Discours d'ouverture de Fabien Roussel
À Lille, Fabien Roussel ouvre le 40e Congrès du Parti communiste français. Retour sur trois années de luttes, de mobilisations et de conquêtes : salaires, industrie, services publics, paix, solidarité internationale, climat, égalité et bataille contre l’extrême droite.
L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 2 JUILLET AU JEUDI 09 juillet 2026
PASSEZ VOS VACANCES EN LECTURE
Publication du livret thématique « Paix et défense »
Regagner la paix : paix, défense, indépendance et coopérations » est disponible en ligne dans la rubrique « livrets thématiques » du site national.
Fruit d’une décision de la conférence nationale de décembre 2024, il permet de préciser l’analyse des communistes sur les recompositions internationales, sur leur politique de paix et de défense nationale.
Il a vocation à nourrir et enrichir les débats sur les questions internationales. Il a aussi pour objectif de mettre à disposition de l’activité militante nos propositions pour la paix. Ce sera bien évidemment un des enjeux majeurs du 40e Congrès, où nous accueillerons une importante délégation internationale.
Ce livret sera présenté à l’université d’été à Toulouse du 21 au 23 août prochains.
Tout au long du 40e Congrès, vivez les débats autrement avec Le 40e :
Tout au long du 40e Congrès, vivez les débats autrement avec Le 40e : L'Émission !
Présentée par Tom et Nadja, cette émission vous emmène au cœur du congrès avec des invités, des analyses, des décryptages et des échanges autour des grands enjeux contemporains !
Entre deux séquences de débats, responsables politiques, élus, syndicalistes, chercheurs et militants viendront prolonger les discussions, apporter leur regard et revenir sur les temps forts du congrès.
📺 Premier rendez-vous vendredi 3 juillet à 12h30, en direct depuis Lille !
Canicule, services publics, présidentielle : Fabien Roussel face à Apolline de Malherbe
Face à la canicule, Fabien Roussel défend un plan d'urgence pour protéger le pays face au dérèglement climatique : rénovation des logements, transports, services publics et investissements de long terme.
Il revient également sur la protection de l'enfance, les moyens des services publics, la présidentielle de 2027 et la situation au Proche-Orient.
📺 Extrait de son passage sur BFM.
00:00 Canicule : urgence climatique et adaptation du pays
08:30 Services publics : hôpital, protection de l'enfance et moyens de l'État
13:50 Présidentielle 2027
16:10 Palestine, Israël et le 7 octobre : la position du PCF
Julie Couturier, présidente du Conseil national des barreaux : « La justice doit juger plus vite, mais cela suppose avant tout plus de moyens »
Alors que le projet de loi Sure doit être examiné mardi 30 juin à l’Assemblée nationale, les avocats poursuivent leur combat contre le projet de réforme de justice criminelle. Ils se mobilisent ce lundi 29 juin lors d’une journée « justice morte ». La présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, dénonce une réforme qui, au nom de l’efficacité, affaiblirait les garanties fondamentales du procès pénal.
Présentée par Gérald Darmanin comme une réponse à l’engorgement des juridictions criminelles, la réforme vise à accélérer le traitement des affaires les plus graves. Même après avoir été expurgé, sous la pression du monde judiciaire, de sa mesure la plus controversée, le « plaider-coupable » pour les infractions les plus graves, le projet de loi Sure comporte encore plusieurs mesures qui inquiètent les avocats : extension des cours criminelles départementales, réduction des délais pour contester des irrégularités de procédure, allongement de la détention provisoire… Pour Julie Couturier, présidente du Conseil national des barreaux, si le texte prétend répondre à une crise réelle, il risque surtout d’affaiblir les garanties fondamentales du procès pénal.
Face à une canicule exceptionnelle, protéger les participantes et les participants est une priorité. Prendre soin les un·es des autres fait aussi partie de nos combats.
La marche est reportée à septembre. Nos revendications, elles, ne le sont pas.
Nous continuerons de porter, aujourd’hui comme demain, la lutte contre les discriminations, pour l’égalité des droits, contre les LGBTIphobies et pour l’émancipation de toutes et tous.
En cette période de fortes chaleurs, nous adressons également tout notre soutien et notre solidarité aux personnels hospitaliers, aux soignantes et soignants, ainsi qu’à l’ensemble des professionnel·les mobilisé·es pour protéger les plus fragiles.
Prenez soin de vous. On se retrouve en septembre sur le char des communistes. ✊🏳️🌈
Comment relancer l'économie, réindustrialiser la France, augmenter les salaires, réussir la transition écologique et renforcer nos services publics ?
Comment relancer l'économie, réindustrialiser la France, augmenter les salaires, réussir la transition écologique et renforcer nos services publics ?
Dans un grand entretien accordé à Alternatives Économiques, le secrétaire national Fabien Roussel détaille ses propositions et défend une conviction forte : la France retrouvera le chemin de la prospérité en relançant l'économie par les salaires, l'emploi, l'investissement et la production.
Heureusement que l'amendement, très contesté au plan national, a été retiré en séance plénière du Sénat hier soir. Mais la vigilance demeure, ce n'est pas la première fois que la droite tente de mettre fin à l'existence obligatoire des CCAS pour les communes de plus de 1500 habitants.
Le maire de Thonon n'avait pas jugé utile de mettre le vœu proposé par le groupe "Nouvelle ère" aux voix en conseil municipal.
un vœu du groupe Nouvelle ère en soutien à l'existence obligatoire
des CCAS et CIAS
Michel VUILLAUME : J'ai présenté ce soir en conseil municipal de Thonon, au nom du groupe Nouvelle ère, un vœu en soutien à l'existence obligatoire des CCAS et CIAS pour que notre conseil affiche clairement son opposition à l'amendement présenté par certains sénateurs de droite proposant que l'existence de ceux-ci devienne dorénavant facultative pour les communes de plus de 1500 habitants.
Cet amendement ayant été voté en commission des lois dans le cadre du projet de loi de "simplification administrative".
Après un exposé de l'adjointe aux affaires sociales rappelant, à juste titre, l'utilité de maintenir le fonctionnement actuel du CCAS, et l'importance du rôle social de celui-ci en direction des populations les plus exposées,
le maire n'a pas jugé utile de mettre notre vœu aux voix.
Je regrette cette décision, personnellement j'y vois plutôt une manière d'attendre de voir comment tournera le vent au Sénat, et une volonté de ne pas mettre la majorité municipale en porte-à-faux avec les votes des sénateurs et sénatrices de Haute-Savoie.
Vœu- Groupe Nouvelle Ère
Pour la défense du Centre Communal d’Action Sociale et de l’action sociale de proximité
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales, un amendement adopté en commission des lois du Sénat prévoit de rendre facultative l’existence des Centres communaux et intercommunaux d’action sociale.
Une telle évolution permettrait aux communes de dissoudre leur CCAS et de reprendre directement en main leurs missions d’action sociale.Cette proposition, présentée comme une mesure de simplification, soulève pourtant de fortes inquiétudes.
Les CCAS ne sont pas de simples structures administratives. Ils constituent des outils essentiels de solidarité locale, héritiers d’une longue histoire de l’aide sociale de proximité. Présents au plus près des habitants, ils interviennent dans des situations très concrètes : accès aux droits, précarité énergétique, difficultés liées au logement, isolement, grand âge, handicap, accompagnement des familles, plan canicule ou encore soutien aux personnes les plus fragiles.
Leur spécificité tient aussi à leur gouvernance. Les CCAS associent des élus et des représentants de la société civile, notamment issus du monde associatif et des organismes engagés auprès des familles, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou des personnes en difficulté. Cette composition permet de croiser les regards, d’identifier les besoins sociaux du territoire et d’agir avec réactivité, humanité et proximité.
À Thonon comme ailleurs, l’action sociale ne peut être affaiblie au moment même où les besoins augmentent. L’inflation, le coût du logement, la précarité énergétique, l’isolement des personnes âgées et les difficultés d’accès aux droits appellent au contraire un renforcement des outils de solidarité communale. Supprimer ou fragiliser les CCAS reviendrait à réduire la capacité des communes à agir efficacement auprès des habitants qui en ont le plus besoin.
Notre ville doit défendre une action sociale de proximité, lisible, partenariale et dotée de moyens propres. Le CCAS doit demeurer un acteur central de la solidarité municipale, capable de coordonner les interventions, de soutenir les associations, d’accompagner les publics fragiles et d’anticiper les besoins sociaux du territoire.
Vœu : Le conseil municipal de Thonon-les-Bains, réuni le 24 juin 2026 affirme son attachement au Centre Communal d’Action Sociale et à son rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques de solidarité de proximité. Il demande le maintien du caractère obligatoire des CCAS dans les communes de plus de 1 500 habitants et s’oppose à toute disposition législative qui permettrait leur dissolution ou fragiliserait leur rôle.
UNE SEMAINE DE LECTURE AVEC :
L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 25 JUIN AU JEUDI 02 juillet 2026
LA GUERRE ENRICHIT LES RICHES
La droite et la macronie en passe d’accorder un « permis de tuer » à la police
Dans un communiqué publié ce 25 juin, six organisations de défense des droits alertent sur une proposition de loi portée par Les Républicains et soutenue par le gouvernement. En présumant légal un tir policier avant même l’enquête, le texte pourrait offrir aux policiers l’équivalent d’un « permis de tuer ».
Un tir policier pourrait bientôt être présumé légal avant même que l’enquête ne l’établisse. C’est la crainte formulée par six organisations de défense des droits. Dans un communiqué commun, Save – Stop aux violences d’État, la Ligue des droits de l’homme, Amnesty International, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et Flagrant Déni – demandent le rejet d’une proposition de loi déposée par le député Les Républicains Éric Pauget.
Le texte doit être examiné à l’Assemblée nationale le 7 juillet prochain. À l’origine, il visait à reconnaître une « présomption de...