jeudi 9 juillet 2026

Quand l'état et la Région décident de mettre à mal l'enseignement professionnel du Chablais . - La sécurité ne se construit pas contre l'État de droit. - Amis de la plume et des planches, on vous révèle ! -

Ci-joint la déclaration de la section du Chablais du Parti Communiste Français à propos de la fermeture programmée du Lycée d''Enseignement Professionnel du Chablais chemin de Morcy avec le transfert des activités sur le futur lycée d'enseignement général de Douvaine, et celui de deux sections : sur Evian et sur Annemasse.

Les communistes du Chablais, leurs elu-e-s, refusent d'acter ces décisions et soutiendront toutes les initiatives, syndicales, d'organisations de parents d'élèves, d'élus locaux, qui refusent cette nouvelle attaque contre l'enseignement professionnel créant ainsi un handicap supplémentaire pour les élèves des catégories les plus en difficulté.

Pour la section du Chablais du PCF 
Michel Vuillaume 


Quand l'état et la Région 
décident de mettre à mal
l'enseignement professionnel 
du Chablais :


La décision administrative prise par le rectorat et la Région en mars 2025 de
regrouper les formations actuellement à Thonon au Lycée Professionnel du Chablais
sur le site du futur lycée d'enseignement général à Douvaine va remettre gravement
en cause l'accès à l'enseignement professionnel pour les jeunes de Thonon et des
vallées environnantes.
La plupart des sections de formation du LP seront transférées sur Douvaine, sauf
deux qui iront, pour l'une à Annemasse,( la menuiserie au lycée Jean Monnet), et
l'autre, (Gestion Administrative Transport et Logistique), à Anna de Noailles à Evian
pour la rentrée 2031.
En plus d'être une opération arbitraire, purement comptable dans un cadre
d'économies drastiques probablement justifiées par la Région et surtout par le
Ministère, avec au plan national une augmentation du temps passé en entreprise et
la réduction des heures d’enseignement général, avec regroupement de sections
différentes, ce qui augmente les effectifs de classe, donc dommageable pour les plus
fragiles, cette décision est une aberration géographique qui pénalisera encore
plus un jeune public souvent en difficulté scolaire, dont beaucoup de familles parmi
les plus défavorisées devront assurer le surcoût de transport vers une commune
excentrée du Chablais, de surcroît mal desservie. Sans oublier la durée
supplémentaire de transport avec un départ très tôt le matin (du plateau de Gavot
par exemple) et un retour plus tardif.
D’après le site du LP https://chablais.ent.auvergnerhonealpes.fr/lp-du-chablais/, il y a
aussi des actions de formation pour les « élèves décrocheurs » (Mission de Lutte
contre le Décrochage Scolaire (MLDS)), une 3ème Préparatoire à la voie
Professionnelle (cycle 4 du collège) et des formations ou reconversions dans le
cadre du GRETA LAC.
Quid de ces formations ? Elles sont importantes, nécessaires aux élèves en difficulté
et pour la formation continue. Une fois de plus, ce sera un handicap
supplémentaire pour les enfants des catégories populaires.
En CAP, au plan national, ce sont près de 6 élèves sur 10 qui viennent des
catégories les plus défavorisées. Ces chiffres ne sont pas anecdotiques ; ils disent
une réalité brutale : le lycée professionnel est devenu le réceptacle des
inégalités scolaires et sociales.
Et c’est précisément pour cela qu’il est politiquement négligé.
Le lycée professionnel mérite tout autre chose. Il mérite des moyens, de la stabilité,
une ambition éducative à la hauteur des élèves qu’il accueille. Mais surtout, il mérite
qu’on cesse de dissimuler sous des slogans flateurs, fallacieux, «le LP doit être une
voie d'excellence !» une réalité qui, elle, ne trompe personne.
Car à force de travestir les faits, ce n’est pas seulement la confiance qui
s’effondre. C’est l’idée même d’égalité républicaine. Et cela s’applique aussi
pour l’état de l’enseignement tout entier en France.
À Thonon, mis à part le Centre de Formation d'Apprentis (CFA) de l'automobile, il n'y
aura plus d'autres formations dispensées chemin de Morcy.
D'où également une inquiétude par rapport au CFA, associatif, qui occupe
actuellement une partie des locaux du LP, et dont les élèves bénéficient de la
restauration scolaire et de l'internat. Que vont t-ils devenir ?
Quid si la ville de Thonon, propriétaire du terrain ; décide, suite aux transferts
d'activités, avec l'accord de la Région, de raser ces bâtiments apparemment trop
vétustes pour être rénovés pour une autre utilisation ?
Nous serons, si tel était le cas, extrêmement vigilants et mobilisés quant à l'avenir de
ce terrain public municipal.


Amis de la plume et des planches, 
on vous révèle !

Coup de théâtre au sein de la Maison des Arts du Léman : quelques jours après le soixantième anniversaire de l’institution locale, fêté en grande pompe, trois des quatre régisseurs ont remis leur démission coup sur coup, dont le régisseur général des représentations à l’extérieur et le régisseur général du théâtre Maurice Novarina. Ce dernier, qui avance avoir fait ses heures annualisées en 8,5 mois au lieu de 12, dénonce un fonctionnement qui enfreint la loi, notamment sur les horaires de travail et la sécurité : « Le surmenage physique et mental est constant et incontournable quand on double le nombre de spectacles en réduisant les effectifs, obligeant à cumuler plusieurs postes », nous confie-t-il.
La saison 2010-2011 affichait effectivement 47 spectacles, 18 employés permanents et 3 expositions, contre « 180 jours d’occupation du théâtre et 70 jours à l’extérieur cette saison pour 17 employés » : 85 spectacles avec plusieurs “levés de rideau”, 5 expositions, 2 résidences, plus 23 jours de location. Le site internet de la MAL évoque même parfois « plus de 200 représentations ».


« Les moyens humains et matériels alloués ne sont pas en phase avec les objectifs et ne permettent pas de travailler dans des conditions sécurisées, légales et correspondant aux réalités actuelles des métiers », appuie le régisseur général dans son courrier de démission. « Les nombreuses alertes à la direction et au président de l’association ont été ignorées ; impossible de gérer une telle boulimie d’événements dans le respect de la législation et je ne veux plus être tenu responsable des infractions et mises en danger. »
Les régisseurs citent notamment des économies sur des moteurs de levage ou des contrats d’entretiens résiliés, obligeant les techniciens à utiliser des échelles pour monter jusqu’à 7 mètres sans baudrier.
« Depuis le départ en burn-out du régisseur général il y a 3 ans et demi, 5 personnes révolues se sont succédées dans ces fonctions et en tout, je compte 14 départs sur cette période », poursuit l’un d’eux.


Malgré nos sollicitations ces deux dernières semaines, ni la direction ni l’administration n’ont souhaité répondre à nos questions.


 Le troisième régisseur, en charge de la lumière, nous confirme qu’il remet lui aussi sa démission ce jour… alors que l’annonce de recrutement pour son poste est étrangement déjà en ligne.
Tous trois avaient envisagé un mouvement de grève, sans qu’il aboutisse faute de syndicat mais pour lequel nous avons consulté les lettres de revendications datées d’octobre 2025 et qui marquent chez les employés le début du mouvement de protestation « On est MAL ».


Serait-ce une tragédie grecque ou une crise structurelle propre à la culture qui se joue en coulisses ?
« MAL en point : Drame en 3 actes », notre enquête sur la MAL, signée SMF et MR,


⚖️ La sécurité ne se construit pas contre l'État de droit.


La présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre crée un dangereux régime d'exception et remet en cause des principes fondamentaux de notre justice.

🚩 Les communistes défendent une police républicaine, protégée par des moyens et une formation à la hauteur de ses missions, ainsi qu'une justice indépendante, dotée des moyens nécessaires pour garantir les droits de toutes et tous.


Retrouvez notre communiqué en commentaire.

Depuis la loi de 2017, qui assouplit la notion de légitime défense, le nombre de personnes abattues par les forces de l'ordre a considérablement augmenté. 
Sur le schéma suivant [1], on compte en 2024 cinq fois plus de missions policières ayant entraîné la mort qu’en 2010.
police_bilan_2024__2023_deces‧jpeg
image.png

Mais le gouvernement et la droite ne souhaitent pas s’arrêter en si bon chemin puisque ce mardi 7 juillet, l’Assemblée nationale discute la légalisation de tous les tirs mortels de police ou de gendarmerie, sous couvert de « présomption de légitime défense ». Ce permis de tuer porterait un coup historique à l’État de droit et banaliserait la violence d’État.

Tout tir policier serait ainsi présumé légal. Alors qu’aujourd’hui, c'est à l’État de démontrer que le recours à la force était nécessaire et proportionné, cela deviendrait à la victime ou à ses proches d’en prouver l’illégalité. Cette inversion de la charge de la preuve est d’ores et déjà condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme.
Au vu de l'évolution des chiffres de ces dernières années, tout porte à croire que cette loi entraînera une nouvelle augmentation des morts liées à des interventions policières, notamment dans les quartiers populaires.

Une pétition officielle est disponible sur le site de l'Assemblée nationale. Lancée le 26 juin et malgré la difficulté de signer en se connectant avec France Connect, elle recueille déjà plus de 275 000 signatures. Pour la signer, rendez-vous sur ce lien : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6334 

Signer cette pétition, c'est donner du poids à la contestation de cette loi, pour augmenter sa visibilité dans le débat médiatique et politique. Mais cette loi n'est que la pointe émergée de l'iceberg du renforcement autoritaire, des violences policières et du racisme institutionnel. 
Contre la dérive autoritaire et la montée du militarisme, nous devons agir et vite !
 



« Je ne veux pas qu’on se laisse prendre dans cette tenaille entre la sociale-démocratie et le populisme !»

Lors des debats du 40e congrès du PCF, André Chassaigne revient sur des années de débats en interne pour déterminer de l'existence ou non d’une candidature des communistes à la présidentielle.

Retrouvez les interventions de tous les délégué·es en replay sur notre chaîne YouTube.