lundi 2 novembre 2026

la situation politique nationale actuelle nous inquiète particulièrement. - les confidences de Fabien Roussel

Manifestation 31 octobre à Thonon

 Intervention PCF

 la situation politique nationale actuelle nous inquiète particulièrement

280 personnes 

Le Parti Communiste tient ici à rappeler son soutien total aux mobilisations des lycéennes et lycéens, des étudiants et étudiantes, et de tous les travailleurs, travailleuses et retraitées qui se mobilisent sans compter pour une société plus juste et solidaire que nous appelons de nos vœux. Oui, il faut plus de personnels dans l’enseignement, abroger parcoursup, ouvrir massivement des places en université, rénover les locaux, augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail.


Ceci dit, la situation politique nationale actuelle nous inquiète particulièrement : alors que nous assistons à un mouvement social d’ampleur, le gouvernement n’a pour seule réponse qu’une dérive fascisante du pouvoir : 

  • Il ne répond en rien aux revendications exprimées, en organisant des pseudo-consultations et rencontres avec les organisations syndicales des travailleurs et travailleuses et des jeunes, sans aucune proposition digne de ce nom pour faire baisser la colère de la population.

  • Il choisit la confrontation violente avec le peuple en lutte, en mobilisant des services qui n’ont rien à voir avec la gestion des foules : BRI, RAID, GIGN et le dispositif sentinelle de l’armée, qui peut tout-à-fait commettre des dérapages !

  • Il laisse les attaques contre les organisations syndicales se produire, comme à Toulouse où le cortège de tête de la manifestation syndicale régulière a reçu une grenade de la police blessant sérieusement 4 responsables syndicaux.

  • S’il s’offusque, à juste titre, des pillages et des attaques de bâtiments publics, il n’a pas, non plus, assuré leur protection le 17 octobre, allant même jusqu’à retirer les forces de police qui les protégeait afin, semble-t-il, de laisser le champ libre aux casseurs, comme à Marseille.

  • Si, à Thonon, nous n’avons rien à reprocher aux forces de l’ordre qui assurent la protection de tous pendant les manifestations, ce n’est pas le cas dans nombre de grandes villes : 

    • Elles agressent et mutilent, parfois même des mineurs, sans que le gouvernement  lève le petit doigt.

    • Elles agissent parfois comme de véritables provocateurs. Des policiers en civil participent au pillage et au saccage, comme le montre de nombreuses vidéos, afin, semble-t-il, de manipuler les foules et de renforcer l’idée d’un désordre général. 

  • Le gouvernement brime le droit de manifester et de circuler librement, en interdisant des manifestations dans des grandes villes, comme à Annecy, et en organisant des couvre-feux.

  • Il envisage d’interdire d’autres organisations progressistes : le Poing Levé, Révolution Permanente… tandis qu’une partie importante de l’opposition réclame l’interdiction de LFI qui est un parti important à gauche.

  • Les procureurs réclament des peines lourdes pour les jeunes soupçonnés de pillage, illustrant, une fois de plus, une justice de classe, quand une personne qui détourne près de 3 millions d’euros du parlement européen n’a qu’un bracelet électronique à porter. 

  • Des milices fascistes se mettent en place dans des grandes villes pour s’attaquer aux manifestants. Si nous avons des témoignages montrant des forces de l’ordre qui protègent les manifestants contre ces groupes violents, force est de constater que, dans un certain nombre de cas, elles protègent ces milices fascistes et collaborent avec elles.




  • Le premier ministre a sollicité les opérateurs Orange, SFR, Free et bouygues télécom pour qu’ils coupent éventuellement l’accès aux principaux réseaux sociaux le 24 octobre, comme cela se pratique dans certaines dictatures de la planète. Ces opérateurs s’y sont opposés, s’appuyant sur le droit républicain.

  • Et enfin, alors qu’un attentat fasciste et raciste a été commis en France, à Trappes, la communication gouvernementale sur le sujet a été en dessous de tout : alors même qu’il refuse de faire un lien entre cet attentat et la tolérance dans nombre de média et dans le monde politique pour les discours racistes, il a osé comparer ce drame à la mort d’un néo nazi lors d’une bagarre de rue. 


Toute la médiatisation “va-t-en guerre” autour des saccages et pillages favorise les candidats de l’extrême droite, mais il n’y aura bientôt plus besoin de candidats de ce champ politique pour mettre en place un état fascisant en France. 


Dans ce contexte, nous devons tous nous impliquer particulièrement dans les mobilisations. Le gouvernement n’aura jamais assez de force pour arrêter le peuple en lutte.


Un dernier point sur les difficultés pour manifester en Haute-Savoie. A Annecy, il devient extrêmement difficile de déposer un parcours de manifestation. Les blocages de la préfecture sont extrêmement nombreux, en utilisant toutes les techniques de filous possibles. Cela mobilise une énergie militante importante en termes de communication, de négociations et de recours juridiques. A Thonon, cela se passe correctement. Aussi, nous invitons chaque participant à la manifestation d’aujourd’hui à être discipliné, ne pas rentrer dans des provocations, ni à manquer de respect aux uns et autres, y compris aux forces de l’ordre. 





Communisme, barbecue, MMA… les confidences de Fabien Roussel


Le secrétaire national du Parti communiste français répond aux questions de Vincent Trémolet de Villers. De Georges Marchais à la déconnexion des candidats en passant par le pape Léon XIV qu’il aime citer, Fabien Roussel dévoile quelques éléments de son parcours qui ont forgé son caractère et ses engagements. «La plupart des candidats de la présidentielle vivent dans un vase clos et pas avec le peuple. Il faudrait garder des racines ! Revenir chez moi, pour moi, c’est essentiel. Essentiel de passer la plupart de mon temps à Saint-Amand-les-Eaux. On ne doit pas perdre ça ! Dès qu’on est enfermés dans le microcosme intellectuel parisien, on est fichu», martèle le candidat à l’élection présidentielle.