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vendredi 20 février 2026

Les transports et Transports scolaires en Chablais. - Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l'action démocratiques

INFOS CHABLAISIENNES ET NATIONALES

Les transports et Transports scolaires
en Chablais

 Tout débat sur les transports en Chablais nécessite d’inscrire celui-ci dans une vision plus globale, notamment dans un projet territorial, d’agglomération… Et c’est bien là que le bât blesse…

La décision d’entrer dans ce qui est aujourd’hui le « Grand Genève » dicte en effet les stratégies de développement. Il est à noter, là encore, que toutes les questions inhérentes à l’avenir de notre territoire et de ce fait à l’avenir des populations y résidant, n’ont jamais été l’objet d’un vaste et réel débat public. De la même manière, il nous faut inscrire ce débat dans une réalité sociétale: demande de proximité, mobilités douces, gratuité, qualité de vie, lutte contre la pollution…

En Chablais, nous sommes confrontés à la fois au relatif isolement de notre territoire avec la France (bataille pour le désenclavement) mais aussi à l’attractivité en termes d’emplois de Genève et de la Suisse en général ce qui induit ce flot continuel de véhicules sur nos axes surchargés. Force est de constater que nos élus, dans leur écrasante majorité, dans la droite ligne des années post guerre (les années Pianta) ont résisté à toute idée de développement du Chablais et son corollaire : les retards pris dans l’aménagement, notamment en termes d’infrastructures routières et ferroviaires. À ce jour, malgré la création du CEVA, il reste de nombreux points de blocage, tout particulièrement en direction de Genève et du Valais (contournement de Sciez, Douvaine … Ligne du Tonkin) et ne résoud en rien (ou si peu selon les termes même des études menées) les temps passés en voiture pour la grande masse des travailleurs frontaliers.

Pour une rupture dans les pratiques

Seule une ambition rompant avec la recherche de consensus, défiant les contraintes supposées de nécessaires économies, peut amener une vision novatrice et respectueuse, et des hommes, et de la nature.

Tendre vers la gratuité :

- de l’ensemble des modes de transport. À terme cela peut amener à de nouvelles pratiques dans l’utilisation des transports en commun, en créant à cette fin, une régie (départementale ? de territoire ?) de transports en commun.

- des zones de stationnement et en finir avec le véritable racket de certaines communes taxant les travailleurs frontaliers qui utilisent les transports en commun, et créent ainsi un impôt déguisé avec les parkings-relais !

- plus élargie des parkings souterrains dans les grandes agglomérations avec une politique visant à réduire l’impact des véhicules dans l’espace public.

La multiplicité des modes de transport et leur développement sont aussi une garantie de pratiques nouvelles, en privilégiant l’adaptabilité de ceux-ci aux pratiques, et non le contraire. Par exemple, il parait urgent de mettre sur la table la création d’une ligne de tram sur l’axe lémanique (Evian/Genève), celui-ci existait au début du siècle dernier (jusqu’à Douvaine…) avant l’avènement du “tout pétrole” et donc sa suppression au profit des véhicules particuliers… De même, n’est-il pas temps de remettre en cause le monopole de la CGN et d’aller vers la création d’une Régie publique de transports lacustres ?

La mise en place d’une nécessaire et volontariste politique d’accès aux transports doux : incitation financière à l’achat de vélos électriques, mise à disposition de véhicules électriques (location/gratuité), parc automobile des communes, …


Le PCF dénonce la violence comme
 
méthode politique. Elle tourne le dos 

à notre idéal humaniste et constitue un 

piège.


Publié le 19 février 2026

Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.

C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Nous refusons avec la plus grande fermeté toute instrumentalisation de ce drame visant à banaliser l'extrême droite, discréditer la gauche en l'assimilant à l'action de groupes violents ou détourner l’attention des urgences sociales et démocratiques.

Le PCF dénonce la violence comme méthode politique. Elle tourne le dos à notre idéal humaniste et constitue un piège. Elle nourrit l’escalade, obscurcit les responsabilités réelles et détourne des combats sociaux et démocratiques qui doivent se mener sur le terrain des idées et de l’action collective organisée. Chaque vie perdue dans un contexte de violence politique est un échec pour la démocratie et pour la République. Cela a été le cas notamment ces dernières années de Clément Meric et de Federico Martín Aramburú, morts sous les coups de l'extrême droite.

Nous condamnons les dérives de certains groupes se réclamant de l’antifascisme lorsqu’ils emploient eux-mêmes les méthodes que l'extrême droite développe depuis des décennies : organisation de milices, violences de rue, perturbations de débats ou de manifestations de salariés. Les militants du PCF et leurs locaux sont, à ce titre, régulièrement pris pour cible par l'extrême droite ou par ces groupes.

Notre parti, fort de son engagement dans les luttes actuelles, héritier d’une longue histoire politique et du lourd tribut payé par ses militant·es dans le combat contre l’extrême droite ou le colonialisme appelle nos concitoyennes et concitoyens et toutes les forces à une mobilisation sociale et démocratique de grande ampleur.

L'action de groupes se complaisant dans le recours à la violence ne saurait être assimilée à l’engagement héroïque des résistantes et résistants dans une France occupée par les nazis dans laquelle toutes les voies légales et démocratiques de lutte avaient été supprimées par le régime de Vichy.

La lutte contre l'extrême droite ne se gagnera pas par des actions minorisantes dans des affrontements entre groupes organisés pour la violence. Ces actions conduisent en effet à une exacerbation des tensions utilisée par l'extrême droite pour encourager la multiplication des ratonnades ou l’organisation de milices contre les migrants conduisant là aussi à des victimes, à des meurtres. Il ne peut, de ce point de vue, y avoir d’indignation à géométrie variable.

La lutte contre l'extrême droite progressera par une action de masse des travailleurs et travailleuses et des forces démocratiques, par une lutte sociale et politique dans les entreprises, les quartiers, par le renforcement des syndicats et partis qui combattent son projet raciste, xénophobe et par les urnes.

Le PCF continuera, pour sa part, à combattre la loi du plus fort et à agir pour la défense de l'État de droit et l'extension de la démocratie, de la justice sociale, le respect des droits individuels et collectifs, pour une République sociale, laïque et fraternelle, seule capable d’offrir une issue démocratique à un système capitaliste en crise profonde.

Il appelle toutes les forces républicaines à organiser collectivement et en toute responsabilité le débat et l'action démocratiques, à condamner sévèrement tout appel à la haine, à la violence, à la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens en fonction de leur origine ou de leur genre, permettre le débat contradictoire et protéger les droits et libertés.

Paris, le 19 février 2026  Parti communiste français.

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