Ce n’est pas un accident. C’est le résultat d’un modèle qui surexploite les ressources et les travailleurs.
« La production capitaliste ne développe la technique […] qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la Terre et le travailleur. » - Karl Marx
Pour aller plus loin, retrouvez en commentaire l’article d’Amar Bellal, pour dépasser la notion de jour du dépassement.
Et si on dépassait le jour du dépassement?, par Amar Bellal*
Ce lundi 29 juillet 2019 marque symboliquement le jour où, d’après les calculs de l’ONG Global Footprint Network, l’humanité aurait consommé, depuis le début de l’année, toutes les ressources que peut régénérer la Terre en douze mois. Une remise en perspective est nécessaire qui tienne compte des dynamiques à l’œuvre.
*Amar Bellal est rédacteur en chef de Progressistes
https://revue-progressistes.org/2019/07/28/et-si-on-depassait-le-jour-du-depassement-par-amar-bellal/?
« On a l’impression d’être utilisés, puis jetés » : à Poissy, des centaines de manifestants pour dénoncer la mise à l’arrêt de l’usine Stellantis
Après l’annonce par la direction du groupe de l’arrêt de la production automobile à Poissy d’ici à 2028 et la suppression d’un millier d’emplois, des centaines de salariés et de sous-traitants ont manifesté ce 23 avril pour revendiquer des garanties.
La colère sociale est à son comble à Poissy (Yvelines). Devant l’hôtel de ville, sous le soleil de printemps, des drapeaux rouges, violets mais aussi bleus et orange se mêlent, signe d’une unité syndicale sans précédent. Le 23 avril, les salariés de Stellantis sont venus dire non à la décision de la direction d’arrêter la production automobile sur le site à l’horizon 2028.
L’annonce est tombée le 16 avril, elle entérine la fin programmée des derniers modèles assemblés ici, l’Opel Mokka et la DS3. « Nous sommes écœurés, révoltés, mais pas étonnés, s’indigne Jean-Pierre Mercier, secrétaire général SUD du site de Poissy. Dès juin 2024, on dénonçait ce projet. »
Quatre associations de défense des livreurs à domicile ont porté plainte, le 22 avril, contre les deux plateformes. Elles entendent dénoncer un système d’exploitation généralisé
L'HUMANITÉ
Adama ne peut même plus se permettre de tenir une discussion sans être coupé. Le livreur a dû interrompre notre échange au bout de quelques minutes pour appeler un client : il venait d’arriver à destination. « Il faut travailler tous les jours pour avoir un bon revenu », résume-t-il.
Adama travaille six jours sur sept, pendant douze heures, au minimum, durant lesquelles il porte constamment un casque, qui lui cause des douleurs au cou. Le tout pour dégager à peine 1 800 euros mensuels, dans lesquels il doit piocher une dizaine d’euros par jour pour l’essence, en plus de l’assurance du scooter, du passe Navigo pour se rendre à Paris et des verbalisations ponctuelles.




