mercredi 16 septembre 2026

Fabien Roussel : « Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent » - reprenons le pouvoir sur la production !


Fabien Roussel :
« Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent »


 Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle, était l’invité de BFM. Pouvoir d’achat, mobilisations sociales, prix de l’énergie, salaires, Sécurité sociale, logement, présidentielle, rassemblement de la gauche ou encore guerre et paix en Europe : il répond aux questions d’Apolline de Malherbe et présente ses propositions pour permettre à chacune et chacun de vivre dignement. Face à la colère sociale, Fabien Roussel défend un choix : être aux côtés de celles et ceux qui se battent pour leur travail, leur pouvoir d’achat et leur dignité.

00:00 Colère sociale, pouvoir d’achat et mobilisations 04:07 Énergie : des mesures d’urgence pour faire baisser les factures 07:12 Défendre les salariés et préparer les mobilisations 09:46 « Je fais le choix de la barricade » 10:41 Salaires, TVA et défense de la Sécurité sociale 13:22 Logement : répondre à la crise plutôt que diviser 16:50 Fête de l’Humanité 19:03 Présidentielle : quelle stratégie de rassemblement à gauche ? 20:30 Guerre, surarmement et paix en Europe





Comment reprendre la main sur notre production industrielle pour répondre aux besoins sociaux et relever le défi climatique ? À la Fête de l’Humanité 2026, Éric Sellini, coordinateur CGT du groupe TotalEnergies, Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT, David Blaise, secrétaire général adjoint de la FTM-CGT, et Édouard Bénard, député PCF de Seine-Maritime, débattent des moyens de reconstruire une industrie forte au service de l’intérêt général. Formation, nationalisations, aides publiques aux entreprises, financement, droits des travailleurs, maîtrise publique et démocratique : comment redonner à celles et ceux qui produisent le pouvoir de décider de ce que nous produisons, comment et pour quels besoins ?



Catherine Ringer, la voix des Rita Mitsouko qui a marqué notre époque avec sa fantaisie, son énergie vitale et poétique
Catherine Ringer, des Rita Mitsouko, sur la scène de la Fête de l’Humanité, en 2018.
© Patrick Gherdoussi / divergence-images.com


Envie de pleurer, de chialer comme une môme, celle qui, au printemps 1985, achète au Prisu en bas de chez elle le premier 45 tours des Rita Mitsouko, entendu un soir à la radio. Marcia Baila, on ne comprend pas très bien qui est cette Marcia, ça parle de mort, celle qui assassine, qui te consume, et nous, les copains, on danse, on danse à en avoir le tournis sur ce refrain endiablé.

On a 20 piges, et on essaie de savoir qui se cache sous ce nom de groupe exotique. Sur la pochette, des fleurs, des coquelicots ou des pensées, pétales rouges, le visage de profil de Catherine Ringer, cheveux au carré avec un chignon japonisant, yeux lourdement maquillés ; derrière, en retrait, Fred Chichin semble nous regarder, comme étonné de se retrouver là.

À cet instant, on comprend que ce duo, étrange, énigmatique, va bouleverser nos vies. Un coup de foudre avec cette génération, trop jeune pour avoir vécu Mai-68, trop pleine de rêves d’un autre monde tandis que se profilent les années fric, un tournant de la rigueur qui scelle la fin de nos espérances à gauche....


Marie-José Sirach