lundi 5 mars 2018

La poste pour toutes et tous

 La dégradation du service public Postal est la conséquence des choix politiques de rentabilité financière.

A Thonon, comme ailleurs, la poste adapte son personnel aux directives nationales
La loi Quilès, les réorganisations récurrentes tous les 2 ans pour supprimer du personnel et accélérer la casse de nos droits…..

Des conséquences catastrophiques pour le personnel en CDD ou CDI dont la perte du statut de fonctionnaire nuit gravement à sa santé (lire article du Messager). L’employeur a désormais les mains libres avec la loi Macron et la disparition entre autre des CHS/CT (Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail)

Les conséquences sont catastrophiques aussi pour la population qui, en recherche de qualité de service, paie de plus en plus cher les services qui autrefois étaient financés par la péréquation tarifaire.

La communication est un enjeu de société important.
La « lecture sur papier » doit pouvoir exister aussi dans toute sa diversité.
Un journal quotidien non distribué brise la chaine du « savoir immédiat » et peut remettre en question notre abonnement et des emplois.

La modernité du service public postal ne passe-t-elle pas par la prise en compte des besoins en communication de TOUTE la population ?

Tant qu’il y aura des gens ne possédant pas Internet et e-mail,
tant que ne seront pas proposées les formations adéquates,
tant que la pauvreté ne permettra pas l’accès aux ordinateurs pour tous,
nous ne pouvons accepter la dématérialisation uniforme du courrier, de la presse, des lettres recommandées, des relevés de compte courant, Mutuelles déclaration impôt etc… ;)

C’est un enjeu de liberté ou d’exclusion, 
un véritable choix de société

qui doit orienter nos votes vers des élu(e)s dont l’objectif est la défense de
tous les services publics et celle de la défense des droits des salarié(e)s

Brigitte BAPT


NON À LA FERMETURE 
DES BUREAUX DE POSTE

Un Appel unitaire pour défendre le service public de La Poste a été lancé par 100 élus, syndicalistes et responsables associatifs. Le Parti communiste en est partie prenante et vous invite à le signer


https://www.change.org/p/appel-pour-défendre-le-service-public-de-la-poste


dimanche 4 mars 2018

Tout le monde en parle

"LES GUBOULÉES DE MARX" ET LE PCF VOUS INVITENT
à la projection débat du film de Raoul Peck


AU CINÉMA LE FRANCE



vendredi 2 mars 2018

KARL MARX

22 MARS 2018 THONON-LES-BAINS

Les Élu.e.s PCF proposent



Retraites agricoles. La loi Chassaigne attendue dans les campagnes




Les faibles pensions des retraités agricoles obligent nombre d’entre eux à poursuivre une activité. Maurice Subervie/Onlyfrance.fr
Posant le principe d’une pension de retraite à 85 % du Smic au lieu de 75 % actuellement, la proposition de loi défendue par le député PCF du Puy-de-Dôme répond à de réelles aspirations du monde paysan.
Michel Billière a fait valoir ses droits à la retraite depuis dix ans. Pourtant, cet agriculteur qui cultivait du tabac blond, de la vigne et du maïs dans son exploitation du Gers a encore passé tout l’hiver à tailler les vignes. Celles des autres. Avec moins de 800 euros de pension mensuelle, le retraité se loue comme ouvrier agricole dans les fermes voisines. « Je fais les semis, les travaux viticoles et les moissons… mais je suis moins leste qu’il y a dix ans », explique-t-il. Des loisirs ? Michel Billière en a peu. « La chasse, la pêche. Le dernier voyage que j’ai fait, c’est ma fille qui me l’a payé. » D’ailleurs, sans ces boulots saisonniers qu’il effectue autour de chez lui, ce « retraité-mais-pas-tout-à-fait » confie qu’il ne pourrait pas s’offrir ces quelques distractions. « Je suis très en colère », avoue-t-il. Alors, quand il a appris que sa retraite pourrait passer à 85 % du Smic grâce à une proposition de loi du député communiste André Chassaigne, Michel Billière s’est dit qu’il pourrait peut-être « poser un peu le sécateur ».

Un texte adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale

Un texte qui pourrait bien changer la situation de 85 000 retraités agricoles, qui verraient leur pension de retraite passer à 85 % du Smic au 1er janvier 2018 avec effet rétroactif, si le texte de loi est voté en l’état le 7 mars prochain au Sénat. Dernière étape de son processus parlementaire, puisque ce texte a été voté à l’unanimité lors de la niche des députés de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale le 2 février 2017, puis par la majorité de la commission des Affaires sociales du Sénat le 22 février dernier. Même les pensions des salariés agricoles de l’outre-mer pourront bénéficier de revalorisations, au regard de leur extrême faiblesse et des inégalités de traitement. Le dispositif leur octroie le bénéficie d’attribution de points complémentaires et l’extension du bénéfice du régime complémentaire.
« C’est une bonne chose que le Parti communiste ait pris en main cette question des retraites agricoles avec cette proposition de loi », estime Roger Tréneule, producteur de tabac à la retraite en Dordogne et secrétaire général de l’Association nationale des retraités agricoles de France (Anraf). C’est que, depuis que la profession agricole (avec les autres indépendants) a refusé de rejoindre le régime général en 1945, les pensions sont restées inférieures à celles des autres salariés. Et ce sont les paysans qui touchent les plus faibles : 700 euros par mois en moyenne, selon l’Anraf, avec une nette différence pour celles des femmes, qui ne touchent en moyenne que 570 euros par mois. Cette pension se situe bien en dessous du seuil de pauvreté (1 008 euros) et contraint les retraités de l’agriculture à se priver et à poursuivre une activité quand ils le peuvent pour arrondir les fins de mois. Une situation de détresse validée un brin cyniquement par les pouvoirs publics, puisque les anciens paysans ont l’autorisation de continuer à cultiver une « surface de subsistance » après leur retraite. Adaptée en fonction des régions et des cultures, celle-ci excède rarement 4 hectares. « On a aussi des chefs d’exploitation qui repoussent leur départ en retraite. Ça peut retarder l’installation de jeunes et les décourager », estime Roger Tréneule. Pierre Esquerré, ancien vigneron et président de l’Anraf, ajoute que, pour les retraités qui deviennent dépendants, « c’est quasiment impossible de rentrer en maison de retraite ». Et d’évoquer l’écart entre les 2 000 euros mensuels dont il faut s’acquitter pour y séjourner et les 700 euros de moyenne des pensionnés.

Un financement qui garantit l’équilibre du régime agricole

Une situation qui révoltait périodiquement mais de façon symbolique la droite et une partie de la gauche… sans que jamais les majorités au pouvoir s’y attaquent. « Il faut du courage politique pour mettre en œuvre un financement nouveau », précise André Chassaigne. De fait, la proposition de loi prévoit de surtaxer les transactions financières en augmentant la taxe déjà en place de 0,1 %. De quoi dégager les 266 millions d’euros nécessaires à la mesure. Et même de combler le déficit du régime agricole de 200 millions d’euros !

Les Élu.e.s PCF proposent











Pour sauver leur hôpital

 40 maires de la Nièvre déposent l’écharpe


Élus et population étaient déjà mobilisés le 16 janvier devant le siège de l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon, pour protester contre la menace de fermeture des urg ences des hôpitaux de Tonnerre et Clamecy. J.-C. Tardivon/MAXPPP
Les urgences de nuit sont menacées à Clamecy. Élus et habitants refusent ce nouveau coup porté au service de santé.
Le temps est suspendu à Clamecy (Nièvre) dans l’attente des annonces de l’agence régionale de santé, qui, depuis cet été, fait planer le doute sur l’avenir des urgences de nuit de l’hôpital de la ville. Une quarantaine de maires, ceux de Clamecy et des villages alen-tour, élus communautaires ont décidé de rendre leurs mandats. Leurs lettres de démission sont prêtes. Elles seront envoyées au préfet, ce jeudi. Une réunion est prévue au sein même de l’établissement le soir même, avant une manifestation à l’appel de la coordination de défense des urgences le lendemain. Les commerçants ont, eux, décidé de baisser leurs rideaux. « Quelles que soient nos opinions politiques, nous sommes tous d’accord pour défendre l’hôpital public, explique Claudine Boisorieux, maire (divers gauche) de Clamecy. Nous avons convenu de démissionner de nos mandats de maire mais de rester au sein de nos conseils municipaux. » Il y a dix ans, les élus de l’époque avaient déjà brandi leurs mandats contre la fermeture de la maternité, suivie un an plus tard par la chirurgie. S’ils avaient finalement renoncé à la démission, leur mobilisation s’était poursuivie par une grève administrative lors des élections municipales. « On nous demande d’aménager le territoire, de créer des maisons de santé pour attirer des médecins, et l’État fait du déménagement de territoire. On ne peut pas y arriver », déplore Jany Siméon, maire (sans étiquette) de La Chapelle-Saint-André et président de la communauté de communes Haut Nivernais-Val d’Yonne, qui comprend Clamecy. 
Santé. La grève des écharpes tricolores pour sauver les urgences de Clamecy
Une quarantaine de maires de la Nièvre rendent ce jeudi leur mandat municipal pour protester contre la fermeture de l’accueil médical de nuit de l’hôpital de proximité. Un geste d’exaspération face à la désertification médicale provoquée par les politiques d’austérité.
Le geste des élus traduit bien l’exaspération que provoquent les restructurations hospitalières, les disparitions de services, si ce n’est d’établissements entiers, dans les zones rurales. L’action des maires est d’ailleurs soutenue par tous les parlementaires du département, jusqu’au député LREM Patrice Perrot. « Il faut maintenir ce service de proximité », déclare-t-il à l’Humanité, sans se désolidariser de l’orientation du gouvernement et de ses budgets, qu’il a votés.
« Nous avons l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Récemment, un agriculteur m’expliquait trouver plus facilement un vétérinaire pour ses animaux malades qu’un médecin pour ses proches », raconte Alain Marchet, le président de la coordination de défense de l’hôpital public de Clamecy. Lui a cru un temps que les groupements hospitaliers de territoire (GHT) pouvaient redynamiser les hôpitaux de proximité. Il a déchanté. « C’est l’inverse qui se produit. On les vide de leurs capacités. C’était d’ailleurs le projet de Roselyne Bachelot (ministre de la Santé de 2007 à 2010 – NDLR). Un hôpital par département et des Ehpad autour. C’est gravissime. » Quitte à se mettre hors la loi, remarque-t-il. « La loi prévoit que toute personne doit pouvoir accéder à des soins en 30 minutes, or, chez nous, c’est déjà 40 minutes. »

Les urgences de nuit condamnées

La nouvelle carte d’organisation des soins condamnerait les urgences de nuit non seulement de Clamecy, mais également de Cosne-sur-Loire, de Decize (Nièvre) et de Tonnerre (Yonne). Elle est d’autant moins acceptée à Clamecy qu’un décret du 13 mars 2017 reconnaît que l’établissement nivernais remplit tous les critères d’« isolement géographique ». Peu importe, l’ARS indique à l’Humanité que des analyses de fréquentation sont réalisées « pour apporter une réponse au cas par cas, en adaptant les horaires aux besoins de la population réellement constatés ». Et ne dément pas ses projets : « Des aménagements d’organisation deviennent indispensables, compte tenu du manque d’urgentistes dont souffre la région : il est nécessaire de mieux répartir leur présence sur le territoire. »

« Ils démolissent tout »

« Il y a des subtilités de langage : le ministère dit : “On ne ferme pas les urgences.” En fait, il ne les ferme pas la journée, et la nuit, un véhicule mobile pourra se déplacer avec un urgentiste. Mais si vous allez aux urgences, vous trouverez portes closes, décrypte Jany Siméon, le président de la communauté de communes. C’est partout pareil, on dit : “Rien n’est décidé”, et quand le couperet tombe, c’est trop tard pour agir. » Claudine Boisorieux, la maire de Clamecy, se demande « en quoi la suppression des urgences de nuit réglera le déficit de 200 médecins de cette spécialité en Bourgogne-Franche-Comté évoquée par l’ARS pour justifier sa décision. Il manque 50 % des effectifs aux urgences d’Auxerre, où seraient conduits les patients de Clamecy », précise-t-elle.
« Même le chef de service et le président de la commission médicale d’établissement disent qu’ils ne pourront pas absorber le flux des 10 000 à 11 000 patients que nous accueillons par an, rapporte Alain Marchet, également infirmier aux urgences de Clamecy. Je ne me fais aucune illusion sur l’avenir des urgences de jour. Le schéma est toujours le même. On commence par la nuit, et le jour suit. Ils démolissent tout. » Il n’est pas le seul à le penser. Avec ses coéquipiers, le président de l’amicale des sapeurs-pompiers volontaires de Tannay (Nièvre), David Oudard, manifestera vendredi en tenue de feu. « Pour être visibles et défendre les pompiers volontaires, qui ne seront plus en capacité d’assurer le droit au secours, à la sécurité de tous nos concitoyens. » David Oudard évoque notamment les plus vulnérables, les personnes âgées des campagnes, isolées. « Nous sommes alertés par téléalarme de problèmes qu’elles peuvent rencontrer chez elles. Nous les conduisons aux urgences pour contrôler que tout va bien après une chute, par exemple. Là, on va les transbahuter pendant des heures. Elles devront se débrouiller pour rentrer chez elles, parfois à 60 kilomètres de leur domicile. » Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) a fait les comptes. Entre l’investissement dans le matériel (une ambulance coûte 80 000 euros) et les heures supplémentaires passées sur les routes par les pompiers, il en coûtera entre 300 000 et 400 000 euros de plus facturés aux collectivités qui financent ce service public.

« Un AVC la nuit, direct à la morgue »

Actuellement, une intervention dure en moyenne 1 heure à 1 heure 30. Si l’ambulance doit conduire un blessé aux urgences de Nevers (70 kilomètres de Clamecy) ou Auxerre (45 kilomètres), l’équipe de sauveteurs sera mobilisée trois à quatre heures. Autant de temps perdu pour d’autres malades ou victimes d’accidents. « Si vous avez un AVC la nuit dans une commune un peu éloignée, ce n’est pas la peine de vous emmener à Auxerre ou à Nevers, on peut vous emmener directement à la morgue parce que vous n’aurez pas le temps d’arriver vivant, résume Jany Siméon. On nous dit : il n’y a pas assez de fréquentation, ça coûte cher. Mais si on met des critères de fréquentation en campagne, on ferme tout. Est-ce que ça vaut le coup de mettre du bitume sur une route de 2 kilomètres qui mène à une ferme où il y a trois habitants ? Est-ce qu’on décide de ne plus s’occuper de 20 % de la population qui vit sur 80 % du territoire ? C’est un choix politique, et pour l’instant, j’ai l’impression qu’on l’a fait. » 
Journaliste


mercredi 28 février 2018

MARX, Même Pas Mort


MARX, LE COUP DE JEUNE

Pour le bicentenaire de la naissance de Karl Marx, l'Humanité entre, avec ce hors série aux contributions exceptionnelles, dans le débat toujours aussi intense autour de la pensée et de l'action du grand intellectuel et de l'homme politique allemand.


84 pages - dos carré collé


FR CADEAU: LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE