jeudi 25 juin 2026

Conseil municipal de Thonon un vœu du groupe Nouvelle ère en soutien à l'existence obligatoire des CCAS et CIAS. - LA GUERRE ENRICHIT LES RICHES. - La droite et la macronie en passe d’accorder un « permis de tuer » à la police



Conseil municipal de Thonon
un vœu du groupe Nouvelle ère en soutien à l'existence obligatoire
des CCAS et CIAS


 Michel VUILLAUME : J'ai présenté ce soir en conseil municipal de Thonon, au nom du groupe Nouvelle ère, un vœu en soutien à l'existence obligatoire des CCAS et CIAS pour que notre conseil affiche clairement son opposition à l'amendement présenté par certains sénateurs de droite proposant que l'existence de ceux-ci devienne dorénavant facultative pour les communes de plus de 1500 habitants.

Cet amendement ayant été voté en commission des lois dans le cadre du projet de loi de "simplification administrative".
Après un exposé de l'adjointe aux affaires sociales rappelant, à juste titre, l'utilité de maintenir le fonctionnement actuel du CCAS, et l'importance du rôle social de celui-ci en direction des populations les plus exposées,

le maire n'a pas jugé utile de mettre notre vœu aux voix.

Je regrette cette décision, personnellement j'y vois plutôt une manière d'attendre de voir comment tournera le vent au Sénat, et une volonté de ne pas mettre la majorité municipale en porte-à-faux avec les votes des sénateurs et sénatrices de Haute-Savoie.



Vœu- Groupe Nouvelle Ère
Pour la défense du Centre Communal d’Action Sociale et de l’action sociale de proximité
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales, un amendement adopté en commission des lois du Sénat prévoit de rendre facultative l’existence des Centres communaux et intercommunaux d’action sociale.
Une telle évolution permettrait aux communes de dissoudre leur CCAS et de reprendre directement en main leurs missions d’action sociale.Cette proposition, présentée comme une mesure de simplification, soulève pourtant de fortes inquiétudes.
Les CCAS ne sont pas de simples structures administratives. Ils constituent des outils essentiels de solidarité locale, héritiers d’une longue histoire de l’aide sociale de proximité. Présents au plus près des habitants, ils interviennent dans des situations très concrètes : accès aux droits, précarité énergétique, difficultés liées au logement, isolement, grand âge, handicap, accompagnement des familles, plan canicule ou encore soutien aux personnes les plus fragiles.
Leur spécificité tient aussi à leur gouvernance. Les CCAS associent des élus et des représentants de la société civile, notamment issus du monde associatif et des organismes engagés auprès des familles, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou des personnes en difficulté. Cette composition permet de croiser les regards, d’identifier les besoins sociaux du territoire et d’agir avec réactivité, humanité et proximité.
À Thonon comme ailleurs, l’action sociale ne peut être affaiblie au moment même où les besoins augmentent. L’inflation, le coût du logement, la précarité énergétique, l’isolement des personnes âgées et les difficultés d’accès aux droits appellent au contraire un renforcement des outils de solidarité communale. Supprimer ou fragiliser les CCAS reviendrait à réduire la capacité des communes à agir efficacement auprès des habitants qui en ont le plus besoin.
Notre ville doit défendre une action sociale de proximité, lisible, partenariale et dotée de moyens propres. Le CCAS doit demeurer un acteur central de la solidarité municipale, capable de coordonner les interventions, de soutenir les associations, d’accompagner les publics fragiles et d’anticiper les besoins sociaux du territoire.
Vœu : Le conseil municipal de Thonon-les-Bains, réuni le 24 juin 2026 affirme son attachement au Centre Communal d’Action Sociale et à son rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques de solidarité de proximité. Il demande le maintien du caractère obligatoire des CCAS dans les communes de plus de 1 500 habitants et s’oppose à toute disposition législative qui permettrait leur dissolution ou fragiliserait leur rôle.


 UNE SEMAINE DE LECTURE AVEC :

L'HUMANITÉ MAGAZINE SEMAINE DE JEUDI 25 JUIN AU JEUDI 02 juillet 2026


LA GUERRE ENRICHIT LES RICHES



La droite et la macronie en passe d’accorder un « permis de tuer » à la police

Dans un communiqué publié ce 25 juin, six organisations de défense des droits alertent sur une proposition de loi portée par Les Républicains et soutenue par le gouvernement. En présumant légal un tir policier avant même l’enquête, le texte pourrait offrir aux policiers l’équivalent d’un « permis de tuer ».

Un tir policier pourrait bientôt être présumé légal avant même que l’enquête ne l’établisse. C’est la crainte formulée par six organisations de défense des droits. Dans un communiqué commun, Save – Stop aux violences d’État, la Ligue des droits de l’homme, Amnesty International, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et Flagrant Déni – demandent le rejet d’une proposition de loi déposée par le député Les Républicains Éric Pauget.

Le texte doit être examiné à l’Assemblée nationale le 7 juillet prochain. À l’origine, il visait à reconnaître une « présomption de...