lundi 20 juillet 2026

Guerre d’Espagne : « La Seconde République n’a pas échoué. - 90 ans après le coup d'État franquiste, la bataille pour la mémoire continue. - Depuis plus de 60 ans, Cuba subit un blocus économique, commercial et financier condamné 33 fois par l'ONU. Aujourd'hui, il s'est transformé en une véritable asphyxie énergétique.

 

Guerre d’Espagne : « La Seconde République n’a pas échoué, elle a été assassinée par ceux dont les intérêts étaient menacés par une démocratisation radicale de la société »

Face au retour en force d’une interprétation néo-franquiste du coup d’État du 17 juillet 1936, l’historienne Mercedes Yusta insiste sur le processus de fascisation engagé par la droite dès 1931 pour provoquer la chute du régime républicain.


Incapable de maintenir la stabilité du pays, la Seconde République espagnole, gouvernée par le Front populaire à partir de février 1936, aurait provoqué une situation de chaos intenable ? C’est cette version de l’histoire que le régime franquiste et ses héritiers politiques ont longtemps voulu graver dans le marbre, justifiant ainsi le coup de poignard dans le dos de la démocratie que fut la tentative de coup d’État du 17 juillet.

Et le conflit fratricide qui s’ensuivit, véritable « guerre d’extermination » subie par les Républicains et continuée même après la fin des combats, sous la dictature du général Francisco Franco (1939-1977). 90 ans après le début de la Guerre, avec l’ouvrage La Guerre d’Espagne, la démocratie assassinée (co-écrit avec ses collègues François Godicheau et Pierre Salmon) l’historienne Mercedes Yusta replace les faits dans leur juste perspective face au retour en force d’une réécriture néo-franquiste des événements.

L’interprétation franquiste de l’histoire, qui s’est longtemps imposée, présente l’avènement du coup d’État comme quelque chose d’inéluctable, voire de « mérité » pour un gouvernement incapable de gérer le pays. Votre ouvrage présente un autre regard…

Mercedes Yusta

Historienne (Université Paris 8)

En Espagne, l’historiographie la plus sérieuse est revenue sur cette version dès les années 1990, sans toutefois mettre véritablement en question une forme d’équidistance entre les violences des deux camps pendant la guerre. Or, depuis quelques années on voit revenir en force dans le discours public espagnol et dans certaines publications cette version franquiste des faits, qui prétend que le coup d’État de 1936 aurait été une réaction à une situation de chaos intenable, une véritable crise de l’ordre public, et même qu’il aurait paré à une révolution bolchevique – totalement fantasmée.

Cette version néo-franquiste est servie par certains auteurs négationnistes qui n’ont pas le statut d’historiens professionnels, comme Pio Moa, qui a été récemment traduit et publié en France par l’Artilleur, une maison d’édition connue par ailleurs pour sa proximité avec les thématiques d’extrême droite (complotisme, antivax, etc).

Luis Reygada

Guerre d'Espagne : 90 ans après le coup d'État franquiste, la bataille pour la mémoire continue

Neuf décennies après le coup de force du 17 juillet 1936, le pays de Garcia Lorca refuse toujours de regarder son passé en face. Et de s’acquitter de sa dette historique envers les républicains.

Séville, Madrid (Espagne), envoyé spécial.

« Nous venons pour voir la vierge, ce n’est pas un cours d’histoire. » Pour échapper au soleil qui irradie la capitale andalouse, l’enseignante presse le pas en entraînant son groupe à travers le parvis. Non, elle n’a pas emmené ses collégiens jusqu’à la basilique de la Macarena pour leur parler de Gonzalo Queipo de Llano. Dommage.

Sa trentaine d’élèves n’apprendra rien, ici, sur celui qui fut le général en chef de l’armée du Sud. Ni les milliers de touristes qui viennent chaque année admirer le somptueux maître-autel néobaroque. Ici, rien n’indique que c’est à sa base qu’a reposé, jusqu’en 2022, le corps de celui qu’on appelait aussi le « boucher de Séville », responsable d’une répression impitoyable à l’origine de quelque 45 000 morts.

Quand les généraux franquistes se soulèvent contre la République

Un héritage qui dérange ou qu’il vaut mieux oublier pour ne pas « rouvrir les blessures du passé », selon la formule consacrée par les héritiers politiques du franquisme ? Cinq décennies après la mort du dictateur, le royaume ibérique, par la grâce de Francisco Franco, souffre toujours de problèmes de mémoire, pour ne pas dire d’amnésie.

Retour quatre-vingt-dix ans en arrière. 17 juillet 1936 : les conjurés passent à l’acte. La conspiration n’avait rien d’une rumeur, encore moins d’un complot facile à déjouer. Les troupes positionnées au Maroc espagnol sont les premières à se soulever. Largement prémédité, le coup d’État orchestré par le général Emilio Mola est bel et bien en marche, à la stupeur du gouvernement. Rapidement, les putschistes s’imposent dans plusieurs régions.




La solidarité avec Cuba se charge aussi en containers !
Dans l’Allier, les communistes s’activent pour charger un nouveau container de matériel médical à destination de Cuba : lits, chaises, équipements et fournitures indispensables.
Aux côtés de Janine Décriaud, référente départementale de la campagne Cuba, et de Sébastien Claire, secrétaire fédéral du PCF de l’Allier, les camarades sont pleinement mobilisé·es pour faire vivre cette grande campagne nationale de solidarité lancée par Fabien Roussel lors du 39e Congrès du PCF.
Avec les communistes de Paris et de nombreux camarades mobilisé·es partout en France, cette solidarité se traduit encore aujourd’hui par des actes concrets.
Face au blocus criminel qui frappe durement le peuple cubain et prive notamment les hôpitaux de matériel essentiel, nous continuons d’agir.
✊ Vous aussi, participez à cet élan de solidarité et aidez-nous à financer l’envoi de nouveaux containers vers Cuba.
🇨🇺 Faites un don sur : uncontainerpourcuba.fr

Depuis plus de 60 ans, Cuba subit un blocus économique, commercial et financier condamné 33 fois par l'ONU. Aujourd'hui, il s'est transformé en une véritable asphyxie énergétique.
Plus de 100 000 opérations sont reportées, dont 30 000 concernant des enfants. Les hôpitaux manquent de matériel, les coupures d'électricité se multiplient et même 3,5 millions de seringues destinées à un hôpital cubain sont actuellement bloquées.
La France condamne le blocus à l'ONU... mais refuse toujours d'agir pour faire respecter sa propre souveraineté face aux lois extraterritoriales des États-Unis.
Nous exigeons :
🇨🇺 La levée immédiate du blocus.
🇨🇺 Le retrait de Cuba de la liste américaine des États soutenant le terrorisme.
🇨🇺 Des actes concrets pour permettre l'acheminement de matériel médical et humanitaire.
📍 Rendez-vous le 25 juillet à 14h30
Place Jacques Rueff (Champ-de-Mars), Paris
Un rassemblement politique et festif pour dire non au blocus et oui à la solidarité internationale.

👉 Agissez avec nous : https://uncontainerpourcuba.fr/





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