jeudi 13 août 2026

Chablais et Haute-Savoie : Des fermetures de classe tout azimut dans les écoles . - Le malaise social chez les pompiers

Chablais et Haute-Savoie

Des fermetures de classe tout azimut

dans les écoles 


La procédure budgétaire

Rappelons que, tous les ans, le parlement fixe le budget de l’Education Nationale, souvent sur proposition du ministère. Charge ensuite aux recteurs dans les Académies, aux DASEN dans les départements, de répartir la pénurie, en ouvrant quelques postes là où les effectifs d’élèves augmentent, en en fermant là où ils baissent de trop.



Le contexte de la rentrée 2026

Pour la rentrée 2026, l’Etat a donc décidé de baisser le budget de l’Education Nationale dans le premier degré de 1891 postes, prétextant la baisse des élèves annoncée au plan national, alors que cette baisse aurait pu être, au contraire, le moyen enfin attendu d’améliorer les taux d’encadrement des élèves.

Le Ministre a par ailleurs rappelé que le remplacement des enseignants absents ne serait pas une priorité pour la création de postes de remplaçants (rappelons pourtant que dans le 1er degré, les élèves des enseignants absents sont systématiquement gardés à la maison ou répartis dans les autres classes, souvent en fond de classe. Il n’y a pas de salle de permanence ou de CDI comme au collège).

Et en Haute-Savoie ?

On peut compter qu’il manque en moyenne, dans notre département, 70 postes de remplaçants pour assurer la continuité du service public d'Éducation dans les écoles primaires (70 enseignants non remplacés régulièrement en 2025-2026). A ce jour, aucune création de postes de remplaçant pour améliorer ce service n’est prévue…

Concernant les postes d’enseignants, la Haute-Savoie perd des postes pour la première fois depuis des décennies (2,5 postes). Certes, elle perd aussi des élèves (-903 élèves), mais rappelons que la Haute-Savoie est un des derniers départements de France concernant le taux d’encadrement des élèves, et que la France est un des derniers pays d’Europe concernant ce même taux.

C’est alors que, dans ce contexte déjà tendu, l’institution scolaire a décidé qu’une majorité de postes ouverts en Haute-Savoie seraient des postes administratifs ou, du moins, non devant élèves (26 postes sur 50 ouverts !). Cela a mis le feu au poudre avec les organisations syndicales représentatives (FSU, UNSA, CFDT et FO) qui ont toutes décidé de boycotter les instances de répartition des postes. Une première en Haute-Savoie, là aussi.

Donc, pour l’instant, dans le Chablais

Parlons concrètement. Dans ce contexte mortifère, plusieurs fermetures d’une classe ont lieu dans le Chablais : à Fessy, Maxilly, Douvaine, Margencel, Sciez et Allinges. D’autres écoles, aux effectifs chargés, n’ont pas pu avoir d’ouverture de classe. Et évidemment, aucun poste de remplaçant n'est créé.

Le DASEN de Haute-Savoie a encore quelques postes en réserve sous la main pour faire face aux urgences de la rentrée 2026 (environ 7 postes pour l’ensemble des écoles primaires du département). Pas d’amélioration significative à attendre de ce côté donc.

Que faire ?

Le PCF considère que c’est un tout autre budget qui aurait dû être voté au parlement, pour les écoles publiques et pour tous les services publics. Le PCF du Chablais apportera son soutien aux parents et personnels qui souhaiteront défendre leurs écoles dans les prochaines semaines.


Bureau du PCF Chablais



Le malaise social chez les pompiers 
est un signal d’alerte de la dégradation 
des services publics


On connaît la propension de nos gouvernants à vouloir minimiser, invisibiliser ou folkloriser les grèves afin de mieux les neutraliser. Ils auront pourtant bien du mal à éluder le message porté par celle des pompiers, tant il est reçu positivement dans l’opinion publique. Voilà des fonctionnaires qui exercent leur métier dans des conditions indignes au regard des services qu’ils rendent à la société. Certes, le néolibéralisme a tout fait pour que les serviteurs du bien commun soient maltraités. Les enseignants ou les soignants, entre autres, en savent quelque chose. Mais la force des images des incendies a placé les pompiers sur le devant de la scène et rendu leur condition encore plus insupportable.