vendredi 19 mai 2017

Unité de la Gauche

Contributions et débats


Hôpitaux du Léman : M. Francina refait l'histoire

Ma réaction à l'interview de Marc Francina aujourd'hui dans le Dauphiné lorsqu'il aborde le dossier des Hôpitaux du Léman


Défense des Hôpitaux du Léman : 
Marc Francina refait l'histoire...

Dans son interview d'aujourd'hui au Dauphiné Libéré, Marc Francina député (LR) sortant et candidat suppléant de Patricia Mahut affirme, avec son aplomb habituel, avoir lutté sans relâche durant ses mandats pour la défense des Hôpitaux du Léman, et en particulier d'avoir sauvegardé un établissement de soins sur Evian avec la MGEN.
Marc Francina arrange l'histoire à sa façon.
Pour rafraîchir la mémoire du député et des divers candidats de droite, il convient de refaire l'historique de cette fusion hospitalière imposée dès 1995 par le plan Juppé et mis en musique par le tout nouveau directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH) avec l'appui des deux maires nouvellement élus ; Jean Denais à Thonon et Marc Francina à Evian, nommés respectivement vice-président et président du Conseil d'Administration commun.
« L'accord équilibré » de 1996, résultat du chantage au financement d'un nouveau plateau technique sur Thonon, prévoyait un pôle médical sur Evian et un pôle chirurgical à Thonon ainsi que l'obstétrique. Celui-ci imposait une fermeture rapide de la maternité d'Evian, bientôt suivie de celle du bloc opératoire, puis des urgences.
Dans le même temps, les suppressions de lits et de postes étaient mis dans la balance par l'ARH pour accorder les financements des travaux thononais. Marc Francina, comme Jean Denais, ayant appuyé ces mesures en Conseil d'Administration au nom de la sauvegarde des Hôpitaux du Léman, discours qu'ils tiendront pendant 20 ans en accompagnant la casse programmée...

Aujourd'hui Marc Francina se vante d'avoir réussi à garder un établissement de soins sur Evian. Si celui-ci existe, ce n'est certainement pas grâce à son action puisqu'il proposait à l'époque avec Jean Denais que le bâtiment de l'hôpital d'Evian soit vendu à un groupe de fonds de pension américain envisageant d'y créer un « centre d'étude sur le vieillissement ». Autrement-dit, un établissement pour personnes âgées friquées. Ce qui provoqua un tollé du corps médical des HDL qui voyait ainsi fondre toute possibilité d'obtenir des lits « d'aval » dits « de soins de suite et de rééducation » indispensables pour éviter l'étouffement de l'hôpital par manque de lits.

Dans la même période, la MGEN (Etablissement mutualiste d'hospitalisation privée non lucrative participant au service public)se trouvait en grande difficulté sur Saint-Jean d'Aulps, avec un bâtiment voué à disparaître. Ceci pouvant compromettre son existence ainsi que la centaine d'emplois y afférants. Dans ce contexte, l'urgence était de proposer à la MGEN de reprendre le bâtiment d'Evian, permettant ainsi un transfert des activités de soins de suite et de rééducation à proximité des HDL, une convention avec l'hôpital plus importante, et la sauvegarde des emplois du Centre Alexis Léaud.
Immédiatement, en accord avec la direction des HDL de l'époque et le président de la Commission Médicale d'Etablissement, les élus CGT des HDL contactaient leurs homologues de la MGEN nationale, ceux-ci appuyant le dossier de rachat du site d'Evian à leur comité central d'entreprise.
Ce contre-projet, mis au vote du Conseil d'Administration des HDL, l'emporta de justesse face au projet porté par Marc Francina et Jean Denais. Ainsi, l'implantation d'un groupe de santé privée, très lucratif, ne répondant en rien aux intérêts des usagers du service public hospitalier du Chablais était écartée. Les faits sont précis et facilement vérifiables.

Enfin, comment passer sous silence la responsabilité politique du député sortant qui a voté à Paris toutes les lois Juppé, Bachelot, et les lois de finance de la Sécurité Sociale imposant à Thonon les politiques d'austérité à l'hôpital, les restructurations à marche forcée, les suppressions d'emplois...
Triste jeu d'équilibriste...
De même, comment aujourd'hui le Parti Socialiste pourrait-il être dédouané de ses responsabilités d'avoir poursuivi cette politique depuis 2012, en l'aggravant même avec la loi Touraine qui créé les Groupements Hospitaliers de Territoires et accélère l'éloignement des lieux de soins des populations, tel que le prévoit, par exemple, le transfert des lits de psychiatrie thononais vers La Roche sur Foron ?
Rappelons que seuls les députés communistes et Front de Gauche ont combattu le maintien de la tarification à l'activité et voté contre les lois Hôpital-Patients-Santé-Territoire (Bachelot) et Touraine, tout en apportant des propositions concrètes de financement alternatif (voir nos articles précédents sur le blog http://lesgibouleesdemarx.blogspot.com).

Ces propositions, les candidats du Front de Gauche soutenus par le PCF aux élections législatives Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC les porteront le 11 juin, avec un projet de nouvelle organisation sanitaire co-construit par les usagers et les professionnels de santé du Chablais autour de centres de santé publics dans chaque territoire fonctionnant en lien avec un hôpital pivot du dispositif.
Le 11 juin le choix est clair, pour nous c'est L'Humain d'abord !



Michel Vuillaume

mardi 16 mai 2017

Chablais: un dernier appel 
pour l’union de la gauche aux législatives




Déclaration de la fédération de Haute-Savoie du PCF

Faisons gagner le progrès social
Depuis des mois, les communistes s'engagent pour rassembler les forces disponibles à gauche. C'est pour cela qu'ils ont choisi de soutenir jean-Luc Mélenchon, à l'élection présidentielle, et cherché à élargir le rassemblement pour disputer le second tour.
Depuis quinze jours, ils s'activent pour que la formidable dynamique qui s'est exprimée à la présidentielle se concrétise aux élections législatives.
Nous ne voulons pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron pour mener sa politique de casse sociale, qui débuterait par le démantèlement du code du travail par ordonnances.
Nous ne voulons pas laisser le Front national s'ériger en opposition.
Nous voulons incarner l'alternative, l'espoir du peuple dans un véritable changement. Nous voulons être utiles, être à la hauteur des attentes populaires, et de la formidable promesse du 1er tour.
Nous refusons le gâchis de la division, nous ne nous y résignons pas. Le résultat de l'élection présidentielle nous confère d'importantes responsabilités.

Face à l'extrême droite notamment mais aussi pour créer les meilleures conditions de victoire pour contrer Macron et combattre droite et extrême droite, il y a urgence.
Dans la Haute-Savoie, le Parti communiste prend ses responsabilités comme partout dans le pays. Malgré l'absence d'accord national, que nous continuons de proposer, en particulier à la France insoumise, nous avons décidé de retirer sans attendre deux de nos candidat-e-s pour faire la preuve que notre volonté ne se paye pas de mots.
Nous le faisons dans les 3e (La Roche – Bonneville) et 6e (Mont Blanc) circonscriptions.
Nous le faisons pour que la gauche qui entend combattre la politique libérale de Macron puisse être qualifiée au second tour. Partout où nous nous présenterons, ce sera pour incarner le meilleur rassemblement possible à gauche.
Nous appelons chaque force à prendre ses responsabilités à gauche pour permettre une bonne représentation des idées de progrès social, démocratique et écologique. Nos programmes ne sont pas si éloignés, pour justifier une telle dispersion dans une situation aussi grave.
Partout les communistes sont mobilisés pour mettre fin aux politiques d'austérité et aux politiques libérales, pour rendre la politique utile à nos vies. Faisons-nous entendre aux législatives. Faisons entrer le peuple à l'Assemblée nationale !

Meythet le 12 mai 2017


Rassemblons nous C'est possible!
 le mardi 16 mai 2017 place cadenat, belle de mai, Marseille


 "Macron lance 
une véritable OPA sur la droite"


Patrick Apel-Muller :

mercredi 10 mai 2017

rupture des discussions entre le PCF et FI

Pierre Laurent "Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise"
MERCREDI, 10 MAI, 2017

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.  Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.


Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.
Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?
Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 10 mai 2017.

lundi 8 mai 2017

Maurice Ulrich : "A l'Assemblée nationale, la seule force d'opposition réelle sera la gauche"


Maurice Ulrich, éditorialiste à l'Humanité, analyse la victoire d' Emmanuel Macron à l'élection présidentielle.

Déclaration de Pierre Laurent suite au deuxième tour :

Ce soir, la candidate du Front national n'est pas élue. C'est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.
Nous, communistes, sommes fiers d'avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu'elle continue à menacer la République et son unité.
Nous n'en voulons à aucun prix, ni aujourd'hui, ni demain.

Mais ce soir, notre coeur n'est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l'égalité. Marine Le Pen, avec 35 % , obtient 14% de plus qu'au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C'est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs.

Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l'avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l'extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d'un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l'humain d'abord » et s'attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d'une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d'écologie, de paix et d’égalité.

Ces choix politiques de progrès, ce n'est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d'abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen.
Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays.



Ce qui reste à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d'une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l'emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie.

Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l'extrême-droite.

C'est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n'est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l'Assemblée nationale une forte représentation nationale.
Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d'extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l'attente et à l'espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s'ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner.
  
Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n'est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n'est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d'élu-e local-e.
Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l'extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d'aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

Concrétisons ainsi la promesse d'une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.


Pierre Laurent, 
secrétaire national du Parti communiste français


Patrick Apel-Muller : « Les electeurs ont d'abord voté pour battre Marine Le Pen »


Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, livre ses premiers commentaires suite à la victoire d’ Emmanuel Macron à l’élection présidentielle



vendredi 5 mai 2017

Actu' du 4 mai

Le 7 mai : on bat Le Pen 
et le 8 mai on combat Macron



Marine Le Pen : 
coquille vide, 
xénophobie et démagogie populiste


A quelques heures du deuxième tour de l'élection présidentielle, le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre 
à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.
Réalisation : Abrahim Saravaki




jeudi 4 mai 2017

Dans la transparence

Communiqué de presse du PCF 74

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle.

Tout doit être fait d’ici là pour barrer la route de l’Élysée à Marine Le Pen, pour stopper sa progression, en voix et en pourcentage. L'abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix.

Le 7 mai nous invitons à voter contre elle et mettre son résultat le plus bas possible en utilisant le seul bulletin restant à disposition, le bulletin Emmanuel Macron.

Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives. Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d'ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective.

Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron.

Nous voulons une majorité pour changer.
Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu'il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays.

La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront. Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas au futur Président de la République.

Les communistes n'ont cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd'hui. Nous nous réjouissons que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies.

Nous leur proposons de présenter dans chacune des six circonscriptions de Haute-Savoie une candidature commune, seule capable de porter le plus loin possible le résultat. Présenter des candidatures multiples serait incompréhensible pour les 67.077 femmes et hommes qui, en Haute-Savoie, ont porté leur vote sur Jean-Luc Mélenchon. Cela briserait l'espoir né le 23 avril, et pourrait conduire nombre d'entre elles et eux à ne pas prolonger, le 11 juin, leur vote du 23 avril. Cela conduirait inévitablement à l'éparpillement et à des résultats calamiteux. Cela assurerait la droite de conserver son hégémonie dans notre département et laisserait l'extrême droite se prétendre seule opposante. Les communistes ne peuvent s'y résoudre.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif d'amplifier la dynamique et qualifier nos candidates et candidats pour le second tour. Le temps presse.

Je suis disponible pour engager sans attendre les discussions dans ce but. Les communistes ont rendu publiques leurs candidatures. Nous sommes prêts à en retirer certaines aussitôt qu'un accord respectant chacune de nos forces aura été trouvé. Ensemble, nous pouvons réussir.

Meythet le 4 mai 2017

Loris Fontana Secrétaire départementale du PCF

 lettre de Pierre Laurent 
à Jean-Luc Mélenchon

Monsieur Jean-Luc Mélenchon
France insoumise
43, rue de Dunkerque
75 PARIS

Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades,

Ce courrier fait suite à notre rencontre nationale qui s'est tenue hier. Je l'écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c'est-à-dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives : c'est ce que souhaitent nos électrices et électeurs qui ne veulent pas courir le risque de voir un député macroniste, de droite ou d'extrême droite élu dans leur circonscription à cause d'une division de nos forces.
C'est le seul chemin qui peut permettre de concrétiser l'objectif que tu as énoncé dimanche et que je porte aussi au nom du PCF, d'une majorité législative prolongeant le score du 23 avril.
Cet objectif prendra d'autant plus de force dimanche soir, après le résultat du second tour qui aura renforcé Emmanuel Macron et Marine Le Pen, rendant plus menaçant encore le poids du Front national. Nous aurons plus encore la responsabilité de prolonger la promesse du 23 avril.
En métropole, ton résultat a été en tête de tous les autres dans 58 circonscriptions, il devance Macron dans 56 autres et il a dépassé sa moyenne nationale de 19,6 % dans 155 autres circonscriptions. C'est un potentiel de mobilisation à conforter ensemble.
Pour parvenir à nous mettre d'accord, nous sommes dans l'urgence. Mais nous pensons que c'est possible d'ici dimanche.
Hier, nous vous avons fait une proposition qui permettrait de rassembler nos forces dans le maximum de circonscriptions, sous la bannière commune « la force du peuple à l'Assemblée nationale ». Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous.
Vous avez contesté puis refusé cette proposition, objectant qu'elle risquait de « détricoter » ce que vous avez construit avec la France insoumise, confirmant que, pour vous, l'unique
cadre national de rassemblement possible restait dès lors la France insoumise.
Nous continuons de penser que seul un cadre acceptable par tous, donc respectueux de FI comme du PCF et des autres forces créera la dynamique la plus efficace.
Je vous renouvelle donc cette proposition, en apportant des précisions utiles à lever les objections que vous nous avez opposées.
En premier lieu, notre proposition permet bel et bien de résoudre la question du label commun, c'est-à-dire de l'unité nationale de campagne, qui vous préoccupe à juste titre. Et nous sommes prêts, d'ici dimanche, à avancer avec vous sur la question de l'identification nationale de nos candidat-e-s, en nous mettant au travail dans les heures qui viennent.
Deuxièmement, sur la question du programme, il va de soi pour nous qu'en cas de majorité parlementaire, l'Avenir en commun constituerait le socle de cette majorité et de l'action gouvernementale.
Bien entendu, dans la mise en œuvre de l'action gouvernementale, toutes les forces qui auront contribué à ce succès feraient valoir leur apport et leurs propositions. Aucun d'entre nous ne veut des députés soumis à l'Exécutif national.
Nos propositions, rassemblées dans « La France en commun », comme l'action de nos députés, seraient dès lors une contribution constructive à ce socle gouvernemental. Il n'y a donc aucun brouillage dans l'addition de nos idées mais, au contraire, les bases d'une majorité gouvernementale solide, riche de sa diversité et inventive.
Je vous le redis : si vous étiez d'accord pour travailler dans ce sens, cela ouvrirait la possibilité de présenter ensemble un maximum de candidatures communes, en travaillant sur la base du principe « un pour un » que vous nous avez proposé, en recherchant la candidature maximale pour gagner dans chaque circonscription.
Si vous persistez dans votre refus, nous le regretterions vivement car cela nous conduirait les uns et les autres à présenter des candidatures concurrentes, ce qui ferait trop souvent le jeu de nos adversaires politiques.
Vous savez comme nous que cette situation serait contraire au souhait de nos électrices et électeurs et, surtout, mettrait en péril la possibilité de gagner de nombreux député-e-s, et donc la possibilité de constituer une majorité de gauche nouvelle.
Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu'en cas de refus d'un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d'examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.
Nous avons travaillé avec nos fédérations réunies ce matin une liste de 30 circonscriptions en ce sens, dans lesquelles le PCF propose le retrait de vos candidats, et bien que les fédérations du PCF sont disposées à aller beaucoup plus loin comme elles vous le font savoir localement.
A vous évidemment de faire la proposition des 30 circonscriptions où vous souhaitez notre retrait. Notre liste a été arrêtée selon les principes suivants, que nous vous avons exposés en toute transparence :
- elle ne contient pas les circonscriptions où le PCF dispose d'un -e député-e sortant-e : vous connaissez le travail qu'ils ont réalisé, leur implication contre la politique Hollande-Valls, leur proximité avec les habitant-e-s . Elles sont légitimes à se représenter ; nous en prenons la responsabilité, en souhaitant évidemment qu'elles ne soient pas concurrencées par un candidat FI. Ce choix vous appartient.
- notre liste est bâtie à partir des territoires et des rapports de force locaux, notamment là où les candidatures proposées par le PCF apparaissent les mieux placées pour gagner. Compte-tenu du nombre d'autres circonscriptions où les possibilités de victoires sont réelles, un accord équitable est tout à fait possible sur ces bases.
Vous l'aurez compris, nous souhaitons une réunion demain, pour entendre votre réponse à notre première proposition précisée dans cette lettre et examiner, sinon, dans le détail, la proposition plus limitée.
Si vous acceptez le principe de cette réunion, nous vous communiquerons avant celle-ci la liste de nos propositions. Vous pourriez en faire de même. Cela rendrait sûrement notre réunion plus efficace encore.
Dans l'attente de votre réponse, recevez, Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades, mes salutations fraternelles.


Pierre Laurent

mardi 2 mai 2017

Le 7 mai, "Il faut éviter la catastrophe !"

MARINE LE PEN C'EST LE CAPITALISME PLUS LE FASCISME
Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d'un idéal collectif suprême. Il s'oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l'État républicain garant des droits individuels.


Mgr Gaillot : "Montrer de quoi est capable le Front national"


PCF. Nette consigne contre l’extrême droite
Pierre Laurent a appelé, hier, à barrer la route à « l’imposture FN »« Ce n’est en aucun cas une once de soutien à Emmanuel Macron. » 



1er mai anti-FN : "Il faut éviter la catastrophe !"