Le PCF condamne fermement l'annonce du président étatsunien Donald Trump de l'instauration d'un blocus naval contre le Venezuela, en violation du droit international. Il s’agit d’un exercice de force illégal contre un État souverain.
C'est une nouvelle et grave étape qui est désormais franchie dans l'offensive menée par Trump contre le Venezuela, après des années de mesures coercitives unilatérales et, au cours des derniers mois, le déploiement d'importants moyens militaires dans la mer des Caraïbes et le meurtre de dizaines de personnes par des frappes aériennes.
Ces sanctions frappent en premier lieu le peuple vénézuélien, déjà exsangue.
Nous le réitérons : les prétextes invoqués pour justifier ces attaques (lutte contre le narcotrafic, défense de la démocratie) ne trompent personne. Il s'agit bel et bien d'une agression impérialiste dans sa forme la plus crue, visant à rétablir la férule des États-Unis sur ce qu'ils considèrent comme étant leur arrière-cour.
Si elle s'exprime de la façon la plus brutale contre le Venezuela, cette agression concerne toute l'Amérique latine et la Caraïbe, comme l'ont récemment montré les ingérences directes dans les élections en Argentine ou au Honduras, les menaces contre la Colombie et l'aggravation du blocus de plus de 60 ans contre Cuba.
Nous l'affirmons clairement : les pays d'Amérique latine ne sont l'arrière-cour de personne ! Ce sont des peuples et des nations souverains, dont l'intégrité et les droits doivent être respectés et défendus par la communauté internationale dans son ensemble. Le peuple vénézuélien, qui doit pouvoir décider librement, démocratiquement et souverainement de ses destinées, sans ingérence, ni politique répressive.
Le PCF renouvelle son soutien au peuple vénézuélien et aux peuples latino-américains qui luttent pour leur liberté et leur dignité. Il appelle le gouvernement français à agir concrètement, avec d'autres, pour mettre un terme à cette agression et défendre le droit international, instrument essentiel de la paix dans le monde, piétiné par les puissances impérialistes et réactionnaires.
Paris, le 19 décembre 2025.Parti communiste français.
Drogues, pétrole, missiles au Venezuela. Est-ce bien la cocaïne ou le PIB ? par Vladimir Caller
Je viens de terminer un petit livre de 166 pages qui a un seul objectif. Inciter les Français et en particulier les communistes à mesurer la propagande dont ils sont victimes. A partir du relatif succès de notre livre collectif sur la Chine : Quand la France s’éveillera publié chez Delga, j’ai fait un bilan politique de cette expérience et en particulier le mur de censure qui s’était dressé, y compris de la part de l’Humanité et de la Marseillaise. Mais nous ne sommes pas seuls à affronter cette propagande et c’est d’ailleurs pourquoi en fin de cet article qui rétablit les FAITS sur l’économie vénézuélienne, il y a un interview de Jacques Baud qui subit un interdit pour avoir osé dire la vérité. Paradoxalement, je suis optimiste sur la situation, la faillite et la guerre dans lesquelles cette propagande nous entraîne, il y a une tentative de répéter l’opération de la guerre froide mais celle-ci se heurte à une toute autre réalité. Aujourd’hui faire prendre conscience de cela et de la manière dont nous sommes parvenus à subir un tel pilonnage me parait la première nécessité. Il va y avoir quelques jours : Noël, le nouvel an, la trêve des confiseurs, mais chacun sent bien l’atmosphère étrange donc il s’agit de poursuivre et d’amplifier parce que 2026 exigera une mobilisation encore accrue (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Elle-même a éprouvé l’arbitraire, le racisme du système judiciaire américain et fait l’expérience de l’incarcération. La mobilisation internationale et victorieuse pour sa libération, dans les années 1970, a fait d’elle une figure du combat pour l’émancipation.
Angela Davis a consacré sa vie à la lutte pour une société sans prison, à mettre au jour les filiations entre le système pénal esclavagiste et le système carcéro-industriel présent. Avec Abolition. Politiques, pratiques, promesses (Au diable vauvert, 2025, 400 pages, 25 euros), elle publie une synthèse éclairante de ses travaux sur le sujet.
À partir de cette réflexion, et dans une perspective révolutionnaire, elle invite à penser, pour mieux les défaire, l’enchevêtrement de l’exploitation économique, de l’oppression sexuelle et de la violence raciste.
Vous appelez à penser l’abolition comme un mandat pour inventer une organisation sociale qui rendra obsolète la prison, la peine carcérale. Pourquoi faut-il penser ensemble l’abolition de la prison et celle du racisme, du patriarcat, la sortie du capitalisme ?
Le mouvement abolitionniste, tel qu’il a évolué, en particulier aux États-Unis, est très ancré dans le mouvement contre le racisme. C’est pourquoi nous voyons tant de travaux universitaires consacrés au lien entre l’emprisonnement et l’esclavage. Nous ne pouvons pas nous faire une idée claire de la nature du racisme si nous ne sommes pas attentifs à ses éléments structurels. Le système carcéral est l’un des exemples les plus frappants, sinon le plus frappant, de racisme structurel.




