Militarisation : quelle différence entre police et armée ? Avec Mathieu Rigouste
Vitrine de la sécurité intérieure pour les uns, « salon du prêt-à-tuer » pour les autres, Milipol avait lieu mardi 18 novembre, comme tous les deux ans, au parc des expositions de Paris-Villepinte, sous l’égide du ministère de l’Intérieur.
Pour en parler, Alexandre Fache, journaliste à l'Humanité, reçoit Mathieu Rigouste, le sociologue qui démonte depuis vingt ans les mécaniques de la violence d’État et de la violence impériale, observe leurs intrications, leurs cibles, leurs armes, leurs stratégies, les industries auxquelles elles donnent corps, mais aussi les mouvements populaires qui leur résistent.
Cette vidéo est un extrait d'un entretien à voir ici : 5 ans de violences policières en France résumés en une cartographie… alarmante
Pour ce nouveau « regard de cartographe », Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS en sciences de l’information géographique, nous invite à découvrir sa carte interactive des signalements de violences policières. Voici ce qu’elle révèle.
Violence policières, bavures, brutalités… Peu importe les mots, les faits sont édifiants : gazage en manifestation, coups de matraque à la tête, coups de poings gratuits, humiliations, insultes sexistes, jets de grenades, arrestations arbitraires, insultes racistes, mutilations, violences envers des exilés, etc.
Au total, ce sont 5 019 signalements qui ont été recensés entre le mois de novembre 2018 et le mois de juin 2023 par le projet violencespolicieres.fr, parmi lesquels on compte 542 victimes graves ayant nécessité une prise en charge médicale.
