samedi 24 octobre 2026

Interdiction de manifester en Haute-Savoie le 24 octobre : le gouvernement fait le choix de l’autoritarisme - .Le racisme tue. - Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national. - Trappes et La Verrière : le racisme tue

Interdiction de manifester en Haute-Savoie le 24 octobre : le gouvernement fait le choix de l’autoritarisme

 


A la veille de la nouvelle journée de mobilisation du samedi 24 octobre, la préfecture de Haute-Savoie a pris un arrêté visant à interdire les manifestations à Annecy et à Annemasse. Ce choix fait suite aux annonces d’Emmanuel Macron selon lesquelles « la recommandation générale c’est qu’il n’y ait pas de manifestations dans les jours à venir ».

Après plusieurs semaines passées à ignorer la mobilisation de la jeunesse, à la réprimer dans la violence, le pouvoir macroniste aux abois fait désormais le choix de l’atteinte aux libertés fondamentales en bafouant un droit essentiel, celui de manifester.

La fin du conflit ne passera que par la réponse aux revendications légitimes de la jeunesse et des travailleur.euse.s du pays.

Le gouvernement, en défenseur fidèle des intérêts de la bourgeoisie, fait aujourd’hui le pari de mettre fin au mouvement de contestation par l’utilisation de la violence et par la sortie de l’État de droit. Cela crée des précédents qui à très court terme peuvent précipiter le pays vers le fascisme. Il fut un temps où la bourgeoisie criait en cœur « Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Cette même bourgeoisie est aujourd’hui prête à jeter tout ce qu’il reste de libertés fondamentales pour ne pas lâcher un seul de ses petits avantages. Le macronisme apparaît tous les jours un peu plus comme un marchepied du RN.

La fédération du PCF de Haute-Savoie dénonce vivement ces interdictions de manifester dans notre département.

Nous réaffirmons que le gouvernement doit sans plus attendre répondre aux revendications légitimes de la jeunesse et des travailleur.euse.s. En l’absence de telles réponses, nous appelons tous les lycéen.ne.s, étudiant.e.s, travailleur.euse.s, chômeur.se.s et retraité.e.s à poursuivre et amplifier la mobilisation d'ici au 5 novembre, en soutenant l'appel syndical à généraliser la grève. Les communistes du département seront pleinement impliqué.e.s dans la construction des luttes pour gagner sur nos revendications et mettre en échec les dérives autoritaires de ce gouvernement.




Le racisme tue.




J’alertais encore hier devant matignon du risque que fait planer la montée de la haine raciste et anti musulmans.

Le souvenir des années 30 nous guette.

Plein soutien aux victimes et à leur proches, exigeons la justice.




Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national.


Aujourd'hui à Orléans, plus de 10 000 personnes rassemblées pour dénoncer la venue du Rassemblement national.

Face à la menace que représente l'extrême droite dans notre pays, les communistes continuent de se mobiliser.



À Orléans, Ian Brossat, sénateur communiste, a pris la parole pour dénoncer la haine raciste.

Au nom du PCF, il a alerté sur le danger que fait peser l’extrême droite en France et sur l’importance de lutter contre les discours haineux.

Fusillades à Trappes et Verrières : à gauche, la colère et l’effroi

Les dernières semaines, la fachosphère et tous ceux qui jouent avec le racisme se sont déchaînés, au rythme des manifestations lycéennes. Pour beaucoup d’élus de gauche, cela a créé un climat propice aux fusillades des Yvelines, ce matin.

Le racisme tue, et les responsables sont ceux qui jouent avec cette matière hautement inflammable, remarquent la plupart des personnalités de gauche qui réagissent après les tueries de Trappes et de Verrières, ce vendredi 23 juin.
À commencer par le maire, Ali Rabeh, qui estime que les discours qui stigmatisent les musulmans et les habitants des quartiers populaires « font des morts ».

Matthieu Bolle-Reddat, Secrétaire général de l’Union Départementale CGT des Yvelines, était dans son local syndical quand la fusillade a commencé....



Publié le 23 octobre 2026

Ce vendredi matin, un homme a ouvert le feu sur plusieurs personnes à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans a été tué, quatre autres personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans très grièvement. 
Le PCF adresse ses pensées les plus fraternelles aux familles et aux proches des victimes. Le PCF, ses militants, ses élus se tiennent aux côtés des habitantes et habitants des deux communes, frappés par cet attentat dont les motivations racistes font peu de doutes.
En effet, le Parquet national antiterroriste vient de se saisir de l'enquête, notamment pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d'une motivation raciste.
Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur les motivations de l'auteur présumé, son parcours et ses éventuelles complicités. 
La gravité de ces qualifications nous oblige. 
Ce drame survient à un moment de l'histoire de notre pays où les paroles racistes se banalisent, où les préjugés et les discours de haine se multiplient de la part de l'extrême droite et de la droite extrême. 
Un climat mortifère phagocyte le débat public, entretenu aussi bien par des chefs d’État étrangers, comme Donald Trump que par des responsables politiques de notre pays comme Jordan Bardella, Eric Zemmour ou Marine Le Pen, qui ciblent avec une hargne décuplée les « immigrés » qu’ils accusent notamment d’être derrière les violences du week-end dernier. Ce discours alimente la haine, la peur et la violence.
Comme dans les années trente, une forme d’internationale fasciste, extrêmement dangereuse, grandit dans le monde et en Europe. 
Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit qui détruit des vies, fracture notre peuple et peut conduire au pire. Quand certains désignent sans cesse des boucs émissaires, opposent nos concitoyens entre eux et font de l'origine ou de la religion un motif de suspicion, c'est toute la République qui est attaquée.
La République doit se protéger de ce venin. Elle doit garantir à chacune et chacun le droit de vivre en paix et en sécurité, quelles que soient son origine, sa couleur de peau ou ses croyances. Cette exigence d'égalité et de fraternité ne peut rester une promesse abstraite. Elle doit être défendue et faire l'objet d'actes concrets, partout sur le territoire.
Le Parti communiste français appelle nos concitoyen·nes à se rassembler partout en France contre le racisme, l'antisémitisme, toutes les discriminations. Parce que nous refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays. Parce que rien ne doit nous détourner de ce qui nous rassemble : notre commune humanité.

Paris, le 23 octobre 2026

Parti communiste français