jeudi 1 juin 2017

Pluralisme politique et démocratie


Moralisation de la vie politique : 
rencontre avec le garde des Sceaux - 30 mai 2017


Une Gauche debout pour l'Humain d'abord


A la recherche de covoiturage avec Emmanuel Macron !



L'ouverture par le parquet de Brest d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant le ministre français de la Cohésion des territoires, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, les sondages qui présagent une majorité absolue des députés pour La République en Marche, l'envie de cohabitation de F. Baroin, chef de file des Républicains, ou d'un covoiturage avec Emmanuel Macron ont donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.
Réalisation : Abrahim Saravaki

mercredi 31 mai 2017


Le PCF spolié de son temps d'antenne!

Suite au recours déposé par En Marche !, le Conseil constitutionnel s'est réuni pour réexaminer le temps d'expression audiovisuelle des formations politiques  lors de la campagne officielle des législatives. 
La préconisation du Conseil constitutionnel à l'attention du CSA augmente, à juste titre, le temps de parole, initialement prévu à 7 minutes, des formations représentées à l'élection présidentielle mais ne disposant pas de groupe de parlementaire. Ceci pour réduire l'écart avec le temps accordé au PS et à LR, respectivement 2h et 1h44 pour rappel.
En revanche, cette revalorisation n'est pas préconisée pour le PCF qui s'est vu attribué 5 pauvres minutes pour présenter le bilan de ses parlementaires et le programme de ses 524 candidats et candidates. Le prétexte de cette discrimination est que ce temps de parole a été fixé à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une représentation proportionnelle entre les groupes parlementaires. Résultat, le PCF est scandaleusement spolié dans cette mascarade démocratique.
Suite à la décision du Conseil constitutionnel, ce temps d'antenne doit être revu.
André Chassaigne président du groupe PCF Front de Gauche à l'Assemblée nationale en appelle publiquement et par courrier officiel à l'intervention de Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale et Pierre Laurent, secrétaire national de Parti communiste adresse également un courrier au président du CSA, Olivier Schrameck, pour que ce déni de démocratie soit corrigé sans délai.

Parti Communiste français

Paris, le 31 mai 2017


Campagne officielle: 
On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !


Le Conseil constitutionnel suite à un référé d’En Marche doit donner un avis sur le temps d’antenne pour la campagne audiovisuelle officielle

A cette occasion, le PCF dénonce avec force le scandale du partage du temps d’antenne. 
Disposant de deux groupes parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, 
et présentant 524 candidats, 
le PCF se verra « généreusement » attribuer 5 minutes, 

contre 2h au PS et 1h44 à LR. Un parti qui ne dispose pas de groupe parlementaire mais présente plus de 75 candidats aura lui 7 minutes de temps d’antenne.
On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

Le PCF demande au Conseil constitutionnel de faire cesser cette farce anti démocratique et que les règles promises d’équité soient respectées.



mardi 30 mai 2017

HISTOIRE : RÉVOLUTION RUSSE

8 mars 2017, 
100ème anniversaire du début 
de la Révolution russe

Manifestants dans les rues de Pétrograd (actuel Saint-Pétersbourg) 
derrière une banderole réclamant le droit de vote aux femmes, en février 1917. Photo : AFP

Appel-pétition lancé par Annie Lacroix-Riz, professeure émérite d’histoire contemporaine à Paris VII, par Georges Gastaud, philosophe, et Jean Salem, philosophe, Univ. Paris I Panthéon-Sorbonne.

A l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.
Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’URSS – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).
Les signataires du présent texte sont atterrés de voir des professionnels du champ historique se fondre dans l’air vicié de notre époque anticommuniste, « postmoderne » et anti-progressiste en abondant, sans scrupules méthodologiques excessifs, le dossier hyperboliquement à charge de l’Octobre russe. Ceux-là même qui évoquent avec commisération la trop « naïve » historiographie d’hier et qui dénoncent les « partis-pris » propres à la conjoncture politique qui suivit Stalingrad, le 8 mai 1945* et l’émergence d’un puissant parti communiste en France, ne s’interrogent pas une seconde sur la configuration politique actuelle dans lequel ils déploient leur réflexion « historique » soi-disant critique : offensive néolibérale mondiale, annexion à l’orbe euro-atlantique des ex-pays socialistes, domination de Berlin sur la « construction européenne », poussée du FN et droitisation de la société française, casse des conquêtes sociales du CNR liées à l’action des ministres communistes de 1945-47, résurgence d’Empires capitalistes rivalisant pour l’hégémonie mondiale, poussée hexagonale, européenne, voire mondiale de diverses variétés d’extrémisme de droite et d’intégrisme religieux, dégradation du rapport des forces planétaire entre le Travail et le Capital,  diabolisation de la Fédération de Russie, que l’OTAN presse sur ses frontières de Vilnius à Kiev, multiplication des guerres néocoloniales travesties en « droit d’ingérence humanitaire » (Afrique, Proche-Orient), criminalisation des activités communistes dans les ex-pays socialistes (Pologne, Tchéquie, Bulgarie…), négationnisme caractérisé des autorités japonaises à propos des génocides commis en Corée ou en Chine, quand ce n’est pas l’adoubement pur et simple de groupes néonazis qui prolifèrent dans le sillage des pouvoirs fascisants appuyés par l’UE et par l’OTAN (Ukraine, Hongrie, ex-Républiques soviétiques de la Baltique)…
Cette tentative pseudo-historique de « kärchériser » Octobre 1917 dans la mémoire collective prend objectivement place dans un paysage historiographique dominé par la réaction :
  • complaisance accrue envers la colonisation française (cf les « aspects positifs de la colonisation » – sic – que les milieux sarkozystes prétendent inscrire dans les programmes scolaires),
  • dénigrement de la Révolution française, notamment de sa phase jacobine et robespierriste,
  • tendances à réhabiliter Vichy et à déprécier la Résistance patriotique (notamment en niant le rôle éminent qu’y jouèrent les communistes),
  • rapport dévoyé à l’histoire nationale qui, tantôt dévalue la construction multiséculaire de l’État-Nation au profit d’une historiographie euro-politiquement correcte, tantôt prétend ressusciter un « roman national » expurgé des affrontements de classes et de l’apport des communistes au Front populaire, à la Résistance, aux réformes progressistes de la Libération, au refus des guerres coloniales, à la défense des libertés, de la paix, de la souveraineté nationale, de l’égalité hommes-femmes et du progrès social,
  • amalgame odieux perpétré par les programmes et les manuels scolaires, sous le nom de « montée des totalitarismes », entre le Troisième Reich et la patrie de Stalingrad*,
Bref tout se passe comme si certains milieux qui accaparent l’édition, les médias et une bonne partie de l’Université, étaient moins soucieux d’éclairer sous un angle dialectique, dynamique et éventuellement contradictoire, les Dix Jours qui ébranlèrent le monde (comment donc un simple « putsch » bolchevik aurait-il pu mobiliser des millions de prolétaires et de paysans, balayer les armées blanches soutenues par dix-huit corps expéditionnaires étrangers, susciter une extraordinaire floraison culturelle, soulever l’enthousiasme du mouvement ouvrier et des peuples dominés, vaincre l’ « invincible » Wehrmacht puis, durant sept décennies, mettre au cœur de la problématique géopolitique mondiale la contradiction socialisme/capitalisme, la décolonisation et l’égalité hommes-femmes ?) que de faire rétrospectivement la leçon aux peuples, et surtout, à la jeunesse, pour les détourner à jamais des luttes ouvrières et révolutionnaires…
En noircissant à plaisir Octobre 1917, ses causes, son déroulement et ses suites, ne cherche-t-on pas aussi à rosir ou à blanchir au maximum le terrible bilan de la restauration mondiale du capitalisme qui, sous le nom de « mondialisation libérale », a résulté de la liquidation de l’expérience multiforme issue de la Révolution bolchévique ? Pourtant, les enquêtes d’opinion attestent que, expérience successivement faite des deux systèmes sociaux antagoniques, les peuples de l’ex-camp socialiste, et plus fortement encore ceux de l’ex-URSS, continuent d’honorer Lénine et tout ce qu’a permis la construction d’une société alternative en fait d’acquis sociaux, de paix civile, de droit au travail, d’accès aux soins et à l’éducation, de respect des minorités, de développement des langues et des cultures nationales, d’essor scientifique, etc. De vrais démocrates ne se doivent-ils pas d’écouter la parole des peuples au lieu de l’écraser sous le vocable méprisant d’ « Ostalgie » ? Est-il donc si gênant que les peuples qui ont successivement testé les deux systèmes sociaux, et qui n’ont pas oublié pour autant les blocages du « socialisme réel » dans les années 70/80, affirment désormais, après avoir tâté de la restauration capitaliste, de l’ « intégration européenne » supranationale et néolibérale, de la déstabilisation sanglante de pays entiers (Yougoslavie, Ukraine…), de la montée des extrémistes de droite, de la pression militaire exercée par l’OTAN aux frontières de la Russie, que le socialisme était sans doute meilleur, défauts compris, que l’explosion des mafias et des inégalités qui lui a succédé sous l’appellation fort discutable de « démocratie libérale » ?
C’est pourquoi, bien que les signataires de ce texte n’aient pas nécessairement tous la même approche de l’histoire russo-soviétique, ils mettent un point d’honneur à dire avec force que la Révolution d’Octobre 1917 doit cesser d’être uniquement lue à travers les lunettes « blanches », « thermidoriennes », contre-révolutionnaires, voire carrément fascisantes de celles et de ceux qui étudient moins le mouvement communiste, les luttes des classes dominées et les révolutions populaires – y compris de plus en plus souvent la Révolution française et la Commune de Paris – qu’ils ne les combattent passionnellement, sans même avoir l’honnêteté intellectuelle d’afficher leur orientation partisane.
Il ne s’agit nullement pour nous d’exiger une hagiographie de la Révolution russe mais de permettre aux jeunes générations d’aborder l’étude du passé dialectiquement, d’en mesurer la complexité à partir des dynamiques de classes et des rapports de forces internationaux réels de l’époque, en prenant en compte tous leurs aspects ; et surtout, il faut mener cette étude sans œillères anticommunistes, sans préjugé antisoviétique et in fine, sans position de principe contre-révolutionnaire.
Contre ceux qui tentent déjà de préempter la prochaine commémoration d’Octobre 1917 sur la base d’un préjugé antibolchevique affiché, rouvrons le débat contradictoire, revenons aux faits et procédons à leur re-contextualisation. En un mot, évitons de faire de ce 100ème anniversaire d’Octobre une forme de revanche posthume pour les « Blancs » et pour tous ceux qui, à notre époque, rêvent d’un monde définitivement acquis au capitalisme, à l’intégration euro-atlantique, à la régression sociale, aux guerres impérialistes et à la fascisation politique.
* En 1966, lors de sa visite d’État à Moscou, le général De Gaulle avait loyalement rappelé le rôle majeur que la « Russie soviétique » a joué dans leur libération de notre pays..

Les premiers signataires de l’appel lancé 
par Annie Lacroix-Riz, Georges Gastaud et Jean Salem :

Marie-Claude Berge, professeur d’histoire ; Gwenaël Bidault, syndicaliste CGT (Sécurité sociale, 22) ; Jean-Pierre Bilski, professeur d’histoire (34) ; Pierre Boismenu, psychanalyste et philosophe : Danièle Bleitrach, sociologue (13) ;  Christiane Combe, professeur de SVT retraité (19) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, psychanalyste (59) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste (59) ; Jean-Marc del Percio, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste (44) ; Bruno  Drweski, maître de Conférences HDR, Membre de l’ARAC ; Henriette Dubois, « Nelly » dans la Résistance, ancien agent de liaison des FTP de la zone Sud, chevalier de la Légion d’honneur ; Marianne Dunlop, professeur agrégé de russe ; Jean-Michel Faure, professeur émérite de sociologie, titulaire d’un doctorat 3ème cycle à l’EHSS sur l’Agriculture Russe ; Vincent Flament, militant de la solidarité internationale, 59 ;  Joëlle Fontaine, professeur d’histoire retraitée ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Jean-Christophe Grellety, professeur de philosophie (33) ;  Jean-Pierre Guelfucci, militant syndical, fils de Résistant ; Gilda Guibert, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue théorique Etincelles, fils de Jean Hemmen, Fusillé de la Résistance, ancien militant de l’Internationale communiste et des Brigades internationales d’Espagne (80) ; Gisèle Jamet, professeur d’histoire ; Edmond Janssen, éditeur (75) ; Jean-Pierre Kahane, mathématicien ; François Kaldor, avocat honoraire ; Fadi Kassem, diplômé de Sciences po. Paris, professeur agrégé d’histoire (78) ;  Jacques Kmieciak, journaliste (62) ;  Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’Union soviétique (92) ; Guy Laval, psychiatre (75) ; Ivan Lavallée, universitaire et chercheur en informatique ; Yves Letourneur, poète, philosophe ; Thérèse Lévené, enseignante-chercheure en sciences de l’éducation, université de Lille 1, vice-présidente du CNU 70, syndiquée au Snesup ; Olivier Long, universitaire et peintre ; Antoine Manessis, fils de Résistants, historien ; Annette Mateu-Casado, anc. documentaliste, fille de combattants antifascistes espagnols ; Aymeric Monville, éditeur de livres de philosophie et d’histoire (92) ; Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur d’études (75) ; Anna Persichini, syndicaliste CGT (Métallurgie – 06) ; Guy Poussy, conseiller honoraire du Val-de-Marne ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF de Corrèze (dite la « Petite Russie »), ancien député ; Christophe Pouzat, neurobiologiste (94),  Benoît Quennedey, historien (75) ; Marie-Noël Rio, écrivain (Allemagne) ; Hervé Sczépaniak, professeur de lettres ; Jean-Pierre Sienkiewicz, agrégé de physique, syndicaliste (24) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme (59) ;  Romain Telliez, historien. Université de Paris-Sorbonne ; André Tosel, professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice ; Yves Vargas, philosophe, fils de Résistant ; Maxime Vivas, écrivain et journaliste.
S’associent  à l’international : Barbara Flamand, écrivain, Bruxelles ; Domenico Losurdo, philosophe et historien, prof. émérite, Université d’Urbino (It.) ; Anita Prestes, prof. à l’Université de Rio de Janeiro ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, militant antifasciste et anticolonialiste, historien du mouvement communiste
Nouvelle liste ouverte le 8 mars 2017 : Roger Silvain, ancien responsable CGT à Renault-Billancourt en Mai 68. Denis Lemercier, maître de conférences en psychologie, retraité. Bernard Gerbier, professeur émérite des Universités ; Michalis Mavropoulos, journaliste (1980 à 1991) à L'Humanité; Ekin Tek, militant communiste : Léone Mayero, syndicaliste CGT ; Micaela Mayero, enseignant-chercheur en informatique ; Jean Louis Perrot, ouvrier métallo retraité , militant communiste (38) ; Anouk Breton, conseillère municipale de Grenay, syndicaliste, assistante sociale ; Christian de Montlibert, professeur émérite de sociologie, université de Strasbourg ; Hervé Fuyet, philosophe, journaliste, traducteur-interprète ; Nicole-Édith Thévenin, philosophe et psychanalyste ; Sylvie Guduk, militante communiste, syndicaliste (59); Jean-Pierre Djukic, directeur de Recherches du CNRS, Institut de Chimie de Strasbourg. Anne Vicens, dirigeante de société de conseil – 75 ; Rose-Marie Serrano, fille de combattant républicain espagnol, traductrice de russe ; Edgard De Bortoli, Fils de Carlo, Résistant italien fusillé à Paris en 1942 ; Casiano Cortes, professeur d’espagnol (62) ; Jany Sanfelieu, militante communiste, retraitée de l'E.N., fille de combattant républicain espagnol ; Danielle Macia, militante communiste (47) ; Victor Nollet-Flament (92) ; Joseph Siquier (15) instituteur retraité, écrivain et historien, François Veychart, instituteur.

dimanche 28 mai 2017

524 candidatures soutenues par le PCF-Front de gauche

Pierre Laurent/ Elections législatives – 22 mai 2017

524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.
Comme vous le savez, et malgré nos appels à l'unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d'appui locaux de FI et par les communistes d'aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C'est une faute au regard de l'objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l'Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l'avenir d'une gauche nouvelle qu'il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d'action et de projet de ces forces

38 % de nos candidats sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.

Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri

Enfin, permettez moi un dernier mot devant vous, mesdames et messieurs les journalistes, en vous remerciant de votre présence.
Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d'accès aux média nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels sans tenir compte de la réalité et de la diversité des candidatures pour ces élections législatives. C'est l'extension sans limite du présidentialisme médiatique au mépris de toute règle démocratique pour ces nouvelles élections.

Ainsi, notre parti, qui dispose d'un groupe parlementaire et présente des candidats sur tout le territoire s'apprête à être quasiment interdit d'antenne. J'ai écrit au CSA pour alerter sur ce scandale et je vous demande, mesdames et messieurs les journalistes, de ne pas répondre aux injonctions qui vous demandent en haut lieu d'appliquer des règles de temps de parole contraires à tout respect de la pluralité démocratique. Les électeurs n'ont pas voté pour les élections législatives. Ils ont droit à une information pluraliste jusqu’à la clôture du scrutin, construite à partir de la réalité des forces en présence sur le terrain et non des pronostics sondagiers nationaux qui ne reflètent pas la réalité des circonscriptions. 
Je suis certain que vous serez sensibles avec moi au respect dû aux électrices et aux électeurs.


Des centres de santé publics dans le Chablais ?

Des centres de santé publics dans le Chablais ?

Débat public

MARDI 30 MAI à 20h30 Espace Tully à THONON

avec la participation de Michel KATCHADOURIAN
ex-directeur de centre de santé
membre de la commission nationale santé du PCF
  
  
Le Dauphiné Libéré a sollicité chaque candidat aux législatives pour connaitre les 3 lois que ceux-ci voteraient en priorité.

Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC 
candidats soutenus par le Front de Gauche du Chablais et le PCF 
ont placé en priorité 
UNE NOUVELLE LOI SANTE :

"Abrogeant les lois Bachelot & Touraine qui désorganisent les soins, éloignent les pouvoirs de décision sous la tutelle des Agences Régionales de Santé, la loi supprimera le système de tarification à l'activité qui étouffe les budgets et engendre des suppressions d'emplois, de lits et de services. Un financement mixte avec enveloppe pérenne par activité médicale et part modulable assise sur le nombre d'actes effectués sera instauré. La taxe sur les salaires, payée par l'hôpital à l'état sera supprimée, comblant ainsi les déficits. Cette loi instaurera un réseau national de centres de santé publics, créés en lien avec chaque hôpital, pour favoriser un accès aux soins de proximité et pallier aux déserts médicaux".


Venez nombreux-ses débattre de ces propositions !

N'hésitez pas à faire circuler cette invitation...

mercredi 24 mai 2017

Les 3 lois que voteraient en priorité

Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC

Le Dauphiné Libéré a sollicité chaque candidat aux législatives pour connaitre les 3 lois que ceux-ci voteraient en priorité (parution prochainement). Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC candidats soutenus par le Front de Gauche du Chablais et le PCF ont placé en priorité 

THOMAS et Odile ROUFFIGNAC 
candidats soutenus par le Front de Gauche du Chablais et le PCF ont placé en priorité 

UNE LOI CONVOQUANT UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE :
"Loi convoquant une assemblée constituante pour une 6ème République, elle renforcera la notion de service public, la démocratie de proximité, le renouvellement de nos institutions et l'instauration de la proportionnelle aux élections".

UNE NOUVELLE LOI TRAVAIL :
"Abrogeant la loi El Khomri, la loi mettra en débat un code du travail rétablissant la priorité des accords de branche sur les accords d'entreprise. Elle insistera sur la réduction du temps de travail pour embaucher plus, sur la rémunération des heures supplémentaires à 25% puis 50%. Elle limitera la flexibilité afin de permettre un équilibre entre vie professionnelle, vie familiale. Elle instaurera de nouveaux droits d'intervention des salariés dans l'entreprise et confortera le rôle des instances de représentation du personnel. Le CDI sera la procédure d'embauche légale".

UNE NOUVELLE LOI SANTE :
"Abrogeant les lois Bachelot & Touraine qui désorganisent les soins, éloignent les pouvoirs de décision sous la tutelle des Agences Régionales de Santé, la loi supprimera le système de tarification à l'activité qui étouffe les budgets et engendre des suppressions d'emplois, de lits et de services. Un financement mixte avec enveloppe pérenne par activité médicale et part modulable assise sur le nombre d'actes effectués sera instauré. La taxe sur les salaires, payée par l'hôpital à l'état sera supprimée, comblant ainsi les déficits. Cette loi instaurera un réseau national de centres de santé publics, créés en lien avec chaque hôpital, pour favoriser un accès aux soins de proximité et pallier aux déserts médicaux"





« RER Sud-Léman » Ré-ouvrir la voie du Tonkin

Ré-ouvrir la voie du Tonkin 
« Evian - Saint-Gingolph » :
Une urgence vitale pour le Chablais !

COMPTE-RENDU du « CAFE MOBILITE »
SAINT-GINGOLPH le 20 mai 2017



Rencontre débat proposée par l’association « RER Sud-Léman », entre tous les candidats aux législatives.

Pour rappel :
La ligne du Tonkin existe depuis la fin du 19ème siècle, elle a beaucoup servi tant aux personnes qu’aux échanges marchands jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Elle relie Saint-Maurice à Genève par Evian et Thonon les Bains. La cessation définitive du trafic marchand a été actée en 1988. Une ligne voyageurs essentiellement dédiée au tourisme a subsisté jusqu’en 1998. Les politiques d’alors ont à priori beaucoup œuvré pour son démantèlement, mais le déferrement a été rendu impossible par les lois internationales et par le coût engendré.
Plusieurs projets ont vu le jour : voie verte, voie de circulation douce … Aucun n’ayant reçu de soutien suffisant pour être engagé.
 La réouverture de la ligne est une option sérieuse depuis 2002. Les suisses y semblent très moteurs et ont notamment piloté et co-financé une étude à cette époque pour le fret marchand qui présentait trois scenarii :
  1. Une réouverture en fret local, avec deux à trois trains par jour, sur une voie sans électrification ; coût : 40 M€
  2. Une réouverture en fret international, sur une seule voie, sans électrification ; coût : 40 M€
  3. Une réouverture en fret international avec électrification, doublement de la voie et mise au gabarit des lignes Evian-Longeray et Bouveret-Brig ; coût : 150 M€ pour Evian-St Gingolph, 230 M€ pour Evian-Longeray et 110 M€ pour Bouveret-St Maurice, soit au total 610 M€
C’est ce projet qui était le plus retenu par nos voisins, mais il présentait un risque pour deux raisons :
 D’abord la liaison côté nord du Léman a un cadencement déjà saturé, il aurait donc engagé plusieurs dizaines de millions d’€ de travaux supplémentaires pour un aménagement de cette voie en renfort ;
 L’accueil des marchandises suisses côté français est très tiède, pour rester soft, depuis longtemps. Les relations demandent semble-t-il à être réchauffées par un vrai débat pour aboutir à un consensus.
 Enfin, plus localement, la section Evian- Saint-Gingolph mesure 17,8 km. L’étude préliminaire à la réouverture a coûté officiellement 115 000€. Les derniers investissements réalisés sont :

Côté suisse 24 M€ pour la rénovation de Saint Maurice – Saint Gingolph ;
Côté français, la pose de signalisation automatique sur toute la section Annemasse-Evian ;
Et le seul nettoyage des voies et abords par le Conseil Régional coûte 50 000€ tous les 5 ans.

Les candidat(e)s présent(e)s ou représenté(e)s :

Daniel Magnin, maire de Maxilly
JB Baud, PS.
La candidate UPR, présidente de l’association des potagers collectifs d’Yvoire
Astrid Baud-Roche ; divers droite et centre
Marin Doriat, FI 
Marion Lenne, « En Marche »
Odile Rouffignac pour Gil Thomas et le Front de Gauche Chablais et PCF.

M. Grandcollot, président, a introduit très brièvement la séquence en rappelant que Saint-Gingolph voit passer chaque matin 1600 frontaliers qui partent travailler dans le Valais. Il y a donc un enjeu humain autant qu’écologique à ce RER Sud Léman, en termes d’emploi, d’économie, de solidarité et de santé.
 Il a ensuite passé la parole à Géraldine Pflieger, maire de St Gingolph, puis Patrice Béréziat, vice-président transports pour Thonon-Agglo. Ils ont précisé leur besoin de soutien, à la fois sur la mobilité urbaine et sur l’intermodalité qui est incontournable à leurs yeux. Ce qu’ils attendent du ou de la futur(e) élu(e), c’est une clarification nette des compétences, des lois lisibles et compréhensibles et un engagement de l’état sur les investissements en infrastructures lourdes (engagement financier physique, pas virtuel)

 QUESTION 1 : présenter son appréciation politique sur la problématique des transports, et donner son positionnement sur le RER SL.

Didier Magnin : candidat ni droite ni gauche qui se présente uniquement sur ce dossier. Il fera tout pour accélérer le dossier et le faire partager.
 Odile Rouffignac (FDG - PCF) : Lit le courrier de Gil Thomas (voir ci-joint) et rappelle que leur priorité est de situer le problème des transports dans un service public, garant de l’égalité d’accès, y compris sur le multimodal compte-tenu notamment du prix des navettes lacustres pour les salarié(e)s.
 JB Baud (PS) : situe le désenclavement sur 4 modes : le routier avec la 2X2 voies qu’il faut à tout prix faire aboutir, le ferroviaire (pas de précision), le lacustre (pas de précision), et le numérique qu’il faut développer en urgence pour faciliter ….. le télétravail ! Il parait que c’est la solution d’avenir pour diminuer le coût du travail et augmenter la compétitivité des entreprises !!
 UPR : pour la libération démocratique (..), les transports collectifs. Elle veut permettre aux citoyens de prendre leurs décisions, propose de nationaliser les fournisseurs d’énergie, les autoroutes, …
 A.Baud-Roche : il y a urgence à élire un député d’expérience, qui connaît les dossiers, les instances décisionnelles, il faut de l’efficacité politique ! Exit les novices de la société civile, trop jeunes ou qui n’y connaissent rien ! Mais elle représente une candidature du Chablais réunifié … Elle rappelle le constat que les déplacements ont augmenté de 20% en 10 ans, et que seulement 6 % du total se font par les transports en commun. Pour elle, il faut, bien sûr, boucler le lac par le réseau ferroviaire ; il faut aussi définir la gouvernance quant au transport lacustre, qui est à saturation ; elle annonce que la région vient de s’engager officiellement à donner les moyens de doubler la flotte d’ici 5 ans et donc le nombre de voyageurs possibles, ainsi que sur la gestion. Elle est aussi pour le désenclavement numérique et surtout routier.
 Marin Dauriat (FI) : il faut répondre à l’urgence sociale et écologique. Nous habitons dans une région très riche, cela ne nous autorise pas à oublier ceux qui vivent avec de très faibles revenus. Il se prononce contre la 2X2 voies, mais pour développer le rail et les transports en commun.
 Marion Lenne (EM) : le train est fondamental en termes de marketing de territoire (sic !).

Question 2 : est-ce qu’on n’a pas, au fond, trop misé sur la route ?

 M.Lenne : non, le transport s’est développé avec les citoyens !
 Marin Dauriat (FI) : oui, il s’oppose à la 2X2 voies
 A.Baud-Roche : Non ce n’est pas vrai, il faut impérativement la route !
 UPR : il est nécessaire de poser la question des finances, elle s’engage à organiser un référendum populaire sur ces questions. Elle pense qu’on donne beaucoup d’argent à l’Europe alors que les retours sont de plus en plus faibles.
 JB.Baud : bien sûr qu’il faut la route puisque ce sont des véhicules électriques qui vont rouler dessus !
 Odile Rouffignac : Il est difficile dans l’urgence de déplacement actuelle de se prononcer contre la 2X2 voies, en l’absence d’autre solution. Elle rappelle que nous avons été les seuls à interroger le préfet sur la garantie de 100 M€ du Conseil Départemental, et rappelle le projet élaboré par les cheminots français et suisses qui a été mis sous le tapis. 
Quant à JB Baud, elle lui rapelle que détenir un véhicule électrique requiert un niveau de salaire inatteignable pour la majorité des salariés, et que les véhicules électriques ne sont pas à la veille de rouler dans le Chablais.

Question 3 : à l’ouest du Chablais, il y a beaucoup de projets ; à l’est c’est le RER Sud Léman avec une perspective en 2023 pour la plus optimiste. Quelle action forte pourriez-vous présenter pour favoriser ce projet si vous êtes élu ?

D. Magnin : il faut fédérer les élus suisses et français, se mettre autour de la table pour trouver les financements.
Odile Rouffignac : un député ne travaille pas seul mais dans un groupe. Le seul engagement que les candidats du FDG sont en mesure de prendre est d’œuvrer fermement pour obliger l’état à prendre ses responsabilités dans le service public, en particulier dans la SNCF dont il est actionnaire principal.
JB.Baud : il faut être capable de taper aux bonnes portes dans les ministères, ce que lui permet son expérience récente et le réseau qu’il possède.
UPR : nous sommes dépendants de l’argent des frontaliers, or des deux côtés de la frontière on perd des emplois, il y a donc baisse des dotations. (Pas de proposition) et les taxes d’habitation seront supprimées.
A.Baud-Roche : s’engage à réunir une grande conférence sur les transports, en invitant tous les élus du SIAC et les contacts suisses Vaud/Valais. Elle veut construire un front d’opposition et de pression sur le gouvernement. Elle est également inquiète sur la suppression de la taxe d’habitation.
Marin Dauriat: s’engage à soutenir et voter toutes les lois de renforcement du service public. Souhaite également rassembler localement y compris les citoyens.
Marion Lenne : la taxe d’habitation sera compensée par le gouvernement. Elle s’engage à participer à la commission aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale suite à une consultation des chablaisiens. Elle pense que c’est là que se situe la meilleure chance de porter ce dossier.

En conclusion, M. Grandcollot présente plusieurs élus locaux qui ont été présents depuis le début et leur propose de poser leurs questions (1 chacun) :

Le Maire de Lugrin : ne pose pas de question, mais exprime un peu d’agacement face au discours souvent politicien et vide comme « fédérer ». Il dit vouloir des actes vrais et forts. Il rappelle que Lugrin est un « nœud »névralgique à la fois routier, ferroviaire, lacustre et numérique. Tout se situerait à environ 100 m de la future gare SNCF. C’est aussi la commune qui a le plus de longueur de voie ferrée, le plus grand nombre « d’ouvrages d’art » ferrés, de passages à niveaux, …
Pierre Zopelletto, maire de Port-Valais : sa commune a investi dans l’étude de réouverture, il est très attaché au RER car Bouveret voit passer 17 000 véhicules/jour et c’est plus d’une heure trente chaque soir pour faire 9 km. Quels engagements envers le multimodal ?
Bernard Grange, président de Saint-Gingolph Suisse : il y a impérativement besoin du multimodal. C’est aussi un problème économique si les salariés frontaliers arrivent en retard, ce sera un frein à l’embauche pour les employeurs. Est-ce qu’il ne serait pas judicieux de déplacer la douane, notamment la douane marchandise ?
Géraldine Pflieger, maire de Saint-Gingolph France : outre l’embolie de Saint-Gingolph, il y a un autre bouchon, celui du franchissement de la Dranse à Thonon qu’il va falloir solutionner très vite. C’est une nouvelle frontière qu’il va falloir lever.
Marion Lenne : sur la douane, c’est l’affaire des suisses. Sur le reste elle redit son engagement dans la commission.
Marin Dauriat : avoue ne pas pouvoir répondre sur la douane, prendra le temps d’étudier cette question avant d’y répondre. Sur le reste rappelle son soutien aux services publics et aux transports en commun.
A.Baud-Roche : Sur la douane, renvoie au rapport d'Etienne Blanc sur la politique transfrontalière, elle dénonce l’immobilisme politique en la matière. Sur le reste, elle appuie à fond sur la route et le RER.
UPR : les douanes sont un service public, et on voit bien avec le terrorisme que le travail est insuffisant. Maintient son référendum.
JB.Baud : redit qu’il faut fédérer pour avancer, dénonce Astrid Baud-Roche et ses mandats passés où elle aurait pu mettre en œuvre ce qu’elle propose, et dit qu’il est le meilleur candidat.
Odile Rouffignac : Rappelle qu’avant de convoquer une conférence, il y a des gens, des élu(e)s qui travaillent ces sujets et font des propositions notamment au SIAC, et qu’il nous appartient de respecter ce travail et de le soutenir, comme Gil Thomas le fait déjà.
Ensuite, sur la douane, elle a rappelé que pour qu’un service public fonctionne, car c’en est un, il faut des fonctionnaires qui l’assurent. Or le démantèlement de ce service conduit à une unique équipe pour toute la Haute-Savoie, aujourd’hui basée à Saint-Julien en Genevois. Sans travailleur, pas de travail.

 Elle a redit aussi que les transports sont un problème de service public, quel que soit le mode. Enfin, elle a précisé qu’un député ne se contente pas de voter des lois, mais qu'il peut aussi en proposer avec son groupe.

Elle prend l’engagement d’ouvrir un chantier avec tous les chablaisiens sur la problématique transports, en rappelant que le Chablais c’est aussi Châtel et Morzine et que là-haut aussi les élus locaux ont exprimé leur souffrance d’absence de transports publics au travers du projet santé.

Avec Gil Thomas, elle propose d’écrire avec eux un projet de loi qui prenne en compte l’égalité d’accès à la mobilité pour tous.

Saint-Gingolph le 20 mai 2017