mardi 12 septembre 2017

Le mépris pour le peuple

Les « fainéants » 
se donnent RDV le 12 et à la Fête de l’Humanité 
pour répondre à E. Macron


Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité, analyse les événement politiques de la rentrée et revient sur le mépris affiché d’Emmanuel Macron envers le peuple et surtout le monde de travail. Réalisation : Abrahim Saravak

Les syndicats CGT, Solidaires, FSU, les organisations de jeunesse et de nombreux secteurs de FO, de la CFDT et d’autres forces sont dans l’action ce jour. Malgré le coup de force des ordonnances, les raisons de se mobiliser ne manquent pas.
Il ne regrette « absolument pas » ses propos. Alors que les opposants à sa loi travail XXL déferlent partout dans les rues aujourd’hui, Emmanuel Macron a assumé, hier, de les avoir taxés, entre autres, de « fainéants » lors d’un déplacement à Athènes ce week-end. « Je ne l’ai pas fait dans un esprit de polémique », s’est justifié le chef de l’État, réaffirmant toutefois qu’« on ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité ». Face à la casse du Code du travail et aux atteintes répétées aux acquis des travailleurs, les manifestants répondent aujourd’hui par la mobilisation, à l’appel de la CGT et de Solidaires, rejoints par la FSU, les organisations de jeunesse et de nombreuses fédérations FO, voire de la CFDT. La première étape d’une mobilisation qui se poursuivra à la Fête de l’Humanité, avant les rendez-vous de la semaine prochaine. Décryptage des cinq bonnes raisons de se mobiliser ce jour.

Loi travail XXL : la carte des manifestations du 12 septembre





lundi 11 septembre 2017

Cause Commune, 
la revue d'action politique du PCF


A. — Salut, toi ! Tu as vu ? Cause commune est sortie !
B. — Qu’est-ce que c’est ?
A. — C’est la nouvelle revue d’action politique du Parti communiste français.
B. — Une revue : pour quoi faire ?
A. — Pour penser, camarade ! Pour aller au-delà du masque des apparences, pour prendre le temps de comprendre, de confronter.
B. — Ouh ! Ce n’est pas pour moi, ça…
A. — Et comment que c’est pour toi ! Rappelle-toi Brecht : « Apprends ce qui est le plus simple / Il n’est jamais trop tard / Pour ceux dont le temps est venu ! / Apprends l’ABC, cela ne suffit pas, pourtant / Apprends-le ! Ne te laisse pas rebuter / Commence ! Tu dois tout connaître. / Car tu dois diriger le monde. / Apprends, homme à l’hospice ! / Apprends, homme en prison ! / Apprends, femme en ta cuisine ! / Apprends, femme de soixante ans ! / Car tu dois diriger le monde. »
B. — Tu sais, moi, les poètes…
A. — Nous vivons une époque complexe : on est saturés d’informations mais le vrai et le faux y font un étrange mélange. Sans compter ce dont on ne parle jamais. Ou ce dont on parle tout le temps et qu’on présente comme sûr, alors que ça ne l’est guère. Bref, une revue, ça permet d’abord ça : essayer de démêler tous ces fils, mieux identifier les arêtes des débats, les positions en présence… C’est ce à quoi servent les dossiers mais aussi pas mal de rubriques. Et puis Cause commune, c’est une revue d’action politique. C’est le sous-titre !
B. — Je ne vois pas trop où est l’action pour l’instant…
A. — Elle est pourtant bien là ! Penser, penser, oui : pour la beauté – on a le droit à la beauté aussi, oui ou non ? – mais pour agir, surtout ! Mieux penser pour mieux agir, si tu veux. Et puis il y a des rubriques très concrètes.
B. — Comme ?
A. — La rubrique Militer qui te donne les clés pour monter une initiative. Dans ce numéro, tu as six pages qui te permettent de mener la bataille localement contre la fermeture des bureaux de poste. Pour résister et pour gagner.
B. — C’est intéressant. Mais on est confrontés à des problèmes tellement plus gigantesques.
A. — C’est vrai et la revue tient aussi ces bouts-là, je t’en ai parlé. Mais pour lutter, il faut espérer vaincre et cet espoir, il ne tombe pas du ciel : il grandit sur le terreau des expériences concrètes de victoire. C’est un peu ce que disait Pierre Laurent dans son rapport au CN de juin quand il appelait une organisation « centrée sur sa capacité à animer jusqu’à des victoires partielles et globales des fronts de lutte et de conquête ».
B. — Ça commence à me parler, ton affaire. D’autant que, quand j’y pense, je trouve ça aussi très utile sur un autre plan...

Tire au sort ton éducation

La rentrée 2017


Semaine de 4 jours ou 4 jours et demi en fonction des municipalités, affectation à l’université au tirage au sort, coût du matériel scolaire différent selon les régions, mise en concurrence des élèves... L’ école libérale, c’est une véritable loterie : 
à tous les coups on perd. 
Notre société a besoin de citoyens éclairés, de travailleurs formés, de personnes épanouies. Et si l’école, au lieu de trier et de sélectionner, se donnait les moyens de faire réussir tous les élèves ? Finissons-en avec la loterie libérale, construisons l’école de l’égalité ! 

 Tire au sort ton éducation

Moins d’élèves dans les classes ? Le candidat Macron avait promis des CP à 12 ... Mais le président s’aperçoit que ça va être compliqué : il n’y a pas assez d’enseignants ! Création de postes d’enseignants et de personnels pour répondre aux besoins ; revalorisation des salaires et pré-recrutements pour redonner du sens au métier d’enseignant.Une école vraiment gratuite. Comment garantir l’égalité quand l’école pèse si lourd dans le budget des familles ? L’éducation n’est pas un marché, mais un droit fondamental gratuit pour tous !Fonds d’urgence pour la gratuité de tout ce qui est nécessaire à la scolarité ; augmentation des bourses et des fonds sociaux.Semaine de 4 jours ? Le débat sur les rythmes scolaires oublie l’essentiel : depuis 2005, le temps passé à l’école n’a pas cessé de diminuer ! Avec la suppression du samedi matin et la baisse de la scolarisation des enfants de 2 ans, les enfants ont perdu l’équivalent de deux années de scolarité. Comment peut-on enseigner plus à plus d’enfants avec moins de temps ?Rétablissement de la demi-journée d’école supprimée par la droite en 2005.Un baccalauréat par lycée, un code du travail par entreprise... et pourquoi pas un code de la route différent dans chaque rue ?! Un bac au contrôle continu ne vaudra pas la même chose en fonction du lycée ... Réforme du bac et réforme du code du travail détruisent les cadres collectifs qui nous permettent d’être traités à égalité et d’agir ensemble.À formation commune, qualification égale ! Reconnaissance de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.Baisse du nombre de contrats aidés : éducation sacrifiée. 20 000 contrats aidés vont être supprimés dans l’Education nationale, soit des milliers de postes d’aide dans les cantines, dans les transports et la sécurité, d’aides administratives, d’animateurs périscolaires ... C’est la qualité d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants qui est sacrifiée.Maintien et pérennisation des contrats aidées. 


samedi 9 septembre 2017

Macron à Athènes : 
refondation ou lancement 
d'une nouvelle ligne de maquillage? 
(Pierre Laurent)


Emmanuel Macron s'est exprimé aujourd'hui à Athènes sur son « nouveau projet européen ». Il parle de refondation mais les annonces faites ne sont en rien un projet de refondation de l'Europe, cela ressemble plutôt au lancement d'une nouvelle ligne de maquillage !

Et le fond de teint est épais. Il cache un renforcement autoritaire de la zone euro et une Europe des grandes puissances contre les pays dits « périphériques » derrière le mot démocratie. Il cache la remilitarisation de l'Europe, la concurrence accrue entre travailleurs, la marchandisation du climat et de l'énergie derrière les mots « défense » et « protection ». Et que dire de la référence à la souveraineté devant l'Acropole alors que les classes dirigeantes européennes ont imposé à la Grèce austérité et casse du droit du travail, alors qu'Emmanuel Macron tente de passer en force une loi travail XXL dans son propre pays ?

Si Emmanuel Macron veut protéger les travailleurs européens et offrir un avenir à la jeunesse, il n'y a qu'un chemin : la rupture avec le modèle actuel de l'UE et la construction d'une autre Europe. Les ravalements de façade ne sauront répondre aux problèmes posés par l'emprise de la finance, les règles budgétaires, fiscales et de la concurrence, sur le monde du travail et le développement de nos pays. Sans traiter ces questions, les changements seront bien cosmétiques.

Emmanuel Macron propose des conventions démocratiques. Qu'on compte sur le PCF pour prendre au mot l'exigence de refondation avec des propositions précises et nous verrons si les actes sont au rendez-vous des effets d'annonce. Nous y travaillons depuis des années, avec les forces progressistes européennes. Sans attendre 2018, nous serons au travail lors du premier forum européen des forces progressistes à Marseille les 10 et 11 novembre prochains.

Pierre Laurent, 
secrétaire national du PCF

Emmanuel Macron 
veut imposer la double peine aux retraités

10 millions de personnes 
paierons à la place des patrons


Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, nous livre les inquiétudes des retraités, bien décidés à se mobiliser le 12 septembre contre la loi Macron, et nous explique comment le président de la République crée un dangereux précédent en réduisant les pensions de retraite via une augmentation de la CSG. Un hold-up destiné à augmenter légèrement le salaire net des actifs sans qu’il en coûte un centime au patronat. Réalisation : Abrahim Saravaki.

Justice : 6 maires 
devant le tribunal pour leur engagement en faveur du droit au logement



Ce mercredi 6 septembre, 6 maires de Seine-saint-Denis étaient convoqués devant le tribunal administratif de Montreuil, à la demande du préfet, dans le cadre de leur engagement pour le droit au logement et à la dignité. Après avoir déposé en avril 2017 des arrêtés « anti-mises à la rue » , ils réclament que des solutions de relogement soit trouvées lors des expulsions locatives, comme la loi le prévoit. Reportage à Montreuil

Une traversée du 20e siècle avec le fonds photographique de
l'Humanité

Laetitia Real-Moretto, directrice éditoriale de "L'humanité, Figures du peuple", nous décrit le travail à la fois titanesque et passionnant d'exploration du fonds photographique du journal fondé par Jean Jaurès en 1904, qu'elle a effectué pour réaliser ce beau livre édité par Flammarion où figurent plus de 250 images regroupées chronologiquement par temps forts. On y découvre une histoire populaire du 20e siècle dans laquelle n'apparait aucune figure célèbre mais où chacune et chacun pourrait peut-être retrouver un membre de sa famille et à coup sûr l'ambiance d'une époque






vendredi 8 septembre 2017

Logement social :

 Mme Lenne, 
députée LREM du Chablais, 
veut-elle priver Léman-Habitat 
de 200 000 euros par an ?

► Emmanuel Macron et son Gouvernement, appuyés par leur majorité parlementaire, viennent de prendre la décision de réduire de 5€ toutes les aides au logement à compter du 1er octobre. 6,5 millions de foyers sont touchés, dont une majorité qui vit sous le seuil de pauvreté. 
► Dans le même temps, le Président de la République, par de grandes incantations, demande aux propriétaires et aux bailleurs de baisser les loyers de 5 euros par mois...

Si telle devait être le cas pour Léman-Habitat qui gère plus de 3300 logements sociaux dans le Chablais, l'opération consisterait à priver l'office public HLM de 200.000 euros par an !


Une ineptie budgétaire quand on connait les besoins financiers de l'office pour investir dans la construction de nouveaux logements ou dans la rénovation des bâtiments existants.
Madame la députée ne devrait pas ignorer que 1500 demandes de logements restent en attente rien que pour Thonon...

La baisse des APL :
Pour les ménages les plus fragiles, les aides au logement représentent jusqu’à un cinquième de leur niveau de vie ! 5€ par mois, 60€ par an, c’est une perte de pouvoir d’achat importante pour les étudiants, les salariés précaires, les privés d’emploi, les retraités, les familles monoparentales. 
Baisser les aides, c’est diminuer le niveau de vie de milliers de familles. C’est augmenter les risques d’impayés de loyer et les expulsions locatives. C’est empêcher certains de se soigner ou de partir en vacances. 
Tout cela au nom de  prétendues « économies budgétaires »... C’est une manipulation grossière : Macron et son gouvernement ont décidé d’offrir 3 milliards d’euros aux plus fortunés à travers la réforme de l’ISF. Si on trouve des milliards à donner aux riches, pourquoi réduit-on les ressources des plus modestes ?

Pour tenter de faire retomber la contestation qui prend forme contre cette mesure, le gouvernement a annoncé que l'économie réalisée permettrait de financer la construction de nouveaux logements sociaux. Mais là encore, il y a un gouffre entre la communication et les décisions qui s'appliquent. En effet, au cœur de l'été et en toute discrétion, un décret a annulé 185 millions d'euros de crédits dédiés au financement du logement social. Très concrètement, ces crédits correspondent à 12 000 logements sociaux de type PLAI, c'est à dire des logements aux loyers les plus bas, destinés aux plus fragiles, et pour lesquels se concentre logiquement la demande.

Alors que se profile une réforme plus globale du logement, la politique du gouvernement se résume pour l'instant à un rabotage des aides à la personne et une baisse du financement de la production de logements sociaux...

De l’argent, il y en a...
En 2016, les 500 plus gros milliardaires Français ont vu leur fortune augmenter jusqu’à atteindre aujourd’hui près de 600 milliards d’euros, un record. L’évasion fiscale des grandes entreprises et des grandes fortunes représente un coût gigantesque pour l’État. Mais Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne font rien pour récupérer ces sommes qui fuient vers les paradis fiscaux. 

En finir avec le mal-logement
Pour aider les Français à se loger, ce ne sont pas les APL qu’il faut réduire, mais les loyers exorbitants. Il faut généraliser et renforcer l’encadrement des loyers et construire massivement des logements sociaux dans les zones où il y en a le plus besoin. Cela nécessite de mobiliser des financements, de renforcer les obligations des maires et les sanctions pour les communes récalcitrantes. Tous les territoires doivent prendre part à l’effort pour en finir avec le mal-logement !

Michel Vuillaume


Administrateur CGT au CA de Léman-Habitat

Dans la foule de la foire de Crète


Les militants communistes et du front de gauche continuent, 
depuis la fin des élections, leur bataille contre les ordonnances « Macron » 
destructrices du code du travail.


La foire de Crète du 7 septembre 2017 était l’occasion 
pour le PCF/FDG de discuter avec les visiteurs de la foire 
dans une grande convivialité 
et de lancer leur pétition contre la loi travail.


Même si l’ensemble des médias refusent d’en parler, 
les communistes sont actifs dans toute la France, 
à l’assemblée et au sénat comme dans toutes les régions.

Ils seront présents dans toutes les manifestations du 12 septembre.

Pour continuer le débat
rendez-vous les 15-16-17 septembre 2017
à la Fête de l'Humanité




mercredi 6 septembre 2017

La mobilisation a payé

Salah Hamouri 
voit sa détention administrative annulée 
mais reste emprisonné pour 3 mois


La mobilisation a payé, le tribunal vient d’annuler la détention administrative du Franco-Palestinien, reconnaissant implicitement qu’aucune charge ne peut être retenue contre lui.

Cependant, Israël a trouvé un prétexte pour le garder en prison pour trois mois, soit le reliquat de sa peine avant sa libération dans le cadre de l'échange de prisonniers avec Gilad Shalit en 2011.

à lire dans "L'Humanité"
http://www.humanite.fr/palestine-salah-hamouri-est-une-cible-641547



mardi 5 septembre 2017

Vénézuela



Les médias et le Vénézuela – quelques réflexions et une question
Le Venezuela a fait ces dernières semaines la Une des médias.  Pourquoi ? La question mérite d'être posée.

Les analystes, les éditorialistes se sont quasi unanimement inquiétés du nombre élevé de victimes - toutes victimes des violences du pouvoir - et du sort de la démocratie  - menacée par l'installation de l'Assemblée constituante. N'est-ce pas le devoir de tout démocrate ? Ils se sont émus des difficultés du quotidien des simples gens. N'est-ce pas louable sollicitude ? Et ils ont conclu que la gauche au pouvoir, c'était
1- la catastrophe économique
2- avec, en plus, la dictature.

Il  n'est pas question ici de nier que des opposants ont été tués, que la situation économique est catastrophique, que la crise sociale est aggravée par la corruption et que des potentats chavistes locaux entravent la démocratie communale, base du socialisme vénézuélien. Et on ne niera pas  que Maduro n'est pas Chavez.

Mais quelques remarques s'imposent :
- Il y a des morts également chez les partisans de Maduro.
- « les peaux sont plus sombres chez les partisans de M. Maduro »  note Le Monde diplomatique de septembre
- il est difficile de ne pas voir un lien entre le fait que le Vénézuéla possède les plus grandes  réserves pétrolières du monde  et la déclaration de Trump du 11 août : « Plusieurs options s'offrent à nous concernant le Venezuela. Et je tiens à dire que je n'exclus pas une intervention militaire »

Et ces remarques nous inclinent à nous poser la question suivante : les médias sont-ils autant préoccupés par la sauvegarde de la démocratie et le  bien-être du peuple vénézuélien que par l'urgence  de refroidir l'enthousiasme de ceux qui auraient la faiblesse d'accorder du crédit aux propos de  MM. Laurent, Mélenchon, Corbyn, Iglesias ? Quelle question ! Voyons !



 L'université d'été du PCF à Angers 25 – 26 – 27 août 2017 (Par Michel vuillaume)

  1. Le Venezuela (Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du CN)

La crise actuelle est la suite de crises récurrentes de l'Amérique Latine, y compris au Venezuela.

Qu'attend le peuple venezuelien en matière de solidarité dans ce contexte de l'élection d'une assemblée constituante ?

  • la crise vient de loin, c'est un moment de l'histoire avec un affrontement extrêmement dur dans le pays. Dans un contexte de tentation nord-américaine de reprise en main extrêmement fort sur l'Amérique Latine dans son ensemble. Il y a une dimension internationale extrêmement forte dûe aux ressources pétrolifères.
  • Barak Obama avait déjà publié un communiqué comme quoi le Venezuela était un danger interne pour les USA (concurrence sur le marché du pétrole). L'accord Cuba/Venezuela, aide médicale contre pétrole, était pour les USA insupportable.
  • L'extrême-droite venezuelienne, fraction de l'opposition de droite, a choisi depuis l'élection de Maduro la ligne de déstabilisation du pouvoir : rendre le pays ingouvernable. Le nombre d'armes en circulation est très élevé. Il n'existe pas de corps national de police, mais 116 corps de police locale dépendant des mairies, dont un certain nombre sont tenues par la droite. La corruption, le trafic d'armes, restent très développés du fait de ce manque de coordination nationale des forces de police. C'est d'ailleurs un des objectifs de la nouvelle constituante : fonder une police nationale sous les ordres d'un ministre de l'intérieur qui n'existe pas actuellement.
  • Les grands groupes alimentaires, pilotés par la droite, organisent la pénurie alimentaire.

Mais il existe un secteur libéral qui ne veut pas que ça aille plus loin dans le chaos et plaide pour le retour à un système économique libéral.

Le PSUV (Parti Socialiste Unifié Venezuelien) parti du Président Maduro.

Sa politique a pour objectif de sortir des millions de citoyens de la pauvreté par la mise en place de projets sociaux (soins, logements, citoyenneté réelle...)

  • la CAMORA de Naples a des liens très étroits avec la bourgeoisie venezuelienne
  • la droite colombienne, qui forme, arme, avec l'appui des USA des milices paramilitaires
  • un marché noir du pétrole organisé par la Colombie

tout est mis en place de manière convergente pour faire tomber le gouvernement Maduro en le coupant du peuple.

L'assemblée nationale constituante qui vient d'être élue regroupe réellement toutes les catégories sociales (ouvriers, employés, classes populaires, commerçants, classes moyennes...).
Sans l'opposition il y a des chavistes. Il y a débat dans le camp chaviste, depuis la désignation de Nicolas Maduro pour succéder à Chavez. Débat sur « qu'avons nous réussi et pas réussi ? ». Débat sur « combattre ou non l'extrême-droite les armes à la main ? ».

Le peuple venezuelien est fatigué de toute cette violence, il aspire très majoritairement à la paix. C'est l'objectif principal de la constituante qui doit redonner au politique le droit de reprendre la main sur la violence et rétablir la paix.

Le PCF sait où il se situe. Pas de remise en cause du vote démocratique au Venezuela. Sans être le porte-parole du PSUV, le PCF condamne la violence d'où qu'elle vienne. Si les ordres de tortures ou les tirs sur les manifestants sont avérés après étude par la commission nationale venezuelienne, il y aura une position claire et nette. A ce jour ça reste à prouver.

Est-ce un Chili numéro deux ?
Il y a des similitudes. L'armée est « travaillée » en profondeur, et nous ne sommes pas à l'abri d'un coup d'état.

Que peut faire le PCF par solidarité ?
Faire connaître la situation réelle. Par des débats publics, les membres de la commission internationale sont disponibles pour cela.

 Michel VUILLAUME