mercredi 19 septembre 2018

Pierre LAURENT et Patrick Le Hyaric

Discours de Pierre Laurent 
à la Fête de l'Huma 2018


Stand national des communistes

Grand meeting 
de la Fête de l'Humanité


Le discours de clôture de Patrick Le Hyaric lors du grand meeting 
de la Fête de l'Humanité sur la grande scène.

dimanche 16 septembre 2018

FÊTE DE L'HUMANITÉ 2018

Monique et Michel Pinçon Charlot dénoncent la justice des riches.


Pour étudier la "justice des riches", les sociologues Monique et Michel Pinçon Charlot, ont assisté au procès de Jérôme Cahuzac au cours duquel il était accusé d'avoir dissimulé 600 000 euros au fisc français


Éric Bocquet : "il faut récupérer l'argent de l'évasion fiscale"


Pour le sénateur communiste du Nord, la France a un rôle décisif à jouer en Europe pour lutter contre l'évasion fiscale.


Ian Brossat : « Airbnb à Paris, c’est 20.000 logements transformés en machine à cash »

Chargé du logement à la Mairie de Paris, l’adjoint d’Anne Hidalgo dénonce dans son nouveau livre « Airbnb la ville ubérisée » les conséquences catastrophiques de la plateforme de location dans la capitale. Rencontre.




POUR UN NOUVEL INTERNATIONALISME

FÊTE DE L'HUMANITÉ 2018

Leïla Shahid : « les Palestiniens ont besoin de solidarité internationale »


Face à la violence d’Israël contre la population palestinienne, Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l'U.E., en appelle à la solidarité internationale, à l’occasion de l’inauguration du Village du Monde de la Fête de l’Humanité.

Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité



Ahed Tamimi, la jeune militante devenue une icone mondiale de la résistance palestinienne, lance un appel aux jeunes de France à la Fête de l'Humanité.

AMINATA TRAORÉ : "UN AUTRE REGARD SUR L'IMMIGRATION "


A la Fête de l'Humanité, l'ancienne ministre de la culture du Mali, Aminata Traoré, exhorte les européens à porter un autre regard sur l'immigration et sur l'Afrique.

MAURICE AUDIN, ENFIN !


61 ans après, la France vient enfin de reconnaître le meurtre du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, en 1957 à Alger. Un point de départ pour élucider d'autres crime commis par l'État français en Algérie. La Fête de l'Humanité lui a rendu bel hommage en inaugurant une place à son nom.



jeudi 6 septembre 2018

Jean ZIEGLER

LE CAPITALISME EXPLIQUÉ À MA FILLE




GRAND ENTRETIEN
Jean Ziegler : « Il faut abattre le capitalisme »


Son combat à l’ONU contre la faim dans le monde en fit l’une des voix parmi les plus écoutées sur la planète contre le modèle ultralibéral à ses yeux responsable de l’aggravation des inégalités. Il vient de publier à charge radicale « Le capitalisme expliqué à ma petite-fille, en espérant qu’elle en verra la fin

– Comment expliquez-vous que votre livre soit déjà un succès d’édition ?

« Peut-être parce que je l’ai écrit non pas comme une analyse socio-économique de plus mais comme un récit pour Zohra, ma petite-fille. Les enfants ne se contentent jamais de réponses confuses alors j’ai essayé d’être clair pour expliquer l’ordre cannibale du monde imposé par l’oligarchie du capital financier qui règne en dictateur sur la planète. L’oligarchie, c’est cette poignée d’entreprises transnationales ou d’organismes financiers ultra-puissants qui dictent leur loi jusqu’aux États les plus puissants. La monopolisation des richesses et la maximisation des profits de ces oligarques leur donne plus de pouvoir qu’aucun roi ou pape n’a pu en avoir dans le passé, c’est terrifiant. »

– Comment en sommes-nous arrivés là ?


« Tout vient, bien sûr, de la création du système capitaliste au 19e siècle. Le mode de production qu’il met en place est le plus vivace, le plus inventif et créatif, le plus économiquement performant de tous. En mourant à Londres le 14 mars 1883, Marx était persuadé que le manque objectif (la différence entre les ressources disponibles et les besoins à satisfaire) allait accompagner l’Humanité pendant des siècles. Quelle erreur ! Le capitalisme a au contraire très vite créé l’abondance et la disparition du manque objectif grâce à ses révolutions industrielles et leurs progrès technologiques. Mais attention, ce même capitalisme a provoqué une monopolisation extrême des richesses au profit de quelques-uns, en conséquence de son extraordinaire créativité. »

– Le capitalisme, source de tous les maux de la Terre, n’est-ce pas caricatural ?

« On nous dit que la pauvreté globale recule, que les classes moyennes sont de plus en plus nombreuses. Mais deux milliards d’êtres humains n’ont pas encore un accès régulier à l’eau potable. Toutes les quatre minutes un être humain perd la vue par carence en vitamine A. Des épidémies d’un autre temps provoquent chaque année des dizaines de millions de morts. D’après la Banque mondiale, les 45 personnes les plus riches du monde ont vu leurs revenus progresser de 41 % l’an dernier alors que 4,7 milliards d’hommes ont vu une baisse de leurs revenus de 28 % dans le même temps. Pour eux, la troisième guerre mondiale a déjà commencé. Le capitalisme que j’accuse, c’est le scandale de la mort d’un enfant toutes les cinq secondes dans le monde, c’est un crime contre l’Humanité. C’est une évidence, le capitalisme est un danger mortel pour l’homme. En octobre dernier, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une étude importante, indiscutable. Plus de 62 % des cancers dans les pays riches sont dus à un environnement dégradé et à l’alimentation industrielle. »

– Mais le capitalisme n’est-il pas fait pour durer dans le monde actuel ?

« C’est sa victoire éclatante : faire croire qu’il n’y a pas d’autre choix car les forces du marché obéiraient non pas à la lutte des classes mais à des lois naturelles. L’homme croit ainsi lui-même à sa propre impuissance pour changer les choses. Je suis en octobre 2000 dans les salons du Reichtag, le parlement allemand à Berlin. Gerard Schröder, le chancelier de gauche subit des grèves très dures contre les délocalisations d’activités vers la Chine qui touchent la Ruhr industrielle. Je lui demande pourquoi tu n’interdis pas ces délocalisations alors que tu as la majorité absolue au Reichtag ? Il me répond que ce serait dangereux d’intervenir contre les forces du marché. Aujourd’hui, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont tous les matins les yeux rivés sur les marchés financiers pour apprécier ce qu’il leur reste comme marges de manœuvre, ridicules. Et Trump n’est-il pas le laquais des oligarques financiers ? Obama avait par exemple interdit la vente de coltan qui est un minerai extrait au Congo par des enfants dans des conditions inadmissibles. Les sociétés minières ont hurlé et Trump leur a donné raison au nom de la liberté du marché. Au Guatemala, moins de 2 % des propriétaires fonciers possèdent 67 % des terres arables mais 112 000 enfants de moins de dix ans sont morts de faim en 2015. La solution, c’est une réforme agraire pour mieux répartir les produits de la terre. L’ambassadeur américain était violemment intervenu à l’ONU et rien ne change aujourd’hui. »

– Mais que peut faire le simple citoyen pour davantage de justice sociale ?


« C’est une conviction personnelle mais je suis certain que ma vie singulière a un sens. Nous sommes à la veille d’une vraie révolution et je crois à l’insurrection des consciences. Que va devenir le monde ? Je l’ignore, c’est tout le mystère de la société nouvelle. Les insurgés parisiens qui ont pris la Bastille en 1789 ne savaient pas qu’ils allaient déclencher la fin de la féodalité, la naissance de la République. La fin de l’esclavage, personne ou presque n’y croyait à l’époque où elle fut déclenchée. Même chose pour la fin du colonialisme ou l’émancipation de la femme… »

– Les présidents des entreprises multinationales ont le pouvoir, dites-vous. Que vous répondent-ils ?


« Je connais bien, entre autres, Peter Brabeck, l’ancien grand patron suisse de Nestlé, la première entreprise agroalimentaire mondiale. Il m’écoute bien sûr mais dit que si la misère persiste, c’est parce que les forces du marché ne sont pas encore complètement libérées. Son idéal, partagé par ses pairs, est un gouvernement du monde sans État, un monde privatisé. »

– Emmanuel Macron semble croire à la théorie selon laquelle la richesse des plus riches finirait par ruisseler vers les couches socialement moins favorisées, au bénéfice de la société entière. Qu’en pensez-vous ?

« Cette théorie de la pluie dorée, je l’entends partout dans les discours des oligarques financiers. Mais la redistribution automatique des richesses est une bêtise car le capitalisme contemporain n’a plus rien à voir avec la valeur d’usage, avec l’utilisation des richesses telle que pouvait la concevoir l’économiste Adam Smith par exemple. Le capitalisme a changé de nature et le ruissellement ne se produira jamais car il est d’abord devenu un moyen d’acquérir un pouvoir illimité. Arnault et Bolloré veulent toujours avoir plus. Le capitalisme est devenu une vraie pathologie et la cupidité est une obsession de plus en plus répandue. »

– Ce capitalisme financier est donc inéluctable ?


« On ne pourra pas le réformer, le réguler. Toutes les tentatives ont échoué partout dans le monde. Il faut abattre le capitalisme, celui qui créé tellement de problèmes que les partis d’extrême droite estiment qu’ils sont dus aux étrangers, aux migrants, aux ennemis imaginaires qui leur permettent de progresser si fort en France, en Italie ou en Allemagne. La crise climatique, la nouvelle conscience écologique est sans doute une nouvelle opportunité historique pour détruire ce capitalisme ultrafinancier, même si nous ne pouvons pas encore imaginer le monde qui nous attend vraiment. Voilà ce que j’ai voulu dire à Zohra, ma petite-fille ».

« Le capitalisme expliqué à ma petite-fille », édition du Seuil, 115 pages, 9 €.

Qui est Jean Ziegler ?

Ancien député socialiste suisse, il vit à Genève où il se fit connaître par son combat contre le paradis fiscal de son pays. Jean Ziegler fut ensuite le premier rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il est actuellement l’unique vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme, l’une des trois institutions fondamentales de l’ONU avec l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Auteur d’essais best sellers contre la faim dans le monde, il a notamment écrit Destruction massive, géopolitique de la faim (Seuil) et La Haine de l’Occident (Fayard).



vendredi 31 août 2018

Cause commune



Numéro spécial Cause commune : 
"Etat des lieux"

"Comprendre les mutations en cours dans la société française est une donnée essentielle pour agir, rassembler et engager les transformations visant au dépassement du capitalisme. Être très attentifs aux signaux qu’envoient les femmes et les hommes de notre pays, c’est permettre d’être au plus près des réponses et ouvrir des issues de progrès"

Répondant à la feuille de route décidée au début de la préparation de notre congrès, le collectif Idées, regroupant entre autres des responsables des revues, s’est mis au travail pour répondre au mieux à la commande : quel est, à ce jour, l’état de la société française ?

Vaste sujet s’il en est, et sur lequel de grands instituts travaillent, des fondations, des établissements nationaux de recherche, des laboratoires etc.… Avec les moyens qui sont les nôtres, et l’ambition d’être utiles aux réflexions des communistes, nous avons plus choisi de lister et traiter quelques grandes questions (il y en a bien d’autres).

Les notes produites dans ce cahier ont été pour la plupart débattues au sein du collectif, et leurs auteurs parfois auditionnés. Elles sont le fruit à la fois d’un travail individuel de chaque auteur et collectif par les échanges, débats avec parfois réécriture ou précision pour en faire des outils pertinents au service du débat des communistes.

Elles ne sont pas des thèses destinées à être amendées ou votées mais des éléments de réflexions, des points d’appui, des entrées, des pistes pour ces débats.

Commandez ce numéro spécial "Cause Commune" au prix unitaire de 5 euros auprès de votre section, fédération ou par mail : yhenzel@pcf.fr

mardi 21 août 2018


Nicolas Philibert : 
« les hôpitaux se transforment 
en usines à soins »


Présenté lors du 71eme Festival de Cannes, le nouveau documentaire « De chaque instant » de Nicolas Philibert, a suivi les étudiants d’une école de formation en soins infirmiers de Montreuil durant leur apprentissage du métier.
Un regard véridique, bouleversant mais aussi humoristique sur les difficultés du personnel hospitalier.
A découvrir en salle dès le 29 août.



mardi 14 août 2018

STOP au Glyphosate


JUSTICE. UN NOUVEAU CHAMP D’ACTION POUR LES VICTIMES DE PESTICIDES


Lundi, 13 Août, 2018
Marie-Noëlle Bertrand



La victoire de Dewayne Johnson face à la multinationale Monsanto leur ouvre des perspectives en France : les procédures visant à faire établir les responsabilités des chimiquiers dans les cas d’intoxication aux produits phytosanitaires sont difficiles à mener à terme.


Il était entendu que si l’homme gagnait face à la multinationale, l’affaire aurait de l’écho. Dewayne Johnson, jardinier de 46 ans, a bel et bien remporté son procès contre Monsanto, géant de la semence brevetée et de l’agrochimie. La nouvelle est tombée vendredi, après plus de deux jours de délibérations. Avec elle s’est ouvert un nouveau champ d’espoir pour tous ceux qui se revendiquent victimes des pesticides et bataillent pour que les responsabilités soient établies. Agriculteurs ou ouvriers de l’agrochimie, ils n’auront pas raté le message : réputé imbattable (quoique déjà mis à mal, lire entretien ci-contre), le sulfureux Monsanto vient d’être battu, au moins sous l’œil implacable de l’opinion publique.

L’histoire qui oppose l’agrochimiquier au jardinier est désormais connue. Employé sur les terrains scolaires de Benicia, près de San Francisco, Dewayne Johnson a, pendant deux ans, utilisé deux herbicides fabriqués par la multinationale américaine. De 2012 à 2014, le populaire Roundup et sa version professionnelle, le Ranger Pro, ont été son bras armé dans la lutte contre les mauvaises herbes. Un an plus tard, le principe actif qui fait leur efficacité – le fameux glyphosate – sera jugé cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais, à l’époque, Dewayne Johnson ne se fait pas de soucis, même lorsqu’il s’en asperge par accident. Rien, sur l’étiquetage des produits,...

Lire dans l'Humanié : https://www.humanite.fr/justice-un-nouveau-champ-daction-pour-les-victimes-de-pesticides-659203


Monsanto condamné : ouvrons la voie au changement de modèle agricole


12/08/2018 - PCF

Le verdict est tombé : le tribunal de San Francisco a condamné la multinationale Monsanto. Pour la Justice, se sont bien les désherbants Roundup et RangerPro qui sont responsables du cancer du jardinier Dewayne Johnson.
Cette décision est une bonne nouvelle pour tous ceux qui pensent – le PCF est de ceux-là – qu’il y a urgence à sortir du modèle agricole actuel, reposant sur des intrants chimiques massifs, produits dont l’impact sur l’homme et sur l’environnement commencent à être connu en place publique.

Le PCF rappelle sa détermination à engager la France dans une sortie du Glyphosate et des pesticides dangereux. Notre pays a besoin d’une grande ambition collective alimentaire, écologique et de santé publique.
Pour cela, il est indispensable de permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail, pour sortir la production alimentaire des griffes des quelques multinationales qui trustent actuellement ce secteur, aliénant producteurs et consommateurs au nom du profit capitaliste.



Xavier Hamon: « il y a urgence à défendre l’agriculture locale »


Pour Xavier Hamon, chef cuisinier à Quimper et président de l’Alliance des cuisiniers slow food, il faut protéger inlassablement l’agriculture paysanne et les petits producteurs locaux. Cet ardent défenseur d’une cuisine "bonne, propre et juste pour tous", vous invite à venir déguster son boeuf nantais servi avec des légumes de la ferme urbaine de Saint-Denis durant le "Banquet des Humanités" de la fête de l’Humanité le 15 septembre prochain.



mardi 7 août 2018

Jean-Claude Reynaud et Julien Poux


Concert duo d’accordéon au Château de Coudrée

Dimanche 19 Août 2018 à 17h00

Jean-Claude Reynaud et Julien Poux 
deux générations sur la même longueur d’onde !

Jean-Claude et Julien vous invitent pour un vagabondage de Bach à Piazzola en passant par la chanson française ! Ils ont répondu présent à l’invitation de l’Association 
« Les Amis de l’Accordéon » au Château de Coudrée pour livrer un programme varié, 
riche de sensibilité.


Ces deux artistes ont construit leur duo sur une entente amicale sincère et une interprétation musicale partagée pleine d’émotion et d’énergie. Passionnés de musique de tous genres et musiciens chevronnés, ils livrent un programme porteur de bonheur. Un moment unique à ne pas manquer.


Le concert est suivi d'un cocktail autour des artistes.

Billetterie disponible en ligne sur le site internet www.chateau-hotel-coudree.com ou au Château de Coudrée.
Information et réservation au 04 50 72 62 33 ou par email : chateau@coudree.fr
Billet en prévente (concert et apéro) auprès de Jean Claude à 12€