mardi 23 septembre 2025

Après la reconnaissance : imposer un cessez-le-feu, instituer l’État de Palestine sur le terrain


Publié le 22 septembre 2025


Emmanuel Macron vient officiellement de reconnaître l’Etat de Palestine devant l’assemblée générale de l’ONU. Neuf autres pays participent à cette nouvelle vague de reconnaissance : l'Andorre, l'Australie, la Belgique, le Canada, le Luxembourg, Malte, le Portugal, le Royaume-Uni et Saint-Marin.

C’est une victoire pour toutes celles et ceux qui depuis des décennies se battent pour cette reconnaissance, votée par l’Assemblée nationale en 2014 puis par le Sénat, mais jamais appliquée par les gouvernements successifs. Le PCF, avec ses parlementaires et les maires communistes de nombreuses villes, est fier d'avoir mené avec détermination ce combat depuis des décennies et de hisser le drapeau palestinien au fronton des mairies en ce jour historique. C'est la juste reconnaissance du droit du peuple palestinien à vivre libre dans son État aux côtés de l'État d'Israël.

Que de fois ne nous a-t-on pas rétorqué que « ce n’était pas le moment » ou qu’il fallait « que les conditions soient réunies » ? L’exécutif s’est enfin décidé à franchir le pas d’une reconnaissance, 37 ans après la proclamation de l’État de Palestine par Yasser Arafat, alors que 151 états reconnaissent déjà la Palestine et que l’État de Palestine est déjà membre de plusieurs centaines d’organismes internationaux.

L'urgence est là ! À Gaza, le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou intensifie sa guerre génocidaire contre une population civile qu’il veut pousser au départ. En Cisjordanie, avec l’appui des colons, il pousse les feux de l’annexion totale du territoire palestinien. Lorsque le Premier ministre d’Israël indique qu’il n’est pas question qu’existe un jour un État palestinien, c’est une véritable politique d’épuration ethnique dont il avoue la mise en oeuvre. Les États-Unis ont une responsabilité immense dans les crimes commis par le gouvernement de Netanyahou, tant par le soutien militaire apporté que par l'appui à cette politique d'annexion du territoire palestinien.

La reconnaissance de l’État de Palestine est un pas en avant nécessaire pour la mise en œuvre des droits nationaux du peuple palestinien, c’est-à-dire l’institution d’un État de Palestine disposant d’une continuité territoriale, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, mettant fin à l’occupation et à la colonisation, répondant dans le cadre des conventions de l’ONU à l’exigence du droit au retour des réfugiés.



Seule la mise en œuvre concrète de la solution à deux États permettra la réalisation d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. C’est l’objectif de l’OLP, seule organisation légitime représentante du peuple palestinien œuvrant pour une Palestine libre, démocratique et laïque.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec l’OLP, les communistes palestiniens et israéliens qui luttent depuis des décennies pour sa réalisation. Il apporte également son soutien total aux forces qui, en Israël, agissent pour la fin de la guerre, la libération des otages toujours aux mains du Hamas, l’arrêt des dispositions visant à interdire définitivement à un État palestinien de se constituer.

Il faut maintenant doter l’État de Palestine de tous les moyens de s’exprimer et d’agir de plein droit au sein de la communauté internationale et l’instituer sur le terrain. Seules des sanctions internationales contre le gouvernement Netanyahou et une intervention humanitaire concrète pourront mettre fin au génocide en instaurant la pression nécessaire pour y parvenir.

Sans attendre le résultat des discussions engagées à l’échelon européen, la France doit prendre la tête d’une coalition européenne et internationale pour des sanctions commerciales, économiques et financières contre le gouvernement israélien, en suspendant les relations commerciales avec l’État d’Israël tant que le droit international n’est pas appliqué. La France doit également agir pour que, au-delà des mesures évoquées par la Commission européenne, la suspension de la totalité de l’accord d’association UE-Israël soit mise à l’ordre du jour et votée par le Conseil européen.




Il faut briser le siège de Gaza par tous les moyens !

La France peut demander la convocation de l’assemblée générale de l’ONU en formation extraordinaire afin de soumettre une résolution pour une aide humanitaire d’urgence à la population gazaouie et d’envoyer, sous mandat de l’ONU, les marines des Etats volontaires pour y apporter une aide humanitaire.

Les otages israéliens détenus par le Hamas doivent être libérés sans condition. Les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, doivent l’être également.

Paris, le 22 septembre 2025




jeudi 18 septembre 2025

« l’acte trois d’une reconquête sociale et démocratique » pour le sociologue Maxime Quijoux


« l’acte trois d’une reconquête sociale et démocratique » 

L’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) espère mobiliser plus d’un million de personnes, ce jeudi, contre le budget austéritaire de l’exécutif, toujours à l’ordre du jour, malgré la censure de François Bayrou. Derrière les 44 milliards de coupes budgétaires, les centrales visent à contrecarrer la politique de l’offre d’Emmanuel Macron.


🇵🇸
 21 septembre – Journée internationale de la paix
📍
 14h, Place de la Nation – https://marche-paix2109.fr/

Il est temps d’agir :
🔻 Reconnaissance immédiate de l’État de Palestine dans les frontières de 1967
🔻 Arrêt immédiat du génocide en cours
🔻 Cessez-le-feu et libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens
🔻 Fin de la colonisation et de l’occupation
🔻 Embargo sur les armes et sanctions contre le gouvernement Netanyahou

✊ Marchons pour la justice, la liberté et l’arrêt immédiat du génocide en cours.

Premiers signataires : Sophie Binet (CGT) • Caroline Chevé (FSU) • Olivier Faure (PS) • Fabien Roussel (PCF) • Marine Tondelier (Les Écologistes) • Nathalie Tehio (LDH) • Anne Tuaillon (AFPS) • Roland Nivet (Mouvement de la Paix) • Une autre voix juive • UJRE • MRAP • Collectif Golem 

 

mercredi 17 septembre 2025

DEMAIN 18 septembre : les syndicats visent le million

DEMAIN TOUS 

À 17H30 PLACE DES ARTS 

THONON-LES-BAINS

 Les premières remontées des organisations syndicales avant la journée d’action de ce jeudi font état d’une importante mobilisation à venir, notamment dans les transports et l’éducation.

Les syndicats et même les autorités prédisent une mobilisation massive. Ce jeudi, la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires défileront unis, une première depuis le 6 juin 2023 – date de la dernière mobilisation contre la réforme des retraites – pour dénoncer le tour de vis budgétaire brutal annoncé cet été.

« Aucune des mesures catastrophiques du musée des horreurs de François Bayrou n’est enterrée ! », s’est indignée lundi la leader de la CGT, Sophie Binet, après avoir rencontré le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Ce dernier, qui avait promis des « ruptures sur le fond » mais n’a lâché que quelques miettes, a reçu à tour de rôle les syndicats représentatifs (à l’exception de FO, prévu le 22 septembre) sans jamais réussir à ébranler la future journée d’action.





mardi 16 septembre 2025

Sophie Binet : « Sébastien Lecornu doit abroger la réforme des retraites ». - Palestine : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU confirme le génocide à Gaza, Israël annonce la nouvelle phase de son offensive terrestre au même moment

 Secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet analyse la crise politique et sociale qui secoue le pays et met en garde l’exécutif contre le maintien d’un cap austéritaire.


Le 18 septembre, l’intersyndicale appelle à une journée d’action. À l’époque où cette journée a été décidée, la colère sociale se cristallisait autour d’un projet de budget porté par le gouvernement Bayrou, or ce gouvernement est tombé. Contre quoi allez-vous mobiliser le pays ?

Nous avons bien compris la stratégie d’Emmanuel Macron : tout changer pour que rien ne change. Il vient de sacrifier trois chefs de gouvernement en un an pour espérer sauver sa politique.

Nous sommes à un moment où l’histoire s’accélère. Le 18 n’est pas une date comme une autre, c’est une étape décisive, pour nous qui voulons changer la donne. L’ensemble des organisations syndicales appelle à la grève.

Plus de 200 actions sont déjà recensées. Il faut se mobiliser parce que si le premier ministre a changé, le projet de budget 2026, lui, n’est pas tombé. Or ce que nous voulons, ce n’est pas uniquement changer le nom de celui qui est en poste à Matignon, c’est un nouveau budget.


Sébastien Lecornu renonce à remettre en cause les deux jours fériés. Cela ne vous suffit pas ?

Non, car nous voulons enterrer définitivement le musée des horreurs qu’est ce budget. Il reste le doublement des franchises médicales, le gel des retraites et de toutes les prestations sociales, le gel du salaire des fonctionnaires, l’austérité pour nos services publics et la suppression de 3 000 postes de fonctionnaire.

Mais le 18 est un mouvement offensif. Nous voulons la justice fiscale. L’argent, il y en a dans les poches du patronat. Il en faut pour nos services publics.

Il n’est plus possible que nos hôpitaux et nos écoles soient à l’os. Et nous luttons pour l’abrogation de la réforme des retraites, cette réforme qui ne passe pas et ne passera jamais. 




Suppression des « avantages à vie » des ministres : le nouvel écran de fumée de Sébastien Lecornu

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé sur X, lundi 15 septembre dans la soirée, la suppression des « avantages ''à vie'' » des membres du gouvernement. Un nouvel écran de fumée face à l’exigence de justice fiscale et sociale qui s’apprête à s’exprimer dans la rue le 18 septembre avec la grève à l’appel de l’intersyndicale.

Sous pression, le premier ministre Sébastien Lecornu a dégainé, lundi 15 septembre, une nouvelle annonce, qui a tout de l’écran de fumée. « C’est fait : les avantages « à vie » des anciens membres du Gouvernement seront supprimés dès le 1er janvier 2026 », a posté sur X, dans la soirée, le locataire de Matignon, ajoutant que « tous les autres moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée ». Certes, voir les tenants de l’austérité se pavaner sous les ors de la République et bénéficier de ses largesses même lorsqu’ils ne sont plus en fonction peut être un tantinet agaçant. Mais en réalité, la sortie de Sébastien Lecornu vise à détourner l’attention.


Francesca Albanese : « La seule chose légale que peut faire Israël dans les territoires palestiniens, c’est de dégager »

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967, dénonce la complicité des États et des entreprises dans le génocide en cours à Gaza, devant une foule de personnes réunies ce dimanche 14 septembre à la Fête de l’Humanité.





Les habitants de la ville de Gaza ont ainsi signalé, mardi 16 septembre, de nouveaux bombardements « lourds et incessants ». Israël a ensuite officialisé le lancement de la deuxième phase de son offensive terrestre, avec deux nouvelles divisions en direction du centre de la ville ravagée. La commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU confirme quant à elle le caractère génocidaire de la politique israélienne, dans un rapport publié ce mardi.







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lundi 15 septembre 2025

610 000 PARTICIPANTES ET PARTICIPANTS À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ ET LES MÉDIAS DU CAPITAL N'ONT RIEN VU

 

La Fête de l’Huma s’est achevée hier en battant un record de participation. Une superbe 90e édition qui doit beaucoup, comme à chaque fois, aux militantes et militants communistes et bien sûr à notre journal, L’Humanité et à son directeur Fabien Gay.
610000 participants. Il est facile de banaliser l’événement, de n’y voir qu’un succès assuré par la programmation musicale, de nier sa dimension politique. C’est faire fausse route. J’en veux pour preuve l’affluence si nombreuse dans tous les débats, petits et grands, de l’Agora de l’Huma aux stands de section.
Quel est donc le message politique qui en ressort ?
Il est double.
Partout, l’envie de rompre avec un système qui détruit l’humanité et la planète. La conscience grandit que le capitalisme nous conduit à la ruine et la Fête en portait magnifiquement témoignage. Une soif de radicalité au sens propre. Prendre le mal à la racine, se débarrasser de ce qui met en cause notre existence, notre survie. Personne ne peut imaginer qu’on enteindra l’incendie avec un robinet d’eau tiède. L’heure est à tourner la page.



Ensuite, l’unité. Elle s’affichait partout, s’exprimait partout. L’unité du monde du travail, de la jeunesse, de tous ceux qui ont intérêt au changement. Unis face aux racistes qui instillent le venin de la haine et de la division à longueur d’antenne. Une unité de classe qui faisait plaisir à voir. Avec en tête l’échéance du 18 septembre et l’énorme mobilisation qui s’annonce. En cela, la Fête tombait à pic, à mi chemin entre le 10 et le 18.
L’unité des forces de gauche aussi. Nous ne gagnerons pas dispersés. Nous ne gagnerons pas les uns contre les autres. Nous gagnerons rassemblés, dans le respect des uns et des autres, mais unis. Une unité à la base, qui tienne compte des réalités locales.
Écoutons le message de la Fête de l’Huma. Les 610000 femmes et hommes qui nous ont fait l’honneur de leur présence le méritent.


AUJOURD'HUI LUNDI NOS AMI.ES ET CAMARADES SAVOYARDES ET SAVOYARDS DÉMONTENT

LE STAND PLEIN DE SOUVENIRS ET DE LUTTES À VENIR

dimanche 14 septembre 2025

FÊTE DE L'HUMANITÉ DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2025. - avancer vers une société où le capital et les actionnaires ne soient pas tout-puissants


Le monde se dirige vers la grande scène
Le stand de haute-Savoie toujours plein


Les JC CHABLAISIENNES ET CHABLAISIENS SONT PRÉSENTS

Sous une pluie battante Fabien Gay, le directeur de l’Humanité à préparer « la censure populaire maintenant » et « à avancer vers une société où le capital et les actionnaires ne soient pas tout-puissants »

C’est sous la pluie que Fabien Gay, le directeur de l’Humanité a prononcé le traditionnel discours de la Fête de l’Humanité. Avant ça, des grands témoins ont pointé les enjeux du moment ; à commencer par la reconnaissance de la Palestine et la fin du génocide à Gaza. Devant Hala Abou Hassira, l’ambassadrice de Palestine en France, un immense drapeau palestinien a été déployé dans la foule de la grande scène, sous les vivats du public.

Nationalisation d’Arcelor Mittal, baisse du coût de l’énergie…

Parmi les autres voix qui s’expriment, Gaëtan Lecoq, responsable syndical CGT Arcelor Mittal estime que « si Mittal ne veut pas d’acier en France, qu’il dégage ». Il juge que la mobilisation lancée en juin 2024 peut progresser. « Nous demandons que l’acier devienne un bien commun comme l’eau », appuie-t-il.

De son côté, Henriette Steinberg, présidente du Secours populaire français (SPF), s’inquiète : « La pauvreté et la précarité touchent de nouvelles catégories de la population ». Parmi les facteurs de cette augmentation : le coût de l’énergie. Pourtant, comme l’affirme Fabrice Coudour, syndicaliste CGT de l’énergie, « la hausse des salaires et la baisse de la facture pour les usagers, c’est possible et compatible ».


« La censure populaire maintenant ! »

Paix, solidarité, luttes sociales, antifascisme, mais aussi culture, musique et bonne humeur : cette édition de la Fête rencontre plus que jamais les aspirations des militants et fait le plein. À tel point que Fabien Gay annonce que pour « la première fois la Fête » a clôturé sa billetterie à 15 heures ce samedi.

Le directeur de l’Humanité, qui rappelle que « les mille milliards de dette, c’est Macron pas nous », enjoint à préparer « la censure populaire maintenant ! ». « Nous n’avons pas peur du peuple, de vos revendications et de vos espoirs. Ensemble, nous préparons l’après Macron », ajoute-t-il.

Et de continuer : « À l’inverse (du gouvernement), nous voulons tracer une autre voie, une alternative à ce modèle où chacun et chacune compte pour un et où la richesse créée par les travailleurs et travailleuses n’est plus confisquée mais partagée. Nous aspirons à une société qui met l’instruction, l’esprit critique et la mise en commun des savoirs au centre de son projet. »

« C’est un sparadrap qui s’est collé sur leurs beaux costumes »

« Engagez-vous à nos côtés et rejoignez nous », exhorte-t-il. Et de rappeler un chiffre : les « 211 milliards d’euros d’aides publiques aux grandes entreprises. Les puissants et les éditocrates à leur service ont beau vouloir disqualifier ce travail mené à l’initiative de notre groupe communiste au Sénat, c’est un sparadrap qui s’est collé sur leurs beaux costumes et qu’ils ne parviendront pas à enlever de sitôt ».

« 211 milliards, c’est 2 fois le budget alloué aux collectivités territoriales, 4 fois le budget de l’Éducation Nationale, et 5 fois les économies recherchées par Bayrou. Avec vous, nous reprendrons la main sur le premier poste de dépense de l’État, ces 211 milliards », promet-il.

Cette fête, rappelle le sénateur communiste, c’est aussi celle de « la fraternité et de la sororité. C’est aussi le lieu de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, pour faire taire les discours xénophobes irresponsables de l’extrême droite et droite coalisées ». Sans oublier « Celle de l’antifascisme (face à Trump qui) est en train de monter une coalition internationale des réactionnaires 2.0 qui va de Milei à Orban, de Meloni à Le Pen. »

Corollaire de l’antifascisme, « la lutte pour la paix et la solidarité avec tous les peuples qui luttent pour leur autodétermination » est portée haut et fort dans le discours du directeur de l’Humanité. Avec, au premier rang, la Palestine et Gaza victimes de la folie génocidaire de Netanyahou. Pour gagner la paix, il appelle à la libération de Marwan Barghouti.