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mercredi 17 septembre 2025

DEMAIN 18 septembre : les syndicats visent le million

DEMAIN TOUS 

À 17H30 PLACE DES ARTS 

THONON-LES-BAINS

 Les premières remontées des organisations syndicales avant la journée d’action de ce jeudi font état d’une importante mobilisation à venir, notamment dans les transports et l’éducation.

Les syndicats et même les autorités prédisent une mobilisation massive. Ce jeudi, la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires défileront unis, une première depuis le 6 juin 2023 – date de la dernière mobilisation contre la réforme des retraites – pour dénoncer le tour de vis budgétaire brutal annoncé cet été.

« Aucune des mesures catastrophiques du musée des horreurs de François Bayrou n’est enterrée ! », s’est indignée lundi la leader de la CGT, Sophie Binet, après avoir rencontré le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Ce dernier, qui avait promis des « ruptures sur le fond » mais n’a lâché que quelques miettes, a reçu à tour de rôle les syndicats représentatifs (à l’exception de FO, prévu le 22 septembre) sans jamais réussir à ébranler la future journée d’action.





vendredi 18 juillet 2025

La purge peut tuer l'hôpital et conduire à des drames humains : STOP !

 Communique de presse de la section du Chablais du PCF :

La purge peut tuer l'hôpital et conduire à des drames humains : STOP !

La presse locale s'est faite l'écho d'une tentative de suicide d'un cadre de santé des Hôpitaux du Léman sur son lieu de travail, choix de lieu qui n'est pas anodin. Il y avait dans cette décision de passage à l'acte la volonté de pointer le lieu engendrant une terrible souffrance.
 
Certaines organisations syndicales des HDL l'ont appris par la presse, sans information préalable, comme l'aurait exigé la loi, par la direction aux instances représentatives du personnel chargées de la santé et de la sécurité des agents.

Ce drame illustre le profond degré de déshumanisation que les politiques d'austérité et leur cortège de mesures coercitives imposent aux personnels hospitaliers depuis des dizaines d'années.


Le système de financement massacre l'hôpital public :

Les organisations syndicales, la CGT des Hôpitaux du Léman en particulier, n'ont eu de cesse de dénoncer depuis les années 2000 la pression insupportable sur les conditions de travail et d'hospitalisation imposée par le système destructeur de financement à la tarification à l'activité (T2A).
Système pernicieux qui impose aux établissements des objectifs de résultats financiers inatteignables, sauf en réduisant le volume d'emplois et les durées d'hospitalisation. C'est toujours, produire plus d'activité, avec moins de moyens "pour garder la tête hors de l'eau", puisque chaque année les majorités parlementaires réduisent l'ONDAM (Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie) dans le budget de la Sécurité Sociale. Ce qui contribue à baisser constamment le coût de remboursement des actes à l'établissement par la Sécurité Sociale.

Ces pressions budgétaires délirantes détruisent les conditions de travail des soignants, créent de l'épuisement professionnel, imposent parfois un management dévastateur, entraînant des troubles psycho-sociaux conduisant bon nombre d'entre eux à la culpabilisation de ne pas pouvoir bien réaliser leur travail, à devenir parfois malgré eux maltraitants, les menant souvent au burn-out, à quitter la profession, voire l'exercer en Suisse où dans un établissement privé lucratif.

Alors que les Hôpitaux du Léman sont "à l'os", essorés par de multiples "Plans de Retour à l'Equilibre" "Plans d'Efficience", recommandations des "Audits de l'Agence Nationale d'Aide à la Performance ", autant de formules creuses pour masquer des plans sociaux massifs avec suppression de postes et de lits, son budget ne cesse de s'enfoncer jusqu'à atteindre en 2024 un déficit de 10 millions d'euros.

Ce cycle infernal, consistant à gérer l'hôpital comme une entreprise, conduit à des drames humains. C'est en fait la conséquence du système capitaliste qui privilégiera toujours la finance à la satisfaction des besoins humains. C'est avec ce système qu'il est urgent de rompre. C'est à cela que doivent s'atteler les forces progressistes, politiques, syndicales, associatives et citoyennes dès maintenant.

Le dézingage de notre système de santé est en cours :

Le Premier Ministre a annoncé une saignée supplémentaire pour la fonction publique (3000 suppressions de postes et le non-remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur trois, la suppression de deux jours fériés supplémentaires) et les hôpitaux ne vont pas y échapper. Une purge du budget de la Sécurité Sociale est en préparation, son démantèlement est en marche au profit des assurances privées. La médecine à deux vitesses s'accélère avec les cadeaux fiscaux au secteur privé, l'abandon et les délocalisations à l'étranger de notre industrie pharmaceutique à la recherche du moindre coût de production, les déserts médicaux qui se développent... il est donc plus que temps de réagir politiquement !

Remédier au manque de médecins généralistes :

La direction des HdL dénonce, à juste titre, l'engorgement des urgences en lien avec le manque de médecins généralistes dans notre territoire. Les communistes du Chablais tirent, depuis des années, la sonnette d'alarme sur le déficit médical qui s'amplifie du fait des départs en retraite non remplacés de médecins généralistes, souvent épuisés du fait d'une patientèle qui n'a cessé de croître. Et nous ne sommes qu'au début de la catastrophe annoncée si des décisions politiques fermes ne sont pas prises dès maintenant, puisque toutes les données statistiques annoncent l'arrivée de plus de 1000 habitants chaque année dans le Chablais.

Les communistes du Chablais, comme au plan national, ont fait des propositions pour la création d'un réseau de centres de santé de service public, réparti avec des antennes dans chaque commune en difficulté de nos territoires. Avec des médecins généralistes salariés, la pratique du tiers-payant obligatoirement en secteur 1, et remplissant les obligations légales de missions  de prévention à tous les âges de la vie.

Ce n'est sans doute pas LA solution miracle, car c'est faire porter un peu plus sur les collectivités locales le désengagement de l'état contre lequel il va falloir continuer de lutter d'arrache-pied, mais c'est, dans l'urgence, certainement un moyen majeur pour améliorer l'accès aux soins de proximité et de qualité pour tous.

L'urgence d'un choix politique :

Pour Thonon, une opportunité se présente avec le déménagement de la médecine du travail de ses vastes locaux situés avenue des Tilleuls, encore propriétés de la ville et du département.
Une lettre ouverte au maire de Thonon, président de l'Agglo, lui a été adressée et fait l'objet d'une pétition que vous pouvez soutenir en signant sur le lien ci-dessous. Dépêchons-nous, c'est urgent, avant que les promoteurs immobiliers ne s'en saisissent !

jeudi 5 juin 2025

L'ASSEMBLEE NATIONALE PEUT ENFIN VOTER ET DU COUP VOTE POUR L'ABROGATION DE LA REFORME DES RETRAITES PORTANT L'AGE DE DEPART A 64 ANS!


Les députés se sont prononcés contre la réforme des retraites Macron-Borne. À l’occasion d’une résolution non contraignante portée par les communistes, la gauche obtient une « première victoire » en mettant ainsi en minorité les tenants de la retraite à 64 ans.

jeudi 20 février 2025

« JE VEUX SUPPRIMER LE RSA»: NOUS VOULONS MIEUX QUE LE RSA!

« Je veux supprimer le RSA » : le communiste Fabien Roussel revendique « le parti pris du travail » dans un livre




vendredi 15 novembre 2024

LA COLERE GRONDE ET S'ORGANISE PARTOUT SUR LE TERRITOIRE


Mobilisons-nous avec les salarié·es d'Auchan, de Michelin, des usines et entreprises qui ferment, les cheminot·es, les agriculteur·rices, les soignant·es, les travailleur·ses qui s'apprêtent à rejoindre les ronds-points.

PARTOUT, soyons de toutes les mobilisations pour la paix et la justice sociale.

lundi 14 octobre 2024

POUR UNE POLITIQUE DE SANTE TERRITORIALE AMBULATOIRE DE PROXIMITE

 

La nécessité d’un réseau national des centres de santé 
de service public

Michel LimousinJulie ChastangFrédéric VillebrunEric MayRichard Lopez et Hélène Colombani 

Résumé :

Les auteurs, acteurs majeurs du mouvement des centres de santé, proposent une nouvelle politique pour répondre à la crise du système de santé, en particulier celle de l’ambulatoire. Ils demandent la création d’un service public ambulatoire de santé. Les centres de santé de service public sous la forme d’un réseau seraient le support de cette réforme. De nombreuses propositions concrètes sont avancées et seraient la base d’une nouvelle loi.

mercredi 2 octobre 2024

PLUS IL Y A DE DETTE, PLUS VOUS AVEZ PEUR,

ET PLUS VOUS AVEZ PEUR 

PLUS LE GOUVERNEMENT BARNIER 

VOUS LE FERA PAYER

INTERVENTION POUR L'UL CGT THONON

Depuis plusieurs semaines la musique est lancinante. Gouvernement démissionnaire comme nouveau, journalistes, experts autoproclamés… tous s’accordent à dire que la France est au bord du gouffre à cause du déficit et de la dette. Le scénario catastrophe qui nous est promis n’a qu’un objectif : préparer le terrain pour un nouveau tour de vis sur les salaires et les services publics. 

mardi 23 juillet 2024

NOUS SERONS DE TOUS LES COMBATS, DANS LES VILLES, LES VILLAGES, AU PLUS PRÈS DES ATTENTES DES SALARIÉS, DE LA JEUNESSE, DES HABITANTS.

 « On prend les mêmes 

et on recommence ! » (Fabien Roussel)


Le Président de la République se moque bien des Français. Voilà le ressentiment qui monte dans notre pays aujourd’hui, conjugué avec beaucoup de colère. Car malgré deux défaites aux élections européenne et législatives, le camp présidentiel ne lâche pas le pouvoir.

Il ose même renvoyer dos à dos le Rassemblement national et les forces politiques du Nouveau Front Populaire, justifiant ainsi ses petits arrangements politiciens pour empêcher le NFP d’accéder aux responsabilités.

Pourtant, les Françaises et les Français ont, ces dernières semaines, exprimé à trois reprises dans les urnes leur volonté de changement. Certes en utilisant des bulletins différents, mais à chaque fois avec la même volonté, la même colère, le même objectif : en finir avec la politique d’Emmanuel Macron.

En refusant le changement, c’est tout le processus démocratique, toutes les institutions de la République qui se trouvent fragilisées.

Malheureusement, la France a un Président de la République prêt à tout pour garder le pouvoir et poursuivre sa politique en faveur des plus riches et de la finance. Pêché d’orgueil ? Pression du monde de la finance ? L’histoire le dira.

Mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire.

Celle de la Cinquième République, dévoyée jusqu’au bout par un pouvoir utilisant tous ses articles pour empêcher la démocratie de vivre.

Celle du barrage républicain qui permet à des candidats macronistes ou de droite de se faire élire grâce aux voix de la gauche mais qui se permettent ensuite de les trahir dans l’hémicycle.

Celle d’une droite républicaine en décomposition, filant toujours plus vers l’extrême-droite.

Celle de forces de gauche et écologistes obnubilées pour partie par la présidentielle avec un Jean-Luc Mélenchon qui se rêve déjà au second tour face à Marine Le Pen en 2027. C’est mortifère.

Ces derniers mois révèlent au grand jour la grande détresse d’un pays qui a perdu sa boussole républicaine : la défense des intérêts du peuple d’abord.

jeudi 20 juin 2024

A PROPOS DU FINANCEMENT DU PROGRAMME DU NOUVEAU FRONT POPULAIRE



 

 Le programme du Nouveau Front Populaire (NFP) est attaqué de façon virulente et mensongère par tous les tenants et privilégiés du système actuel, économiques et politiques, via les médias à leur botte et comme à chaque fois (1936, 1968, 1981) qu’une alternative réelle est proposée aux Français. Les mêmes font semblant de s’attaquer à celui de l’extrême-droite mais ils savent très bien qu’ils n’ont aucun risque à craindre du RN puisque ce sont eux qui ont œuvré à sa percée et à son imposture sociale pour séduire les électeurs qui sont trompés là-aussi (diviser pour régner!).

Le NFP a reçu le soutien d’économistes de renom (à l’instar d’Esther Duflo, prix Nobel d’économie) comme de tous les économistes hétérodoxes qui réfléchissent et participent à la construction d’une autre économie qui fait le choix de l’Homme et de la Nature, sans oublier tous ces syndicalistes des entreprises et des administrations qui connaissent vraiment la réalité des choses.

Ce programme a donc une logique totalement différente de celle d’aujourd’hui. De plus il y a un phasage parce qu’on ne peut pas faire tout d’un seul coup, surtout si on se limitait à de pures mesures fiscales (comme le rétablissement de l’ISF). Néanmoins ces dernières sont impératives pour enclencher la bifurcation sociale et écologique que nous devons rendre durable toutes et tous ensemble, en tenant compte des particularités de chaque territoire.

Il faut donc bâtir un cercle vertueux qui permette de créer des nouvelles richesses utiles aux populations et de démarrer une autre croissance riche en emplois qualifiés pour faire face à tous les défis complexes du moment pour lesquels il y a en plus urgence.

S’il faut donc augmenter les recettes des budgets publics et de notre système social pour redonner toute leur place à nos services publics de l’éducation, de la santé, des transports, de l’eau et de l’énergie, de la culture et du sport, de la sécurité et de la justice, il faut donc utiliser aussi l’argent disponible d’une autre façon, en soutenant des projets qui créeront de l’activité locale et réduiront leur impact environnemental.

Les aides aux entreprises (près de 180 milliards par an dont plus de 60 milliards pour les exonérations de cotisations sociales) doivent donc être ciblées et contrôlées, en premier chef par les salariés eux-mêmes, en différenciant bien les situations suivant les types et les résultats des entreprises.

La dette publique résulte principalement d’une réduction des impôts et taxes dont le rétablissement doit toucher toutes les sources de revenus, en commençant par ceux des entreprises où les richesses sont créées par le seul travail : il faut pour cela une fiscalité juste et progressive. Avoir plus de recettes permet aussi de moins emprunter et donc de payer moins d’intérêts, la charge de la dette étant le budget de dépenses le plus important au profit des marchés financiers privés (50 milliards en 2023).

mardi 21 mai 2024

QUI BRADE L'EMPLOI INDUSTRIEL EN HAUTE-SAVOIE ?

 Marignier : 

le site Bosch, fermera le 31 décembre 2024

Dans le secteur de l'automobile, le site Bosch, à Marignier, est spécialisé dans l’assemblage de directions assistées. Ce cœur de métier est représenté, sur place, par deux lignes de production. La première, c’est la direction assistée hydraulique et l’autre, c’est la direction assistée électrique. Ce sont ces deux lignes qui vont, progressivement, cesser leur activité au cours de l’année 2024.


C'est la disparition de 153 emplois qui s'ajoutera à la trop grande liste des emplois perdus dans la vallée de l'Arve (CPOAC.Socapex.Cartier, Franck et Pignard...)

La Haute-Savoie championne  
de la disparition d’emplois industriels

jeudi 25 mai 2023

LE GOUVERNEMENT S'ATTAQUE AUX PLUS DEMUNIS

 

France Travail :

 Travailler plus tôt, plus longtemps et maintenant à n’importe quel prix !

La Première ministre a commencé à esquisser les premières mesures du projet de loi France Travail. 

Parmi elles, la conditionnalité du versement du RSA ou des allocations à une vingtaine d’heures d’activités. 

Il s’agit de supprimer tout ou partie des allocations et prestations sociales beaucoup plus facilement, la ministre reprenant un discours réactionnaire qui voudrait que les personnes bénéficiant des minima sociaux sont soit des « fainéants », soit des gens « qui n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un emploi ».



jeudi 29 avril 2021

SE MOBILISER POUR L'EMPLOI

 RASSEMBLEMENT DU PREMIER MAI 2021
THONON, Place des Arts, à 10H30


La mobilisation pour l'emploi dans le Chablais est plus qu'à l'ordre du jour à l'occasion du traditionnel rassemblement du 1er Mai qui est la fête internationale pour les droits des travailleurs.

Les annonces de suppressions et de pertes d'emploi s'accumulent en cette période de crise sanitaire, alors que le gouvernement persiste dans sa contre-réforme de l'assurance chômage qui vise à réduire brutalement les allocations versées aux privés d'emploi (qui ne sont d'ailleurs qu'à peine plus de 40% à en bénéficier, faut-il le rappeler!).

Après les frontaliers et les saisonniers victimes par centaines de la crise sanitaire, la menace sur 131 postes chez Thalès qui conduirait inévitablement à la fermeture de ce site historique qui compte aujourd'hui un peu plus de 300 salariés, le transfert de la blanchisserie des Hôpitaux du Léman vers celle de l'hôpital d'Annecy, l'abandon du projet d'extension de l'usine Veka qui permettait de créer 50 nouveaux emplois selon la direction d'entreprise, voici que le groupe Danone annonce une nouvelle restructuration. 

Celle-ci va entraîner 450 suppressions d'emplois en France dont plusieurs dizaines sur le siège des Eaux d'Evian. Cette décision destinée à rassurer les actionnaires après le limogeage du PDG jugé "trop social" par ceux-ci, vise à accroître encore un peu plus la rentabilité du groupe, pourtant en excellente santé financière.

Quel contraste avec le plan de relance aux USA présenté par son nouveau président démocrate Joe Biden qui finalement choisit d'appliquer au moins en partie les propositions de la gauche socialiste de son parti entrainée par Bernie Sanders, en voulant par exemple relever le taux des impôts sur les entreprises de 20% à 40%!

Dans notre pays, selon l'Observatoire des multinationales, les grandes entreprises du CAC40 vont présenter lors de leurs assemblées générales respectives des résolutions qui entraineraient en 2021 le versement de 51 milliards d'euros à leurs actionnaires, répartis en 43,7 milliards de dividendes et 7,3 milliards de rachat d'actions qui sont alors définitivement détruites.

Quelle ineptie quand on sait que les bénéfices de ces groupes ont chuté en 2020 à 36,9 milliards d'euros (soit une baisse de 55% par rapport à 2019) et qu'ils décident donc de taper dans leur trésorerie pour satisfaire les appétits insatiables de ces actionnaires auxquels le gouvernement français ne demande aucun geste de solidarité!

Au contraire la Banque Centrale Européenne, et donc dans notre pays, la Banque de France ont racheté à ces groupes des obligations pour justement préserver leur trésorerie pendant cette pandémie.

Décidément, on ne peut rien attendre de nos dirigeants économiques qui font la pluie et le beau temps, d'autant plus facilement que les dirigeants politiques de droite et d'extrême-droite, de LREM au RN en passant par LR et l'UDI, préfèrent saper notre modèle social, nos services publics dont l'hôpital, les droits des salariés.

Etre présent dans les manifestations et rassemblements du 1er Mai est donc plus qu'une urgence comme aussi il faudra participer les 20 et 27 Juin prochains aux scrutins de l'élection régionale AURA (liste PCF-LFI) comme à ceux des élections départementales et plus particulièrement dans les 3 cantons du Chablais (Evian, Thonon et Sciez) où le PCF est membre de l'union de la gauche et des écologistes "Le Chablais en commun".

Pour les élections départementales, voici d'ailleurs une partie de la déclaration adoptée le 24 Avril dernier, par les membres du Conseil National du PCF:
"La crise sanitaire souligne la gravité des choix gouvernementaux récents ou des choix politiques de ces dernières années contre l’égalité des territoires, les services publics, les collectivités départementales. Nous sommes opposés à la suppression des départements dans les zones urbaines ou rurales et attachés au couple département-commune pour des politiques de proximité. 
La demande d’aide alimentaire explose avec une augmentation d’environ 30 %. Les inscriptions au RSA affluent avec 15 à 25 % d’augmentation par département. 

La crise et les besoins de solidarité démontrent le rôle majeur des départements dans la vie de tous les jours, de la naissance à la prise en charge du vieillissement, et dans les politiques d’aménagement du territoire. 
Les départements gèrent les collèges, les voiries départementales, les actions sociales, la petite enfance, la vie associative, le logement, la culture, le développement économique.
Près de 80 milliards de budget que les marchés financiers aimeraient récupérer. Depuis des mois, les communistes sont pleinement mobilisés dans la préparation de ces élections, engagés dans la construction de projets de solidarité et d’égalité pour tous nos territoires, urbains, ruraux, de montagne ou du littoral."



 

mercredi 24 février 2021

ETATS GENERAUX DE L'ENERGIE

 PREMIERE JOURNEE SUR L'ENERGIE ELECTRIQUE


Le samedi 13 Février, le PCF a tenu en visio-conférence la première journée de ses Etats Généraux sur l'énergie en consacrant celle-ci à l'énergie électrique.
Cette dernière devient un point crucial de la transition énergétique, elle-même élément primordial de la transition écologique pour lutter contre le réchauffement climatique.

De plus, les salariés et les syndicats d'EDF sont entrés dans l'action depuis plusieurs mois contre le Projet Hercule qui doit découper cette entreprise en trois entreprises dont seule celle affectée aux centrales nucléaires resterait sous le giron majoritaire de l'Etat. Sans oublier les collectivités territoriales qui voient aussi d'un très mauvais œil ce projet de démantèlement, toutes étiquettes confondues.

Suite à cette journée, le PCF a publié un communiqué très important pour faire connaitre le risque de renversement de paradigme en jeu, à savoir passer d'une situation où la production électrique doit répondre à tous les besoins à celle où la consommation électrique des ménages, des entreprises et des administrations devra s'adapter à la production électrique du moment (comme une première tentative a été faite en ce début d'année, le 8 janvier, où la direction de RTE, la filiale d'EDF en charge du Réseau de Transport Electrique Haute Tension (HT) et Très Haute Tension (THT)  de notre pays, en nous appelant à un "civisme électrique").

Quel service public de l’électricité ? - Site Internet du P.C.F.

Notre camarade Amar Bellal, rédacteur en chef de la revue "Progressistes", nous donne quelques éléments factuels dans cette vidéo introductive à cette première journée.

https://fb.watch/3RS46P44rW/

Nous vous invitons aussi à lire cet article de notre camarade Denis Durand publié par la revue "Economie et Politique" qui donne accès aux vidéos intégrales de cette journée et explique en détail tous les enjeux.

États généraux de l’énergie : combattre la domination du capital pour faire de l’accès à l’électricité un bien commun - Économie et politique (economie-et-politique.org)




SITUATION COMPLIQUEE POUR LES SAISONNIERS DE NOS MONTAGNES

 Deux tiers d'entre eux ne peuvent bénéficier
du chômage partiel 


Dans son édition du mardi 23 février, le journal l'Humanité a publié un entretien avec Antoine Fatiga, responsable CGT des droits de saisonniers que nous reproduisons ci-dessous.

Cet entretien accompagnait un article plus global sur le sort des saisonniers auquel il faut aussi rattacher celui des frontaliers qui ont perdu leur emploi à l'occasion de la crise sanitaire, parfois à cause de plans de restructuration prévus de longue date et mis en oeuvre sous le prétexte de la pandémie qui sert donc d'alibi avec des pratiques patronales opportunistes.



La CGT redoute une flambée de la précarité des travailleurs des stations de ski sans contrat de travail ni mesures de soutien suffisantes.

Depuis la fermeture des remontées mécaniques, une part considérable de travailleurs du tourisme hivernal est privée d’emploi. Antoine Fatiga, responsable pour la CGT du dossier des droits des saisonniers, a créé en décembre une adresse mail (sos.saisonniers@gmail.com) pour recueillir les interrogations de ces salariés en détresse. Plusieurs semaines plus tard, le constat est accablant.

Vous avez lancé une adresse mail destinée à recevoir les témoignages de saisonniers en difficulté. Sont-ils nombreux ?

Antoine
                  Fatiga, responsable CGT des droits de saisonniers

ANTOINE FATIGA Depuis décembre, nous avons reçu environ 350 témoignages. On ne s’attendait pas à en recevoir autant, c’est le signe d’une vraie précarité, d’une catastrophe. On estimait qu’un tiers des saisonniers se retrouverait en difficulté avec la décision de ne pas ouvrir les remontées mécaniques, mais nous avions largement sous-estimé le phénomène. Heureusement, il existe des élans de solidarité entre les saisonniers dans les stations de ski qui leur permettent de s’accrocher, mais les gens sont laissés au bord de la route. La majorité d’entre eux sont privés de revenus, ils sont contraints d’épuiser leurs droits au chômage et d’aller aux Restos du cœur.

Vous parlez de saisonniers « laissés sur le bord de la route  ». Pour quelle raison utilisez-vous cette expression ?

ANTOINE FATIGA On estime que deux tiers des saisonniers n’ont pas été embauchés par leurs employeurs et n’ont donc pas le droit au chômage partiel. Sur les départements alpins les plus peuplés, cela représente environ 90 000 personnes. Certains petits patrons ne sont pas en mesure d’employer leurs salariés, ça demande du temps, c’est tout de même beaucoup de paperasse et, eux-mêmes, sont en grande difficulté. Mais d’autres grands groupes n’ont pas non plus honoré leurs contrats alors que le chômage partiel est indemnisé à 100 %. Les saisonniers n’osent pas insister de peur de se froisser avec leur employeur et de ne pas être à nouveau embauché l’année suivante. Quant à l’aide de 900 euros promise par le gouvernement, les critères d’octroi sont aberrants. Beaucoup ont soit trop travaillé pour l’obtenir, soit n’ont pas fait assez d’heures en 2019. Nous avons demandé que les critères soient élargis. Ce qui fait mal à voir, c’est que le gouvernement lâche des millions d’argent public pour les patrons, mais les salariés, eux, n’ont presque rien.

Pour beaucoup de saisonniers, les perspectives sont assez sombres. Le pire est-il à venir ?

ANTOINE FATIGA Oui, le pire est à venir. Actuellement, les saisonniers qui sont sans emploi et qui ne peuvent pas bénéficier de l’aide exceptionnelle épuisent leurs droits au chômage, qu’ils ont rechargés tant bien que mal cet été. Le peu qui leur restait après une saison estivale parfois écourtée va s’envoler. Quant à ceux à qui il restera quelques droits cet été, ils seront touchés par l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage, qui prévoit la refonte des modes de calcul des indemnités. Pour éviter cela, nous avons fait une proposition : lorsqu’une promesse d’embauche a été signée, mais que le contrat n’a pas débuté, nous souhaitons que Pôle emploi le considère quand même comme travaillé, sur la base du Smic. Malheureusement, nous n’avons pas eu de retour.