Affichage des articles dont le libellé est Hôpital. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hôpital. Afficher tous les articles

vendredi 18 juillet 2025

La purge peut tuer l'hôpital et conduire à des drames humains : STOP !

 Communique de presse de la section du Chablais du PCF :

La purge peut tuer l'hôpital et conduire à des drames humains : STOP !

La presse locale s'est faite l'écho d'une tentative de suicide d'un cadre de santé des Hôpitaux du Léman sur son lieu de travail, choix de lieu qui n'est pas anodin. Il y avait dans cette décision de passage à l'acte la volonté de pointer le lieu engendrant une terrible souffrance.
 
Certaines organisations syndicales des HDL l'ont appris par la presse, sans information préalable, comme l'aurait exigé la loi, par la direction aux instances représentatives du personnel chargées de la santé et de la sécurité des agents.

Ce drame illustre le profond degré de déshumanisation que les politiques d'austérité et leur cortège de mesures coercitives imposent aux personnels hospitaliers depuis des dizaines d'années.


Le système de financement massacre l'hôpital public :

Les organisations syndicales, la CGT des Hôpitaux du Léman en particulier, n'ont eu de cesse de dénoncer depuis les années 2000 la pression insupportable sur les conditions de travail et d'hospitalisation imposée par le système destructeur de financement à la tarification à l'activité (T2A).
Système pernicieux qui impose aux établissements des objectifs de résultats financiers inatteignables, sauf en réduisant le volume d'emplois et les durées d'hospitalisation. C'est toujours, produire plus d'activité, avec moins de moyens "pour garder la tête hors de l'eau", puisque chaque année les majorités parlementaires réduisent l'ONDAM (Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie) dans le budget de la Sécurité Sociale. Ce qui contribue à baisser constamment le coût de remboursement des actes à l'établissement par la Sécurité Sociale.

Ces pressions budgétaires délirantes détruisent les conditions de travail des soignants, créent de l'épuisement professionnel, imposent parfois un management dévastateur, entraînant des troubles psycho-sociaux conduisant bon nombre d'entre eux à la culpabilisation de ne pas pouvoir bien réaliser leur travail, à devenir parfois malgré eux maltraitants, les menant souvent au burn-out, à quitter la profession, voire l'exercer en Suisse où dans un établissement privé lucratif.

Alors que les Hôpitaux du Léman sont "à l'os", essorés par de multiples "Plans de Retour à l'Equilibre" "Plans d'Efficience", recommandations des "Audits de l'Agence Nationale d'Aide à la Performance ", autant de formules creuses pour masquer des plans sociaux massifs avec suppression de postes et de lits, son budget ne cesse de s'enfoncer jusqu'à atteindre en 2024 un déficit de 10 millions d'euros.

Ce cycle infernal, consistant à gérer l'hôpital comme une entreprise, conduit à des drames humains. C'est en fait la conséquence du système capitaliste qui privilégiera toujours la finance à la satisfaction des besoins humains. C'est avec ce système qu'il est urgent de rompre. C'est à cela que doivent s'atteler les forces progressistes, politiques, syndicales, associatives et citoyennes dès maintenant.

Le dézingage de notre système de santé est en cours :

Le Premier Ministre a annoncé une saignée supplémentaire pour la fonction publique (3000 suppressions de postes et le non-remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur trois, la suppression de deux jours fériés supplémentaires) et les hôpitaux ne vont pas y échapper. Une purge du budget de la Sécurité Sociale est en préparation, son démantèlement est en marche au profit des assurances privées. La médecine à deux vitesses s'accélère avec les cadeaux fiscaux au secteur privé, l'abandon et les délocalisations à l'étranger de notre industrie pharmaceutique à la recherche du moindre coût de production, les déserts médicaux qui se développent... il est donc plus que temps de réagir politiquement !

Remédier au manque de médecins généralistes :

La direction des HdL dénonce, à juste titre, l'engorgement des urgences en lien avec le manque de médecins généralistes dans notre territoire. Les communistes du Chablais tirent, depuis des années, la sonnette d'alarme sur le déficit médical qui s'amplifie du fait des départs en retraite non remplacés de médecins généralistes, souvent épuisés du fait d'une patientèle qui n'a cessé de croître. Et nous ne sommes qu'au début de la catastrophe annoncée si des décisions politiques fermes ne sont pas prises dès maintenant, puisque toutes les données statistiques annoncent l'arrivée de plus de 1000 habitants chaque année dans le Chablais.

Les communistes du Chablais, comme au plan national, ont fait des propositions pour la création d'un réseau de centres de santé de service public, réparti avec des antennes dans chaque commune en difficulté de nos territoires. Avec des médecins généralistes salariés, la pratique du tiers-payant obligatoirement en secteur 1, et remplissant les obligations légales de missions  de prévention à tous les âges de la vie.

Ce n'est sans doute pas LA solution miracle, car c'est faire porter un peu plus sur les collectivités locales le désengagement de l'état contre lequel il va falloir continuer de lutter d'arrache-pied, mais c'est, dans l'urgence, certainement un moyen majeur pour améliorer l'accès aux soins de proximité et de qualité pour tous.

L'urgence d'un choix politique :

Pour Thonon, une opportunité se présente avec le déménagement de la médecine du travail de ses vastes locaux situés avenue des Tilleuls, encore propriétés de la ville et du département.
Une lettre ouverte au maire de Thonon, président de l'Agglo, lui a été adressée et fait l'objet d'une pétition que vous pouvez soutenir en signant sur le lien ci-dessous. Dépêchons-nous, c'est urgent, avant que les promoteurs immobiliers ne s'en saisissent !

samedi 11 janvier 2025

ALERTE! LA GERIATRIE DU CHABLAIS NE DOIT PAS ËTRE SACRIFIEE!

Communiqué de la section du PCF du Chablais ;


Alerte ! La gériatrie publique du Chablais ne doit pas être sacrifiée pour combler le déficit de l'hôpital !



Suite à l'alerte du syndicat CGT des Hôpitaux du Léman à propos de l'avenir de ses EHPAD publics, les communistes du Chablais ont souhaité faire un point sur la situation budgétaire de l'établissement.

lundi 14 octobre 2024

POUR UNE POLITIQUE DE SANTE TERRITORIALE AMBULATOIRE DE PROXIMITE

 

La nécessité d’un réseau national des centres de santé 
de service public

Michel LimousinJulie ChastangFrédéric VillebrunEric MayRichard Lopez et Hélène Colombani 

Résumé :

Les auteurs, acteurs majeurs du mouvement des centres de santé, proposent une nouvelle politique pour répondre à la crise du système de santé, en particulier celle de l’ambulatoire. Ils demandent la création d’un service public ambulatoire de santé. Les centres de santé de service public sous la forme d’un réseau seraient le support de cette réforme. De nombreuses propositions concrètes sont avancées et seraient la base d’une nouvelle loi.

vendredi 4 octobre 2024

SANTÉ MENTALE, ASSEZ DE BLABLA, DES ACTES

 Message à Anne-Cécile VIOLLAND députée du Chablais, suite à son interpellation (bien téléguidée) hier du Premier ministre sur les questions de la santé mentale.

Anne-Cécile VIOLLAND était jusqu'à son élection psychologue du pôle de psychiatrie des Hôpitaux du Léman, avant que celui-ci soit transféré à La Roche sur Foron.

Voir son interpellation sur le lien suivant :
https://www.facebook.com/share/v/2QqnjvCburmawv1h/
-----------------------


samedi 28 septembre 2024

LA DETTE, LA DETTE ET RIEN QUE LA DETTE?

Pas un centime 

pour l’école ou pour l’hôpital, 

mais 413 milliards d’euros pour l'armée 

une explosion sans précédent 

du budget militaire.

 

Depuis plusieurs semaines la musique est lancinante. Gouvernement démissionnaire comme nouveau, journalistes, experts autoproclamés… tous s’accordent à dire que la France est au bord du gouffre à cause du déficit et de la dette. Le scénario catastrophe qui nous est promis n’a qu’un objectif : préparer le terrain pour un nouveau tour de vis sur les salaires et les services publics. La droite et les macronistes expliquent que l’envolée de la dette est le résultat de dépenses sociales trop importantes, dans lesquelles il va falloir encore faire des coupes (on peut penser aux retraites). Ce coup de force idéologique est là pour cacher la réalité ; celle d’un Etat dont le budget est mis depuis des années au service des intérêts des plus riches de ce pays.

lundi 9 septembre 2024

RIEN A ATTENDRE DE MICHEL BARNIER ET DE SON FUTUR GOUVERNEMENT!

 

L'AUSTERITE, ENCORE ET TOUJOURS!

Le nouveau Premier Ministre, Michel Barnier, juste nommé par Emmanuel Macron, a fait hier le "coup de com" traditionnel de ses prédécesseurs en visitant le service des urgences de l'hôpital Necker à Paris.
L'occasion de fixer tout de suite le cadre de son action pour le service public hospitalier : "Je ne ferai pas de miracle".
C'est bon, on l'avait compris. Quand on choisit comme directeur de cabinet celui qu'avait Bruno Lemaire, il ne faut pas être devin pour voir que les mesures d'austérité budgétaire vont être poursuivies et même accélérées.
"On peut faire mieux en se réorganisant"... L'hôpital public se réorganise tellement depuis 25 ans qu'il est aujourd'hui à l'os, que ses professions sous-payées font fuir les personnels, que des dizaines de milliers de lits ont été supprimés, que les conditions d'accueil des patients et les conditions de travail des personnels se sont dégradées comme jamais.
"Nous sommes dans une situation financière catastrophique, le déficit s'accroît..."

Alors où passe l'argent ?

Alors que les richesses du capital n'ont jamais été aussi élevées, on continue à gaver les actionnaires du CAC40 ? à distribuer "un pognon de dingue" au vrai sens du terme aux grandes entreprises qui n'en ont pas besoin sans aucune contrepartie ?



Le programme du Nouveau Front Populaire prévoit des mesures d'urgence pour les services publics, et en particulier pour l'hôpital. Des mesures finançables par une taxation des grandes fortunes avec le retour de l'ISF et par une juste réforme de l'impôt.

Ne nous laissons pas voler le résultat des législatives. Sinon nos services publics vont complètement s'effondrer. L'heure n'est surtout pas à la résignation, mais à la construction d'une grande riposte populaire.


dimanche 16 octobre 2022

URGENCES FERMEES A L'HOPITAL DE THONON CE WEEKEND

Notre camarade Michel VUILLAUME réagit (d'abord) par un coup de gueule 

Une nouvelle, gravissime à mes yeux, est tombée ces dernières heures, dont la presse du Chablais s'est faite l'écho, banalement publiée entre la mascarade culinaire des repas suspendus dans le vide pour l'élite thononaise et les problèmes de transports scolaires, tous aussi inquiétants et symboliques d'une société dominée par l'argent-roi et la recherche du profit maximum.

mardi 24 mars 2020

ACTUS, ACTUS, ACTUS


LUCIEN SÈVE DISPARU : 
LA PENSÉE COMMUNISTE EN DEUIL. 
PAR PATRICK LE HYARIC


C’est un choc. Une douleur. Un monument vient de tirer sa révérence. La peine des militants communistes et progressistes est à hauteur du legs que nous laisse Lucien Sève : immense. Il était un authentique ami de L’Humanité, avec la volonté de toujours la porter plus haut pour qu’elle soit toujours plus utile. C’est lui qui inventa lors d’une rencontre alors qu’il en était le rédacteur en chef d’un jour le concept de « Cortex » devenu une rubrique chaque vendredi.




jeudi 19 mars 2020

VOUS ETES EN CONFINEMENT

PROFITEZ EN POUR LIRE SES TEXTES
ET PARTAGER SVP, PARTAGER      

DEPUIS PLUS D'UN AN NOS AMI-ES ET CAMARADES SE BATTENT CONTRE L'ABANDON DE L'HOPITAL DE THONON-LES-BAINS ET DU SYSTHÈME DE SANTÉ CHABLAISIEN
TOUT CE QU'ILS ONT DIS ÉTAIT JUSTE
ONT ILS ÉTÉ ÉCOUTÉS ET COMPRIS

AUJOURD'HUI NOUS DÉCOUVRONS LA PLUS GRANDE CATASTROPHE 
SANITAIRE GÉNÉRÉE PAS LE CAPITALISME ET INCAPABLE D'Y FAIRE FACE.
Mardi, 17 Mars, 2020

BRUNO CANARD, LE CHERCHEUR QUI AVAIT ALERTÉ EN 2015 SUR LE RISQUE DE CORONAVIRUS, DÉNONCE LE DÉSENGAGEMENT EUROPÉEN DANS LA RECHERCHE                                                                                                     nadège dubessay

Depuis 2003, Bruno Canard, chercheur à Aix-Marseille, travaille sur les coronavirus. Il dénonce le désengagement européen et français dans le secteur des sciences.




vendredi 13 mars 2020

L'heure est à la mobilisation nationale



Publié le 12/03/2020 par PCF

Coronavirus/Macron : 

réaction de Fabien Roussel



L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la éculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.


mercredi 4 mars 2020

la pandémie de Coronavirus

Publié le 04/03/2020 par PCF
Ce que nous apprend déjà 
la pandémie de Coronavirus


À l’heure où nous écrivons ces quelques lignes nous ne savons pas encore quelle sera l’évolution de cette pandémie virale (sa durée, son extension, le nombre de victimes, l’impact en Franc, etc.). Pour autant, nous pouvons déjà faire plusieurs observations.


Le point de départ est en Chine en décembre et, après quelques moments de flottement durant les deux premières semaines, des mesures rigoureuses et impressionnantes de prévention ont été prises par les autorités chinoises : confinement strict et visiblement respecté de plusieurs dizaines de millions de personnes, construction en urgence de milliers de lits hospitaliers pour faire face à l’afflux de malades, mobilisation de forces médicales de réserve, organisation de la distribution de nourriture, etc. Cette façon de faire a impressionné le monde. La population chinoise, dans sa majorité, a adhéré et respecté les directives. On n’est pas sûr que l’Occident aurait obtenu de tels résultats et aurait été capable d’agir avec une telle ampleur. Wuhan, c’est aussi grand que l’Île-de-France… Les progrès de la biotechnologie ont permis aux Chinois d’établir en un temps record le génome du virus et des outils de diagnostic biomoléculaire ont été créés. La coopération mondiale a été exemplaire de ce point de vue.

En France, des mesures sérieuses ont conduit à limiter la contagion, mais l’incertitude sur l’évolution reste incontestable. Le ministère de la Santé a bien géré le premier épisode, mais voici que l’infection s’étend ; l’Italie est sérieusement touchée ainsi que d’autres pays. Le gouvernement français touche maintenant aux limites de ce qu’il peut faire du fait des politiques qu’il a suivies antérieurement. Tant de lits hospitaliers ont été fermés et la crise hospitalière est tellement importante qu’on ne voit pas comment on pourrait faire face à une arrivée massive de patient·e·s sans mettre en péril les autres hospitalisé·e·s. Selon une étude du ministère de la Santé publiée en octobre 2019, 4 200 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2018 par Mme Buzyn. Les services d’urgence sont saturés en permanence. Aurait-on la capacité de créer des lits supplémentaires comme l’ont fait les Chinois ? Le doute est permis. L’État n’a aucune réserve de masques et des réunions tenues au ministère cette semaine ainsi qu’à l’ARS Île-de-France ont montré qu’il y avait une incapacité à offrir ces fournitures : on a conseillé aux professionnels de santé d’utiliser les restes de stocks de l’épidémie de 2009, or ils ont été détruits car périmés… Il n’y a plus aucun masque disponible. Si la crise s’aggrave en France, la sérénité gouvernementale sera probablement très vite mise à mal. Qui plus est, nous n’avons plus les capacités industrielles de produire ces masques. Quant aux prix, ils flambent. Multipliés par plus de 10 en quelques jours. L’économie de marché est incapable de faire des choix acceptables en termes d’éthique sanitaire. Et la politique d’austérité néolibérale appliquée au système de santé en fermant des lits, en mettant dans la crise permanente les hôpitaux, en réduisant le nombre de médecins, en économisant sur les stocks nécessaires pour la sécurité d’approvisionnement en matériel et en délocalisant l’industrie met le pays en grande difficulté.

La pandémie est aussi en train de provoquer une crise économique, à moins qu’elle n’en soit que le révélateur. C’est peut-être la raison pour laquelle les Bourses « dévissent » dans une proportion qui peut sembler irrationnelle eu égard au caractère nécessairement transitoire de l’épidémie. La spéculation trouve ici encore des motifs d’exercer ses talents. Le coronavirus nous apprend la fragilité d’une économie non planifiée, spéculative, ne tenant aucun compte des besoins fondamentaux humains, en particulier ceux de la sécurité des approvisionnements sanitaires et de la santé en général.

Maryse Montangon, membre du CEN, responsable du collectif Santé, Protection sociale.

samedi 22 février 2020

SANTÉ DANS LE CHABLAIS : DES ACTES !

Une très belle soirée de débat 

avec plus d'une centaine de participant-e-s sur le projet de centres de santé publics dans le Chablais, en présence du Dr Richard Lopez, président de la coopérative "La Fabrique des centres de santé", médecin généraliste dans un centre nouvellement créé en Saône et Loire (avec 19 antennes à ce jour) par le Conseil Départemental.


De nombreux élu-es et candidat-es aux municipales présent-e-s, 
ainsi que Mmes Leï et Mahut, Conseillères Départementales, qui soutiennent ce projet. 
Prochaine étape : 
présentation du projet en présence du Dr Lopez à la commission sociale du Conseil Départemental, 
le rendez-vous est acté ! 
Maintenant, aux actes.


le centre de santé public, serait une victoire pour la santé des chablaisien ne s, pour les citoyen ne s et pour les candidat e s aux élections municipales qui se battent sans compter pour ce projet

DÉBAT D'ATTAC CHABLAIS 10/02/2020

 Intervention de Michel  Vuillaume :
sur la défense des services publics 
et de l'accès aux soins 
au débat d'Attac Chablais pour la liste 
Le Printemps de Thonon, 
avec tous les candidat-es aux municipales :



     



















   "Parce que nous avons à coeur de défendre l'ensemble des services publics de la ville et du Chablais, nous faisons nôtre la devise “Mieux vaut payer des fonctionnaires que des actionnaires”.
De ce fait, nous mettrons fin à l'ensemble des délégations de services publics lorsqu'elles arriveront à échéance. Le stationnement, les parkings souterrains, le périscolaire, les cantines et repas à domicile, seront repris en gestion municipale permettant ainsi un contrôle direct sur les coûts et le respect des missions, en particulier pour développer l'alimentation biologique dans les cantines avec la création d'une cuisine centrale municipale.
Nous créerons également une ferme pédagogique et une Maison de la Nature.
Nous resterons vigilants, au sein de Thonon-Agglomération, pour que le réseau d'eau et d'assainissement reste public. Nous proposerons que les premiers mètres cubes soient gratuits et qu'un tarif différentiel soit appliqué pour les gros consommateurs, en prenant en compte la composition familiale des abonnés.
La défense et le développement des services publics nationaux, régionaux et départementaux, tels que le Palais de Justice, l'Hôtel des Impôts, les collèges et lycées, la desserte ferroviaire, tant attaqués par les politiques d'austérité, seront nos priorités. Nous mobiliserons les élus et la population si des menaces venaient à se présenter.
Concernant l'enseignement primaire et maternel, nous créerons deux nouvelles écoles publiques, une à l'est, une à l'ouest. Nous créerons une nouvelle crèche municipale, au sein d'un espace inter-générationnel avec un nouveau foyer-logement pour personnes âgées. Nous développerons un service d'aides à domicile municipal pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.
Concernant la culture, nous reprendrons le cinéma L'Excelsior en gestion municipale pour y créer un cinéma d'art et d'essai et une salle de concert ou de représentation pour les groupes locaux, nous effectuerons les travaux nécessaires pour son accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Nous créerons une Maison des Associations, dans l'ancienne caserne des pompiers si les locaux le permettent, de même qu'un lieu d'exposition municipal pour les artistes locaux avec mise à disposition d'ateliers de création.
Pour la défense du droit au logement pour tous, nos élus agirons au sein de Léman-Habitat pour que l'office reste public et géré localement, les orientations gouvernementales incitant les offices public et privés à fusionner. Nous mobiliserons les locataires en cas de besoin. Nous agirons pour une augmentation significative de créations de logements sociaux, avec des loyers abordables pour les catégories sociales les plus fragilisées et les handicapés, et pour accélérer les réhabilitations et l'isolation des logements anciens. Nous agirons pour que Thonon atteigne le plus rapidement possible le seuil légal des 25% de logements sociaux.
Concernant les Hôpitaux du Léman, nos élus resteront extrêmement mobilisés pour le maintien de toutes les activités médicales des HDL, avec une vigilance particulière pour le maintien des services d'hospitalisation en psychiatrie, dont l'avenir sur Thonon n'est toujours pas garanti au delà de deux ans, depuis le rattachement administratif à l'hôpital psychiatrique de La Roche sur Foron.
Concernant le droit à la santé pour tous nos concitoyens, nous créerons un centre de santé public dans la Galerie de l'Etoile, avec des médecins généralistes et des infirmières salariés. Ce centre accueillera la petite urgence et assurera tous les volets de prévention, actuellement peu ou pas effectués sur les différents quartiers de la ville. Ce centre de santé public appliquera le tiers-payant et sera conventionné en secteur 1. Nous inscrivons cette réalisation dans un projet plus large, issu des travaux du colllectif santé-Chablais, prévoyant la création de quatre autres antennes situées sur les différents territoires du Chablais. Nous proposons au Conseil Départemental d'en être le gestionnaire, des discussions sont actuellement en cours entre le collectif, les conseillers départementaux et l'ARS à ce sujet. Une soirée débat de présentation du projet aura lieu le 21 février à 20h à l'auditorium de Margencel, vous y êtes toutes et tous conviés."Mon intervention sur la défense des services publics et de l'accès aux soins au débat d'Attac Chablais hier soir pour la liste Le Printemps de Thonon, avec tous les candidat-es aux municipales :
"Parce que nous avons à coeur de défendre l'ensemble des services publics de la ville et du Chablais, nous faisons nôtre la devise “Mieux vaut payer des fonctionnaires que des actionnaires”.
De ce fait, nous mettrons fin à l'ensemble des délégations de services publics lorsqu'elles arriveront à échéance. Le stationnement, les parkings souterrains, le périscolaire, les cantines et repas à domicile, seront repris en gestion municipale permettant ainsi un contrôle direct sur les coûts et le respect des missions, en particulier pour développer l'alimentation biologique dans les cantines avec la création d'une cuisine centrale municipale.
Nous créerons également une ferme pédagogique et une Maison de la Nature.
Nous resterons vigilants, au sein de Thonon-Agglomération, pour que le réseau d'eau et d'assainissement reste public. Nous proposerons que les premiers mètres cubes soient gratuits et qu'un tarif différentiel soit appliqué pour les gros consommateurs, en prenant en compte la composition familiale des abonnés.
La défense et le développement des services publics nationaux, régionaux et départementaux, tels que le Palais de Justice, l'Hôtel des Impôts, les collèges et lycées, la desserte ferroviaire, tant attaqués par les politiques d'austérité, seront nos priorités. Nous mobiliserons les élus et la population si des menaces venaient à se présenter.
Concernant l'enseignement primaire et maternel, nous créerons deux nouvelles écoles publiques, une à l'est, une à l'ouest. Nous créerons une nouvelle crèche municipale, au sein d'un espace inter-générationnel avec un nouveau foyer-logement pour personnes âgées. Nous développerons un service d'aides à domicile municipal pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.
Concernant la culture, nous reprendrons le cinéma L'Excelsior en gestion municipale pour y créer un cinéma d'art et d'essai et une salle de concert ou de représentation pour les groupes locaux, nous effectuerons les travaux nécessaires pour son accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Nous créerons une Maison des Associations, dans l'ancienne caserne des pompiers si les locaux le permettent, de même qu'un lieu d'exposition municipal pour les artistes locaux avec mise à disposition d'ateliers de création.
Pour la défense du droit au logement pour tous, nos élus agirons au sein de Léman-Habitat pour que l'office reste public et géré localement, les orientations gouvernementales incitant les offices public et privés à fusionner. Nous mobiliserons les locataires en cas de besoin. Nous agirons pour une augmentation significative de créations de logements sociaux, avec des loyers abordables pour les catégories sociales les plus fragilisées et les handicapés, et pour accélérer les réhabilitations et l'isolation des logements anciens. Nous agirons pour que Thonon atteigne le plus rapidement possible le seuil légal des 25% de logements sociaux.
Concernant les Hôpitaux du Léman, nos élus resteront extrêmement mobilisés pour le maintien de toutes les activités médicales des HDL, avec une vigilance particulière pour le maintien des services d'hospitalisation en psychiatrie, dont l'avenir sur Thonon n'est toujours pas garanti au delà de deux ans, depuis le rattachement administratif à l'hôpital psychiatrique de La Roche sur Foron.
Concernant le droit à la santé pour tous nos concitoyens, nous créerons un centre de santé public dans la Galerie de l'Etoile, avec des médecins généralistes et des infirmières salariés. Ce centre accueillera la petite urgence et assurera tous les volets de prévention, actuellement peu ou pas effectués sur les différents quartiers de la ville. Ce centre de santé public appliquera le tiers-payant et sera conventionné en secteur 1. Nous inscrivons cette réalisation dans un projet plus large, issu des travaux du colllectif santé-Chablais, prévoyant la création de quatre autres antennes situées sur les différents territoires du Chablais. Nous proposons au Conseil Départemental d'en être le gestionnaire, des discussions sont actuellement en cours entre le collectif, les conseillers départementaux et l'ARS à ce sujet. 


samedi 5 octobre 2019

contre la destruction du service public santé

Je vous invite à signer et diffuser largement cette pétition, appel de 108 personnalités publiques à inverser les choix de destruction du service public de santé. Le lien:
 

jeudi 30 mai 2019

Michel Vuillaume : alerte à l'hopital de Thonon


"La psychiatrie n'est pas aujourd'hui une priorité aux Hôpitaux du Léman"

vient de déclarer le directeur des HDL.



Aujourd'hui la psychiatrie thononaise fait encore l'actualité. La période de transition de la gestion, des Hôpitaux du Léman vers l'EPSM de La Roche sur Foron au 1er janvier 2020, se fait dans la douleur pour les équipes (manque crucial de médecins, projets de services au point-mort) comme pour les patients et les familles. 


La mobilisation de 2016 avait permise de confirmer le maintien des services d'hospitalisation sur Thonon. Il faut maintenant un engagement ferme et définitif des deux directions (HDL et EPSM) et de l'ARS pour acter la construction de nouveaux bâtiments et le financement des services thononais par une dotation budgétaire au même niveau que ceux de La Roche.
C'est impératif pour redonner une perspective stable et un avenir serein pour les équipes et les patients.


Pour mémoire, ma prise de parole le 26 janvier 2016 lors de la manifestation à Thonon, toujours d'actualité à ce jour :

"On juge du degré de civilisation d'une société à la façon dont elle traite ses malades mentaux": C'est à partir de cette phrase de Lucien Bonnafé, psychiatre progressiste, l'un des inventeurs de la psychiatrie de secteur après la Libération, qu'il nous semble nécessaire de faire l'historique ayant conduit au marasme dans lequel se trouve aujourd'hui la psychiatrie dans le Chablais comme au plan national.

Dans les années 50, la découverte des neuroleptiques aidant, l’hôpital psychiatrique s'ouvre, un système de prise en soin avant-gardiste commence à se mettre en place avec la création de la politique dite « de secteur » pour permettre au patient de vivre et de se faire soigner au plus proche de son lieu de vie, de sa famille. Une loi est votée en 1960 attribuant pour chaque secteur géographique couvrant environ 80000 habitants une structure de soin de proximité dotée de lits d'hospitalisation complète, voire d'hospitalisation de jour, et de structures permettant des consultations et un suivi. Le patient est pris en charge dans sa globalité, psychique, physique, sociale par des équipes pluridisciplinaires assurant ses soins, son accompagnement, et le suivi de sa réinsertion sociale s'il y a lieu.
C'est dans ce contexte progressiste des années 70 que sont créées les trois structures d'hospitalisation psychiatrique de

Haute Savoie en 1976, dont celle de Thonon pour le Chablais. Déjà, dès sa création, le secteur chablaisien couvre une population supérieure aux autres secteurs de Haute Savoie sur un territoire plus étendu et accidenté, avec des effectifs infirmiers et médicaux réduits au strict minimum. La DASS de l'époque laissant présager une montée en charge des effectifs infirmiers et des dotations au fur et à mesure du rapatriement des patients chablaisiens hospitalisés alors à Bassens en Savoie, seul établissement habilité à accueillir la psychiatrie publique des deux départements avant 1975.
Au fil des années, les 43 lits octroyés se sont vite remplis mais la dotation n'a pas évolué sensiblement pour autant. Les effectifs infirmiers en hospitalisation complète non plus. Ainsi le secteur du Chablais est devenu, au bout de 40 années de disette l'un des deux secteurs psychiatriques les plus sous-dotés de France, avec toujours le même nombre de lits d'hospitalisation complète et les mêmes moyens humains, alors que la file active de patients suivis a explosé, dans un territoire qui a gagné plus de 50000 habitants.

La psychiatrie du Chablais a donc toujours été laissée pour compte, faisant toujours les frais d'autres priorités budgétaires, tant au plan psychiatrique départemental au profit des reconstructions à neuf des unités d'Annecy ou de La Roche sur Foron, qu'au plan local des Hôpitaux du Léman face au nouveau plateau technique ou du nouveau bâtiment de médecine. Ce furent des choix assumés par les décideurs que nous avons toujours contestés au nom de l'égalité d'accès au soin, la psychiatrie ne devant pas être traitée différemment des autres spécialités médicales.

Les années passant, l'entretien des bâtiments n'étant assuré qu'au strict minimum, des dégradations importantes sont apparues, la pluie a fait son apparition par la toiture du secrétariat, les plaques de plâtre des plafonds se sont décrochées à l'hôpital de jour… et la liste pourrait être longue... Tout a bien été fait pour que nous en arrivions au constat, par la commission de sécurité, que les bâtiments ne sont plus aux normes. L'ARS qui avait visité plusieurs fois l'avait constaté, les directions successives le savaient. Mais tous savaient aussi qu'une des recommandations de la lettre de mission des différents directeurs nommés aux Hôpitaux du Léman, au moins depuis 2008, était de rattacher la psychiatrie de Thonon à La Roche après les résultats d'un audit « téléguidé » par l'ARS annoncé depuis des années comme l'Arlésienne... Dans le même temps, le Projet de Santé Territorial pour la Haute Savoie publié par l'Agence Régionale de l'Hospitalisation en 2009 inscrivait noir sur blanc le scénario du rapprochement avec la Roche ou Annecy.
Ce projet de délocalisation n'est donc pas une erreur technique des technocrates comme certains voudraient le faire croire aujourd'hui pour masquer leur responsabilité. C'est l'application, stricte, d'une décision politique programmée, celle imposée par la recomposition des territoires de santé imposée par la loi Hôpital Patient Santé Territoire de Mme Bachelot votée sous la précédente majorité, poursuivie et aggravée par la récente loi Santé de Mme Touraine fin 2015.

En plus d'être un recul pour la démocratie sanitaire en confortant les pleins pouvoirs de l'Agence Régionale de Santé que lui avait donné la loi Bachelot, la loi Touraine engage une véritable déconstruction de la sectorisation psychiatrique telle que nous la connaissons, au profit de la création d'immenses territoires de santé, redistribuant ainsi toutes les cartes budgétaires et remodelant à sa guise toutes les activités des établissements. Le projet de l'ARS contre la psychiatrie du Chablais s'inscrit pleinement dans ce schéma.

Actuellement deux Territoires de Santé existent en Haute Savoie, un autour du CHAL d'Annemasse au nord et l'autre autour de l'hôpital d'Annecy au sud. L'objectif de la réforme est de n'en conserver à terme qu'un seul à Annecy pour tout le département.
Cette perspective est inacceptable. Elle éloignera encore plus les lieux de décision en privant le conseil de surveillance de notre établissement du peu de pouvoir de contrôle qu'il lui reste actuellement.
Certes la loi Touraine reconnaît les notions de soins de proximité, mais la continuité de ceux-ci est entendue comme la gestion d’un parcours de soins mais ne signifie plus une continuité relationnelle, pourtant si importante en psychiatrie , dans le suivi du patient par la même équipe, entre l’extra-hospitalier et l’intra-hospitalier.
Ce suivi du patient est bien au cœur de nos préoccupations par rapport au projet de délocalisation à La Roche à 45 kms.

L’unité du secteur disparaît donc officiellement comme base d’organisation de la psychiatrie publique. Celui-ci aurait pourtant pu être une source d’inspiration utile pour repenser les liens entre la médecine de ville et l’hôpital.
Cette politique tourne le dos aux besoins de la population et s’inspire d’une logique purement libérale et purement comptable. L'humain n'a plus sa place principale dans ce dispositif.

Notre manifestation d'aujourd'hui, le succès de la pétition, votre présence massive aux côtés des familles qui ont fait un travail de mobilisation remarquable, comme celle de très nombreux professionnels de santé et du tissu associatif, prouvent qu'il existe dans notre territoire des forces qui ne s'accommodent pas des décisions arbitraires prises sans tenir compte des besoins.

Cette formidable mobilisation ne devra pas être déçue, par des promesses non tenues ou par des votes nationaux contraires aux intérêts locaux, comme nous les subissons depuis trop longtemps.

Votre mobilisation, dans la diversité de vos opinions pour défendre ce service public menacé ne doit pas fléchir. Elle devra se poursuivre bien après cette manifestation pour garder la psychiatrie à Thonon dans des locaux reconstruits et avec une dotation remise à niveau, comme elle devra se renforcer dans la période à venir pour exiger que les Hôpitaux du Léman puissent bénéficier des aides nécessaires à leur développement et au maintien de toutes leurs spécialités en gardant une autonomie de gestion publique, et en rejetant tout partenariat public-privé.

Pour ce qui concerne nos organisations syndicales, nous sommes disponibles pour écrire,avec la population et à partir de ses besoins, la nouvelle page d'un projet de santé territorial répondant aux attentes des chablaisiennes et les chablaisiens.

Que l'ARS entende aujourd'hui notre détermination avec force, nous ne lâcherons rien !

Michel Vuillaume

mercredi 3 avril 2019

Histoire d’une petite ville ordinaire en l'an 2019


Sous le règne du président Macron 1er

Trente mille habitants sur les bords du lac Léman. Là où il devrait faire bon vivre : paysages magnifiques, le lac, la plage, la montagne, le ski, l’alpinisme et les promenades. Là où on a voté Macron et élu une députée LRem (en marche arrière).

Et pourtant...

Pas un mois sans plusieurs ;manifestations de presque toutes les catégories de la population.
Pour la défense de l’hôpital, des ehpad, des retraites, des lycéens, des enseignants, de l'école publique, des gilets jaunes, du secteur public, du climat...
Et à chaque fois en présence de plusieurs centaines de manifestants, du rarement vu dans cette ville.

Alors Monsieur le Président Macron 1er ? 
Le problème ce ne sont pas les casseurs des Champs-Élysées (qui en passant vous rendent bien service pour dénaturer les mouvements ). C’est votre gouvernement et vous-même qui ne répondez sur aucun point à la demande des français, au nom desquels vous parlez beaucoup, en mimant votre intérêt condescendant, sans les écouter.

Pourtant votre députée Madame Lenne doit bien vous faire remonter ces impatiences du peuple, du "petit peuple", à moins que vous ne l’écoutiez pas non plus...

Monsieur le President Macron 1er, 
Thonon-les-Bains n’est pas la seule petite ville française à se révolter, loin des casseurs, elle fait partie de ce grand mouvement national qui déteste votre politique de casse.



Marche pour la protection du climat


Manifestation contre la réforme des retraites


Manifestation des enseignants et des parents d'élèves contre la réforme de l’enseignement,


À suivre Monsieur le Président



mercredi 6 février 2019

« TOUS ENSEMBLE »

MOUVEMENT SOCIAL. 
UN MARDI D’ESPOIR 

Thonon-les-Bains le 05,02,2019




«C’est un succès qui en appelle d’autres », s’est réjoui 
le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. 
300 000 manifestants ont battu le pavé ce mardi, selon la confédération, qui appelait avec Solidaires, la FSU et des syndicats FO à une journée nationale d’action et de grève pour la hausse des salaires, des pensions, 
des minima sociaux et pour la justice fiscale.
 À travers la France, des défilés unitaires CGT et gilets jaunes se sont tenus dans une trentaine de départements.


"Gilets jaunes, gilets rouges, 
on est tous dans le même camp"



A Paris et dans toute la France, la manifestation organisée par la CGT a réuni dans le même cortège, des gilets rouges et des gilets jaunes. L'Humanité.fr a rencontré Philippe Martinez, quelques minutes avant le début du défilé.


mercredi 21 novembre 2018

HOPITAUX DU LEMAN

COMMUNIQUE DE PRESSE CGT

HOPITAUX DU LEMAN


         Aujourd’hui mardi 20 novembre les personnels des hôpitaux du Léman, à Thonon, se sont mobilisés pour exprimer leur colère, en parallèle d’un appel national concernant les infirmier-ères. Ces salarié(e)s très qualifié(e)s subissent depuis des années des conditions de travail qui se détériorent, des salaires non réévalués depuis plus de 6 ans, un sous effectif chronique qui n’est pas en voie d’être résorbé. Les heures supplémentaires accumulées, non récupérées et payées au compte-goutte, les plannings aléatoires et le non remplacement de la majorité des absences, générateurs d’une fatigue qui ne se « récupère » plus, sont les principales sources de cette colère. Ces agents participent depuis de nombreuses années aux efforts pour maintenir à flot notre établissement, support essentiel du service public de santé dans notre territoire, et se sentent aujourd’hui oubliés, floués face à ces efforts.
Malgré le froid et l’humidité, une vingtaine  d’agents notamment du bloc opératoire ont tenu un piquet de grève pendant une grande partie de la journée, devant l’entrée de l’hôpital, et sont allés à la rencontre des usagers qui ont majoritairement manifesté leur sympathie et leur soutien. Plusieurs médecins ont également témoigné leur soutien.
Le directeur général est sorti pour les rencontrer, dans une ambiance conviviale. Il s’est engagé auprès d’eux (elles) à réunir l’ensemble des acteurs du bloc opératoire avant un mois, afin de mettre à plat l’organisation en fonction des effectifs disponibles ; car 7 à 10 postes d’infirmier spécialisé (IBODE) sont actuellement vacants, depuis plusieurs mois, et la nouvelle réglementation qui s’applique brutalement sur ce diplôme met les établissements publics encore plus en difficultés. La situation des urgences est aussi critique, avec 10 postes vacants de médecins et 5 postes d’infirmiers.
Le syndicat CGT des Hôpitaux du Léman, à leur demande, a apporté tout son soutien à cette mobilisation et a pris toutes ses responsabilités en tant qu’organisation syndicale. Il restera mobilisé et attentif à la suite du mouvement.
De nombreux usagers ont demandé comment ils pourraient manifester plus leur soutien au mouvement. Nous invitons, comme l’ont fait nos collègues grévistes, tout(e) citoyen(ne) chablaisien(ne) qui en éprouve le besoin à écrire à Monsieur le Directeur des Hôpitaux du Léman pour lui exprimer leur vécu, leur ressenti, leurs attentes auprès de notre service public. Bien conscients que nombre de décisions ne relèvent pas de l’échelon local, mais de décisions politiques sur tout le territoire national, nous restons convaincus que c’est unis que salariés et usagers doivent porter leurs besoins et leurs propositions. C’est tout le sens de notre engagement dans le « Collectif Santé Chablais ».
A Thonon les Bains, mardi 20 novembre 2018.

Syndicat CGT
Hôpitaux du Léman
3 avenue de la dame
74200 Thonon les Bains
0450832392