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dimanche 22 septembre 2024

CHABLAIS: UNE RENTREE SCOLAIRE QUI TENTE DE FAIRE ILLUSION ... POUR UN TEMPS!

La rentée scolaire s’est-elle bien passée dans le primaire dans le Chablais ?  En surface plutôt bien, mais dans les faits...


Chaque classe du primaire à un enseignant ou une enseignante, et il n’y a pas eu de situations de non remplacement prolongé pour l’instant.


Le jeu des ouvertures et fermetures de postes a été facilité par le fait qu’il était prévu une augmentation du nombre d’élèves qui, à l’échelle départementale, ne s’est pas réalisée (300 élèves de moins que prévus). Cela facilite les ouvertures de classes et permet de ne pas mettre la pression pour fermer des classes et récupérer des postes pour ouvrir ailleurs.


Malgré cela, on peut noter quelques difficultés, comme des effectifs très chargés en maternelle et CP à Bellevaux (une trentaine d’élèves de la petite section au CP dans une même classe !). Remarquons aussi qu’à Allinges, une ouverture de classe a été réalisée après que le DASEN a entendu les difficultés des personnels signalées par leurs représentants syndicaux, et grâce au fait qu’il disposait exceptionnellement de moyens pour la réaliser.


Donc, en apparence, une rentrée « normale », mais…



jeudi 19 septembre 2024

JEUNES COMMUNISTES À LA RENCONTRE DE JEUNES LYCEENS-LYCEENNES DE LA VERSOIE

 Mercredi matin de 7h30 à 11h30 


Les militants de la Jeunesse Communiste 74 étaient présents auprès des lycéens du lycée de la Versoie à Thonon.

Distribution de chocolat chaud à prix libre pour accompagner les lycéens et discussions autour d'un verre de chocolat.

Un accueil plutôt favorable et des jeunes contents, surpris, interloqués de voir des gens, d'une organisation politique s'adresser à eux.
Eux à qui d'habitude on ne demande rien d'autre que d'être à l'heure en cours et de les rendre sur une copie.

jeudi 8 août 2024

« Un plan social sans précédent » : à la protection judiciaire de la jeunesse, des économies sur le dos des mineurs

Un préavis de grève déposé pour le mardi 14 août

 En pleine période estivale, la direction de la PJJ a annoncé devoir réaliser 1.6 à 1.8 millions d’euros d’économies. L’intersyndicale mène la bataille pour préserver les près de 500 postes de contractuels menacés. Leurs disparitions mettraient en péril la prise en charge des mineurs. Un préavis de grève a été déposé.

Dans les couloirs de la protection judiciaire de la jeunesse, depuis février la rumeur circulait déjà à grand bruit. Mais le couperet est tombé le 31 juillet, quand Caroline Nisand, aux manettes de l’institution, a réuni les syndicats et les directions interrégionales. L’annonce est brutale : 1,6 à 1,8 million d’euros doivent être économisés avec pour conséquence le non-renouvellement de postes de contractuels.

jeudi 20 juin 2024

AVEC LE NOUVEAU FRONT POPULAIRE, REDONNER À L'ÉCOLE PUBLIQUE SON OBJECTIF D'ÉMANCIPATION

Réparer les services publics

• Redonner à l’école publique son objectif d’émancipation en
abrogeant le « choc des savoirs » de Macron, et préserver la
liberté pédagogique
• Faire les premiers pas pour la gratuité intégrale à l’école : cantine
scolaire, fournitures, transports, activités périscolaires
• Augmenter le montant du Pass’Sport à 150 euros et étendre son
utilisation au sport scolaire en vue de la rentrée



Les Giboulées de Marx

Tu es enseignant dans le primaire, quelle est ton appréciation du programme du Nouveau Front Populaire ?

Philip Domergue

En tant que citoyen, je trouve que c'est un programme qui me plaît beaucoup car il y a déjà des mesures d'urgence qui sont à prendre. Notamment, la première mesure qui sera prise, c'est l'abrogation du « Choc des savoirs », une chose redoutable voulue par le Rassemblement National, dont le gouvernement actuel a repris les idées. Ce « choc des savoirs » nous inquiète énormément en terme de liberté pédagogique, avec des groupes de niveaux au collège, avec une réforme des programmes dans le premier degré extrêmement scandaleuse : un programme qui sera fait pour des enfants qui sont en réussite, et mettant de côté les enfants qui sont en difficulté scolaire. Abroger ce choc des savoirs est donc très pertinent.

Ensuite, il y a parmi les mesures à mettre en place durant l'été, la gratuité des cantines scolaires. C’est une bonne chose car, en circulant dans les écoles, nous savons qu'il y a des familles en grande difficulté.

vendredi 2 février 2024

MOBILISATION DES ÉLÈVES DU LYCÉE GABRIEL FAURÉ D'ANNECY

Jour de grève nationale des enseignants 



Jeudi matin premier février 2024, à 6h30 les élèves du lycée Gabriel Fauré d'Annecy se sont mobilisés en concert de la grève nationale des enseignants pour bloquer leur lycée toute la matinée. L'action s'est très bien déroulée sur les mots d'ordre :

Contre le projet de rendre le "Service National Universel" obligatoire pour tous.

Contre le projet de l'uniforme unique et obligatoire.

Pour la suppression de parcours sup.

Pour dénoncer le manque de professeurs et la surcharge des classes.

Pour exiger du gouvernement des moyens réel mis a disposition 
pour permettre au jeune de pouvoir appréhender sereinement leur avenir, 
en ayant le choix de leur étude supérieure.



vendredi 23 septembre 2022

TRANSPORTS SCOLAIRES

 


TRANSPORTS SCOLAIRES DU CHABLAIS sacrifiés sur l'autel du libéralisme

Quelles voies pour s'en sortir ?

Les parents d'élèves se mobilisent fortement contre la désorganisation des transports scolaires. Cette problématique s'aggrave dans l'ensemble de l'Agglo depuis que celle-ci a signé une nouvelle délégation de service public (DSP) avec le groupe RATP qui a lui-même sous-traité à la société Borini de Combloux.

Or celle-ci n'est pas en mesure matérielle et humaine d'assurer un service correct depuis le début de l'année. Bus en retard, arrêts oubliés, certaines lignes carrément supprimées ces derniers jours pour en renforcer d'autres. Les transports urbains de Thonon sont eux-mêmes fortement impactés avec des bus supprimés pour récupérer des chauffeurs, et ceux qui circulent sont surchargés.

Comme partout en France, le manque de chauffeurs est criant: il en manquerait 4500 à ce jour au plan national. La société Borini recherche une dizaine de chauffeurs rien que pour assurer les transports scolaires de l'Agglo de Thonon et les bus urbains.

A noter que la SAT aurait "torpillé" le transfert de ses agents travaillant à 65% ou plus, en baissant leur temps de travail à moins de 65% (taux minimum pour que les employés soient obligatoirement repris par le nouveau délégataire selon la loi) afin que ceux-ci ne puissent pas être repris par Borini. La justice doit prochainement se prononcer à ce sujet.
L'Agglo réclame 71.000 euros de pénalités à la société Borini pour non-respect du contrat. Ce qui ne solutionnera évidemment pas le manque de chauffeurs...
La crise du recrutement de conducteurs ne date pas d'hier: celui-ci n'a cessé de se dégrader au vu des contrats à temps partiel très faibles (la plupart autour de 50%) et des horaires fractionnés (quelques heures tôt le matin et quelques heures en fin d'après-midi, ce qui ne permet pas de cumuler deux emplois pour arriver à un revenu suffisant pour vivre). Les salaires tournant pour la plupart entre 500 à 700 euros. La COVID et les périodes de chômage technique ont entraîné une vague de démission de chauffeurs, qui, pour une grande part, se sont réorientés professionnellement.

La libéralisation intensive des marchés publics a créé la loi de la jungle dans ce secteur, les grands groupes nationaux voire internationaux (la SAT concourait à la DSP avec un groupe espagnol) écrasant le marché, tirant les prix au plus bas au détriment de la qualité du service public.

Il nous semble donc urgent d' approfondir la réflexion, en élargissant le débat qui ne peut pas se limiter uniquement à trouver des rustines pour parer à l'urgence.

La question d'une gestion en régie publique de proximité se pose en force, pour avoir la main sur les décisions. Il y a une vingtaine d'années, quand le département avait encore la compétence sur les transports scolaires avant que celle-ci ne soit attribuée à la Région, Bernard Néplaz au conseil général, et certains syndicats enseignants, avaient avancé la proposition d'une régie publique départementale.
Nous pensons que cette proposition est toujours d'actualité. D'autant plus que l'argument comme quoi les choses seraient figées ne tient pas, puisque la loi renvoyant la compétence des transports scolaires aux Régions leur laisse la possibilité de déléguer celle-ci au département ou aux agglos ou Communauté de Communes, y compris en régie publique (cf lien ci-dessous).
Pourquoi ne pas imaginer que chaque commune concernée par le réseau forme deux ou trois agents territoriaux au permis de transport en commun, employés à temps plein, qui auraient d'autres fonctions dans la commune en dehors des horaires de ramassage scolaire, ce qui permettrait aux élèves de connaître les chauffeurs et inversement, à ceux-ci de connaître le terrain, contrairement à ce qui se passe actuellement et est source de mécontentement et de conflits importants avec des parents effarés de voir leurs enfants déposés n'importe où, voire laissés au bord des routes matins et soirs.

D'autre part, la gratuité des transports scolaires doit être débattue. Ce serait un acte fort pour venir en aide aux familles lourdement frappées par la crise économique, et une première mesure efficace pour permettre l'accès à l'éducation pour tous.
De même, une réflexion doit être menée rapidement concernant l'accès au logement social pour les fonctionnaires (éducation, territoriaux, santé) afin de fidéliser ces personnels compte-tenu de la cherté de la vie dans notre département.

Les communistes du Chablais, leurs élus, sont solidaires des mobilisations décidées par le collectif des parents d'élèves et partagent les inquiétudes des responsables d'établissement.
Ils seront à leurs côtés lors du rassemblement devant la mairie de Perrignier et les locaux de l'Agglomération ce mardi 27 septembre à 17h30.

vendredi 26 avril 2019

Château de Morcy


"Château de Morcy" à Thonon : les communistes font une proposition.




Le conseil municipal de Thonon a voté hier soir pour la préemption du "Château de Morcy". C'est une bonne décision qui réjouira tous ceux qui s'inquiétaient de voir à nouveau livré aux promoteurs cette propriété de plus de 11000 m2, comme l'a fait à maintes reprises la municipalité pour différents sites.

Ce domaine revient donc au domaine public, ouvrant la possibilité d'un parc de plus de 10000 m2. Reste la question de l'utilisation du "Château", suivant son état intérieur.


Depuis plusieurs années, les communistes de Thonon mettent en débat le fait que les centres de loisirs soient maintenus dans les écoles, ne sortant pas les enfants de leur cadre habituel. Ce nouveau domaine acquis nous incite à relancer notre proposition. Nous invitons la municipalité à y réfléchir sérieusement après étude du bâtiment et évaluation des travaux de mise aux normes pour une telle utilisation.

mercredi 3 avril 2019

Histoire d’une petite ville ordinaire en l'an 2019


Sous le règne du président Macron 1er

Trente mille habitants sur les bords du lac Léman. Là où il devrait faire bon vivre : paysages magnifiques, le lac, la plage, la montagne, le ski, l’alpinisme et les promenades. Là où on a voté Macron et élu une députée LRem (en marche arrière).

Et pourtant...

Pas un mois sans plusieurs ;manifestations de presque toutes les catégories de la population.
Pour la défense de l’hôpital, des ehpad, des retraites, des lycéens, des enseignants, de l'école publique, des gilets jaunes, du secteur public, du climat...
Et à chaque fois en présence de plusieurs centaines de manifestants, du rarement vu dans cette ville.

Alors Monsieur le Président Macron 1er ? 
Le problème ce ne sont pas les casseurs des Champs-Élysées (qui en passant vous rendent bien service pour dénaturer les mouvements ). C’est votre gouvernement et vous-même qui ne répondez sur aucun point à la demande des français, au nom desquels vous parlez beaucoup, en mimant votre intérêt condescendant, sans les écouter.

Pourtant votre députée Madame Lenne doit bien vous faire remonter ces impatiences du peuple, du "petit peuple", à moins que vous ne l’écoutiez pas non plus...

Monsieur le President Macron 1er, 
Thonon-les-Bains n’est pas la seule petite ville française à se révolter, loin des casseurs, elle fait partie de ce grand mouvement national qui déteste votre politique de casse.



Marche pour la protection du climat


Manifestation contre la réforme des retraites


Manifestation des enseignants et des parents d'élèves contre la réforme de l’enseignement,


À suivre Monsieur le Président



jeudi 31 janvier 2019

Ecole de la Source

 la mobilisation a payé !

Depuis plusieurs mois une formidable mobilisation des parents d'élèves, des enseignants, et de citoyen-nes du quartier de Collonges s'est organisée pour contrer le projet de fermeture de l'école maternelle de la Source à Thonon.

La municipalité, s'appuyant sur une baisse des effectifs d'élèves et la fermeture d'une classe, envisageait de rayer cette école de quartier classé en zone prioritaire. Fermeture refusée dans un premier temps par l'éducation nationale, la mobilisation avait déjà permis de forcer la municipalité à la maintenir ouverte pour la rentrée de septembre, mais aussitôt la mairie remettait sur la table un contre-projet de fermeture de l'école et l'utilisation des locaux pour y installer une crèche. Les enfants devant alors être orientés sur l'école maternelle du Morillon qui n'était pas en mesure de les accueillir dans de bonnes conditions.

Depuis septembre, le collectif de défense de l'école n'a pas ménagé sa peine : manifestation en ville, rassemblement devant le conseil municipal, interventions auprès des élus en charge du dossier, de l'inspection académique, du Préfet... Un contre-projet a été élaboré, proposant une refonte de la carte scolaire pour garantir une augmentation de l'effectif de l'école, la scolarisation des enfants dès deux ans, et la perspectives de création d'une classe de primaire pour assurer la pérennité de l'établissement et garantir l'accès à l'école publique pour ce quartier.


La municipalité, face à la fronde, a tenté de manoeuvrer lors d'une période de concertation pour relancer son projet de fermeture. Mais face à la mobilisation elle a dû reculer et acter le maintien de l'école pour la durée de la nouvelle carte scolaire (5 ans).
Cependant, la vigilance demeure car la municipalité a refusé de modifier la carte scolaire en incorporant le quartier de La Rasse qui aurait permis d'augmenter les effectifs.

Félicitations à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, prouvant une fois de plus que rien n'est immuable et que seule la lutte paie !

vendredi 25 janvier 2019

citoyen-nes

école de la Source (Thonon)

Ce vendredi, à 18h à l'école de la Source (HLM Collonges) la municipalité rendra sa décision quant à l'avenir de l'établissement. Il est important qu'un maximum de citoyen-nes soient présents pour soutenir le maintien de l'école et le projet porté par les parents d'élèves et les enseignants.

lundi 3 décembre 2018

École de la Source

Les parents d'élèves, enseignants 
et citoyens thononais
ne lâchent rien

                                                                                 photos A.R.

Le 28 novembre, un nouveau rassemblement a eu lieu devant la mairie contre le projet de la municipalité de fermer l'école de la Source dans le quartier de Collonges. Plusieurs dizaines de parents d'élèves, enseignants et citoyens thononais membres du collectif de défense ont crié leur colère face à ce projet mené sans réelle concertation. Les gilets jaunes étaient également venus soutenir ce mouvement pour la défense du dernier service public restant dans ce quartier prioritaire.

La municipalité avance maintenant l'idée de création d'une crèche ... à la place de l'école. Pour le collectif de défense de La Source, la construction d'une crèche, nécessaire dans ce quartier ouest de Thonon, ne peut qu'être complémentaire avec le maintien de l'école maternelle ! 

Donc, vigilance et pousuite de la mobilisation !

mercredi 14 novembre 2018

NON MONSIEUR LE MAIRE !

Collonges n'acceptera pas 
la fermeture de "SA SOURCE"

Manifestation du lundi 12 devant la mairie de Thonon. photos A.R.



photos A.R.



photos A.R.



mardi 22 mai 2018

le coup de semonce

ce 22 mai 


250 citoyens du Chablais sont descendus dans les rues thononaises 
ce 22 mai à l'appel de toutes les organisations syndicales de la fonction publique et du collectif de défense de l'école maternelle de la Source. 
Un beau cortège coloré et dynamique avec une forte présence enseignante, des animateurs de l'IFAC et des hôpitaux du Léman. 
Hospitaliers, enseignants, territoriaux, retraités, usagers du service public, 
tous ont exigé l'arrêt des politiques austéritaires, dénoncé les baisses des budgets, les fermetures de services de proximité et les suppressions d'emplois.


samedi 26 mai 

Tous se sont donnés rendez-vous samedi 26 mai pour la journée nationale de convergence "marée populaire" à l'appel d'une quarantaine d'organisations, syndicales, politiques, associatives, qui se déroulera à Thonon à 10h au départ de la Place des Arts.

le 30 mai 

Le collectif de défense de l'école de la Source a appelé l'ensemble des citoyens à manifester devant l'hôtel de ville le 30 mai à partir de 19h30 avant le conseil municipal qui doit statuer sur le devenir de l'école, la mairie voulant la fermer alors que l'éducation nationale et la préfecture sont opposées à la fermeture..!


le 14 juin 

Les retraités ont rappelé leur mobilisation nationale intersyndicale le 14 juin avec une manifestation qui se prépare pour Annecy.


Bref, beaucoup de mobilisations à venir pour ne rien lâcher !


À Paris, le coup de semonce des fonctionnaires

Hospitaliers, enseignants, territoriaux… Les agents de la fonction publique se sont mobilisés massivement. En tête du cortège parisien, les dirigeants des confédérations syndicales ont marché côte à côte. Un fait inédit depuis dix ans.
Ils étaient des dizaines de milliers à défiler, hier, un peu partout en France à l’appel d’une intersyndicale au grand complet (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA). En tête du cortège parisien, inédite depuis 2010, la photo fait mouche : Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO) et Laurent Berger (CFDT) sur la même ligne de départ. « C’est la démonstration que nous avons beaucoup de choses en commun, s’amuse le numéro un de la CGT. Nous avons une même conception des services publics qui ne change pas en fonction du porte-monnaie de l’usager. » Pascal Pavageau reconnaît « un lien commun » : l’opposition à « la casse des cadres collectifs que vise le gouvernement ». Pour Laurent Berger, sa présence est surtout un soutien aux fonctionnaires, car « leur stigmatisation est inacceptable ». « Leur point d’indice est bloqué depuis des années, détaille le secrétaire général de la CFDT, le protocole d’accord sur la revalorisation des carrières ne s’applique pas, la compensation de la CSG fonctionne comme un fusil à un coup. Alors, au moment d’un rendez-vous salarial, c’est important de se mobiliser. »

Quelques rangs derrière les responsables syndicaux, un panda, un tigre, un zèbre… Sous chacun de ces masques, un fonctionnaire, telle une espèce menacée… « 120 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés durant ce quinquennat, explique Marie-Pierre Zuber, panda en chasuble rouge et responsable syndicale de la CGT centrale finances. Nous avons peur de la disparition de certaines missions. Les services informatiques ont beaucoup été externalisés et on compresse les services RH. Nous sommes inquiets par la remise en cause des CAP (commissions administratives paritaires). Le gouvernement veut retirer leurs compétences sur les promotions et l’avancement et ne leur laisser que la compétence disciplinaire. C’est la porte ouverte aux promotions discrétionnaires imposées par l’administration. Notre nouveau DRH affirme aussi que la CGT est un syndicat politique, trop engagé, et dit ne pas pouvoir nous traiter de la même façon que les autres syndicats : c’est incroyable ! L’employeur doit respecter l’égalité entre les syndicats. »

Venue à vélo par crainte de métros fermés par la préfecture, une enseignante de Villeneuve-Saint-Georges ne supporte plus les effets d’annonce de Macron, qui cachent les manques de moyens. « L’idée des CP à 12 élèves en REP + est censée résoudre tous les problèmes. Mais c’est fait dans la précipitation, avec des professeurs ou vacataires peu formés. J’ai des collègues qui se retrouvent à deux classes de 12 élèves dans la même pièce faute de place… et qui donnent cours dans les couloirs ! », estime-t-elle.
« Les enseignants sont éreintés, usés »

De son côté, Françoise Roussel, une enseignante spécialisée syndiquée Snuipp, déplore : « Il y a quinze ans, nous étions une dizaine à Villeneuve-Saint-Georges, aujourd’hui nous ne sommes plus que trois. Les enseignants sont éreintés, usés. Alors, quand on impose le jour de carence pour maladie, le message qu’on nous envoie est inadmissible… Nous ne sommes pas des feignants ! »

Aux côtés des fonctionnaires territoriaux, hospitaliers, des finances publiques ou d’ailleurs, cheminots et salariés du privé sont venus en renfort. « Ce matin, nous avons défilé dans la galerie marchande de la gare Saint-Lazare avec des camarades cheminots et des collègues du commerce, raconte Isabelle Raset, déléguée syndicale de Carrefour à Vaulx-en-Velin (Rhône). Certains commerces ont baissé leurs grilles, mais nous voulions fédérer les copains pour venir manifester ici, car il faut lutter partout. Cet après-midi, par exemple, des négociations ont lieu à Carrefour contre la fermeture annoncée de 240 magasins. » Pour elle, public et privé sont aujourd’hui embarqués dans un même bateau ivre.

À quelques pas, Nadia attend le démarrage du cortège. Elle est infirmière dans un Ehpad de Fontenay-sous-Bois (94). Dans son établissement, une infirmière a en charge 60 résidents. Le projet de création d’une deuxième journée de solidarité pour financer la prise en charge du vieillissement la fait littéralement enrager. « Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Nous, en l’occurrence, qui gagnons plus d’argent lorsque nous travaillons les jours fériés. » Nadia perçoit 2 300 euros après trente-trois ans au service des malades.

« Fonctionnaires ne veut pas dire bouc émissaire. Nous n’avons pas d’autre choix que la lutte », clament les manifestants sous la bannière orangée de la CFDT. Après sept mois d’absence, la fédération des services publics de la centrale de Laurent Berger a retrouvé l’intersyndicale et le chemin de la rue avec, en tête de cortège, les hospitaliers. « Les conditions de travail dans les établissements se dégradent tellement qu’il était naturel que nous manifestions aujourd’hui », explique Annick Praderes, secrétaire de l’union régionale des syndicats santé et sociaux d’Île-de-France. « Il faut arrêter de considérer que les fonctionnaires coûtent », insiste la syndicaliste en montrant le badge qu’elle arbore fièrement, sur lequel est inscrit : « Nous sommes une richesse ! »
« 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable »

Et après ? Annick Praderes ne croit pas à la convergence des luttes, contrairement à Béatrice, aide-soignante aux urgences de l’hôpital Saint-Louis. Elle gagne 1 800 euros par mois après trente-deux ans de service. Cette soignante, syndicaliste SUD, égraine ses revendications. En numéro un, les effectifs. « 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable. » Elle évoque sept suicides au sein des hôpitaux parisiens ces derniers mois, et le sentiment permanent « de faire du mauvais boulot ». Elle aimerait que le gouvernement « mette tout le monde autour de la table. Nous avons des idées, des propositions », mais « nous savons qu’il s’en tient à sa feuille de route ». Du coup, l’aide-soignante se réjouit d’avance de participer à « la marée populaire », samedi prochain, à l’appel des partis de gauche et de plusieurs syndicats, dont SUD et la CGT. « Il faut faire front ensemble. Statut, effectifs, moyens, nous avons tous les mêmes problèmes. » Véronique Barre, cadre de santé et secrétaire du syndicat CGT à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart), partage ce point de vue. Elle aussi décrit l’agonie de l’hôpital. L’urgence d’agir.

« Depuis que je suis responsable syndicale, je vois toute la misère de nos services. » Et les difficultés de mobiliser ses collègues. « La participation des médecins montre bien que l’hôpital craque », commente Christophe Prudhomme, urgentiste CGT. À ses côtés, en blouse blanche, chemine un jeune chef de clinique, docteur depuis novembre, pas vraiment habitué des manifs : « Je suis là parce qu’attaché au service public. Et je n’entends pas laisser nos missions au privé. »

Hier, à Paris, la démonstration de force des fonctionnaires a été émaillée par des échauffourées en fin de cortège. On compte 17 interpellations. Le cortège de tête a été dissous par la police après Bastille, mais quelques irréductibles ont continué jusque Nation.



mercredi 2 mai 2018

1er mai. « En progression par rapport à l’an dernier »



Deux cent quarante défilés en France  
55 000 manifestants à Paris, 
250 à Thonon selon la CGT. 
Contre la politique du gouvernement, cheminots, fonctionnaires ou manifestants en famille croisés dans le cortège appellent à continuer la lutte ensemble.

« Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte » 
a souligné Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. 

L’eau continue à monter… et ce ne sont pas les affrontements avec les CRS en tête de cortège parisien, la manifestation coupée très rapidement, puis détournée par la gare de Lyon, qui ont empêché le traditionnel défilé du 1er Mai de déferler. Éditocrates et gouvernement reprochaient aux syndicats de se mobiliser en ordre dispersé : « Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte », répliquait hier en début de cortège le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Certes, « il faut mettre de côté nos différences », reconnaissait-il, soulignant cependant que « dans 40 % des départements, il y a des rassemblements avec FO ou en présence de la CFDT (qui n’appelaient pas nationalement à la manifestation – NDLR) ». « Un tas de choses bourgeonnent, estimait lui aussi Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, en tête du défilé. Chez les cheminots, dans les finances publiques, parmi les étudiants et les enseignants… »



250 à Thonon-les-Bains 
mieux que l'an dernier


Intervention de Philip Domergue pour la FSU

Voilà de nombreuses années que nous manifestons à Thonon contre les politiques libérales qui nous sont imposées par des technocrates si populaires qu’ils n’ont jamais pu regagner une élection une fois élus.
Aujourd’hui, le gouvernement de M. Jupiter pousse un coup d’accélérateur :
Depuis un an, chaque secteur d’activité est attaqué : attaque du code du travail, démantèlement des services publics, remise en cause du statut des fonctionnaires, sélection à l’entrée des universités, stigmatisation des personnes en recherche d’emplois, volonté d’informatiser les jugements, SNCF…
L’Education Nationale n’est pas épargnée. Elle sera rudement touchée par la suppression de 120 000 emplois de fonctionnaires, la disparition des secrétaires et des maitres supplémentaires dans les écoles. Mais pour notre ministre, qui, depuis qu’il est adulte, n’a jamais mis les pieds dans une école primaire, sauf pour passer devant les caméras, ce n’est pas cela le problème : Les maitres et maitresses d’écoles doivent comprendre qu’il faut faire des dictées quotidiennes et du calcul mental !
La véritable ligne politique est la ligne budgétaire. L’OCDE signale encore une fois les effectifs particulièrement élevés en classe en France. Mais ce n’est pas le problème pour M. le Ministre qui fait son one-man-show et nous envoie un document de 130 pages pour nous expliquer qu’il est indispensable de choisir le bon cahier (17X22 cm, en Seyes, et oui…).
M. le Ministre, nous n’avons pas besoin d’un guide pipeau, mais de baisser les effectifs des classes, de formation supplémentaire, d’enseignants spécialisés, de secrétaires, de personnels de santé, d’assistantes sociales…


Mais n’allez pas croire que nos seuls problèmes viennent du gouvernement. Localement aussi, nous devons faire face à une volonté de faire des économies sur le dos de l’école.
C’est ainsi que nous avons appris que la mairie de Thonon comptait fermer l’école de Source et transférer les élèves à l’école du Morillon :
            •            Fermer la source et transférer ses élèves au Morillon, alors que l’enjeu serait plutôt de favoriser la mixité sociale.
            •            Fermer la source et transférer ses élèves au Morillon, alors que nous savons que les petites structures favorisent le vivre ensemble, l’accueil des élèves, les contacts humains.
            •            Fermer la Source et transférer ses élèves au Morillon, quand l’école du Morillon passera de 15 à 18 classes, sans moyens supplémentaires, mais avec la perte de sa secrétaire.
            •            Fermer la source, alors qu’à tous les conseils d’écoles, jusqu’à présent, la mairie s’est voulue rassurante sur l’avenir de cette petite structure. Alors que les personnels et le conseil municipal ne savaient même que c’était en débat.
            •            Fermer la source alors qu’elle constitue le seul service public du quartier.
                        Fermer la source, avec, beaucoup de courage, allant même jusqu’à raconter que c’est l’Education Nationale qui l’exige car celle-ci refuserait de garder des écoles à moins de 50 élèves. M. le Maire, savez-vous que dans ce département, l’Education Nationale maintient coûte que coûte et à juste titre des écoles de 12 élèves, car elle est consciente que la réussite des élèves et le lien social passe par le maintien de ce service public sur tout le territoire. Allons, un peu de courage, on assume sa volonté politique de faire des économies sur le dos des élèves.


On le voit, les attaques contre les services publics sont multiples, et à tous les niveaux. Nos réponses doivent être à la hauteur des enjeux. Massives, unitaires, locales et nationales, elles doivent faire changer les lignes politiques à tous les niveaux : municipal, régional, national et européen.

La FSU donne rendez-vous à toutes et à tous pour soutenir et participer à l’ensemble les actions nationales et locales, comme celles de la Source qui se construisent en ce moment, et on se donne rendez-vous, le 22 mai, pour réussir la grève la plus unitaire que nous ayons construite depuis longtemps.





Et en chanson sur un air de "Bella Ciao"

Le p'tit Macron, les grands patrons,
Veulent tout brader, tout casser, ren-ta-bi-li-ser
L'service public, faut faire du fric,
Ils veulent tout pri-va-ti-ser.

Mais p'tit Macron, c'est not'pognon,
Pas question d'te laisser faire pour les ac-tio-nnaires
On va lutter, dans l'unité,
Tous ensemble on va gagner.

Les cheminots, les hôpitaux,
Les profs, les facs, la jeunesse, les terri-to-riaux,
Et le privé, les retraités,
Tous ensemble on va gagner.