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vendredi 23 septembre 2022

TRANSPORTS SCOLAIRES

 


TRANSPORTS SCOLAIRES DU CHABLAIS sacrifiés sur l'autel du libéralisme

Quelles voies pour s'en sortir ?

Les parents d'élèves se mobilisent fortement contre la désorganisation des transports scolaires. Cette problématique s'aggrave dans l'ensemble de l'Agglo depuis que celle-ci a signé une nouvelle délégation de service public (DSP) avec le groupe RATP qui a lui-même sous-traité à la société Borini de Combloux.

Or celle-ci n'est pas en mesure matérielle et humaine d'assurer un service correct depuis le début de l'année. Bus en retard, arrêts oubliés, certaines lignes carrément supprimées ces derniers jours pour en renforcer d'autres. Les transports urbains de Thonon sont eux-mêmes fortement impactés avec des bus supprimés pour récupérer des chauffeurs, et ceux qui circulent sont surchargés.

Comme partout en France, le manque de chauffeurs est criant: il en manquerait 4500 à ce jour au plan national. La société Borini recherche une dizaine de chauffeurs rien que pour assurer les transports scolaires de l'Agglo de Thonon et les bus urbains.

A noter que la SAT aurait "torpillé" le transfert de ses agents travaillant à 65% ou plus, en baissant leur temps de travail à moins de 65% (taux minimum pour que les employés soient obligatoirement repris par le nouveau délégataire selon la loi) afin que ceux-ci ne puissent pas être repris par Borini. La justice doit prochainement se prononcer à ce sujet.
L'Agglo réclame 71.000 euros de pénalités à la société Borini pour non-respect du contrat. Ce qui ne solutionnera évidemment pas le manque de chauffeurs...
La crise du recrutement de conducteurs ne date pas d'hier: celui-ci n'a cessé de se dégrader au vu des contrats à temps partiel très faibles (la plupart autour de 50%) et des horaires fractionnés (quelques heures tôt le matin et quelques heures en fin d'après-midi, ce qui ne permet pas de cumuler deux emplois pour arriver à un revenu suffisant pour vivre). Les salaires tournant pour la plupart entre 500 à 700 euros. La COVID et les périodes de chômage technique ont entraîné une vague de démission de chauffeurs, qui, pour une grande part, se sont réorientés professionnellement.

La libéralisation intensive des marchés publics a créé la loi de la jungle dans ce secteur, les grands groupes nationaux voire internationaux (la SAT concourait à la DSP avec un groupe espagnol) écrasant le marché, tirant les prix au plus bas au détriment de la qualité du service public.

Il nous semble donc urgent d' approfondir la réflexion, en élargissant le débat qui ne peut pas se limiter uniquement à trouver des rustines pour parer à l'urgence.

La question d'une gestion en régie publique de proximité se pose en force, pour avoir la main sur les décisions. Il y a une vingtaine d'années, quand le département avait encore la compétence sur les transports scolaires avant que celle-ci ne soit attribuée à la Région, Bernard Néplaz au conseil général, et certains syndicats enseignants, avaient avancé la proposition d'une régie publique départementale.
Nous pensons que cette proposition est toujours d'actualité. D'autant plus que l'argument comme quoi les choses seraient figées ne tient pas, puisque la loi renvoyant la compétence des transports scolaires aux Régions leur laisse la possibilité de déléguer celle-ci au département ou aux agglos ou Communauté de Communes, y compris en régie publique (cf lien ci-dessous).
Pourquoi ne pas imaginer que chaque commune concernée par le réseau forme deux ou trois agents territoriaux au permis de transport en commun, employés à temps plein, qui auraient d'autres fonctions dans la commune en dehors des horaires de ramassage scolaire, ce qui permettrait aux élèves de connaître les chauffeurs et inversement, à ceux-ci de connaître le terrain, contrairement à ce qui se passe actuellement et est source de mécontentement et de conflits importants avec des parents effarés de voir leurs enfants déposés n'importe où, voire laissés au bord des routes matins et soirs.

D'autre part, la gratuité des transports scolaires doit être débattue. Ce serait un acte fort pour venir en aide aux familles lourdement frappées par la crise économique, et une première mesure efficace pour permettre l'accès à l'éducation pour tous.
De même, une réflexion doit être menée rapidement concernant l'accès au logement social pour les fonctionnaires (éducation, territoriaux, santé) afin de fidéliser ces personnels compte-tenu de la cherté de la vie dans notre département.

Les communistes du Chablais, leurs élus, sont solidaires des mobilisations décidées par le collectif des parents d'élèves et partagent les inquiétudes des responsables d'établissement.
Ils seront à leurs côtés lors du rassemblement devant la mairie de Perrignier et les locaux de l'Agglomération ce mardi 27 septembre à 17h30.

mercredi 13 juin 2018

Liaison Machilly–Thonon

Contribution 
de la section PCF Chablais des élus et anciens élus PCF 
à l'enquête publique :

Liaison Machilly–Thonon, 
un maillon indispensable de la desserte multimodale du Chablais.


Au fil des années, les conditions de la circulation ne cessent d’empirer dans l’ouest Chablaisien : bouchons de plus en plus fréquents dans la traversée des communes, routes surchargées, rabattement du trafic sur des petites voies inadaptées, cette situation ne peut plus durer. Le refus des gouvernements successifs de respecter l’engagement de l’État sur la réalisation du tronçon Machilly Thonon en contrepartie de la prise en charge totale du contournement de Thonon par les collectivités locales et territoriales est un acte grave, car il décrédibilise la parole publique.

Le projet avec péage, qui impose une double peine financière aux Chablaisiens découle de cette situation. Malheureusement, dans le contexte actuel, il constitue la seule solution pour enfin résoudre ce problème qui empoisonne la vie de milliers de nos concitoyens, fait courir des risques aux usagers et multiplie la pollution sur les axes surchargés. Il va consommer de l’espace, mais il convient de l’envisager dans une approche globale de gestion du territoire en limitant délibérément les surfaces urbanisables dans le cadre du Scot.

Nous mesurons bien aujourd’hui l’amélioration importante consécutive à la réalisation de la voie express de Saint -Cergues et au contournement de Thonon.
Nous demandons la même amélioration qualitative pour les habitants de toutes les communes de l’Ouest et plus généralement la desserte de tout le Chablais.

Nous demandons
la mise en œuvre d’un projet de doublement de la voie ferrée Annemasse - Évian afin de permettre au futur Léman express de jouer pleinement son rôle pour les liaisons Est-Ouest et constituer ainsi une alternative crédible à l’usage de la voiture. La réouverture de la ligne du Tonkin constituerait également un élément positif pour la circulation dans le Chablais.

Nous demandons également la mise en œuvre d’un plan général de desserte coordonnée du Chablais par les transports publics prenant en compte l’ensemble des moyens existants.
La seule solution d’avenir consiste à conjuguer l’ensemble des moyens disponibles et à créer. La réalisation du tronçon routier Thonon Machilly est un maillon indispensable de cet ensemble.
En conséquence, nous donnons un avis favorable à ce projet et nous appelons les Chablaisiens à le soutenir.

La section du Chablais du PCF, 
ses élus et anciens élus.

jeudi 24 mai 2018

LE 26 MAI JE MANIF

La journée du 26 mai s'annonce comme un grand moment d'action.
Plus de 60 organisations appellent à une marée populaire pour l’Égalité, la Justice sociale et la Solidarité.

Dans tout le pays des initiatives se préparent.


Dans notre département les rendez-vous s'organisent.

Annecy :
12h : Pique-nique citoyen sur le Pâquier
14h : Manifestation à la Préfecture


Thonon :
10h : Rassemblement place des Arts

Nous invitons chacune, chacun à diffuser l'information par tous les canaux possibles.

Les cheminots gagnent haut la main le pari de leur vot’action

Près de 95 % des cheminots se sont prononcés contre le pacte ferroviaire du gouvernement. Les syndicats en sortent légitimés et leur unité renforcée. Ils exhortent désormais le gouvernement à revoir sa copie et la direction de la SNCF à prendre ses responsabilités.


Ils avaient promis une riposte à la hauteur des coups portés. Les cheminots viennent d’infliger un camouflet au gouvernement et à la direction de la SNCF. Les 564 urnes déployées sur tout le territoire ont parlé : 91 068 cheminots (61,15 % des salariés) y ont glissé leur bulletin, rejetant à 94,97 % le pacte ferroviaire que le gouvernement, épaulé par la direction de l’entreprise publique, a décidé de faire passer en force. Une « prouesse militante qui montre la détermination des grévistes à répondre au venin du président Pepy, qui affirme que le mouvement s’effrite et que la réforme est globalement acceptée », a réagi Laurent Brun. Un résultat d’autant plus « exceptionnel », poursuit le secrétaire général de la CGT des cheminots, lorsque l’on considère les « conditions dans lesquelles s’est organisé ce vote », en quelques jours seulement et face à « une direction qui, dès le début, a passé des consignes pour que rien ne soit fait pour faciliter l’initiative, notamment en matière d’accès aux locaux ». Voilà pour la mise au point.
De plus en plus de responsabilités et de moins en moins d’effectifs

Mais derrière, c’est la détermination des cheminots – tous collèges confondus – à faire entendre leur voix que les représentants nationaux des quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) ont saluée hier à l’unisson. Ce résultat franc témoigne non seulement « d’une hostilité incontestable des cheminots vis-à-vis du pacte ferroviaire en cours de discussion », a insisté Laurent Brun, mais « bat en brèche les procès en légitimité » que la direction a enchaînés dès l’annonce de la mise en place du scrutin, complète Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT cheminots.

Bien loin des clichés d’une supposée « gréviculture » entretenue par une poignée de « professionnels du désordre », ce vote révèle surtout la « très forte mobilisation de l’ensemble des cheminots et singulièrement de l’encadrement », note Jocelyn Portalier, responsable de l’union fédérale des cadres et maîtrises de la CGT cheminots. Leur taux de participation pourrait même être supérieur à la moyenne nationale. Rien d’étonnant dans le fond, selon le responsable fédéral. De plus en plus de responsabilités et de moins en moins d’effectifs, « la réalité des conditions de travail de l’encadrement à la SNCF explique largement leur mobilisation contre cette réforme ». Signe d’« un véritable ras-le-bol », mais aussi d’une certaine forme de lucidité. « Ils savent, poursuit Jocelyn Portalier, que les efforts de productivité se feront aussi sur leur dos et lorsque la stratégie de l’entreprise validée par cette réforme pousse à toujours plus de sous-traitance, c’est à eux que revient la gestion des appels d’offres, des cahiers des charges, des relations entre les entreprises… C’est une véritable usine à gaz ».

Guillaume Pepy doit s’en mordre les doigts. Lui qui claironnait que 20 % de grévistes revenait mathématiquement à considérer que 80 % des cheminots soutenaient le projet de loi a déclenché l’ire des salariés de la SNCF. Et désormais, chez les cadres comme ailleurs dans l’entreprise, la question de son maintien à la tête du groupe public ferroviaire fait irruption dans le débat. Hier, alors qu’à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales (FO comprise), des dizaines de cheminots se sont rassemblés aux abords du siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’un d’entre eux confie : « Janaillac a quitté son siège de PDG d’Air France après une consultation de ses salariés, Guillaume Pepy doit faire de même. » « Pepy dehors ! » a lancé au micro, face à la foule et sous les fenêtres de la direction de la SNCF, Fabien Villedieu, délégué syndical SUD rail. Plus modérées, la CFDT, qui considère que « la fracture entre la direction et le corps social est extrêmement forte », et l’Unsa, pour qui il y a « rupture de confiance » manifeste, en appellent à ce que chacun prenne ses responsabilités. La CGT a quant à elle réaffirmé par la voix de Laurent Brun que la direction, « totalement discréditée », doit tirer « toutes les conséquences de ce vote sans ambiguïté qui prouve qu’elle n’est plus reconnue comme défenseuse du système ferroviaire, du service public, de l’entreprise publique et de ses personnels ».
Les syndicats exhortent l’exécutif à ouvrir des négociations

« Impréparation », « amateurisme », « autoritarisme », qu’importe les critiques formulées par les cheminots et leurs organisations syndicales, le gouvernement persiste et signe. Pour Laurent Brun, « l’ego du président » a pris le dessus. « Il veut être celui qui ne négocie pas », note le secrétaire général de la CGT cheminots, quitte à cumuler « aveuglement et déni pour passer coûte que coûte ses objectifs idéologiques au chausse-pied ».

Forts d’un vote qui, au-delà de légitimer largement leur action, révèle clairement l’opposition des cheminots à la réforme en cours, les syndicats exhortent le gouvernement à ouvrir, enfin, de réelles négociations et ce, après « deux mois de lutte », a rappelé, excédé, Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD rail.

Une nouvelle salve de réunions bilatérales est prévue demain à Matignon. Les syndicats attendent désormais que le gouvernement convoque le patronat du rail à la table des discussions. Des réunions tripartites, « où tous les sujets doivent être passés au crible ». En somme, les cheminots ont dénoncé les dangers, manifesté leur colère, soulevé les incohérences et présenté leurs propositions. Ils exigent maintenant des réponses.




mercredi 23 mai 2018

Quartiers populaires : l'abandon


Banlieue :
 Macron mise 
sur la chance plutôt que sur l'égalité


Pendant plus d’1h30, le président Macron a parlé de la banlieue sous un mot d’ordre « une chance pour chacun ». Mais la chance n’a rien à y voir…

L’égalité républicaine, les services publics sont les oubliés de son long monologue et de ses actes depuis un an. Cinq millions d’habitant.e .s, un jeune de moins de 25 ans sur cinq habite un des 1.500 quartiers particulièrement défavorisés ciblés par la politique de la ville. Un.e habitant.e. sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

Le budget alloué par l’État à ces quartiers est 30 % inférieur au reste de la France. Celui de la culture y est inférieur de 300%. Les transports y sont six fois plus compliqués qu’ailleurs ! Bref, tous les sas d’entrée dans la République sont défaillants. Symptôme criant, le budget de la politique de la ville est passé de 10 milliards à 400 millions en dix ans.

Depuis 9 mois, des centaines d’associations et de parlementaires, de maires de tout l’arc républicain ont travaillé à partir de l’appel de Grigny. Il en est résulté 19 programmes d’actions qui ont été présentés au Président par Jean-Louis Borloo, pour un budget de 48 milliards d’euros (ce qui représente 1/3 des subventions allouées au CICE).




Face à cet immense travail de propositions, Macron a raté son grand oral, avec un ton de donneur de leçons et beaucoup de mépris pour le travail des élus, des associations, des citoyen.ne.s, il s'est fait le porte-parole des clichés sur la banlieue.

Macron, le président autoritaire des riches, va continuer à choyer la finance. Passant aux actes, il prend aux pauvres 5 euros sur les APL, ponctionne sur la CSG de nos aînés et offre 5 milliards aux familles les plus riches. La République n’est pas au rendez-vous. Les moyens financiers, humains sont l’angle mort de son one man show. Alors que les fonctionnaires manifestent aujourd’hui contre la mise à sac des services publics, leur rétrécissement territorial, il fait le choix du déni. Il renvoie la responsabilité aux collectivités locales alors qu’elles sont asphyxiées par sa politique libérale et austéritaire.

Macron nous donne rendez-vous tous les deux mois. Nous y serons, pour y rappeler à chaque fois l'exigence d'égalité.

Mais, sans attendre, le samedi 26 mai, nous serons des marées populaires pour la justice sociale, l’égalité, la solidarité à Thonon-les-Bains, place des Arts, 10 h

22/05/2018 - PCF


Quartiers populaires. Emmanuel Macron renvoie la banlieue à elle-même



MERCREDI, 23 MAI, 2018 L'HUMANITÉ

Le président de la République a assuré vouloir « l’effectivité » des droits en banlieue mais n’a annoncé aucune mesure précise pour y parvenir. Photo Gonzalo Fuentes/Reuters

Le président de la République a assuré vouloir « l’effectivité » des droits en banlieue mais n’a annoncé aucune mesure précise pour y parvenir. Photo Gonzalo Fuentes/Reuters

Présentant le plan d’action pour les quartiers populaires prévu pour février, le chef de l’État a longuement disserté sur les quartiers populaires, pour que « chacun retrouve sa dignité », mais renvoyant, avec le slogan choisi, à l’initiative individuelle plutôt qu’à l’État.



Il n’y aura pas de plan pour « vivre en grand la République », comme le suggérait le rapport de Jean-Louis Borloo.




mardi 22 mai 2018

le coup de semonce

ce 22 mai 


250 citoyens du Chablais sont descendus dans les rues thononaises 
ce 22 mai à l'appel de toutes les organisations syndicales de la fonction publique et du collectif de défense de l'école maternelle de la Source. 
Un beau cortège coloré et dynamique avec une forte présence enseignante, des animateurs de l'IFAC et des hôpitaux du Léman. 
Hospitaliers, enseignants, territoriaux, retraités, usagers du service public, 
tous ont exigé l'arrêt des politiques austéritaires, dénoncé les baisses des budgets, les fermetures de services de proximité et les suppressions d'emplois.


samedi 26 mai 

Tous se sont donnés rendez-vous samedi 26 mai pour la journée nationale de convergence "marée populaire" à l'appel d'une quarantaine d'organisations, syndicales, politiques, associatives, qui se déroulera à Thonon à 10h au départ de la Place des Arts.

le 30 mai 

Le collectif de défense de l'école de la Source a appelé l'ensemble des citoyens à manifester devant l'hôtel de ville le 30 mai à partir de 19h30 avant le conseil municipal qui doit statuer sur le devenir de l'école, la mairie voulant la fermer alors que l'éducation nationale et la préfecture sont opposées à la fermeture..!


le 14 juin 

Les retraités ont rappelé leur mobilisation nationale intersyndicale le 14 juin avec une manifestation qui se prépare pour Annecy.


Bref, beaucoup de mobilisations à venir pour ne rien lâcher !


À Paris, le coup de semonce des fonctionnaires

Hospitaliers, enseignants, territoriaux… Les agents de la fonction publique se sont mobilisés massivement. En tête du cortège parisien, les dirigeants des confédérations syndicales ont marché côte à côte. Un fait inédit depuis dix ans.
Ils étaient des dizaines de milliers à défiler, hier, un peu partout en France à l’appel d’une intersyndicale au grand complet (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA). En tête du cortège parisien, inédite depuis 2010, la photo fait mouche : Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO) et Laurent Berger (CFDT) sur la même ligne de départ. « C’est la démonstration que nous avons beaucoup de choses en commun, s’amuse le numéro un de la CGT. Nous avons une même conception des services publics qui ne change pas en fonction du porte-monnaie de l’usager. » Pascal Pavageau reconnaît « un lien commun » : l’opposition à « la casse des cadres collectifs que vise le gouvernement ». Pour Laurent Berger, sa présence est surtout un soutien aux fonctionnaires, car « leur stigmatisation est inacceptable ». « Leur point d’indice est bloqué depuis des années, détaille le secrétaire général de la CFDT, le protocole d’accord sur la revalorisation des carrières ne s’applique pas, la compensation de la CSG fonctionne comme un fusil à un coup. Alors, au moment d’un rendez-vous salarial, c’est important de se mobiliser. »

Quelques rangs derrière les responsables syndicaux, un panda, un tigre, un zèbre… Sous chacun de ces masques, un fonctionnaire, telle une espèce menacée… « 120 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés durant ce quinquennat, explique Marie-Pierre Zuber, panda en chasuble rouge et responsable syndicale de la CGT centrale finances. Nous avons peur de la disparition de certaines missions. Les services informatiques ont beaucoup été externalisés et on compresse les services RH. Nous sommes inquiets par la remise en cause des CAP (commissions administratives paritaires). Le gouvernement veut retirer leurs compétences sur les promotions et l’avancement et ne leur laisser que la compétence disciplinaire. C’est la porte ouverte aux promotions discrétionnaires imposées par l’administration. Notre nouveau DRH affirme aussi que la CGT est un syndicat politique, trop engagé, et dit ne pas pouvoir nous traiter de la même façon que les autres syndicats : c’est incroyable ! L’employeur doit respecter l’égalité entre les syndicats. »

Venue à vélo par crainte de métros fermés par la préfecture, une enseignante de Villeneuve-Saint-Georges ne supporte plus les effets d’annonce de Macron, qui cachent les manques de moyens. « L’idée des CP à 12 élèves en REP + est censée résoudre tous les problèmes. Mais c’est fait dans la précipitation, avec des professeurs ou vacataires peu formés. J’ai des collègues qui se retrouvent à deux classes de 12 élèves dans la même pièce faute de place… et qui donnent cours dans les couloirs ! », estime-t-elle.
« Les enseignants sont éreintés, usés »

De son côté, Françoise Roussel, une enseignante spécialisée syndiquée Snuipp, déplore : « Il y a quinze ans, nous étions une dizaine à Villeneuve-Saint-Georges, aujourd’hui nous ne sommes plus que trois. Les enseignants sont éreintés, usés. Alors, quand on impose le jour de carence pour maladie, le message qu’on nous envoie est inadmissible… Nous ne sommes pas des feignants ! »

Aux côtés des fonctionnaires territoriaux, hospitaliers, des finances publiques ou d’ailleurs, cheminots et salariés du privé sont venus en renfort. « Ce matin, nous avons défilé dans la galerie marchande de la gare Saint-Lazare avec des camarades cheminots et des collègues du commerce, raconte Isabelle Raset, déléguée syndicale de Carrefour à Vaulx-en-Velin (Rhône). Certains commerces ont baissé leurs grilles, mais nous voulions fédérer les copains pour venir manifester ici, car il faut lutter partout. Cet après-midi, par exemple, des négociations ont lieu à Carrefour contre la fermeture annoncée de 240 magasins. » Pour elle, public et privé sont aujourd’hui embarqués dans un même bateau ivre.

À quelques pas, Nadia attend le démarrage du cortège. Elle est infirmière dans un Ehpad de Fontenay-sous-Bois (94). Dans son établissement, une infirmière a en charge 60 résidents. Le projet de création d’une deuxième journée de solidarité pour financer la prise en charge du vieillissement la fait littéralement enrager. « Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Nous, en l’occurrence, qui gagnons plus d’argent lorsque nous travaillons les jours fériés. » Nadia perçoit 2 300 euros après trente-trois ans au service des malades.

« Fonctionnaires ne veut pas dire bouc émissaire. Nous n’avons pas d’autre choix que la lutte », clament les manifestants sous la bannière orangée de la CFDT. Après sept mois d’absence, la fédération des services publics de la centrale de Laurent Berger a retrouvé l’intersyndicale et le chemin de la rue avec, en tête de cortège, les hospitaliers. « Les conditions de travail dans les établissements se dégradent tellement qu’il était naturel que nous manifestions aujourd’hui », explique Annick Praderes, secrétaire de l’union régionale des syndicats santé et sociaux d’Île-de-France. « Il faut arrêter de considérer que les fonctionnaires coûtent », insiste la syndicaliste en montrant le badge qu’elle arbore fièrement, sur lequel est inscrit : « Nous sommes une richesse ! »
« 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable »

Et après ? Annick Praderes ne croit pas à la convergence des luttes, contrairement à Béatrice, aide-soignante aux urgences de l’hôpital Saint-Louis. Elle gagne 1 800 euros par mois après trente-deux ans de service. Cette soignante, syndicaliste SUD, égraine ses revendications. En numéro un, les effectifs. « 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable. » Elle évoque sept suicides au sein des hôpitaux parisiens ces derniers mois, et le sentiment permanent « de faire du mauvais boulot ». Elle aimerait que le gouvernement « mette tout le monde autour de la table. Nous avons des idées, des propositions », mais « nous savons qu’il s’en tient à sa feuille de route ». Du coup, l’aide-soignante se réjouit d’avance de participer à « la marée populaire », samedi prochain, à l’appel des partis de gauche et de plusieurs syndicats, dont SUD et la CGT. « Il faut faire front ensemble. Statut, effectifs, moyens, nous avons tous les mêmes problèmes. » Véronique Barre, cadre de santé et secrétaire du syndicat CGT à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart), partage ce point de vue. Elle aussi décrit l’agonie de l’hôpital. L’urgence d’agir.

« Depuis que je suis responsable syndicale, je vois toute la misère de nos services. » Et les difficultés de mobiliser ses collègues. « La participation des médecins montre bien que l’hôpital craque », commente Christophe Prudhomme, urgentiste CGT. À ses côtés, en blouse blanche, chemine un jeune chef de clinique, docteur depuis novembre, pas vraiment habitué des manifs : « Je suis là parce qu’attaché au service public. Et je n’entends pas laisser nos missions au privé. »

Hier, à Paris, la démonstration de force des fonctionnaires a été émaillée par des échauffourées en fin de cortège. On compte 17 interpellations. Le cortège de tête a été dissous par la police après Bastille, mais quelques irréductibles ont continué jusque Nation.



lundi 14 mai 2018

Réforme ferroviaire.


Privatisation de la SNCF : 
les masques tombent. 
Vite un référendum !
13/05/2018 - PCF

La presse s’en fait l’écho. Contrairement à toutes les dénégations du gouvernement et de la direction de la SNCF, c’est bien la privatisation à terme de la SNCF que le pouvoir prépare.

Comment interpréter autrement la volonté de la SNCF de limiter «l’incessibilité » de la SNCF à la seule holding ? Comment justifier sa proposition d'amendement pour filialiser les trains régionaux ? Il n’y a qu’une explication : la volonté de privatiser la SNCF «à la découpe », morceau par morceau.

La pantalonnade de la pseudo-concertation organisée par le gouvernement n’a que trop duré. Les Français doivent être consultés après un débat démocratique. Les syndicats de la SNCF ont à juste titre engagé une consultation de tous les salariés.

Le Parti Communiste Français demande solennellement au gouvernement de suspendre la réforme de la SNCF, et de consulter les Français.

Les Français ont droit à un débat public, contradictoire.

L’avenir de la SNCF, c'est l'avenir du droit au transport pour tou.te.s dans notre pays, de son aménagement du territoire, un enjeu crucial du point de vue environnemental. On ne peut brader la SNCF d’un trait de plume, sans un véritable débat national.

Le PCF renouvelle sa demande d’entrevue auprès du Premier Ministre afin de lui présenter son plan de développement de la SNCF, qui s’appuie sur des propositions de financements simples et efficaces pour reprendre la dette que l’Etat a fait porter à la SNCF.

Cheminots aux urnes, 
exécutif aux abois

Alors que débute aujourd’hui la consultation des cheminots sur le projet 
de réforme du gouvernement, un document révélé par le Parisien 
pourrait jouer en faveur des grévistes.


Coup d’envoi, ce matin, de la grande consultation des cheminots, appelés par l’intersyndicale CGT, Unsa, SUD, CFDT à répondre à une unique question : « Êtes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? » Une « vot’action » inédite, alors que s’est ouverte hier la neuvième phase d’une grève qui devrait enregistrer, ce jour, un record de participation. Un niveau de mobilisation « impressionnant », confie même la CGT, qui avance un taux global de cheminots grévistes de 49,78 %, « identique au premier jour de grève ! » se réjouit le syndicat majoritaire. Dans le détail, près de 76 % des conducteurs, plus de 74 % des contrôleurs, 36 % des aiguilleurs, 40,5 % des agents d’escale et d’information voyageurs et près d’un tiers des cheminots du matériel (soumis à une déclaration individuelle d’intention) sont d’ores et déjà déclarés grévistes. Le pari d’une « journée sans cheminots » annoncée par les syndicats le 26 avril dernier s’engage donc sur la voie de la réussite, d’autant qu’« il est vital pour ce mouvement sans précédent de frapper un grand coup », estime l’Unsa ferroviaire, deuxième organisation syndicale à la SNCF.
Une sérieuse fausse note dans le discours de la direction

Reste à connaître le taux de participation au référendum interne initié par les organisations syndicales. Concrètement, chaque agent en activité est invité à donner son avis « dans chaque chantier, chaque établissement, au cœur des gares et des bureaux », explique la CGT cheminots. Des urnes seront à disposition dans les assemblées générales du matin quand d’autres seront itinérantes lors de « tournées syndicales » qui devraient écumer jusqu’au 21 mai (date de clôture du vote), « les ateliers, les postes d’aiguillage et les bureaux », précise Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD rail.

Hasard du calendrier, c’est dans ce contexte propice à la mobilisation que la révélation d’un document confidentiel, hier, par le Parisien, pourrait bien faire souffler le vent de la contestation. Il s’agit du compte rendu interne d’une réunion de travail datant du 4 mai, réunissant direction SNCF et représentants du ministère. Un document dans lequel « on apprend que la compagnie ferroviaire a demandé au gouvernement de limiter l’incessibilité des titres de l’entreprise publique à la seule holding », écrit le quotidien. Une sérieuse fausse note dans le discours porté de concert par la direction et le gouvernement, qui répètent à l’envi que rien dans le projet de loi ne permet d’envisager une quelconque privatisation de l’entreprise publique. Or, si seul l’Epic de tête (la holding) reste dans le giron de l’État, « rien n’empêchera la direction de céder ou d’ouvrir le capital de SNCF Mobilités ou de SNCF Réseau », résume Fabien Villedieu, délégué syndical SUD rail dans les colonnes du Parisien.

« Contrairement à toutes les dénégations du gouvernement et de la direction de la SNCF, c’est bien la privatisation à terme de la SNCF que le pouvoir prépare », a réagi le PCF, qui demande « solennellement au gouvernement de suspendre la réforme » et, s’appuyant sur la consultation de tous les salariés que les syndicats ont « à juste titre engagée », de consulter les Français « par voie de référendum ». Le PCF renouvelle en outre sa « demande d’entrevue auprès du premier ministre afin de lui présenter son plan de développement de la SNCF ».

De leur côté, direction et gouvernement balaient l’affaire et évoquent un simple « document de travail ». Reste que les nuages s’accumulent au-dessus de la tête des promoteurs de cette réforme ferroviaire qui ont d’ailleurs mis les bouchées doubles, ce week-end, non seulement pour discréditer la consultation des cheminots, mais également pour diviser les syndicats. Ainsi, Guillaume Pepy a d’emblée jugé l’initiative syndicale sans « aucune » légitimité, quand Élisabeth Borne, elle, continue de surjouer la carte des syndicats « réformistes » contre « contestataires ». « On a deux organisations syndicales qui souhaitent être forces de proposition », a déclaré la ministre des Transports, faisant référence à la CFDT et à l’Unsa, qui ont repris le chemin des rencontres bilatérales en vue de faire valoir leurs amendements au projet de loi. Habile omission du projet complet de réforme ferroviaire déposé par la CGT sur son bureau et celui du premier ministre au mois d’avril dernier…

journaliste




mardi 8 mai 2018

SNCF : autoritarisme et du mépris social du gouvernement

SNCF : 
le gouvernement 
fait le choix du passage en force



08/05/2018 - PCF

        Engagé dans un objectif de destruction de l'unité syndicale, le 1er ministre a invité les syndicats à déposer des amendements concernant le transfert des contrats de travail, la dette et la convention collective nationale, laissant ainsi croire à de possibles négociations.
En réalité il n'existe aucune marge sur ces sujets. La seule boussole guidant le gouvernement est celle du pourrissement du conflit. Rien ne change sur le fond comme sur la forme.

Nous ne pouvons que déplorer un changement de méthode sans pour autant changer de cap : la volonté de détruire l'entreprise historique reste leur leitmotiv. Le ferroviaire ne serait plus au service de la nation mais au service de la rentabilité d'une poignée d'actionnaires.

Le gouvernement occulte totalement la mobilisation massive des cheminots de toutes catégories. Alors que depuis le 3 avril, 1 cheminot sur 2 s'inscrit dans la grève, le gouvernement fait le choix de l'autoritarisme et du mépris social. C'est irresponsable.
Le gouvernement refuse également la tenue de tables rondes tripartites.
Sur la question du fret ferroviaire, nous sommes face à un silence assourdissant.

Cette réforme, technocratique et dogmatique, ne répondra en rien au besoin de mobilité des usagers et à l'urgence écologique.

Le PCF porte l'idée d'un grand Service Public ferroviaire du 21ème siècle, au sein d'une entreprise unique et intégrée, permettant à chacune et chacun de se déplacer quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, tout en assurant des conditions de travail décentes pour les cheminotes et les cheminots.

Le PCF réaffirme son soutien et sa solidarité à l'égard des cheminotes et des cheminots en lutte, lutte qu'il faut élargir au delà des portes de la SNCF. Pour répondre à cette nécessité, le PCF appelle à faire du 26 mai une grande journée de mobilisation rassemblant usagers, citoyens, syndicats et partis politiques afin d'exiger du gouvernement un changement rapi
de de cap.






mercredi 2 mai 2018

1er mai. « En progression par rapport à l’an dernier »



Deux cent quarante défilés en France  
55 000 manifestants à Paris, 
250 à Thonon selon la CGT. 
Contre la politique du gouvernement, cheminots, fonctionnaires ou manifestants en famille croisés dans le cortège appellent à continuer la lutte ensemble.

« Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte » 
a souligné Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. 

L’eau continue à monter… et ce ne sont pas les affrontements avec les CRS en tête de cortège parisien, la manifestation coupée très rapidement, puis détournée par la gare de Lyon, qui ont empêché le traditionnel défilé du 1er Mai de déferler. Éditocrates et gouvernement reprochaient aux syndicats de se mobiliser en ordre dispersé : « Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte », répliquait hier en début de cortège le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Certes, « il faut mettre de côté nos différences », reconnaissait-il, soulignant cependant que « dans 40 % des départements, il y a des rassemblements avec FO ou en présence de la CFDT (qui n’appelaient pas nationalement à la manifestation – NDLR) ». « Un tas de choses bourgeonnent, estimait lui aussi Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, en tête du défilé. Chez les cheminots, dans les finances publiques, parmi les étudiants et les enseignants… »



250 à Thonon-les-Bains 
mieux que l'an dernier


Intervention de Philip Domergue pour la FSU

Voilà de nombreuses années que nous manifestons à Thonon contre les politiques libérales qui nous sont imposées par des technocrates si populaires qu’ils n’ont jamais pu regagner une élection une fois élus.
Aujourd’hui, le gouvernement de M. Jupiter pousse un coup d’accélérateur :
Depuis un an, chaque secteur d’activité est attaqué : attaque du code du travail, démantèlement des services publics, remise en cause du statut des fonctionnaires, sélection à l’entrée des universités, stigmatisation des personnes en recherche d’emplois, volonté d’informatiser les jugements, SNCF…
L’Education Nationale n’est pas épargnée. Elle sera rudement touchée par la suppression de 120 000 emplois de fonctionnaires, la disparition des secrétaires et des maitres supplémentaires dans les écoles. Mais pour notre ministre, qui, depuis qu’il est adulte, n’a jamais mis les pieds dans une école primaire, sauf pour passer devant les caméras, ce n’est pas cela le problème : Les maitres et maitresses d’écoles doivent comprendre qu’il faut faire des dictées quotidiennes et du calcul mental !
La véritable ligne politique est la ligne budgétaire. L’OCDE signale encore une fois les effectifs particulièrement élevés en classe en France. Mais ce n’est pas le problème pour M. le Ministre qui fait son one-man-show et nous envoie un document de 130 pages pour nous expliquer qu’il est indispensable de choisir le bon cahier (17X22 cm, en Seyes, et oui…).
M. le Ministre, nous n’avons pas besoin d’un guide pipeau, mais de baisser les effectifs des classes, de formation supplémentaire, d’enseignants spécialisés, de secrétaires, de personnels de santé, d’assistantes sociales…


Mais n’allez pas croire que nos seuls problèmes viennent du gouvernement. Localement aussi, nous devons faire face à une volonté de faire des économies sur le dos de l’école.
C’est ainsi que nous avons appris que la mairie de Thonon comptait fermer l’école de Source et transférer les élèves à l’école du Morillon :
            •            Fermer la source et transférer ses élèves au Morillon, alors que l’enjeu serait plutôt de favoriser la mixité sociale.
            •            Fermer la source et transférer ses élèves au Morillon, alors que nous savons que les petites structures favorisent le vivre ensemble, l’accueil des élèves, les contacts humains.
            •            Fermer la Source et transférer ses élèves au Morillon, quand l’école du Morillon passera de 15 à 18 classes, sans moyens supplémentaires, mais avec la perte de sa secrétaire.
            •            Fermer la source, alors qu’à tous les conseils d’écoles, jusqu’à présent, la mairie s’est voulue rassurante sur l’avenir de cette petite structure. Alors que les personnels et le conseil municipal ne savaient même que c’était en débat.
            •            Fermer la source alors qu’elle constitue le seul service public du quartier.
                        Fermer la source, avec, beaucoup de courage, allant même jusqu’à raconter que c’est l’Education Nationale qui l’exige car celle-ci refuserait de garder des écoles à moins de 50 élèves. M. le Maire, savez-vous que dans ce département, l’Education Nationale maintient coûte que coûte et à juste titre des écoles de 12 élèves, car elle est consciente que la réussite des élèves et le lien social passe par le maintien de ce service public sur tout le territoire. Allons, un peu de courage, on assume sa volonté politique de faire des économies sur le dos des élèves.


On le voit, les attaques contre les services publics sont multiples, et à tous les niveaux. Nos réponses doivent être à la hauteur des enjeux. Massives, unitaires, locales et nationales, elles doivent faire changer les lignes politiques à tous les niveaux : municipal, régional, national et européen.

La FSU donne rendez-vous à toutes et à tous pour soutenir et participer à l’ensemble les actions nationales et locales, comme celles de la Source qui se construisent en ce moment, et on se donne rendez-vous, le 22 mai, pour réussir la grève la plus unitaire que nous ayons construite depuis longtemps.





Et en chanson sur un air de "Bella Ciao"

Le p'tit Macron, les grands patrons,
Veulent tout brader, tout casser, ren-ta-bi-li-ser
L'service public, faut faire du fric,
Ils veulent tout pri-va-ti-ser.

Mais p'tit Macron, c'est not'pognon,
Pas question d'te laisser faire pour les ac-tio-nnaires
On va lutter, dans l'unité,
Tous ensemble on va gagner.

Les cheminots, les hôpitaux,
Les profs, les facs, la jeunesse, les terri-to-riaux,
Et le privé, les retraités,
Tous ensemble on va gagner.



jeudi 19 avril 2018

Vidéos parlement Européen

Facebook : les dessous d'un scandale

Ajoutée le 18 avr. 2018

La députée européenne Virginie Rozière ( S et D ) analyse les circonstances du siphonnage des données personnelles Facebook par Cambridge Analytica, ses conséquences, et comment la loi européenne pourrait protéger les citoyens.

Réforme de la SNCF: 
une injonction de l'Europe ?



Dénoncée par de nombreux députés, la libéralisation des chemins de fer exigée par l'Europe, ne va cependant pas aussi loin que ce que veut imposer le gouvernement français. Débat avec les député.e.s européen.ne.s Karima Delli ( Verts-ALE ) et Younous Omarjee ( GUE-GVN.)




mercredi 18 avril 2018


Fret SNCF : 
une mise à mort 
sur fond de provocation (PCF)
17/04/2018 - PCF



En marge de la visite d’Elisabeth Borne, Edouard Philippe et Nicolas Hulot sur le port de Bonneuil-sur-Marne, le gouvernement et la direction de la SNCF ont annoncé la filialisation du fret SNCF.

Alors que les cheminot-es sont en lutte depuis le début du mois d’avril pour défendre le service public ferroviaire, marchandises et voyageurs, cette annonce, faîte par voie de presse, est une véritable provocation.

Cette filialisation, justifiée par la nécessité d’une recapitalisation, marque l’étape ultime de la destruction du fret SNCF engagée depuis 2006, date de son ouverture à la concurrence.

À l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique est une urgence absolue, cette décision aura pour conséquence de multiplier les camions sur les routes. C’est un non-sens absolu.

Depuis le début du conflit, le gouvernement tente de justifier sa réforme par l’amélioration que susciterait l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs.

Plus de dix ans après son ouverture à la concurrence, nous avons avec le fret l’illustration parfaite de cette stratégie : la concurrence n’améliore pas le service.

Depuis 2006, fret SNCF a vu son nombre de salariés divisé par 2.5, plus de 400 gares de triages ont fermé, 1.6 million de camions supplémentaires sont jetés chaque année sur les routes et la part modale de transport de marchandises transportées par rail est aujourd’hui inférieure à 10%. Voilà ou mène l’ouverture à la concurrence.

Le PCF demande au gouvernement d’annuler cette décision et d’engager une grande politique publique concernant le transport de marchandises avec pour objectif d’accélérer le report modal de la route vers le rail.

Le fret ferroviaire doit être déclaré d’intérêt national et rester dans 100% public.


Parti communiste français,





jeudi 5 avril 2018

Mon train j'y tiens




la bataille du rail 
ne fait que commencer !




Déclaration adoptée par le Conseil national du PCF des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.
Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

SNCF : la bataille du rail ne fait que commencer !

Les communistes soutiennent et seront aux côtés des cheminot·e·s lors des journées programmées, dont la première aura lieu le mardi 3 avril. Ils seront présent·e·s dans les 280 comités locaux de sauvegarde d’une gare, d’une ligne.
La bataille de l’opinion sera décisive. Près de 1 000 gares ont déjà fait l’objet d’au moins une distribution de tracts.
Nous appelons toutes les organisations du Parti à programmer et à poursuivre les distributions de tracts, à organiser des débats autour des propositions qui ont été présentées par notre secrétaire national et les parlementaires communistes, à participer à toutes les initiatives publiques pour la SNCF.
Concernant les collectes de solidarité, nous demandons aux organisations du Parti de se rapprocher systématiquement des responsables syndicaux cheminots de leur secteur pour voir concrètement les modalités à suivre.
Le badge « Mon train, j’y tiens » est devenu un outil à la fois de popularisation de la lutte et de solidarité concrète. Vendons-le massivement.
Appelons les fédérations, en lien avec les conseillères et conseillers régionaux communistes-Front de gauche, les Adecr à interpeller les présidences de Région. Soutenons nos élu·e·s, nos maires pour gagner la bataille de l’opinion publique.

Tour de France des hôpitaux et EHPAD
D’ici juin, les parlementaires communistes auront visité de très nombreux établissements. Le 21 avril, la commission Santé-Protection sociale propose une journée de travail pour élaborer un projet de financement de l’hôpital public. Le 5 juillet, une rencontre se tiendra à l’Assemblée nationale avec les actrices et les acteurs de l’hôpital. Un grand mouvement doit se lever pour marquer, à l'automne, de nouveaux choix budgétaires dans le cadre du PLFFS.

Énergie / Alstom
Le secteur Énergie se met en grève à partir du 3 avril.
Dimanche 8 avril, nous lançons notre campagne contre la privatisation des barrages hydrauliques à Sautet, dans l’Isère et à Éguzon dans l'Indre, et le 28 avril, nous serons dans les Pyrénées. Un cahier d’acteur énergie est en préparation. La tournée des sites d’Alstom par les parlementaires communistes se poursuit.

Les éboueurs / les Ford / les Carrefour / les Air France...
Dans tout le pays, les communistes rencontrent et soutiennent les salarié·e·s et leurs luttes pour défendre l'emploi, donc l'intérêt collectif.

Éducation nationale

►Dans les universités, le mouvement s’amplifie. Les organisations communistes aident l’UEC, le MJCF qui jouent un rôle essentiel dans le mouvement. Les parlementaires communistes sont sollicités dans plusieurs assemblées générales de professeur·e·s, comme d’étudiant·e·s.
Conseils aux victimes, solidarités concrètes, mobilisations, les organisations du Parti ne céderont rien face aux attaques de groupuscules d’extrême droite.
Une pétition est en préparation pour la liberté d’expression, la liberté d’opinion face à l’interdiction de nombreux débats dans les facultés.
►Dans ce moment de lutte dans l’Éducation nationale, le réseau École organise le samedi 26 mai une journée de travail pour enrichir nos propositions et nourrir les débats.
►Face à la ségrégation dans les universités, nous appelons les organisations du Parti, en lien avec l’UEC et le MJCF, les Adecr, à agir pour la préparation des inscriptions post-bac avec des syndicalistes étudiant·es. Nous n’acceptons pas que des milliers de bachelier·e·s se retrouvent sans affectation, ou dans une filière qu'ils n’ont pas choisie.

Culture

L'appel de Montreuil à la tenue de nouveaux États généraux de la culture suscite une adhésion forte. Les communistes sont partie prenante des combats contre la casse du service public de la culture et la précarisation des artistes et acteurs culturels.

Fonction publique

Personnels de maisons d'arrêt, fonctionnaires territoriaux, fonctionnaires de justice… Nous sommes de tous les rassemblements pour porter leurs revendications.

Démocratie – Changement de Constitution
Les organisations du Parti, en lien avec nos groupes parlementaires, l'Anecr, prolongent localement les propositions du colloque du 5 mars organisé au Sénat. Tout changement constitutionnel ne peut se faire sans débat, sans information aux citoyen·nes.

Egalité femmes/hommes

Nous sommes de tous les mouvements et actions en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Les mouvements qui se lèvent en France et dans le monde contre toutes les violences faites aux femmes sont au cœur de nos combats quotidiens pour l'émancipation. Notre engagement et nos propositions nourrissent ce mouvement pour débarrasser notre société de la domination sexiste.

Les territoires oubliés : pour l’égalité et la dignité

Nous soutenons les élu·e·s locaux/ales qui s’investissent dans l’appel de Grigny. Le samedi 9 juin, les fédérations des Hauts-de-France, leurs élu·e·s appellent à marcher sur l’Élysée pour qu’aucun territoire ne soit oublié de la République. Toutes les organisations du Parti travaillent à créer les conditions de la participation la plus large possible à cette marche.

Retraite des agriculteurs
La proposition de loi du groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne et d'Huguette Bello pour revaloriser les retraites agricoles, votée à l’Assemblée nationale, a été présentée au Sénat le 7 mars par le groupe CRCE. Le gouvernement a organisé un vote bloqué empêchant le vote au Sénat le 7 mars.
Faisons signer largement la pétition qui circule dans les fédérations rurales, sous format papier et sur le site change.org. Nous devons porter un maximum de signatures à Matignon avant le 16 mai, date à laquelle le groupe CRCE présentera à nouveau la proposition de loi au Sénat.

Logement social : un droit pour tous
Les actions se multiplient contre la loi Élan. Les maires communistes ont pris de nouveaux arrêtés anti expulsions.

Libertés syndicales
Le Syndicat des avocats de France a recensé des centaines de syndicalistes menacés de licenciement pour faits syndicaux. Les communistes sont activement solidaires.

Loi asile – Immigration

De nombreux militant·e·s communistes sont des actrices, acteurs de solidarité envers les migrant·e·s. De nombreuses déclarations montrent la colère vis-à-vis de la loi asile-immigration.
En collaboration avec des associations et des militants solidaires, le Parti communiste a travaillé à l'écriture d'un manifeste pour une France hospitalière et fraternelle. Il sera présenté le 19 avril à Paris et permettra d'ouvrir le débat public sur la loi asile-immigration.

Le 1er mai, bien sûr, nous serons aussi dans la rue et nous appelons les cellules, les sections, les fédérations à organiser le maximum de points de vente du muguet.