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mercredi 11 décembre 2024

A THONON, LA SANTE MERITE MIEUX QUE LA BIDOUILLE LIBERALE DU MAIRE

L'accès aux soins à Thonon : une urgence à traiter avec sérieux !

L'édition du Dauphiné Libéré de ce 10 janvier, aborde une nouvelle fois la préoccupation numéro 1 des thononais-es : l'accès aux soins et le manque de médecins généralistes.

vendredi 21 juin 2024

LOGEMENT: ENTRETIEN AVEC GIL THOMAS (MAIRE DE CERVENS) SUR LE PROGRAMME DU NOUVEAU FRONT POPULAIRE

 Gil Thomas, maire de Cervens

Vice-Président du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais


Défendre le droit au logement

• Relancer la construction du logement social en revenant sur

les coupes de Macron pour les organismes HLM de 1,4 milliard

d’euros annuels

• Créer les places d’accueil d’hébergement d’urgence permettant

un accueil inconditionnel et procéder dans les situations

d’urgence à la réquisition des logements vides nécessaires

pour loger les sans-abris

Revaloriser les APL de 10 %





L'interview intégrale de Gil Thomas

Les Giboulées de Marx


Gil Thomas, vous êtes Maire de Cervens, la question du logement est une de vos préoccupations, comment estimez-vous les propositions du programme du Nouveau Front Populaire ?


Gil Thomas

Tout d'abord, je suis ravi de voir que le maintien de la loi SRU fait partie des propositions qui seront mises en place pour garantir le logement pour tous. 


Il faut accélérer en même temps la construction de logements et 200 000 logements pour 5 ans c'est une bonne proposition. Et il faut s'inscrire vraiment dans cette dynamique. 


La volonté que nous avons, c'est de pouvoir offrir à toutes les personnes qui ont des ressources, de pouvoir se loger dignement et confortablement et de ne pas se retrouver sans logement.


dimanche 2 juin 2024

UNE CRISE NATIONALE DU LOGEMENT SANS PRÉCÉDENT

 Plutôt que de résoudre la crise du logement, le gouvernement s’en prend aux locataires!


La crise du logement en France est d’une gravité extrême. Quelques chiffres permettent de s’en rendre compte. 
Actuellement nous comptons 140 000 personnes sans domicile, 900 000 personnes privées de la possibilité d’avoir un logement personnel et 4M de personnes non ou mal logées (par exemple logements insalubres ou bien trop petits en comparaison avec la taille du ménage).

Cette crise se ressent aussi directement sur l’effort financier demandé aux travailleurs. 

Dans les années 1980, le logement représentait environ 15% des dépenses des ménages; aujourd’hui la moyenne est à 30%. Et derrière cette moyenne se cache bien évidemment des inégalités très fortes. Parmi les travailleurs, ouvriers, employés, parmi les chômeurs, parmi les retraités c’est parfois bien davantage. Une fois le loyer et les factures d’énergie payés, il ne reste déjà plus grand-chose.

 En Haute-Savoie : une situation encore bien pire

Si la situation du logement en France est aujourd’hui catastrophique, elle l’est encore davantage dans notre département, la Haute-Savoie. Les prix des logements à la location comme à l’achat sont exorbitants.

mercredi 22 mai 2024

LOGEMENT, UNE CRISE SANS PRÉCÉDENT

Exigeons le droit à un logement 

digne et abordable 

pour toutes et tous ! 


N'oubliez pas le débat ce vendredi 24 Mai à 19Heures 

Annemasse 113, bd du Fier

Salle des Eaux et Forêts


dimanche 5 mai 2024

SE LOGER EN HAUTE-SAVOIE : LA SITUATION S'AGGRAVE

 Le vendredi 24 mai, 

débat public sur le droit européen au logement pour tous, à Annecy, salle des Eaux et Forêts en présence de :


- Eddie Jacquemart, président d'une association nationale de défense des locataires et des consommateurs, militant pour l'accès au logement social, candidat sur la liste de Léon Deffontaines.

- Gil Thomas Maire de Cervens, vice-président du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais

- et de nombreux responsables syndicaux du département.

Face à l'attaque sans précédent que vient d'annoncer le gouvernement c'est une véritable chasse aux pauvres qui va être livrée dans les HLM, et contre la gestion des bailleurs sociaux.
Les communistes ont des propositions concrètes au plan national comme européen pour créer un choc de construction de milliers de logements sociaux.



mardi 30 avril 2024

POUR UN DROIT EUROPÉEN AU LOGEMENT DE TOUS ET TOUTES, BIEN CHAUFFÉS, EN CONSOMMANT MOIS D'ÉNERGIE

 Débat, "Le logement" 
24 mai 2024

Annecy, avec Eddie Jacquemar
Président d'une association nationale de défense de locataires et de consommateurs
Candidat sur la liste Gauche Unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines 
aux élections européennes.





 

dimanche 19 mai 2019

Pour l'Europe des gens

CONTRE L'EUROPE DE L'ARGENT


- Louis Biord : la lutte des Gilets Jaunes et la nécessité de passer de la lutte des ronds-points au vote Ian Brossat.

mercredi 3 avril 2019

Histoire d’une petite ville ordinaire en l'an 2019


Sous le règne du président Macron 1er

Trente mille habitants sur les bords du lac Léman. Là où il devrait faire bon vivre : paysages magnifiques, le lac, la plage, la montagne, le ski, l’alpinisme et les promenades. Là où on a voté Macron et élu une députée LRem (en marche arrière).

Et pourtant...

Pas un mois sans plusieurs ;manifestations de presque toutes les catégories de la population.
Pour la défense de l’hôpital, des ehpad, des retraites, des lycéens, des enseignants, de l'école publique, des gilets jaunes, du secteur public, du climat...
Et à chaque fois en présence de plusieurs centaines de manifestants, du rarement vu dans cette ville.

Alors Monsieur le Président Macron 1er ? 
Le problème ce ne sont pas les casseurs des Champs-Élysées (qui en passant vous rendent bien service pour dénaturer les mouvements ). C’est votre gouvernement et vous-même qui ne répondez sur aucun point à la demande des français, au nom desquels vous parlez beaucoup, en mimant votre intérêt condescendant, sans les écouter.

Pourtant votre députée Madame Lenne doit bien vous faire remonter ces impatiences du peuple, du "petit peuple", à moins que vous ne l’écoutiez pas non plus...

Monsieur le President Macron 1er, 
Thonon-les-Bains n’est pas la seule petite ville française à se révolter, loin des casseurs, elle fait partie de ce grand mouvement national qui déteste votre politique de casse.



Marche pour la protection du climat


Manifestation contre la réforme des retraites


Manifestation des enseignants et des parents d'élèves contre la réforme de l’enseignement,


À suivre Monsieur le Président



mercredi 23 mai 2018

Quartiers populaires : l'abandon


Banlieue :
 Macron mise 
sur la chance plutôt que sur l'égalité


Pendant plus d’1h30, le président Macron a parlé de la banlieue sous un mot d’ordre « une chance pour chacun ». Mais la chance n’a rien à y voir…

L’égalité républicaine, les services publics sont les oubliés de son long monologue et de ses actes depuis un an. Cinq millions d’habitant.e .s, un jeune de moins de 25 ans sur cinq habite un des 1.500 quartiers particulièrement défavorisés ciblés par la politique de la ville. Un.e habitant.e. sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

Le budget alloué par l’État à ces quartiers est 30 % inférieur au reste de la France. Celui de la culture y est inférieur de 300%. Les transports y sont six fois plus compliqués qu’ailleurs ! Bref, tous les sas d’entrée dans la République sont défaillants. Symptôme criant, le budget de la politique de la ville est passé de 10 milliards à 400 millions en dix ans.

Depuis 9 mois, des centaines d’associations et de parlementaires, de maires de tout l’arc républicain ont travaillé à partir de l’appel de Grigny. Il en est résulté 19 programmes d’actions qui ont été présentés au Président par Jean-Louis Borloo, pour un budget de 48 milliards d’euros (ce qui représente 1/3 des subventions allouées au CICE).




Face à cet immense travail de propositions, Macron a raté son grand oral, avec un ton de donneur de leçons et beaucoup de mépris pour le travail des élus, des associations, des citoyen.ne.s, il s'est fait le porte-parole des clichés sur la banlieue.

Macron, le président autoritaire des riches, va continuer à choyer la finance. Passant aux actes, il prend aux pauvres 5 euros sur les APL, ponctionne sur la CSG de nos aînés et offre 5 milliards aux familles les plus riches. La République n’est pas au rendez-vous. Les moyens financiers, humains sont l’angle mort de son one man show. Alors que les fonctionnaires manifestent aujourd’hui contre la mise à sac des services publics, leur rétrécissement territorial, il fait le choix du déni. Il renvoie la responsabilité aux collectivités locales alors qu’elles sont asphyxiées par sa politique libérale et austéritaire.

Macron nous donne rendez-vous tous les deux mois. Nous y serons, pour y rappeler à chaque fois l'exigence d'égalité.

Mais, sans attendre, le samedi 26 mai, nous serons des marées populaires pour la justice sociale, l’égalité, la solidarité à Thonon-les-Bains, place des Arts, 10 h

22/05/2018 - PCF


Quartiers populaires. Emmanuel Macron renvoie la banlieue à elle-même



MERCREDI, 23 MAI, 2018 L'HUMANITÉ

Le président de la République a assuré vouloir « l’effectivité » des droits en banlieue mais n’a annoncé aucune mesure précise pour y parvenir. Photo Gonzalo Fuentes/Reuters

Le président de la République a assuré vouloir « l’effectivité » des droits en banlieue mais n’a annoncé aucune mesure précise pour y parvenir. Photo Gonzalo Fuentes/Reuters

Présentant le plan d’action pour les quartiers populaires prévu pour février, le chef de l’État a longuement disserté sur les quartiers populaires, pour que « chacun retrouve sa dignité », mais renvoyant, avec le slogan choisi, à l’initiative individuelle plutôt qu’à l’État.



Il n’y aura pas de plan pour « vivre en grand la République », comme le suggérait le rapport de Jean-Louis Borloo.




mardi 22 mai 2018

le coup de semonce

ce 22 mai 


250 citoyens du Chablais sont descendus dans les rues thononaises 
ce 22 mai à l'appel de toutes les organisations syndicales de la fonction publique et du collectif de défense de l'école maternelle de la Source. 
Un beau cortège coloré et dynamique avec une forte présence enseignante, des animateurs de l'IFAC et des hôpitaux du Léman. 
Hospitaliers, enseignants, territoriaux, retraités, usagers du service public, 
tous ont exigé l'arrêt des politiques austéritaires, dénoncé les baisses des budgets, les fermetures de services de proximité et les suppressions d'emplois.


samedi 26 mai 

Tous se sont donnés rendez-vous samedi 26 mai pour la journée nationale de convergence "marée populaire" à l'appel d'une quarantaine d'organisations, syndicales, politiques, associatives, qui se déroulera à Thonon à 10h au départ de la Place des Arts.

le 30 mai 

Le collectif de défense de l'école de la Source a appelé l'ensemble des citoyens à manifester devant l'hôtel de ville le 30 mai à partir de 19h30 avant le conseil municipal qui doit statuer sur le devenir de l'école, la mairie voulant la fermer alors que l'éducation nationale et la préfecture sont opposées à la fermeture..!


le 14 juin 

Les retraités ont rappelé leur mobilisation nationale intersyndicale le 14 juin avec une manifestation qui se prépare pour Annecy.


Bref, beaucoup de mobilisations à venir pour ne rien lâcher !


À Paris, le coup de semonce des fonctionnaires

Hospitaliers, enseignants, territoriaux… Les agents de la fonction publique se sont mobilisés massivement. En tête du cortège parisien, les dirigeants des confédérations syndicales ont marché côte à côte. Un fait inédit depuis dix ans.
Ils étaient des dizaines de milliers à défiler, hier, un peu partout en France à l’appel d’une intersyndicale au grand complet (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA). En tête du cortège parisien, inédite depuis 2010, la photo fait mouche : Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO) et Laurent Berger (CFDT) sur la même ligne de départ. « C’est la démonstration que nous avons beaucoup de choses en commun, s’amuse le numéro un de la CGT. Nous avons une même conception des services publics qui ne change pas en fonction du porte-monnaie de l’usager. » Pascal Pavageau reconnaît « un lien commun » : l’opposition à « la casse des cadres collectifs que vise le gouvernement ». Pour Laurent Berger, sa présence est surtout un soutien aux fonctionnaires, car « leur stigmatisation est inacceptable ». « Leur point d’indice est bloqué depuis des années, détaille le secrétaire général de la CFDT, le protocole d’accord sur la revalorisation des carrières ne s’applique pas, la compensation de la CSG fonctionne comme un fusil à un coup. Alors, au moment d’un rendez-vous salarial, c’est important de se mobiliser. »

Quelques rangs derrière les responsables syndicaux, un panda, un tigre, un zèbre… Sous chacun de ces masques, un fonctionnaire, telle une espèce menacée… « 120 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés durant ce quinquennat, explique Marie-Pierre Zuber, panda en chasuble rouge et responsable syndicale de la CGT centrale finances. Nous avons peur de la disparition de certaines missions. Les services informatiques ont beaucoup été externalisés et on compresse les services RH. Nous sommes inquiets par la remise en cause des CAP (commissions administratives paritaires). Le gouvernement veut retirer leurs compétences sur les promotions et l’avancement et ne leur laisser que la compétence disciplinaire. C’est la porte ouverte aux promotions discrétionnaires imposées par l’administration. Notre nouveau DRH affirme aussi que la CGT est un syndicat politique, trop engagé, et dit ne pas pouvoir nous traiter de la même façon que les autres syndicats : c’est incroyable ! L’employeur doit respecter l’égalité entre les syndicats. »

Venue à vélo par crainte de métros fermés par la préfecture, une enseignante de Villeneuve-Saint-Georges ne supporte plus les effets d’annonce de Macron, qui cachent les manques de moyens. « L’idée des CP à 12 élèves en REP + est censée résoudre tous les problèmes. Mais c’est fait dans la précipitation, avec des professeurs ou vacataires peu formés. J’ai des collègues qui se retrouvent à deux classes de 12 élèves dans la même pièce faute de place… et qui donnent cours dans les couloirs ! », estime-t-elle.
« Les enseignants sont éreintés, usés »

De son côté, Françoise Roussel, une enseignante spécialisée syndiquée Snuipp, déplore : « Il y a quinze ans, nous étions une dizaine à Villeneuve-Saint-Georges, aujourd’hui nous ne sommes plus que trois. Les enseignants sont éreintés, usés. Alors, quand on impose le jour de carence pour maladie, le message qu’on nous envoie est inadmissible… Nous ne sommes pas des feignants ! »

Aux côtés des fonctionnaires territoriaux, hospitaliers, des finances publiques ou d’ailleurs, cheminots et salariés du privé sont venus en renfort. « Ce matin, nous avons défilé dans la galerie marchande de la gare Saint-Lazare avec des camarades cheminots et des collègues du commerce, raconte Isabelle Raset, déléguée syndicale de Carrefour à Vaulx-en-Velin (Rhône). Certains commerces ont baissé leurs grilles, mais nous voulions fédérer les copains pour venir manifester ici, car il faut lutter partout. Cet après-midi, par exemple, des négociations ont lieu à Carrefour contre la fermeture annoncée de 240 magasins. » Pour elle, public et privé sont aujourd’hui embarqués dans un même bateau ivre.

À quelques pas, Nadia attend le démarrage du cortège. Elle est infirmière dans un Ehpad de Fontenay-sous-Bois (94). Dans son établissement, une infirmière a en charge 60 résidents. Le projet de création d’une deuxième journée de solidarité pour financer la prise en charge du vieillissement la fait littéralement enrager. « Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Nous, en l’occurrence, qui gagnons plus d’argent lorsque nous travaillons les jours fériés. » Nadia perçoit 2 300 euros après trente-trois ans au service des malades.

« Fonctionnaires ne veut pas dire bouc émissaire. Nous n’avons pas d’autre choix que la lutte », clament les manifestants sous la bannière orangée de la CFDT. Après sept mois d’absence, la fédération des services publics de la centrale de Laurent Berger a retrouvé l’intersyndicale et le chemin de la rue avec, en tête de cortège, les hospitaliers. « Les conditions de travail dans les établissements se dégradent tellement qu’il était naturel que nous manifestions aujourd’hui », explique Annick Praderes, secrétaire de l’union régionale des syndicats santé et sociaux d’Île-de-France. « Il faut arrêter de considérer que les fonctionnaires coûtent », insiste la syndicaliste en montrant le badge qu’elle arbore fièrement, sur lequel est inscrit : « Nous sommes une richesse ! »
« 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable »

Et après ? Annick Praderes ne croit pas à la convergence des luttes, contrairement à Béatrice, aide-soignante aux urgences de l’hôpital Saint-Louis. Elle gagne 1 800 euros par mois après trente-deux ans de service. Cette soignante, syndicaliste SUD, égraine ses revendications. En numéro un, les effectifs. « 800 postes sont menacés à l’AP-HP. C’est inacceptable. » Elle évoque sept suicides au sein des hôpitaux parisiens ces derniers mois, et le sentiment permanent « de faire du mauvais boulot ». Elle aimerait que le gouvernement « mette tout le monde autour de la table. Nous avons des idées, des propositions », mais « nous savons qu’il s’en tient à sa feuille de route ». Du coup, l’aide-soignante se réjouit d’avance de participer à « la marée populaire », samedi prochain, à l’appel des partis de gauche et de plusieurs syndicats, dont SUD et la CGT. « Il faut faire front ensemble. Statut, effectifs, moyens, nous avons tous les mêmes problèmes. » Véronique Barre, cadre de santé et secrétaire du syndicat CGT à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart), partage ce point de vue. Elle aussi décrit l’agonie de l’hôpital. L’urgence d’agir.

« Depuis que je suis responsable syndicale, je vois toute la misère de nos services. » Et les difficultés de mobiliser ses collègues. « La participation des médecins montre bien que l’hôpital craque », commente Christophe Prudhomme, urgentiste CGT. À ses côtés, en blouse blanche, chemine un jeune chef de clinique, docteur depuis novembre, pas vraiment habitué des manifs : « Je suis là parce qu’attaché au service public. Et je n’entends pas laisser nos missions au privé. »

Hier, à Paris, la démonstration de force des fonctionnaires a été émaillée par des échauffourées en fin de cortège. On compte 17 interpellations. Le cortège de tête a été dissous par la police après Bastille, mais quelques irréductibles ont continué jusque Nation.



jeudi 5 avril 2018

Mon train j'y tiens




la bataille du rail 
ne fait que commencer !




Déclaration adoptée par le Conseil national du PCF des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.
Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

SNCF : la bataille du rail ne fait que commencer !

Les communistes soutiennent et seront aux côtés des cheminot·e·s lors des journées programmées, dont la première aura lieu le mardi 3 avril. Ils seront présent·e·s dans les 280 comités locaux de sauvegarde d’une gare, d’une ligne.
La bataille de l’opinion sera décisive. Près de 1 000 gares ont déjà fait l’objet d’au moins une distribution de tracts.
Nous appelons toutes les organisations du Parti à programmer et à poursuivre les distributions de tracts, à organiser des débats autour des propositions qui ont été présentées par notre secrétaire national et les parlementaires communistes, à participer à toutes les initiatives publiques pour la SNCF.
Concernant les collectes de solidarité, nous demandons aux organisations du Parti de se rapprocher systématiquement des responsables syndicaux cheminots de leur secteur pour voir concrètement les modalités à suivre.
Le badge « Mon train, j’y tiens » est devenu un outil à la fois de popularisation de la lutte et de solidarité concrète. Vendons-le massivement.
Appelons les fédérations, en lien avec les conseillères et conseillers régionaux communistes-Front de gauche, les Adecr à interpeller les présidences de Région. Soutenons nos élu·e·s, nos maires pour gagner la bataille de l’opinion publique.

Tour de France des hôpitaux et EHPAD
D’ici juin, les parlementaires communistes auront visité de très nombreux établissements. Le 21 avril, la commission Santé-Protection sociale propose une journée de travail pour élaborer un projet de financement de l’hôpital public. Le 5 juillet, une rencontre se tiendra à l’Assemblée nationale avec les actrices et les acteurs de l’hôpital. Un grand mouvement doit se lever pour marquer, à l'automne, de nouveaux choix budgétaires dans le cadre du PLFFS.

Énergie / Alstom
Le secteur Énergie se met en grève à partir du 3 avril.
Dimanche 8 avril, nous lançons notre campagne contre la privatisation des barrages hydrauliques à Sautet, dans l’Isère et à Éguzon dans l'Indre, et le 28 avril, nous serons dans les Pyrénées. Un cahier d’acteur énergie est en préparation. La tournée des sites d’Alstom par les parlementaires communistes se poursuit.

Les éboueurs / les Ford / les Carrefour / les Air France...
Dans tout le pays, les communistes rencontrent et soutiennent les salarié·e·s et leurs luttes pour défendre l'emploi, donc l'intérêt collectif.

Éducation nationale

►Dans les universités, le mouvement s’amplifie. Les organisations communistes aident l’UEC, le MJCF qui jouent un rôle essentiel dans le mouvement. Les parlementaires communistes sont sollicités dans plusieurs assemblées générales de professeur·e·s, comme d’étudiant·e·s.
Conseils aux victimes, solidarités concrètes, mobilisations, les organisations du Parti ne céderont rien face aux attaques de groupuscules d’extrême droite.
Une pétition est en préparation pour la liberté d’expression, la liberté d’opinion face à l’interdiction de nombreux débats dans les facultés.
►Dans ce moment de lutte dans l’Éducation nationale, le réseau École organise le samedi 26 mai une journée de travail pour enrichir nos propositions et nourrir les débats.
►Face à la ségrégation dans les universités, nous appelons les organisations du Parti, en lien avec l’UEC et le MJCF, les Adecr, à agir pour la préparation des inscriptions post-bac avec des syndicalistes étudiant·es. Nous n’acceptons pas que des milliers de bachelier·e·s se retrouvent sans affectation, ou dans une filière qu'ils n’ont pas choisie.

Culture

L'appel de Montreuil à la tenue de nouveaux États généraux de la culture suscite une adhésion forte. Les communistes sont partie prenante des combats contre la casse du service public de la culture et la précarisation des artistes et acteurs culturels.

Fonction publique

Personnels de maisons d'arrêt, fonctionnaires territoriaux, fonctionnaires de justice… Nous sommes de tous les rassemblements pour porter leurs revendications.

Démocratie – Changement de Constitution
Les organisations du Parti, en lien avec nos groupes parlementaires, l'Anecr, prolongent localement les propositions du colloque du 5 mars organisé au Sénat. Tout changement constitutionnel ne peut se faire sans débat, sans information aux citoyen·nes.

Egalité femmes/hommes

Nous sommes de tous les mouvements et actions en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Les mouvements qui se lèvent en France et dans le monde contre toutes les violences faites aux femmes sont au cœur de nos combats quotidiens pour l'émancipation. Notre engagement et nos propositions nourrissent ce mouvement pour débarrasser notre société de la domination sexiste.

Les territoires oubliés : pour l’égalité et la dignité

Nous soutenons les élu·e·s locaux/ales qui s’investissent dans l’appel de Grigny. Le samedi 9 juin, les fédérations des Hauts-de-France, leurs élu·e·s appellent à marcher sur l’Élysée pour qu’aucun territoire ne soit oublié de la République. Toutes les organisations du Parti travaillent à créer les conditions de la participation la plus large possible à cette marche.

Retraite des agriculteurs
La proposition de loi du groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne et d'Huguette Bello pour revaloriser les retraites agricoles, votée à l’Assemblée nationale, a été présentée au Sénat le 7 mars par le groupe CRCE. Le gouvernement a organisé un vote bloqué empêchant le vote au Sénat le 7 mars.
Faisons signer largement la pétition qui circule dans les fédérations rurales, sous format papier et sur le site change.org. Nous devons porter un maximum de signatures à Matignon avant le 16 mai, date à laquelle le groupe CRCE présentera à nouveau la proposition de loi au Sénat.

Logement social : un droit pour tous
Les actions se multiplient contre la loi Élan. Les maires communistes ont pris de nouveaux arrêtés anti expulsions.

Libertés syndicales
Le Syndicat des avocats de France a recensé des centaines de syndicalistes menacés de licenciement pour faits syndicaux. Les communistes sont activement solidaires.

Loi asile – Immigration

De nombreux militant·e·s communistes sont des actrices, acteurs de solidarité envers les migrant·e·s. De nombreuses déclarations montrent la colère vis-à-vis de la loi asile-immigration.
En collaboration avec des associations et des militants solidaires, le Parti communiste a travaillé à l'écriture d'un manifeste pour une France hospitalière et fraternelle. Il sera présenté le 19 avril à Paris et permettra d'ouvrir le débat public sur la loi asile-immigration.

Le 1er mai, bien sûr, nous serons aussi dans la rue et nous appelons les cellules, les sections, les fédérations à organiser le maximum de points de vente du muguet.






mercredi 29 novembre 2017

l'encadrement des loyers



Encadrement des loyers, pourquoi le tribunal administratif le refuse à Paris ?


DANIEL ROUCOUS
MERCREDI, 29 NOVEMBRE, 2017





Le Tribunal administratif vient d'annuler l'encadrement des loyers à Paris qui permettait, depuis le 1er août 2015, aux locataires de louer "abordable". Pourquoi ?

Saisi par les propriétaires-bailleurs de l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) et de l’association « Bail à part – Tremplin pour le logement » ainsi que la fédération des agences immobilières (FNAIM) qui ne veulent pas se conformer à la loi Alur sur l’encadrement des loyers dans les villes de plus de 50 000 habitants, le tribunal administratif de Paris a donc répondu à leur souhait : « les arrêtés pour lesquels le préfet d’Ile-de-France » et le préfet de Paris ont fixé les loyers de référence majorés et les loyers de référence minorés dans la commune de Paris sont annulés ». Telle est la conclusion du Jugement du 28 novembre 2017 du tribunal administratif de Paris

Cette conclusion qui satisfait les bailleurs privés mais pas les locataires qui ne pouvent plus ainsi louer « abordable » et subissent déjà une baisse de l'APL ne dit rien, telle quelle, du fond du problème qui est la faiblesse du dispositif.

En effet, il faut s’interroger pourquoi le tribunal administratif a annulé l’encadrement des loyers à Paris après l’avoir fait à Lille le 17 octobre, pour le même motif.

Les réponses du tribunal administratif :

- ce dispositif d'encadrement des loyers ne pouvait être mis en oeuvre dans la seule commune de Paris mais étendu à l’ensemble des 412 commues d’Ile-de-France concernées,
- en effet, la loi ALUR du 24 mars 2014 qui trouve son application dans l’article 17 et l’article 25-9 de la loi du 6 juillet 1989 relative aux rapports bailleurs-locataires dit bien que l'encadrement des loyers concerne toutes les zones d'urbanisation de plus de 50 000 habitants.

Dans ces zones qu’il définit, le préfet doit fixer, chaque année, par arrêté, un loyer de référence majoré et un loyer de référence minoré, par catégorie de logement et par secteur géographique.

Ca concerne 1 151 communes de 28 agglomérations en France dont 412 en Ile-de-de-France. D’un clic prenez connaissance du décret qui fixe laListe des communes concernées
- or, en limitant à Paris le champ territorial de l’encadrement des loyers le préfet n’a pas respecté les articles 17 et 25-9 ci-dessus issus de la loi ALUR puisque il concerne les communes de l’agglomération parisienne de plus de 50 000 habitants listées ci-dessus,
- c’est donc une erreur d’appréciation du préfet (selon le tribunal administratif) qui est à l’origine de l’annulation du plafonnement des loyers à Paris.

Comme nous l’expliquons dans notre article encadrement-des-loyers-il-ny-pas-que-paris-et-lille-qui-sont-concernees c’est surtout la faiblesse du dispositif mis en place par le gouvernement Valls et de la loi Alur qui est en cause. En effet, la loi ne s’applique qu’après décret d’application puis encore arrêté de chaque préfet où se trouvent les communes concernées. Et bien entendu de nombreux bailleurs et agences immobilières n'ont pas joué le jeu (49% des appartements parisiensproposés à la locations n'ont pas appliqué le dispositif Alur).

D'où la demande de l'association CLCV à l'Etat - communiqué du 29 novembre 2017 - d’assumer et de compléter son dispositif considérant que les « locataires sont les principales victimes de ce jugement… Les bailleurs demeurant libres de proposer des loyers ahurissants pour des chambres de bonne sans confort. »

C’est également la requête du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées dans son rapport d'évaluation du dispositif encadrement_des_loyers estimant que celui en cours à Paris est un exemple à suivre.

Même son de cloche du côté de la Fondation Abbé Pierre qui appelle dans un communiqué ci-joint à "étendre au lieu d'annuler le dispositif d'encadrement des loyers qui a montré à Paris qu'il pouvait contribuer à limiter les loyers les plus abusifs."

Quant à la CNL (Confédération nationale du Logement) elle estime dans son communiqué Loyers-a-Paris : la justice exhausse le souhait de Macronque " la loi permet à l’Etat de publier un décret de blocage ou de gel des loyers afin de parer à cette situation d'urgence. Il doit ainsi convoquer la commission nationale de concertation afin d’endiguer une probable flambée des prix des loyers ; à long terme, c’est bien la construction massive de logements sociaux qui freinera la domination du secteur privé. Enfin, la CNL réclame un observatoire des loyers contrôlable et vérifiable ainsi qu’une place plus importante des associations de locataires dans le processus de réclamation en cas de loyers abusifs.La décision rendue hier par le tribunal administratif de Paris met en lumière la faiblesse de la loi sur l’encadrement des loyers. Son annulation ne doit pas laisser place à un vide juridique et à l’appétit spéculatif des propriétaires privés."

De son côté et pour toutes ces raisons, 
la mairie de Paris a décidé de faire appel 
de ce jugement comme nous l’explique 
l’adjoint au Logement, Ian Brossat



"Résultat: l'encadrement des loyers est appliqué nulle part"


Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence.

L'Humanité.fr : le tribunal administratif de Paris a annulé les arrêtés du préfet d’Ile de France encadrant les loyers à Paris. Pourquoi ?
Ian Brossat : "c’est une décision absurde. Le tribunal administratif a jugé que l’encadrement des loyers devait s’appliquer dans les 412 communes de l’agglomération parisienne. Le résultat concret, c’est qu’il n’est plus appliqué nulle part. Alors même qu’à Paris, où il était appliqué depuis deux ans, ses effets avaient été positifs. C’est donc une décision négative pour les Parisiens, qui sont majoritairement des locataires."

L'Humanité.fr : quelle conséquence pour les locataires pour qui l’encadrement des loyers permet de louer abordable ?
Ian Brossat : "la fin de l’encadrement des loyers va pénaliser directement les classes moyennes. Avant sa mise en œuvre en 2015, les loyers augmentaient de 10% par an. Ces deux dernières années, depuis l’encadrement, les prix n’augmentaient plus que de 1% par an, soit moins qu’à Bordeaux (4%), Nice, Lyon ou Montpellier (2,5%). L’encadrement des loyers a donc permis de stabiliser les prix. En repartant à la hausse, c’est le pouvoir d’achat des Parisiens qui baissera. Si l’on souhaite que les familles et les classes moyennes puissent continuer à se loger à Paris, il est nécessaire d’agir sur le montant des loyers."

L'Humanité.fr : qu’est-ce qui n’a pas fonctionné alors que Paris est citée en exemple et que va faire la mairie de Paris ?
Ian Brossat : "l’encadrement des loyers fonctionnait incontestablement, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La décision du tribunal administratif ne juge pas l’efficacité de la mesure à Paris, mais son application au regard du texte de loi, qui prévoyait d’appliquer l’encadrement dans toute l’agglomération parisienne. La Mairie de Paris demande donc au gouvernement de prendre ses responsabilités et faire appel de la décision, sans plus attendre, pour que l’encadrement des loyers puisse s’appliquer à Paris, et que cette décision ne pénalise pas les habitants de la capitale."



Loyers à Paris : la justice « exhausse » le souhait de Macron

Après Lille, Paris se retrouve à présent dans la même situation ; mais si la décision ne surprend pas, elle inquiète. Oui, le dispositif mis en place depuis août 2015 n’était pas parfait et maintes fois la CNL a dénoncé ses failles mais nous nous battions alors pour l’amélioration de la mesure, pas pour sa suppression.
Cette décision arrive à un moment de bascule pour le logement en France ; alors que la contestation contre les mesures gouvernementales fait rage et que le secteur privé a été, jusqu’à présent, épargné par les attaques du gouvernement, cette décision démontre bien une volonté de placer le secteur privé au-dessus de toute régulation.
Les locataires parisiens sont en droit de se poser la question suivante : « où va-t-on se loger ? ». Le privé se transformant rapidement en jungle spéculative alors que le secteur HLM est, lui, gravement menacé.
La loi permet à l’Etat de publier un décret de blocage ou de gel des loyers afin de parer à cette situation d'urgence. Il doit ainsi convoquer la commission nationale de concertation afin d’endiguer une probable flambée des prix des loyers ; à long terme, c’est bien la construction massive de logements sociaux qui freinera la domination du secteur privé. Enfin, la CNL réclame un observatoire des loyers contrôlable et vérifiable ainsi qu’une place plus importante des associations de locataires dans le processus de réclamation en cas de loyers abusifs.
La décision rendue hier par le tribunal administratif de Paris met en lumière la faiblesse de la loi sur l’encadrement des loyers. Son annulation ne doit pas laisser place à un vide juridique et à l’appétit spéculatif des propriétaires privés.
Tous dans la rue le samedi 9 décembre pour réclamer une politique du logement efficace et fédératrice.