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L'article du Messager sur les Urgences ne pointe pas les vraies responsabilités La dernière édition du Messager traitait de la dégra...
mardi 10 juin 2025
vendredi 28 février 2025
LA COMMÉMORATION DE LA FUSILLADE DU 26 FÉVRIER 1944 NE PEUT LAISSER LES CHABLAISIENNES ET CHABLAISIENS INDIFFÉRENT.E.S
mardi 21 janvier 2025
VOIR L'HUMANITÉ AUJOUR'DHUI : LES USA PLUS QUE JAMAIS AUX MAINS DU CAPITAL!
POUR EVITER CELA EN FRANCE
ET DANS TOUS LES PAYS D'EUROPE
dimanche 10 novembre 2024
MICHELIN LICENCIE MALGRE ...
MICHELIN LICENCIE MALGRE ...
jeudi 31 octobre 2024
LE PÉRIL FASCISTE
Dans la dernière ligne droite de la campagne pour la présidentielle du 5 novembre, le candidat républicain stigmatise les « ennemis de l’intérieur », migrants ou opposants politiques, laissant présager d’un éventuel second mandat à l’extrême droite. Peut-on pour autant le qualifier de fasciste ? Notre réponse.
mardi 22 octobre 2024
ECHANGE SUR LE PROJET DE BUDGET 2025 AVEC GIL THOMAS MAIRE DE CERVENS (deuxième partie)
lundi 24 juin 2024
dimanche 12 mai 2024
ASSISES DE LA MONTAGNE ORGANISÉES LE 4 MAI 2024 À LA MAISON DU TOURISME ET DE LA MONTAGNE DE GRENOBLE
- vivre en montagne ;
- travailler en montagne ;
- la montagne pour tous.
jeudi 9 mai 2024
À L'OCCASION DU 8 MAI EN EUROPE OCCIDENTALE ET DU 9 MAI EN RUSSIE : UNE MÊME VICTOIRE CONTRE LE NAZISME
mercredi 24 avril 2024
Empreinte 2050 : Plan climat pour la France
L'urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité.
L’immense travail du GIEC, valorisant l’apport inestimable de scientifiques du monde entier, nous alerte sur la gravité des conséquences de ce changement. Et il nous permet aussi d’affirmer qu’une transformation radicale peut préserver l’habitabilité de la Terre et être bénéfique à toutes et tous.
Une conviction est au cœur de notre démarche : ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale.
mardi 23 avril 2024
samedi 27 janvier 2024
CONFERENCE-DEBAT AVEC BERNARD VASSEUR
CONFERENCE-DEBAT AVEC BERNARD VASSEUR
Hier soir vendredi 26 janvier 2024
mardi 24 mars 2020
ACTUS, ACTUS, ACTUS
C’est un choc. Une douleur. Un monument vient de tirer sa révérence. La peine des militants communistes et progressistes est à hauteur du legs que nous laisse Lucien Sève : immense. Il était un authentique ami de L’Humanité, avec la volonté de toujours la porter plus haut pour qu’elle soit toujours plus utile. C’est lui qui inventa lors d’une rencontre alors qu’il en était le rédacteur en chef d’un jour le concept de « Cortex » devenu une rubrique chaque vendredi.
jeudi 19 mars 2020
VOUS ETES EN CONFINEMENT
ET PARTAGER SVP, PARTAGER
BRUNO CANARD, LE CHERCHEUR QUI AVAIT ALERTÉ EN 2015 SUR LE RISQUE DE CORONAVIRUS, DÉNONCE LE DÉSENGAGEMENT EUROPÉEN DANS LA RECHERCHE nadège dubessay
Depuis 2003, Bruno Canard, chercheur à Aix-Marseille, travaille sur les coronavirus. Il dénonce le désengagement européen et français dans le secteur des sciences.
mercredi 4 mars 2020
la pandémie de Coronavirus
À l’heure où nous écrivons ces quelques lignes nous ne savons pas encore quelle sera l’évolution de cette pandémie virale (sa durée, son extension, le nombre de victimes, l’impact en Franc, etc.). Pour autant, nous pouvons déjà faire plusieurs observations.

Le point de départ est en Chine en décembre et, après quelques moments de flottement durant les deux premières semaines, des mesures rigoureuses et impressionnantes de prévention ont été prises par les autorités chinoises : confinement strict et visiblement respecté de plusieurs dizaines de millions de personnes, construction en urgence de milliers de lits hospitaliers pour faire face à l’afflux de malades, mobilisation de forces médicales de réserve, organisation de la distribution de nourriture, etc. Cette façon de faire a impressionné le monde. La population chinoise, dans sa majorité, a adhéré et respecté les directives. On n’est pas sûr que l’Occident aurait obtenu de tels résultats et aurait été capable d’agir avec une telle ampleur. Wuhan, c’est aussi grand que l’Île-de-France… Les progrès de la biotechnologie ont permis aux Chinois d’établir en un temps record le génome du virus et des outils de diagnostic biomoléculaire ont été créés. La coopération mondiale a été exemplaire de ce point de vue.
En France, des mesures sérieuses ont conduit à limiter la contagion, mais l’incertitude sur l’évolution reste incontestable. Le ministère de la Santé a bien géré le premier épisode, mais voici que l’infection s’étend ; l’Italie est sérieusement touchée ainsi que d’autres pays. Le gouvernement français touche maintenant aux limites de ce qu’il peut faire du fait des politiques qu’il a suivies antérieurement. Tant de lits hospitaliers ont été fermés et la crise hospitalière est tellement importante qu’on ne voit pas comment on pourrait faire face à une arrivée massive de patient·e·s sans mettre en péril les autres hospitalisé·e·s. Selon une étude du ministère de la Santé publiée en octobre 2019, 4 200 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2018 par Mme Buzyn. Les services d’urgence sont saturés en permanence. Aurait-on la capacité de créer des lits supplémentaires comme l’ont fait les Chinois ? Le doute est permis. L’État n’a aucune réserve de masques et des réunions tenues au ministère cette semaine ainsi qu’à l’ARS Île-de-France ont montré qu’il y avait une incapacité à offrir ces fournitures : on a conseillé aux professionnels de santé d’utiliser les restes de stocks de l’épidémie de 2009, or ils ont été détruits car périmés… Il n’y a plus aucun masque disponible. Si la crise s’aggrave en France, la sérénité gouvernementale sera probablement très vite mise à mal. Qui plus est, nous n’avons plus les capacités industrielles de produire ces masques. Quant aux prix, ils flambent. Multipliés par plus de 10 en quelques jours. L’économie de marché est incapable de faire des choix acceptables en termes d’éthique sanitaire. Et la politique d’austérité néolibérale appliquée au système de santé en fermant des lits, en mettant dans la crise permanente les hôpitaux, en réduisant le nombre de médecins, en économisant sur les stocks nécessaires pour la sécurité d’approvisionnement en matériel et en délocalisant l’industrie met le pays en grande difficulté.
La pandémie est aussi en train de provoquer une crise économique, à moins qu’elle n’en soit que le révélateur. C’est peut-être la raison pour laquelle les Bourses « dévissent » dans une proportion qui peut sembler irrationnelle eu égard au caractère nécessairement transitoire de l’épidémie. La spéculation trouve ici encore des motifs d’exercer ses talents. Le coronavirus nous apprend la fragilité d’une économie non planifiée, spéculative, ne tenant aucun compte des besoins fondamentaux humains, en particulier ceux de la sécurité des approvisionnements sanitaires et de la santé en général.
Maryse Montangon, membre du CEN, responsable du collectif Santé, Protection sociale.













