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mercredi 16 juillet 2025

Budget d'austérité : face à ce braquage inédit de nos richesses, j'appelle le pays à résister et à se mobiliser ! (Fabien Roussel) - Suppression du 8 mai : ne capitulons pas !




Publié le 15 juillet 2025

Le Premier Ministre vient d'annoncer une cure d'austérité historique - inédite depuis des décennies - décidée avec Emmanuel Macron. Cette politique vise à financer les profits des actionnaires des grands groupes et à nourrir la guerre par la militarisation.

D'un côté, c'est tout le pays qui doit se serrer la ceinture. Année blanche qui frappera d'abord les plus modestes avec des hausses d'impôts, moins de services, et des baisses de pensions et de prestations sociales, suppression de 3000 agents publics et non remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui affaibliront nos services publics, 5 milliards de coupes dans la santé dont le doublement de la franchise sur les remboursements de médicaments et le moindre soutien aux patients souffrant d'ALD, suppression de 2 jours fériés, 5,3 milliards de coupes dans les dépenses des collectivités... c'est un programme de combat contre le monde du travail presenté par le Premier Ministre.

De l'autre, pour les actionnaires, le Premier Ministre avoue ne pas compter !

En effet, face au scandale des 211 milliards d'euros d'aides publiques aux multinationales sans critère qui pourraient être réduites : François Bayrou "ne comptabilise pas". Et 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour les industriels de l'armement en 2026 si la LPM est renforcée. Combien de temps encore ce pouvoir va-t-il s'aligner sur les exigences de Trump qui impose la hausse des dépenses militaires et sur les dogmes néolibéraux de la Commission européenne ?


La guerre aux salarié·es et aux retraité·es plutôt qu'aux profiteurs, la guerre aux chômeurs plutôt qu'au chômage, la guerre tout court, voilà le seul horizon de leur système capitaliste en faillite. Loin de renforcer la souveraineté de la France, cette politique la soumet au diktat des financiers !

Lorsqu'on y ajoute les projets de réformes de l'assurance chômage et du marché du travail et le scandaleux projet d'aide sociale unifiée qui a pour seul objectif de diminuer les prestations, ce n'est plus un budget mais une contre-révolution que propose François Bayrou qui vise à détruire les piliers de notre modèle social : les droits des salarié·es, les services publics de l'État et de nos collectivités locales et la sécurité sociale. En outre, en annonçant de nouvelles ordonnances prétendument "de simplification", le Premier Ministre veut à nouveau contourner le Parlement.

Ce plan gouvernemental aura un effet désastreux pour la France. Il mène la nation droit à la récession, à l'effondrement industriel, au creusement des inégalités en tout domaine !

L'avenir de la France se joue maintenant, dans notre capacité à résister à cette fuite en avant austéritaire et militariste, à un sursaut collectif pour prendre le pouvoir sur les grands choix qui engagent le pays.

Face à ce budget d'austérité Bayrou - Macron qui est un braquage inédit de nos richesses, j'appelle le pays à résister et à se mobiliser : refusons la guerre de tous contre tous, l'économie de guerre, les reculs sociaux, écologiques et démocratiques !

Construisons ensemble un pacte pour l'avenir de la France qui favorise le travail, s’attaque à la vie chère, défend les services publics, l’industrie et garantit une énergie moins chère, décarbonée, pour le climat et notre pouvoir d’achat.

L'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays pour augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Paris, le 15 juillet 2025

Fabien Roussel,




Après avoir, l’an passé, panthéonisé le résistant communiste arménien Missak Manouchian et sa femme Mélinée, le pouvoir macronien entend à présent supprimer le 8 mai, juste après avoir commémoré le 80e anniversaire de la capitulation nazie !


Le gouvernement s’en prend une fois encore à la vie des travailleuses et des travailleurs pour mieux choyer les grandes fortunes – gavées de cadeaux fiscaux depuis 2017 – et les grandes entreprises – qui marient « optimisation fiscale » et aides publiques à gogo (211 milliards sans critères).

Le Premier ministre veut supprimer deux jours fériés. Pour nous, c'est non !

Mesurons que la suppression d'un jour férié rapporterait plus de 4 milliards – volés aux travailleurs·ses –, précisément ce dont l'État s'est privé en exonérant les plus riches par la suppression de l'impôt sur la fortune ! C'est vrai de la suppression du 8 mai comme du lundi de Pâques ou de tout autre jour férié.

Supprimer le 8 mai comme jour férié est une infamie doublée d’une folie.

Une infamie qui méprise la souffrance de toutes celles et de tous ceux qui éprouvèrent dans leur chair ce régime de terreur et le courage de toutes celles et de tous ceux qui se levèrent contre l’occupant nazi et ses alliés vichystes.

Une folie à l’heure où les périls bruns montent dans toute l’Europe et dans notre pays même.

Nous le disons avec gravité : en ce moment si sombre et si dangereux, organiser l’oubli national du fascisme et de ses crimes, c’est mettre en danger la République.

Hommes et femmes attaché·es à la liberté, à la démocratie et au respect de notre histoire nationale, refusons cette mesure antisociale et antirépublicaine.

https://www.pcf.fr/ne_touchez_pas_au_8_mai

vendredi 30 mai 2025

FAIRE VIVRE L'ESPRIT DU 29 MAI 2005 - LE MASSACRE DE MAÏDAN 2014 - FÊTE DE L'HUMANITÉ 2025 - PRESSE COMMUNISTE

 


Il y a 20 ans, le peuple français refusait, à plus de 54%, le Traité constitutionnel européen, c’est-à-dire une conception libérale et austéritaire de l’Union Européenne. Il déjouait ainsi tous les pronostics, ceux de la plupart des médias, ceux des classes dominantes, qui tenaient le « oui » pour acquis. Mais les citoyens français se sont emparés de la question posée et ont imposé un débat démocratique d’une rare qualité. Il revient aux tenants du « non » de gauche d’avoir été, dans l’unité, les aiguillons de cette mobilisation citoyenne, pour avoir décortiqué le texte, et organisé des milliers de débats à travers le pays. Souvent, le hors série de l’Humanité, analysant le texte article par article, servait de véritable manuel pour mener ces débats. Ce fut la naissance d’un espoir non seulement pour la France, mais pour toute l’Europe. Quelques jours après le « non » français, les Néerlandais s’exprimaient dans le même sens.

On connait la suite. Les classes dirigeantes ont immédiatement réagi, preuve que cette question de la nature de la construction européenne est une question de classe. Sous l’impulsion d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, un véritable hold-up démocratique fut organisé, en imposant le traité de Lisbonne, dernier traité européen en date, qui reprend l’essentiel des dispositions du texte rejeté en 2005. En conséquence de ce déni démocratique, l’Union européenne est allée de crise en crise : crise de l’euro, imposition aux peuples d’une austérité renforcée, écrasement du peuple et de la gauche grecques, crise du Brexit… L’écrasement de la gauche par les classes dirigeantes européennes, et des exigences portées par le non de gauche, est un des facteurs de la crise démocratique en Europe. Cela a fait le lit de l’extrême-droite, aujourd’hui au pouvoir dans sept pays membres de l’UE. A l’image de Giorgia Meloni, l’extrême-droite est loin de remettre en cause les dogmes libéraux des traités. Elle les utilise pour faire appliquer par l’Union Européenne sa propre politique.   

Aujourd’hui, l’Union Européenne, et les traités qui l’encadrent, sont toujours aussi libéraux et de plus en plus militaristes. Les liens de dépendance à l’OTAN sont plus étroits. La désindustrialisation est plus forte. L’UE libérale est incapable structurellement de répondre à Trump et à sa politique, et à la crise économique, sociale et démocratique en Europe.

Tout cela montre les exigences portées par le « non » de gauche sont toujours d’actualité. La remise en cause des traités européens libéraux et des règles budgétaires austéritaires est nécessaire. Porter à l’échelle européenne l’exigence de mettre en chantier une Europe des peuples et des nations souverains et solidaires, permettrait de répondre aux exigences des peuples : en alignant par le haut les salaires, les retraites, la protection sociale pour lutter contre le dumping social, en luttant contre les paradis fiscaux pour mettre fin au dumping fiscal, en utilisant la création monétaire de la BCE pour les services publics, une nouvelle industrialisation et le climat. Se désengager de la tutelle américaine et de l’OTAN, pour mettre en chantier un espace de sécurité collective à l’échelle continentale permettrait de sortir des logiques de guerre.

Le « non » montre enfin que la recherche de convergences sociales et politiques, en France et en Europe, sur un contenu social et démocratique exigeant, capable de construire des majorités populaires, est possible.   

Avec ses alliés européens, les partis communistes, la gauche européenne, le PCF porte ces exigences d’actualité.

Paris, le 29 mai 2025 Parti communiste français.


LE MASSACRE DE MAÏDAN 2014


Fête de l’Humanité 2025


La Fête de l'Humanité transcende largement le cadre d'un simple festival musical. Elle incarne un véritable carrefour d'idées où militants, artistes, intellectuels et citoyens tissent ensemble le fil d'une réflexion collective. Des débats enflammés sur les enjeux contemporains aux expositions artistiques qui bousculent les consciences, l'événement déploie un éventail d'activités aussi riches que stimulantes.Cette dimension festive s'accompagne d'un puissant élan de solidarité. À travers le site, les stands associatifs fourmillent d'initiatives concrètes en faveur de la justice sociale, des droits des travailleurs, de la préservation environnementale et de la paix mondiale. Chaque rencontre devient une opportunité d'agir et de s'engager.Le programme de la Fête s'articule autour de conférences et tables rondes abordant la politique, le sport, les médias et bien d'autres thématiques sociétales. Ces échanges, orchestrés par diverses formations politiques et personnalités venues des quatre coins de France, nourrissent une réflexion citoyenne essentielle. Le volet culturel n'est pas en reste avec ses expositions inspirantes et l'incontournable Village du Livre, où une centaine d'auteurs se retrouvent chaque année pour partager leur passion des mots et rencontrer leurs lecteurs lors de séances de dédicaces très prisées.Retrouvez toutes les animations et les conférences sur le site officiel de l'événement : fete.humanite.fr

Achetez maintenant vos vignettes "bon de soutien" donnant droit à l'entrée 
des trois jours de fête
Auprès de : Michel Vuillaume 
avenue des trolliettes 74200 Thonon-les-Bains 06 23 42 30 19


Profitez de vos trois jours de repos pour lire la presse communiste et démocratique













jeudi 29 mai 2025

IL Y A 20 ANS


 Il y a 20 ans le NON triomphait contre le traité libéral de constitution européenne.

Fier en tant que communiste et syndicaliste d'avoir contribué à ce NON de gauche quand une grande partie des dirigeants de celle-ci plaidait pour la validation de
celui-ci.
Malheureusement, les sociaux-libéraux l'ont réintroduit par la fenêtre avec le Traité de Lisbonne, on peut en mesurer chaque jour les conséquences désastreuses sur nos services publics et sur l'industrie avec la fameuse "concurrence libre et non faussée"...

Le combat continue !



lundi 12 mai 2025

CONFÉRENCE PALESTINE DE PIERRE STAMBUL, Margencel le 9 Mai 2025

 COMPTE-RENDU

CONFÉRENCE PALESTINE
DE PIERRE STAMBUL

Auditorium du Collège de Margencel Vendredi 9 Mai 2025


Cette initiative de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) du Chablais a été soutenue et popularisée par le comité local du NFP Chablais. .

dimanche 11 mai 2025

L'HORREUR DU 8 MAI 1945 A SETIF EN ALGERIE


L'horreur du 8 mai 1945 à Sétif en Algérie 

Alger, 17 Mai 1945. Les glorieux tirailleurs algériens, accumulant faits d'armes et citations au sein de l'héroïque 7ème RTA, débarquent du croiseur "Gloire". 

Certains doivent rejoindre leurs casernes dans la ville de Sétif. Ils ont vaguement entendu dire que le 8 Mai passé, des heurts ont eu lieu dans leur ville entre Algériens et Européens, au cours de manifestations célébrant la victoire des alliés. La censure veille. 

jeudi 8 mai 2025

8 MAI 1945 : 80 ANS APRES

Il y a 80 ans, la capitulation du nazisme mettait fin à une barbarie sans précédent. 80 ans après, les leçons de l’Histoire semblent vaciller. Partout, les idéologies de haine refont surface. L’extrême droite progresse en Europe. Des peuples sont bombardés, niés dans leurs droits. Le négationnisme gagne du terrain. Face à ces dangers, les communistes le réaffirment avec force : nous ne voulons plus jamais ça. Nous refusons l’oubli, nous choisissons la résistance, la paix et la justice.
 

vendredi 18 avril 2025

SOUTIEN AUX PERSONNELS PENITENTIAIRES! - DETTE D'HAÏTI: UNE INJUSTICE BICENTENAIRE, UNE REPARATION URGENTE


 
Plusieurs attaques contre des prisons et leurs personnels ont eu lieu ces derniers jours partout en France, sans que les auteurs soient encore identifiés. Hier, c'est une agente pénitentiaire de la prison d'Amiens qui a été prise pour cible.

jeudi 17 avril 2025

50 ANS DE LA PAIX AU VIETNAM

  50 ans de la paix au Vietnam

Le 29 avril 1975, le Vietnam était libéré.

Une victoire historique pour le peuple vietnamien, après des décennies de lutte contre la colonisation française et l’agression américaine. Une victoire pour la souveraineté, la dignité et la paix.

lundi 31 mars 2025

IL EST TEMPS DE SE SOUVENIR : LES BRIGADES INTERNATIONALES EN ESPAGNE!


Il est temps de se souvenir de ces Chablaisiens qui s'engagèrent dans les Brigades internationales en Espagne et notamment de Louis Boujard de Féternes, capitaine de la 1ère compagnie du Bataillon Commune de Paris, qui tomba sur le front de Madrid le 18 octobre 1937.

vendredi 28 mars 2025

HONNEUR AUX RÉSISTANTS ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES ESPAGNOLS

28 mars 1939, Franco entre à Madrid : la réaction triomphe, mais la résistance antifasciste et communiste ne s’éteint pas ✊ Honneur aux républicains tombés face au fascisme. Leur combat est le nôtre : ne laissons pas l’extrême droite s’imposer, plus que jamais !

vendredi 28 février 2025

LA COMMÉMORATION DE LA FUSILLADE DU 26 FÉVRIER 1944 NE PEUT LAISSER LES CHABLAISIENNES ET CHABLAISIENS INDIFFÉRENT.E.S

"Ceux que nous honorons aujourd'hui 
seraient-ils morts pour rien ? 
Ils rêvaient d'un monde en paix, solidaire des plus faibles, débarrassé des théories 
nauséabondes du fascisme.
Plus que jamais les valeurs de la République 
sont la base de notre combat" .

mardi 26 novembre 2024

MORT D'ANDRE LAJOINIE, FIGURE DU COMMUNISME RURAL

 Le dirigeant du PCF avait été candidat à l’élection présidentielle de 1988.
Ancien directeur de l’hebdomadaire 
la Terre et député de l’Allier de 1978 à 2002, il était resté un défenseur déterminé des intérêts du monde du travail et de la création.


lundi 16 septembre 2024

80EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION: APPEL A TEMOIGNAGE DES HABITANTS DE THONON ET DU CHABLAIS

Du 14 au 17 novembre à la salle de la Grangette à Thonon

Outre"Deux compagnies  de théâtres implantées dans le Chablais, "ATHECA" et  "LE CARILLON"  ont préparé ensemble un programme pour évoquer le 80è anniversaire de la libération de Thonon et du Chablais les 14, 15, 16 et 17 novembre prochains. Vous trouverez le programme complet dans le flyer joint. Nous attirons  particulièrement l'attention de nos lecteurs sur l'appel à témoignages qui figure en dernière page du flyer avec les détails nécessaires :  adresse mail ou postale, longueur, date limite de retour.  Ces témoignages seront lus par des comédien.ne.s en clôture de l'évènement le dimanche 17 novembre à 17 h. Tous les témoignages pourront à terme être déposés aux archives départementales pour la mémoire collective."

vendredi 28 juin 2024

MANIFESTATION ANTIFASCISTE PLACE DES ARTS, THONON-LES-BAINS


"APPEL AU FRONT RÉPUBLICAIN POUR FAIRE BARRAGE À L'EXTRÊME DROITE"




Intervention ce soir au nom de l'Union Locale CGT du Chablais au rassemblement à Thonon pour un front républicain contre l'extrême-droite.

Nous vivons un moment exceptionnel dans l’histoire de notre pays : cette qualification d’exceptionnel a encore été amplifiée avec la décision du Président de la République de dissoudre notre Assemblée Nationale.

L’extrême droite est à la porte du pouvoir et le Nouveau Front Populaire est devenu clairement le seul rempart pour empêcher que cela arrive pour la première fois par des élections.

La dissolution comme d’autres décisions dans le monde ne vient pas du cerveau d’un seul homme comme on veut constamment nous le faire avaler.

vendredi 1 février 2019

UNIVERSITÉ POPULAIRE du Chablais:


Deux interventions sont programmées sur deux jours pour l'étude historique 
de la guerre d'Espagne de 1936.
- vendredi 1er février : Pierre Guédu , historien, présentera une conférence documentée 
 sur la guerre d'Espagne .


- samedi 2 février : 
projection du film de Frédéric Rossif 

( 1963) : Mourir à Madrid.

mercredi 17 octobre 2018

Massacre du 17 octobre 1961

 L'heure est à la reconnaissance officielle de ce crime d’État 
indissociable du colonialisme
16/10/2018 - PCF

Le 57e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 intervient à quelques semaines de la reconnaissance officielle par le président Macron de la responsabilité de l’État dans l'enlèvement, la torture et l'assassinat de Maurice Audin, mathématicien, militant communiste engagé aux côtés du peuple algérien dans sa lutte pour l'indépendance.

La mise à mort, ce 17 octobre 1961, par la police française d'au moins 200 manifestant-e-s algérien-ne-s venu-e-s défiler, souvent en famille, protestant pacifiquement contre le couvre-feu imposé par le préfet de police, Maurice Papon, pour la paix et pour l'indépendance de l'Algérie a été couverte et encouragée par les plus hautes autorités de l’État.

Comme si la mort violente de près de 300 morts en 3 mois de répression policière en région parisienne ne suffisait pas, les événements du 17 octobre, les morts et les rafles et 11 000 arrestations de même que ces 3 mois de terreur ont été sciemment occultés pendant des décennies tout comme les massacres de Sétif (8 mai 1945), les massacres de 1947 à Madagascar, et Charonne (février 1962) par un État colonial prêt à utiliser toute la violence possible pour réduire à néant l'aspiration à une Algérie libre, indépendante et souveraine. De même, la connivence de l’État et de l'OAS qui organisa attentat sur attentat à Paris et Alger a été délibérément minorée au cours des années suivantes.

Rendre hommage aux victimes du 17 octobre c'est pour la France reconnaître par la voix de ses plus hautes autorités d'aujourd'hui son entière responsabilité dans la guerre coloniale et les crimes d’État commis contre le peuple algérien.

C'est contribuer à restaurer la dignité des victimes et la dignité de la République, c'est prendre en considération la douleur des victimes brisées, civiles ou militaires, la douleur des familles et répondre à l'exigence de vérité et de justice des Algérien-ne-s et Français-es de 2018.

Le Parti communiste français, avec ses militant-e-s et représentant-e-s élu-e-s, participera comme chaque année aux hommages et commémorations des victimes du massacre du 17 octobre 1961 qui se dérouleront demain mercredi, et appelle la population à se joindre en nombre aux cérémonies organisées en France.

18 OCTOBRE 1961, LA PRESSE CHOISIT SON CAMP


Près de 14 000 manifestants seront arrêtés dont 300 seront jetés à la Seine ou exécutés. Raymond Darolle/Europress/Sygma/Corbis

Au lendemain de la manifestation pacifiste des Algériens, réprimée dans le sang, seuls l’Humanité et Libération dénoncent cette nuit de massacre.

«Ray Charles pourra chanter ce soir. Après le passage du service de désinfection, le Palais des sports a retrouvé son aspect habituel. » C’est une des annonces que fait placidement France-Soir, dans son édition parue trois jours après l’assassinat de près de 300 Algériens, le 17 octobre 1961 à Paris. Avec le parc des expositions et le stade Coubertin, le Palais des sports avait été transformé en lieu de détention où la police avait parqué des Algériens dans des conditions inhumaines.

Les policiers se livrent à une véritable chasse à l’homme

Ce soir du 17 octobre, répondant à l’appel du FLN, 30 000 « Français musulmans d’Algérie » manifestent sous la pluie dans les rues de Paris. Celles-ci leur sont interdites depuis l’infamant couvre-feu décrété par les autorités françaises douze jours plus tôt, avec l’aval du premier ministre, Michel Debré. Le caractère pacifique du rassemblement est garanti par les organisateurs, qui vont jusqu’à fouiller les manifestants. Sur ordre de l’ancien fonctionnaire de Vichy Maurice Papon, devenu depuis préfet de police de Paris, les policiers vont pourtant se livrer à une véritable chasse à l’homme. Papon exige aussi qu’aucun journaliste ne soit présent sur les lieux, contraignant ces derniers à ne disposer que des sources officielles, notamment les informations délivrées par la préfecture. Au total, près de 14 000 manifestants seront arrêtés. Près de 300 d’entre eux seront jetés à la Seine ou exécutés. Le lendemain, dans la presse, la majeure partie des titres vont appuyer ou relayer la version officielle tandis que d’autres journaux, plus rares, dont l’Humanité, refusent de fermer les yeux.

Ainsi le Figaro se fend d’un article retraçant le fil de la journée heure par heure et dans lequel on peut lire dès les premières lignes qu’« il y a eu des heurts, mais (que), grâce à la vigilance et à la prompte action de la police, le pire – qui était à craindre – a pu être évité ». Il ne manque pas d’y adjoindre le communiqué officiel de la police après avoir titré en une : « Violentes manifestations de musulmans algériens hier soir à Paris ».

« Sur le trottoir, sept corps étaient allongés »

Dans les kiosques, le quotidien à grand tirage Paris-Jour barre sa une d’un titre alarmiste : « 20 000 Algériens maîtres de la rue à Paris durant trois heures ! », tandis que l’éditorialiste accable les Algériens qui « ont pu défiler en plein cœur de la capitale sans avoir demandé l’autorisation et en narguant ouvertement les pouvoirs publics et la population ». Pour l’historien Alain Ruscio, la majeure partie de la presse de l’époque se faisait nécessairement l’écho de la méfiance « et même du racisme vis-à-vis de la communauté algérienne », entretenu dans la population. « Mais des journaux comme Libération et l’Humanité dénoncent tout de suite les exactions de la police. Le journal France nouvelle, édité par le PCF, parle même de pogrom », souligne l’historien.

L’Humanité, souvent troué de grands carrés blancs depuis le début de la guerre d’Algérie, décrit la situation au début de la manifestation dans son édition du 18 octobre : « Il y avait des femmes qui scandaient des youyous, il y avait des enfants que les travailleurs algériens avaient amenés avec eux. Mais en plusieurs endroits les policiers et les CRS ont chargé et tiré. » Le journal, qui précise ne pas pouvoir tout dire à cause de la censure gaulliste, titre en une : « Plus de 20 000 Algériens ont manifesté dans Paris. Combien de morts ? » En page 7, le journal communiste décrit ce qui se passe peu de temps après, à deux pas de son siège, situé à l’époque rue du Faubourg-Poissonnière, dans le 9e arrondissement, lorsque le cortège d’Algériens se retrouve face à un car d’agents de police. « Il y eut un moment d’hésitation, puis le chauffeur du véhicule descendit sur la chaussée et tira un coup de feu en l’air : ce fut le signal. Aussitôt, les agents descendirent du car et vidèrent les chargeurs sur les manifestants qui tentaient de trouver refuge dans le restaurant et l’immeuble contigu. » Et l’Humanité de poursuivre la description macabre : « Sur le trottoir, devant le restaurant, sept corps étaient allongés », remettant en cause les chiffres fournis par l’AFP. Le Parisien libéré annonce lui aussi sept morts tout en décrivant un Paris envahi par « les meneurs et les tueurs ». Des qualificatifs utilisés à l’époque par la droite populiste qui ne manque pas de pointer la seule responsabilité du FLN. Même dans le Monde, pourtant plus mesuré dans sa description de la sanglante nuit, Jacques Fauvet pointera du doigt le FLN « puisque, ici et là, c’est le terrorisme musulman qui est à l’origine de ces drames ». Et dans le quotidien l’Aurore, pro-Algérie française, les journalistes n’hésitent pas à dénoncer « la lâcheté habituelle » des meneurs qui « mettaient les femmes et les enfants en avant comme à Bizerte ».

Des dizaines de cadavres d’Algériens repêchés dans la Seine


Le lendemain de la manifestation, Libération, journal issu de la Résistance et dirigé par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, tentera d’envoyer un reporter pour pénétrer dans le parc des expositions, où il entendra des cris de douleur et d’effroi. C’est aussi à partir de ce jour que des dizaines de cadavres d’Algériens seront repêchés dans la Seine. Le travestissement de la vérité n’est alors plus possible et un consensus gagne alors la presse, même réactionnaire. Dans le même temps, celle-ci chassera petit à petit le drame de ses colonnes, comme pour faire disparaître les Algériens une seconde fois.
Olivier Morin


mardi 9 octobre 2018

QUOI DE PLUS BEAU !

François Rochex
"107 ans d’engagement !"


François Rochex est né en 1911. Cet ancien résistant et syndicaliste a traversé le siècle, du congrès de Tours à mai 68, en ne cessant de s’engager. Rencontre avec un homme au regard vif et délicat, qui reste marqué par l’expérience du Front populaire de 1936.