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jeudi 9 mai 2024

À L'OCCASION DU 8 MAI EN EUROPE OCCIDENTALE ET DU 9 MAI EN RUSSIE : UNE MÊME VICTOIRE CONTRE LE NAZISME

De retour du Donbass, le témoignage à vif 
de Guy Mettan

Guy Mettan, né le 19 novembre 1956 à Evionnaz, dans le canton du Valais, est un journaliste et une personnalité politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien puis de l'Union démocratique du centre.

mercredi 13 février 2019

Comprendre le Vénézuela

LES USA À LA MANOEUVRE

Je vous invite à écouter l'intervention pertinente de Michel Collon sur 
le Vénézuela
J'écoute nos dirigeants, souvent bafouillant sur la question face au 
journalistes.
Alors que les arguments ne manque pas.
Le Vénézuela c'est la quintessence de l'intervention libérale, qui 
conduit à l'appauvrissement des peuples, à la guerre et à la pollution 
de notre planète.
Tout est relaté dans cette pertinente interview de Michel COLLON

G. B.
Venezuela: Les 5 gros mensonges de Macron, 
médias et Cie
Que préparent les USA contre le Venezuela ? Pourquoi Macron s'aligne-t-il sur Trump ? Et toute l'UE ? Que nous cachent les médias ? Qui a provoqué la crise économique, en fait un sabotage délibéré ? Quel est le passé de Guaido ?


dimanche 16 septembre 2018

POUR UN NOUVEL INTERNATIONALISME

FÊTE DE L'HUMANITÉ 2018

Leïla Shahid : « les Palestiniens ont besoin de solidarité internationale »


Face à la violence d’Israël contre la population palestinienne, Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l'U.E., en appelle à la solidarité internationale, à l’occasion de l’inauguration du Village du Monde de la Fête de l’Humanité.

Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité



Ahed Tamimi, la jeune militante devenue une icone mondiale de la résistance palestinienne, lance un appel aux jeunes de France à la Fête de l'Humanité.

AMINATA TRAORÉ : "UN AUTRE REGARD SUR L'IMMIGRATION "


A la Fête de l'Humanité, l'ancienne ministre de la culture du Mali, Aminata Traoré, exhorte les européens à porter un autre regard sur l'immigration et sur l'Afrique.

MAURICE AUDIN, ENFIN !


61 ans après, la France vient enfin de reconnaître le meurtre du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, en 1957 à Alger. Un point de départ pour élucider d'autres crime commis par l'État français en Algérie. La Fête de l'Humanité lui a rendu bel hommage en inaugurant une place à son nom.



vendredi 18 mai 2018

Vous êtes un État terroriste

Si j'étais Gazaoui...


"Vous êtes un État terroriste dans votre comportement". M. Edelstein, président de la Knesset (parlement israélien), a été fortement interpellé devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale ce mercredi 16 mai.


« Nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien »
PIERRE STAMBUL, MEMBRE DU BUREAU NATIONAL DE L'UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX
MERCREDI, 16 MAI, 2018
HUMANITE.FR
Déclaration de Pierre Stambul (UJFP) suite à la manifestation pour Gaza qui a eu lieu à Marseille, hier, mardi 15 mai.
Ont appelé à ce rassemblement : BDS Marseille, Palestine 13, UJFP, FUIQP 13, Rouge Vif, LDH, CGT 13, POID 13, ICCEM, AMFP Aubagne, FSU 13, PCF 13, Mut Vitz.
Il y a exactement 70 ans, c’était la Nakba, le nettoyage ethnique, l’expulsion programmée et réalisée par la violence de la majorité du peuple palestinien de sa terre, la transformation de ce peuple en peuple de réfugiés. Depuis, on a promené les Palestiniens avec un pseudo « processus de paix » qui a essentiellement servi à permettre aux gouvernements israéliens successifs d’accélérer le rouleau compresseur colonial, d’exiger de l’occupé qu’il assure la sécurité de l’occupant et de fragmenter un peu plus la Palestine. Les dirigeants sionistes ont toujours rêvé de transformer les Palestiniens en Amérindiens du Proche-Orient, enfermés dans leurs réserves. Les Palestiniens ne demandent pas la lune : ils aspirent à la liberté (fin de l’occupation, de la colonisation et du blocus de Gaza, destruction du mur, libération des prisonniers), à l’égalité des droits et à la justice : le droit au retour des réfugiés et de leurs descendants chez eux. Le crime fondateur de cette guerre, c’est la Nakba. Le droit au retour des réfugiés est logiquement devenu la revendication emblématique. Gaza est une prison à ciel fermé, bouclée par terre, par mer et par mer. 65% de la population a moins de 25 ans et n’est jamais sorti de cette cage de 40 Km sur 10. Je suis juif. Mon père a été déporté et ma famille maternelle exterminée. Gaza n’est pas un camp d’extermination, mais c’est incontestablement un camp de concentration. L’occupant tire impunément sur une population désarmée qui s’approche des grilles de ce camp. N’écoutez pas les balivernes sur le Hamas qui manipulerait Gaza : c’est toute la société civile qui manifeste son refus d’être en cage et son aspiration au retour. Il y a 70 ans, les sionistes proclamaient la création d'un État juif dont tous les textes, dès le départ, ont été discriminatoires contre les non-juifs : discrimination au travail, au logement et à la possession de la terre pour la petite minorité qui a échappé à l’expulsion. Et pour les expulsés, confiscation de la terre, destruction de plusieurs centaines de villages palestiniens dont les traces ont été effacées et violation flagrante de la résolution 194 de l’ONU sur le retour de ces réfugiés. Dès sa fondation, Israël s’est comporté en Etat voyou impuni. 70 ans plus tard, il était logique qu’Israël ait un gouvernement fascisant du même type que ce que la France aurait eu si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie. Les mots qui caractérisent Israël sont racisme et apartheid. Les criminels Nétanyahou, Lieberman, Bennet, Shaked se croient invulnérables parce qu’un soudard, Donald Trump, est au pouvoir à Washington et a transféré son ambassade à Jérusalem. Ces criminels ont annoncé qu’ils allaient faire un bain de sang à Gaza et ils l’ont fait : 59 morts hier, près de 150 depuis le 30 mars. Ils ont tiré sans vergogne sur des manifestants désarmés. L’utilisation systématique d’armes terribles transforme les blessés qui ont survécu en estropiés à vie. Ils croient que le rapport de force leur permet tout. Nous allons leur montrer le contraire. Avec la rage et la colère contre ces criminels impunis, nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien parce que ce qui se joue là-bas, c’est l’avenir de l’humanité. L’État d’Israël est devenu un laboratoire de l’enfermement et de la surveillance des populations jugées dangereuses.  Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité viennent d’être commis. Ils étaient annoncés à l’avance et aucun grand de ce monde n’a essayé de les empêcher. La communauté internationale accepte qu'il n'y ait pas d'enquête indépendante. Nous exigerons sans relâche que les responsables de ces crimes soient jugés et condamnés. Nous allons généraliser le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël tant qu’il ne se conformera pas au droit international. Nous allons porter notre effort contre les complices du crime en cours : les différents gouvernements français appuient le gouvernement israélien, coopèrent avec lui y compris sur le plan militaire, et essaient de criminaliser le BDS. C’est à nous, société civile, de les obliger à cesser cette complicité et à sanctionner Israël.  Nous devons aussi dénoncer les alliés de Nétanyahou. Trump bien sûr qui met le feu à la planète mais aussi les dirigeants de pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte) dont le comportement est un coup de poignard dans le dos des Palestiniens. Parce que je suis juif, je terminerai en m’adressant aux Juifs de France : vous craignez une montée de l’antisémitisme ? Rompez clairement avec une politique israélienne qui n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens. Elle nous met sciemment en danger et est suicidaire. Renouez avec la longue tradition juive qui a considéré  que la lutte pour notre émancipation passait par l’émancipation de toute l’humanité. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».
Proche-orient. Trump et Netanyahou, dangereuse association de pyromanes


Alors que Washington justifie le massacre de lundi, à Gaza, par le droit d’Israël à « se défendre », des voix s’élèvent dans le monde pour condamner la sanglante agression de manifestants palestiniens pacifiques. La France et l’UE doivent sortir de leur passivité.

L’inauguration de la représentation des États-Unis à Jérusalem, qui viole tous les accords internationaux, a donné lieu à un nouveau carnage de la part des soldats israéliens à la frontière de Gaza. On compte des dizaines de morts.
Les deux hommes sont des habitués des coups de force contre la communauté internationale. Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont fait célébrer en grande pompe, hier, l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. En dépit des accords survenus sous l’égide de l’ONU à la fin de la guerre des Six-Jours, en juin 1967, ils entendent ainsi enterrer tout espoir de solution véritable, avec Jérusalem-Est comme capitale d’un État palestinien.
Face à « cette gifle », selon l’expression de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, des milliers de Palestiniens ont manifesté leur colère aux frontières des territoires occupés. Au nord de la bande de Gaza, l’armée israélienne n’a pas hésité à poursuivre le carnage entamé ces dernières semaines contre des manifestants généralement désarmés, venus depuis fin mars hurler leurs souffrances de vivre dans cette prison à ciel ouvert. Une cinquantaine de morts ont été ainsi ajoutés à la déjà trop longue liste des victimes, doublant quasiment en une seule journée leur nombre total. Sans compter ces centaines blessés, souvent avec armes de gros calibres, qui vont devoir endurer les pires séquelles.

Des pacifistes israéliens se sont associés aux manifestations

Le président états-unien, qui avait annoncé sa décision de déménager l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem dès son entrée en fonction, en 2017, a fait accélérer la manœuvre pour que l’événement coïncide symboliquement avec le 70e anniversaire de la naissance d’Israël. Quitte à user de locaux consulaires anciens plutôt exigus et pas franchement préparés à ce nouveau mode d’emploi. Mais, quelques jours seulement après que le locataire de la Maison-Blanche est sorti de l’accord sur le nucléaire iranien, il a voulu signifier, en comblant toutes les attentes de son compère israélien, sa détermination à légitimer leur doctrine de la force comme unique moyen de résoudre les problèmes du Moyen-Orient.
Les officiels israéliens justifiaient le massacre, comme le fit hier matin par anticipation l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin-Noun. Devant le micro complaisant d’une radio française, elle a martelé la nécessité de « combattre le Hamas » (aux commandes à Gaza), en arguant que Paris l’avait « placé lui-même sur sa liste des organisations terroristes ». « Comme si l’organisation islamiste ne constituait pas la pure expression politique du désespoir des Palestiniens », dénonçaient hier en substance ces pacifistes et autres militants israéliens des droits de l’homme qui ont eu le courage de s’associer aux manifestations de protestation. L’organisation Gush Shalom (la Paix maintenant) déplorait ainsi, à juste titre, « le show messianique de Trump et Netanyahou », qui pourrait « mettre le feu à la ville de Jérusalem ».
Les nationalistes israéliens entendent empêcher à tout prix l’émergence d’une solution à deux États. Le terme « Jérusalem, capitale indivisible et éternelle d’Israël », maintes fois répétés hier par les orateurs venus inaugurer la nouvelle représentation de Washington, renvoie à un autre élément de langage utilisé par les nationalistes israéliens : « Eretz Israël », la terre promise. Soit la « Judée-Samarie » – traduisez la Cisjordanie des territoires occupés palestiniens – englobée dans le périmètre d’un grand Israël auquel œuvrent de front les colons et cette extrême droite locale qui a, de fait, investi le pouvoir israélien.
Tout au déploiement de sa « stratégie du deal » pour chambouler l’ordre politique et économique mondial au profit des États-Unis, Donald Trump passe aux travaux pratiques en torpillant les efforts déployés depuis des années par l’ONU et la communauté internationale. En agissant, pour la Palestine, comme il l’a fait en se retirant de l’accord sur le nucléaire iranien. À ce niveau, l’irresponsabilité n’est plus une tare diplomatique, elle devient une partie de la doctrine.
Parmi les représentants de Washington présents hier à l’inauguration de l’ambassade, le secrétaire au trésor, Steven Mnuchin, comme le gendre de Trump, Jared Kushner, et sa fille Ivanka ne semblent pas moins agités par une exaltation, aux relents métaphysiques, religieuse que ne le sont leurs amis israéliens. Les « évangéliques », très nombreux aux États-Unis et très présents dans l’électorat de Trump, sont persuadés que la restauration de l’Israël d’il y a 2 500 ans constituerait l’annonce d’un retour imminent du messie. Plus grave, le vice-président Mike Pence est un des ardents promoteurs de cette foi évangéliste. Pas moins de 81 % de ses adeptes ont soutenu Trump lors de la présidentielle de 2016.
L’Autorité palestinienne, qui dénonçait hier « le bain de sang israélien à Gaza », lançait au même moment un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle fasse cesser l’escalade engagée par Trump et Netanyahou. Si les deux acolytes entendent faire bouger les lignes sur les dossiers du Proche et du Moyen-Orient, ils n’avaient convaincu que deux États, le Guatemala et le Paraguay, à déménager à leur tour leur ambassade à Jérusalem. Une bien maigre moisson, puisque ces deux pays affichent, de longue date, une proximité si ce n’est une tradition à se soumettre aux desiderata de Washington.
Significativement, les seuls pays de l’Union européenne à avoir accepté de participer hier aux agapes de la nouvelle ambassade sont ceux où les nationalistes et l’extrême droite sont au pouvoir ou participent aux affaires, comme la Hongrie, l’Autriche, la République tchèque ou la Roumanie. Les autres ont boudé, comme la France et l’Allemagne, l’invitation envoyée par le premier ministre israélien. Mais il faudra bien davantage que ces signes de Paris et de Berlin ou leurs appels « à la retenue » pour contenir l’offensive du couple Trump-Netanyahou et empêcher la poursuite d’une fuite en avant qui pourrait mettre le feu à toute la région, voire bien au-delà, compte tenu des alliances militaires des uns et des autres, notamment en Syrie.

Le nationalisme des Trump et Netanyahou : une destabilisation de l’ordre mondial

La stratégie des deux docteurs Folamour n’est pas sans alimenter des contradictions, voire des craquements au sein de leur propre camp. Alors que le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, confirmait sa soumission à Washington en se détournant de plus en plus des Palestiniens, qu’il accuse de « se plaindre » tout en étant incapable de s’asseoir « à la table de négociations », le président turc, Recep Tayyip Erdogan, fait mine, lui, d’endosser résolument les habits du défenseur de la cause palestinienne. Soucieux de prendre un certain leadership dans le monde arabo-musulman, il s’est fait très virulent hier en déclarant que les États-Unis avaient perdu « leur rôle de médiateur » dans la région et qu’ils portaient « une grande part de responsabilité dans le massacre de Gaza ».
Le nationalisme des Trump et Netanyahou crée ainsi des tensions avec l’homme fort d’Ankara, qui joue lui-même de la fibre nationaliste en s’appuyant ouvertement sur la nostalgie de la puissance ottomane au Moyen-Orient. Seulement, Erdogan est aussi à la tête d’un pays qui constitue l’un des principaux piliers de l’Otan dans la région. À force de vouloir déstabiliser l’ordre mondial, on en vient à renforcer tous les apprentis sorciers. Même ceux figurant a priori dans son propre camp.
Journaliste

mardi 5 septembre 2017

Vénézuela



Les médias et le Vénézuela – quelques réflexions et une question
Le Venezuela a fait ces dernières semaines la Une des médias.  Pourquoi ? La question mérite d'être posée.

Les analystes, les éditorialistes se sont quasi unanimement inquiétés du nombre élevé de victimes - toutes victimes des violences du pouvoir - et du sort de la démocratie  - menacée par l'installation de l'Assemblée constituante. N'est-ce pas le devoir de tout démocrate ? Ils se sont émus des difficultés du quotidien des simples gens. N'est-ce pas louable sollicitude ? Et ils ont conclu que la gauche au pouvoir, c'était
1- la catastrophe économique
2- avec, en plus, la dictature.

Il  n'est pas question ici de nier que des opposants ont été tués, que la situation économique est catastrophique, que la crise sociale est aggravée par la corruption et que des potentats chavistes locaux entravent la démocratie communale, base du socialisme vénézuélien. Et on ne niera pas  que Maduro n'est pas Chavez.

Mais quelques remarques s'imposent :
- Il y a des morts également chez les partisans de Maduro.
- « les peaux sont plus sombres chez les partisans de M. Maduro »  note Le Monde diplomatique de septembre
- il est difficile de ne pas voir un lien entre le fait que le Vénézuéla possède les plus grandes  réserves pétrolières du monde  et la déclaration de Trump du 11 août : « Plusieurs options s'offrent à nous concernant le Venezuela. Et je tiens à dire que je n'exclus pas une intervention militaire »

Et ces remarques nous inclinent à nous poser la question suivante : les médias sont-ils autant préoccupés par la sauvegarde de la démocratie et le  bien-être du peuple vénézuélien que par l'urgence  de refroidir l'enthousiasme de ceux qui auraient la faiblesse d'accorder du crédit aux propos de  MM. Laurent, Mélenchon, Corbyn, Iglesias ? Quelle question ! Voyons !



 L'université d'été du PCF à Angers 25 – 26 – 27 août 2017 (Par Michel vuillaume)

  1. Le Venezuela (Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du CN)

La crise actuelle est la suite de crises récurrentes de l'Amérique Latine, y compris au Venezuela.

Qu'attend le peuple venezuelien en matière de solidarité dans ce contexte de l'élection d'une assemblée constituante ?

  • la crise vient de loin, c'est un moment de l'histoire avec un affrontement extrêmement dur dans le pays. Dans un contexte de tentation nord-américaine de reprise en main extrêmement fort sur l'Amérique Latine dans son ensemble. Il y a une dimension internationale extrêmement forte dûe aux ressources pétrolifères.
  • Barak Obama avait déjà publié un communiqué comme quoi le Venezuela était un danger interne pour les USA (concurrence sur le marché du pétrole). L'accord Cuba/Venezuela, aide médicale contre pétrole, était pour les USA insupportable.
  • L'extrême-droite venezuelienne, fraction de l'opposition de droite, a choisi depuis l'élection de Maduro la ligne de déstabilisation du pouvoir : rendre le pays ingouvernable. Le nombre d'armes en circulation est très élevé. Il n'existe pas de corps national de police, mais 116 corps de police locale dépendant des mairies, dont un certain nombre sont tenues par la droite. La corruption, le trafic d'armes, restent très développés du fait de ce manque de coordination nationale des forces de police. C'est d'ailleurs un des objectifs de la nouvelle constituante : fonder une police nationale sous les ordres d'un ministre de l'intérieur qui n'existe pas actuellement.
  • Les grands groupes alimentaires, pilotés par la droite, organisent la pénurie alimentaire.

Mais il existe un secteur libéral qui ne veut pas que ça aille plus loin dans le chaos et plaide pour le retour à un système économique libéral.

Le PSUV (Parti Socialiste Unifié Venezuelien) parti du Président Maduro.

Sa politique a pour objectif de sortir des millions de citoyens de la pauvreté par la mise en place de projets sociaux (soins, logements, citoyenneté réelle...)

  • la CAMORA de Naples a des liens très étroits avec la bourgeoisie venezuelienne
  • la droite colombienne, qui forme, arme, avec l'appui des USA des milices paramilitaires
  • un marché noir du pétrole organisé par la Colombie

tout est mis en place de manière convergente pour faire tomber le gouvernement Maduro en le coupant du peuple.

L'assemblée nationale constituante qui vient d'être élue regroupe réellement toutes les catégories sociales (ouvriers, employés, classes populaires, commerçants, classes moyennes...).
Sans l'opposition il y a des chavistes. Il y a débat dans le camp chaviste, depuis la désignation de Nicolas Maduro pour succéder à Chavez. Débat sur « qu'avons nous réussi et pas réussi ? ». Débat sur « combattre ou non l'extrême-droite les armes à la main ? ».

Le peuple venezuelien est fatigué de toute cette violence, il aspire très majoritairement à la paix. C'est l'objectif principal de la constituante qui doit redonner au politique le droit de reprendre la main sur la violence et rétablir la paix.

Le PCF sait où il se situe. Pas de remise en cause du vote démocratique au Venezuela. Sans être le porte-parole du PSUV, le PCF condamne la violence d'où qu'elle vienne. Si les ordres de tortures ou les tirs sur les manifestants sont avérés après étude par la commission nationale venezuelienne, il y aura une position claire et nette. A ce jour ça reste à prouver.

Est-ce un Chili numéro deux ?
Il y a des similitudes. L'armée est « travaillée » en profondeur, et nous ne sommes pas à l'abri d'un coup d'état.

Que peut faire le PCF par solidarité ?
Faire connaître la situation réelle. Par des débats publics, les membres de la commission internationale sont disponibles pour cela.

 Michel VUILLAUME


mardi 1 août 2017

Dossier : Dernières nouvelles du Venezuela

Dossier :


Le peuple vénézuelien se rend massivement aux urnes pour désigner ses représentants à la constituante. 

José Felix Pineda est le deuxième candidat à l'Assemblée constituante 
à être assassiné. (Dimanche 30 juillet 2017)

Vote dans l’ensemble tranquille, et massif, voire "spectaculaire", d’après des amis militants de Caracas. La droite contrôle surtout l’est de la capitale. Elle a tenté d’agresser quelques bureaux de vote et de faire peur à leurs électeurs. Des « centres spéciaux d’urgence » ont été mis en place pour permettre à ceux qui sont victimes de menaces, de pouvoir voter sans peur.
Depuis 10 h du matin, heure de Caracas, la droite tente de mettre en place, sur l’une des grandes avenues, une manifestation puissante. Pour l’heure, elle n’y est pas parvenue.
Alors que le candidat à la constituante José Felix Pineda a été abattu par des hommes armés chez lui, dans la nuit de samedi à dimanche, les élections pour élire les 537 représentants à la Constituante (20 millions d’électeurs inscrits) se déroulent donc jusqu’à présent à peu près normalement. L’opposition, qui a appelé au boycott, semble pour l'heure en echec.

A Paris des pavés on été jetés contre l'Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela, dont la façade a été taggées, nous rapportel' ambassadeur Michel Mujica.

JEAN ORTIZ


Venezuela : la grande manip

File d’attente devant un bureau de vote, à Caracas dimanche, 
sous les yeux des pères fondateurs du bolivarisme. Federico Parra/AFP

Un peu plus de 8 millions de Vénézuéliens ont voté dimanche en faveur d’une Assemblée constituante  malgré la violence déclenchée par une opposition puissante disposant de moyens considérables financiers et médiatiques soutenue par le gouvernement des Etats-Unis et la CIA. Un succès pour le mouvement populaire et progressiste vénézuélien.
En France et plus généralement en Europe, la tendance médiatique est à l’acharnement contre le pouvoir en place à Caracas en procédant à une manipulation de l’information. Les images des manifestations de la dite « opposition » qui se traduisent généralement par des scènes de guerre sont largement diffusées alors que les rassemblements chavistes sont passés sous silence. On évoque plus de cent morts depuis le début des affrontements en oubliant de préciser que des candidats à la constituante et des militants chavistes ont été assassinés tandis que les forces de l’ordre  ont enregistré nombre de morts et de blessés. Les médias des Bolloré, Drahi, Lagardère et ceux du «  service public » ont choisi leur camp : celui de l’extrême droite vénézuélienne. 
Ils rejoignent ainsi les pires forces réactionnaires du continent latino américain dans des pays qui osent remettre en cause le verdict des urnes vénézuéliennes alors que ces mêmes pays se distinguent par la corruption, le népotisme et les atteintes aux droits de l’homme. Je veux parler du Mexique, du Pérou, de Panama, de l’Argentine et de la Colombie.

Ce n’est pas au Venezuela  que 45 étudiants ont été assassinés sans aucune suite judiciaire, que les fosses communes débordent d’hommes et de femmes martyrisés, que la misère et l’analphabétisme sévit dans tout le pays, mais au Mexique.

Ce n’est pas au Venezuela que le rapport 2017 d’Amnesty  relève la multiplication de violences contre les femmes et les populations indigènes, que l’armée et la police s’illustrent par des opérations répressives dans le villages éloignés de la capitale, mais au Pérou.

Ce n’est pas au Venezuela que la finance internationale camoufle ses méfaits, mais au Panama.

Ce n’est pas au Venezuela que le pouvoir s’attaque aux grands mères des disparus durant la dictature, que la répression s’abat sur le mouvement ouvrier mais en Argentine.

Ce n’est pas au Venezuela que des centaines d’opposants politique restent toujours emprisonnés malgré des «  accords de paix », que des militants de gauche sont assassinés mais en Colombie.

Le Venezuela n’a pas de leçon à recevoir de ces régimes corrompus et fascisants. Son peuple doit dans la paix enfin retrouvée surmonter lui et lui seul l’épreuve en cours.

josefort

La victoire de la Constituante ranime l’espoir de paix à Caracas

ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy 
nostrud tisuisim niamcom molorpero. Crédit photo


Le venezuela est mis au défi de renouer avec les « années chavez ». L’UE et la France devraient privilégier la recherche du dialogue.
Caracas (Venezuela), envoyé spécial.
Les Vénézuéliens ont fait mentir les pronostics de tous ceux, dans le pays comme à l’extérieur, qui s’opposaient à la tenue de l’élection d’une Assemblée nationale constituante (ANC), voulue par le président Nicolas Maduro. Plus de 8 millions d’entre eux, soit 41,53 % des électeurs, se sont déplacés. Ils ont pour cela bravé les violences orchestrées par une opposition arc-boutée sur son refus du scrutin sans aucune volonté de participer à la recherche 
de la paix dans le pays et la propagande éhontée des médias internationaux opposés au pouvoir chaviste. Dans les quartiers est de la capitale, des milliers d’habitants n’ont pas pu se rendre aux urnes pour cause de blocage. Sur la place Simon-Bolivar, lieu hautement symbolique de Caracas, le président vénézuélien a pu crier : « Victoire, victoire, victoire populaire ». Pour autant, tout n’est pas réglé. Les Vénézuéliens attendent maintenant des changements pour retrouver la dynamique des années Chavez.

PIERRE BARBANCEY

Venezuela : Un vote qui appelle le retour immédiat à la paix et au dialogue

41,53% des Vénézuéliens ont pu se rendre aux urnes ce dimanche 30 juillet, malgré un climat de violence accru par l'opposition au président Nicolas Maduro qui refusait de présenter des candidats au scrutin et qui entendait l'empêcher en rendant la situation incontrôlable. 10 personnes ont ainsi perdu la vie au cours de cette journée de vote, montant le bilan macabre de ces quatre derniers mois d'affrontements politiques aigus à près de 130 morts.
Le peuple vénézuélien paie d'un lourd tribut son aspiration à la paix. La veille du vote, des militants masqués prétendant défendre la démocratie avaient saccagé du matériel électoral en le brûlant en place publique.
L'opposition appelle déjà à des actions lundi et mercredi, jour d'installation de l'Assemblée constituante ; elle est notamment appuyée par l'Administration américaine qui parle, avec l'élection de dimanche, d'un "pas vers la dictature" et qui brandit à nouveau la menace de sanctions, et par les autorités de Colombie, où 1 million de Vénézuéliens ont émigré pour fuir les violences et trouver du travail.
C'est continuer à jeter de l'huile sur le feu alors qu'il s'agirait pour la communauté internationale de créer les conditions d'une médiation internationale sous égide de l'ONU afin de rétablir la paix et la sécurité au Venezuela.
Le Parti communiste français, partisan de la paix et du dialogue national, appelle le gouvernement français à agir fermement en ce sens plutôt que d'emboîter le pas à un président Trump qui multiplie ces jours-ci les déclarations et décisions agressives.
Le PCF adresse aux forces de la paix, de la justice sociale et de la démocratie vénézuéliennes sa solidarité et affirme la nécessité d'un arrêt immédiat des violences qui endeuillent le peuple du Venezuela.
Parti communiste français,

Paris, le 31 juillet 2017



Venezuela. L’opposition sort groggy 
du scrutin


Les appels à manifester ne sont pas suivis. En résidence surveillée, Leopoldo Lopez a été placé en détention.

Tout se passe au Venezuela comme si l’opposition avait été prise de court. Peut-être dopée par l’écho démesuré fait par les médias internationaux aux manifestations organisées depuis plusieurs mois contre le pouvoir, la droite n’a pas pensé un seul instant que plus de 8 millions de Vénézuéliens allaient se déplacer pour participer à l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC). 41,5 %, alors que l’opposition appelait au boycott, c’est, dans n’importe quel pays du monde, une légitimité. Même Michael Shifter, président du cercle de réflexion Dialogue inter-américain, basé à Washington, abondamment cité par l’Agence France Presse (AFP) ces dernières semaines comme une voix autorisée, est inquiet. C’est dire ! Il a assuré que certains secteurs de l’opposition « sont démoralisés » après le vote et que le principal défi de ses dirigeants « sera de maintenir les protestations ». Lundi, bien qu’un appel ait été lancé, Caracas était effectivement calme. Même les quartiers est de la ville, à Miranda, avaient retrouvé une certaine sérénité.
Les États-Unis, principaux soutiens de la droite, ont également semblé ébranlés. La veille du scrutin, Washington parlait de sanctions économiques nouvelles contre le Venezuela. « Les élections illégitimes d’hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien », tonnait, lundi, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. Mais il se bornait à annoncer le « gel » de « tous les avoirs » que posséderait le président vénézuélien aux États-Unis. Histoire de faire croire que Maduro planquerait son magot chez les Yankees alors qu’il tuerait son peuple à petit feu. Une vieille pratique déjà utilisée contre l’actuel vice-président du Venezuela, Tareck El Aissami, qu’il avait dénoncée – parce qu’il ne possède pas un centime en dehors du pays – dans une pleine page du New York Times !
Hier, les deux principaux dirigeants de l’opposition, Leopoldo Lopez, fondateur du parti Voluntad Popular (voir notre article : Leopoldo Lopez, un délinquant de première, soutenu par Washington), et le maire de Caracas, Antonio Ledezma, qui étaient tous deux en résidence surveillée, ont été placés en détention. « Nous avons reçu des informations des services de renseignement qui faisaient état d’un plan d’évasion », a indiqué la Cour suprême dans un communiqué où il est également précisé que les deux opposants n’ont pas respecté leurs « conditions de détention » à domicile, interdisant tout « prosélytisme politique ».
PIERRE BARBANCEY


Mardi, 1 Août, 2017 - 16:04
Jean Ortiz
Le Che et les « raffyrinades »

Le dossier Cuba paru dans L’Obs du 27 juillet 2017, 
si médiocrement racoleur, relève plus de l’invention 
littéraire et de « l’histoire complot » que d’une réflexion 
sur la vie et la pensée de Che Guevara, ce penseur 
marxiste de premier plan.

Serge Raffy, romancier, journaliste à l’Obs après être passé par le fidélisme, a changé de trottoir, s’est recyclé : « La Dépêche du Midi », « Elle », « Libération »..., hauts lieux, comme chacun sait, de la pensée critique et anti-système. Il est considéré comme un journaliste indépendant... des classes populaires, donc non domestiqué, « objectif », soucieux d’indépendance par rapport à tout ce qui n’est pas le système. Toujours dans le vent des puissants, il leur tourne autour comme mouche fascinée par lumière d'une ampoule. Il leur donne voix face à la menace des millions de « perdants », revanchards. Il butine, du bon côté de la fleur, toujours prêt à adapter sa veste afin de rester dans le vent... libéral, cela s’entend.
Son sang ne fait qu’un tour lorsque les paramilitaires mexicains, colombiens, massacrent des « subversifs », des journalistes, des jeunes Normaliens, des paysans, lorsque des fosses communes de « communistes » s’ouvrent au Guatemala, à la Madalena, en Colombie, lorsque les centaines de prisonniers palestiniens, turcs, kurdes, menacent de briser le blocus médiatique, lorsqu’au fil des ans, les agressions de Washington contre Cuba ont provoqué près de 3 500 morts...
Ami et biographe de Lionel Jospin puis de François Hollande, Serge Raffy partage avec ce dernier l’amour dévorant de la gauche (de gauche), et la proximité avec les faibles. Pourquoi un journaliste, si talentueux, gâche-t-il autant sa plume à la recherche des « secrets » des « grands » (François et Valérie, Nicolas et Carla, etc.), à la défense « des petits » et de leurs « icônes » : Che, Fidel, Chavez, contre les « les ogres » ? Il s’acharne avec panache contre « l’empoisonneuse » : Valérie Trierweiler. Que de talent gaspillé ! Que d’énergie perdue, qui pourrait être consacrée au combat contre le péril du « populisme » de gauche et « les dictateurs » de gauche, contre ces « grands récits »  qui structurent sa mémoire des peuples : les révolutions, les guérillas, les « libertadors », les gouvernements progressistes, les résistances à l’impérialisme des Etats-Unis... !

On sait depuis longtemps que Raffy aime Cuba, Fidel, le Che... comme on aime le steak, bien saignant, avec cette haine froide, calculée, cynique, des champions « libéraux » de la « révolution conservatrice », des droits de l’homme creux, élastiques, et à géométrie variable, jusque dans les travers. Serge Raffy ne loupe aucun « anniversaire », pour nous resservir, en tranches aguicheuses, sa biographie de 2003 « Fidel l’infidèle », le traitre, l’apostat, lui, le dernier des géants, un livre que François Hollande n’aurait parrrait-il pas aimé à l’époque, mais qui ne l'a pas dissuadé de se rendre à Cuba (malin et pragmatique, le « président normal »), business économique et politique obligent. Mais rassurez-vous, cette fois-ci, c’est la dernière. Le dossier de l’Obs s’intitule « Les derniers secrets du Che » ... par Madame Irma, sans doute.


Plus sérieusement et trêve maintenant de plaisanterie.

Le dossier Cuba paru dans L’Obs du 27 juillet 2017, si médiocrement racoleur, relève plus de l’invention littéraire et de « l’histoire complot » que d’une réflexion sur la vie et la pensée de Che Guevara, ce penseur marxiste de premier plan. Voilà ce que Raffy, entre autres, veut évacuer. Che serait un rebelle dur, « mystique », parfois sympathique, mais dépourvu de cause, d’idéologie. Un bourlingueur. Serge Raffy a le droit, comme tout un chacun, d’avoir un point de vue sur tout ce qu’il veut. Mais qu’il nous dise clairement d’où il parle, où il se situe... Le dossier de « L’Obs » repose sur des affirmations péremptoires, des « raffyrinades », des contre-vérités, des rumeurs, des ragots, de la boue qui tourne en rond depuis 1967. Tous les historiens devraient apprécier la dernière trouvaille de Raffy : Fidel aurait monté de toutes pièces « l’incroyable supercherie sur la légende de la Sierra Maestra », il aurait trompé son monde, à commencer par les « intellectuels », dont Raffy, en faisant croire à ses « chimères ». Pourquoi les avoir crues alors ? Le ressentiment est d’autant plus acerbe qu’ils se sont sentis dupés...

En vrac, quelques « raffyrinades », relevées dans l’Obs :
1/ « l’ » exécution (du Che) par la police bolivienne », selon Raffy.
En fait, c’est un sous-officier de l’armée, Mario Teran, qui est chargé de le mitrailler, de l’assassiner, après sa capture, blessé ; Che attend, une nuit durant, prisonnier dans la petite école du village de La Higuera. On promet à Teran un voyage aux Etats-Unis. Le Che était traqué depuis des semaines, encerclé par des agents de la CIA, par les troupes spéciales boliviennes (Les « Bérets verts »), formées par des instructeurs nord-américains présents sur le terrain.

2/ la guérilla en Bolivie : pour Raffy : « une vingtaine de « desperados », en majorité « Cubains », proches du Che depuis la « Sierra ». C’est faux... la majorité sont des Boliviens.
Et puis le climax !! A mourir de rire : Che Guevara voulait (paraît-il) fonder une « Union des Républiques socialistes d’Amérique latine ». Celle-là, Raffy est allée la chercher loin !!
En fait, le maquis, rassemblait au plus haut une cinquantaine de guérilleros, dont 17 ou 18 Cubains. La majorité des guérilleros étaient des Boliviens, et le groupe nullement des « desperados », mais des combattants très aguerris et politiques, porteurs du projet anti-impérialiste, internationaliste, de la révolution cubaine. Ils ont enduré les pires épreuves. La visée du Che, comme celle de Bolivar, de Marti, était continentale et la base de Ñancahuasu destinée à former des guérilleros vers l’Argentine, le Pérou... mais de là à vouloir créer une URSS latino-américaine, il y a la distance qui sépare la raison de la déraison, du fantasme.

3/ Che était considéré en Bolivie par les paysans comme « un bandit des grands chemins ».
En fait, les paysans boliviens, qui gardaient quelques miettes de la Révolution de 1952, collaborèrent peu avec le Che, c’est vrai (barrière culturelle, peur, etc.). En 1967, le régime bolivien était une dictature militaire, celle du général Barrientos. Che pouvait apparaître comme un guérillero, un révolutionnaire « étranger », mais nullement comme « un bandit ». C’est prendre les paysans boliviens pour des imbéciles.

4/ « l’escapade pékinoise du Che », sur décision personnelle, afin de rencontrer Chou en Laï.
Comment peut-on imaginer une seconde que Che ait pu voyager à Pékin sans information ou/et accord du « Comandante en chef »? C’est inventer des affrontements, des ruptures imaginaires. Che et Fidel, globalement sur la même longueur d’onde, partageaient les mêmes approches... mais il était difficile à Fidel, étant donnée sa position, d’avoir la même liberté de ton et de contenu que le ministre Che. Che s’amuse lui-même de la réputation de maoïste et de trotskiste que certains lui font. Lors de son dernier voyage en Chine, début 1965, les Chinois le battent froid, et n’annonceront sa mort que longtemps après octobre 1967.

5/ Au retour du Séminaire d’Alger (février 1965, où il prononça une critique implacable du modèle et de l’attitude soviétiques) : un entretien houleux (avec Fidel) qui aurait duré deux jours
« les deux hommes en vinrent quasiment aux mains » (source : Maria la femme de ménage cachée dans une armoire, ou Serge Raffy écoutant par le trou de la serrure ?) Cette thèse de « la rupture » avec Fidel, qui se débarrasse « d’un rival », de surcroît belle gueule, est contredite par toutes les déclarations des deux hommes, de Mexico à la mort de Fidel.
« Le dialogue Che-Fidel, une alchimie révolutionnaire féconde, a connu des tensions, parfois des divergences, mais jamais de rupture (...), de mise à l’écart du Che, comme des voyeuristes l’écrivent sans preuve » (Jean Ortiz, Vive le Che !, p. 219), sans mesurer la force des liens de confiance, d’empathie, d’admiration, qui unissaient les deux hommes.
Che se trouvait déjà en Bolivie lorsque « Granma », en mars 1967, publia quatre éditoriaux contre la bureaucratie ; de même lorsque se tint à La Havane la conférence Tricontinentale (avril 1967), présidée par Fidel, et lors de la première Conférence de l’OLAS, en juillet 1967... Che a choisi la Bolivie de son plein gré, ce pays « maillon faible ». Il avait annoncé à Fidel, dès l’entraînement au Mexique, que lorsque la révolution l’aurait emporté à Cuba, il rejoindrait « d’autres terres » pour y continuer le combat. Fidel a consacré d’importants moyens à la mise en place de la guérilla en Bolivie. Dans le ravin du Yuro, début octobre 1967, rien n’était possible pour sauver le Che.

6/ « Che est un mystique au caractère « suicidaire, sacrificiel » Il a « une conception religieuse du pouvoir »
(source : archevêché de La Havane ? ou  Docteur Freud ?) Bref un Che raffyriné, un Che de « zarzuela », d’opérette, un Che relevant de la psychiatrie lourde. Il suffit de lire les textes du Che, les témoignages de ses compagnons, d’être attentif à ses hauts faits du maquis, à son courage inouï, pour comprendre que Che éduque par son exemple, qu’il risque la mort par conviction politique sans compromis, qu’il assume un engagement total porté par l’intime certitude que la lutte peut être victorieuse.

7/ « le camp de Segundo Cazalis » : « un centre de réhabilitation pour ouvriers et paysans ».
Les rumeurs venues du camp prétendaient que le Che y formait « par le cachot et la privation de nourriture », des « hommes neufs », une nouvelle catégorie de prolétaires : « les esclaves ouvriers ». Ce terrible camp là, il semble que seul Serge Raffy le connaisse, mais il ne le situe pas. Des biographes de premier plan comme l’Américain Jon Lee Anderson, Pierre Kalfon, Taibo Segundo, n’en font pas état.
Che ministre combat durement l’absentéisme, la bureaucratie, la corruption parmi le personnel , à commencer par les vice-ministres, les « petits chefs », les cadres... Aux coupables de négligence ou de petits délits, Che impose des sanctions disciplinaires : du travail manuel durant quelques semaines dans un « camp de travail » à Guanahacabibes, à l’extrême ouest de Cuba, à 94 km de Pinar del Rio.  Les sanctionnés qui acceptent  de venir couper la canne reviennent ensuite à leur poste de travail au Ministère de l’Industrie. Ceux qui refusent cette sanction par le travail seront livrés à la justice ordinaire, mais ne retrouveront pas leur emploi au terme de leur condamnation.  
Le camp ferme en 1965 lorsque le Che « disparaît ». Dans ce camp, le travail et la discipline s’avéraient durs, mais il est malhonnête d’en faire quasiment un camp de concentration.

Approximations :
8/ pseudonyme en Congo « Tato »
En réalité « Tatú »

9/ « Son corps est exposé sur la place publique dans la commune de Vallegrande » ...
Non, sur une paillasse à la laverie du petit hôpital de Vallegrande


Le mensonge ultime :
10/ « il (Che) a ordonné l’exécution d’une centaine d’opposants » lorsqu’il dirigeait la forteresse du port de La Havane. Ah ! « le boucher de La Cabaña ».
Ce bobard va tourner en boucle. Lorsque le Che rentre avec sa colonne à la Havane, Fidel le nomme chef militaire de la forteresse (La Cabaña) qui défend l’entrée du port. C’est ici que vont avoir lieu les procès, certes rapides, mais légaux, de « l’épuration ». Dans les premiers jours de la victoire, le peuple cubain se fait justice par lui-même contre des criminels de guerre, des sbires, des tortionnaires, des « bêtes ». Il se venge des bourreaux. La France a connu cela, l’épuration, à partir de l’été 1944, contre les « collabos », les miliciens, les fascistes français. Entre 10 000 victimes, hypothèse basse et près de 112 000 (enquête de gendarmerie de 1948). A Pamiers, par exemple, dans l’Ariège, les cinq premiers jours de la Libération, le 18 août 1944, un « tribunal du peuple », improvisé, condamne à mort 42 collabos de Vichy. La dictature de Batista (1952-premier janvier 1959) relevait du régime terroriste. Chacun peut consulter la presse de l’époque et se faire une opinion. Parler « d’opposants » exécutés relève d’un ignoble détournement historique. 20 000 morts victimes de la terreur d’Etat batistienne, pour environ 6 600 000 habitants fin 1958. Une proportion faramineuse.
Près de 500 criminels, jugés par des tribunaux constitués, selon l’urgence du moment, sont exécutés. La peine de mort avait été rétablie par le dictateur Batista. La colère populaire grondait. Les lynchages se multipliaient. Fidel Castro met rapidement fin à « l’épuration sauvage » et exige que les procès des bourreaux soient les plus normaux possibles dans une situation de totale anormalité. Jorge Castañeda, le biographe mexicain du Che, devenu néo-libéral après avoir été communiste, écrit dans La vida en rojo (1997) : « il n’y eut pas de bain de sang : (   ) ce qui est surprenant, c’est que le nombre des morts soit resté si petit » (p. 183)

Pour salir, criminaliser, les grandes figures de l’histoire des peuples, les révolutionnaires, encore faudrait-il s’appuyer sur autre chose que des a priori idéologiques, des approximations partisanes, de la haine fermentée.

Jean Ortiz



vendredi 17 février 2017

Mémoire de Guernica ou spéculation immobilière ?


Le Grenier du 7 de la Rue des Grands-Augustins, à Paris, est le lieu où Picasso a peint Guernica, protestation contre le bombardement de la ville par l'aviation nazie au service de Franco et œuvre majeure du 20°siècle. Aujourd'hui, le lieu est menacé par un projet de résidence hôtelière de luxe porté par la Chambre des Huissiers de Justice de Paris (CHJP).
Le Conseil national pour l’Education artistique (CNEA) a obtenu que le lieu soit inscrit à l'inventaire des Monuments historiques. 
Mais la Mairie de Paris vient 
de délivrer le permis de construire

Manifestons notre indignation auprès de la Mairie de Paris.


vendredi 27 janvier 2017

CAUCHEMAR

Quand le cauchemar devient réalité ...
C’est ce qui se passe depuis l’élection de Donald Trump… 

Et ce cauchemar, n’est pas seulement celui des Américains. Il risque d’être un cauchemar pour chacun d’entre nous, en Amérique latine, mais aussi en Asie, en Océanie, en Afrique et  pour nous Européens, pour nous, Français 

Sauf si nous  ne le laissons pas faire. Ne nous contentons pas d’applaudir les Américains qui se dressent contre  ce Docteur Folamour  Participons à cette lutte. Ne laissons pas le cauchemar devenir réalité.

C’et un combat qui  nous concerne tous. Et il est , au sens propre du terme, vital.