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mardi 15 avril 2025
dimanche 16 septembre 2018
POUR UN NOUVEL INTERNATIONALISME
FÊTE DE L'HUMANITÉ 2018
Leïla Shahid : « les Palestiniens ont besoin de solidarité internationale »
Face à la violence d’Israël contre la population palestinienne, Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l'U.E., en appelle à la solidarité internationale, à l’occasion de l’inauguration du Village du Monde de la Fête de l’Humanité.
Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité
Ahed Tamimi, la jeune militante devenue une icone mondiale de la résistance palestinienne, lance un appel aux jeunes de France à la Fête de l'Humanité.
AMINATA TRAORÉ : "UN AUTRE REGARD SUR L'IMMIGRATION "
A la Fête de l'Humanité, l'ancienne ministre de la culture du Mali, Aminata Traoré, exhorte les européens à porter un autre regard sur l'immigration et sur l'Afrique.
MAURICE AUDIN, ENFIN !
61 ans après, la France vient enfin de reconnaître le meurtre du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, en 1957 à Alger. Un point de départ pour élucider d'autres crime commis par l'État français en Algérie. La Fête de l'Humanité lui a rendu bel hommage en inaugurant une place à son nom.
vendredi 18 mai 2018
Vous êtes un État terroriste
Si j'étais Gazaoui...
"Vous êtes un État terroriste dans votre comportement". M. Edelstein, président de la Knesset (parlement israélien), a été fortement interpellé devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale ce mercredi 16 mai.
« Nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien »
PIERRE STAMBUL, MEMBRE DU BUREAU NATIONAL DE L'UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX
MERCREDI, 16 MAI, 2018
HUMANITE.FR
Déclaration de Pierre Stambul (UJFP) suite à la manifestation pour Gaza qui a eu lieu à Marseille, hier, mardi 15 mai.
Ont appelé à ce rassemblement : BDS Marseille, Palestine 13, UJFP, FUIQP 13, Rouge Vif, LDH, CGT 13, POID 13, ICCEM, AMFP Aubagne, FSU 13, PCF 13, Mut Vitz.
Il y a exactement 70 ans, c’était la Nakba, le nettoyage ethnique, l’expulsion programmée et réalisée par la violence de la majorité du peuple palestinien de sa terre, la transformation de ce peuple en peuple de réfugiés. Depuis, on a promené les Palestiniens avec un pseudo « processus de paix » qui a essentiellement servi à permettre aux gouvernements israéliens successifs d’accélérer le rouleau compresseur colonial, d’exiger de l’occupé qu’il assure la sécurité de l’occupant et de fragmenter un peu plus la Palestine. Les dirigeants sionistes ont toujours rêvé de transformer les Palestiniens en Amérindiens du Proche-Orient, enfermés dans leurs réserves. Les Palestiniens ne demandent pas la lune : ils aspirent à la liberté (fin de l’occupation, de la colonisation et du blocus de Gaza, destruction du mur, libération des prisonniers), à l’égalité des droits et à la justice : le droit au retour des réfugiés et de leurs descendants chez eux. Le crime fondateur de cette guerre, c’est la Nakba. Le droit au retour des réfugiés est logiquement devenu la revendication emblématique. Gaza est une prison à ciel fermé, bouclée par terre, par mer et par mer. 65% de la population a moins de 25 ans et n’est jamais sorti de cette cage de 40 Km sur 10. Je suis juif. Mon père a été déporté et ma famille maternelle exterminée. Gaza n’est pas un camp d’extermination, mais c’est incontestablement un camp de concentration. L’occupant tire impunément sur une population désarmée qui s’approche des grilles de ce camp. N’écoutez pas les balivernes sur le Hamas qui manipulerait Gaza : c’est toute la société civile qui manifeste son refus d’être en cage et son aspiration au retour. Il y a 70 ans, les sionistes proclamaient la création d'un État juif dont tous les textes, dès le départ, ont été discriminatoires contre les non-juifs : discrimination au travail, au logement et à la possession de la terre pour la petite minorité qui a échappé à l’expulsion. Et pour les expulsés, confiscation de la terre, destruction de plusieurs centaines de villages palestiniens dont les traces ont été effacées et violation flagrante de la résolution 194 de l’ONU sur le retour de ces réfugiés. Dès sa fondation, Israël s’est comporté en Etat voyou impuni. 70 ans plus tard, il était logique qu’Israël ait un gouvernement fascisant du même type que ce que la France aurait eu si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie. Les mots qui caractérisent Israël sont racisme et apartheid. Les criminels Nétanyahou, Lieberman, Bennet, Shaked se croient invulnérables parce qu’un soudard, Donald Trump, est au pouvoir à Washington et a transféré son ambassade à Jérusalem. Ces criminels ont annoncé qu’ils allaient faire un bain de sang à Gaza et ils l’ont fait : 59 morts hier, près de 150 depuis le 30 mars. Ils ont tiré sans vergogne sur des manifestants désarmés. L’utilisation systématique d’armes terribles transforme les blessés qui ont survécu en estropiés à vie. Ils croient que le rapport de force leur permet tout. Nous allons leur montrer le contraire. Avec la rage et la colère contre ces criminels impunis, nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien parce que ce qui se joue là-bas, c’est l’avenir de l’humanité. L’État d’Israël est devenu un laboratoire de l’enfermement et de la surveillance des populations jugées dangereuses. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité viennent d’être commis. Ils étaient annoncés à l’avance et aucun grand de ce monde n’a essayé de les empêcher. La communauté internationale accepte qu'il n'y ait pas d'enquête indépendante. Nous exigerons sans relâche que les responsables de ces crimes soient jugés et condamnés. Nous allons généraliser le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël tant qu’il ne se conformera pas au droit international. Nous allons porter notre effort contre les complices du crime en cours : les différents gouvernements français appuient le gouvernement israélien, coopèrent avec lui y compris sur le plan militaire, et essaient de criminaliser le BDS. C’est à nous, société civile, de les obliger à cesser cette complicité et à sanctionner Israël. Nous devons aussi dénoncer les alliés de Nétanyahou. Trump bien sûr qui met le feu à la planète mais aussi les dirigeants de pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte) dont le comportement est un coup de poignard dans le dos des Palestiniens. Parce que je suis juif, je terminerai en m’adressant aux Juifs de France : vous craignez une montée de l’antisémitisme ? Rompez clairement avec une politique israélienne qui n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens. Elle nous met sciemment en danger et est suicidaire. Renouez avec la longue tradition juive qui a considéré que la lutte pour notre émancipation passait par l’émancipation de toute l’humanité. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».
Proche-orient. Trump et Netanyahou, dangereuse association de pyromanes
Alors que Washington justifie le massacre de lundi, à Gaza, par le droit d’Israël à « se défendre », des voix s’élèvent dans le monde pour condamner la sanglante agression de manifestants palestiniens pacifiques. La France et l’UE doivent sortir de leur passivité.
L’inauguration de la représentation des États-Unis à Jérusalem, qui viole tous les accords internationaux, a donné lieu à un nouveau carnage de la part des soldats israéliens à la frontière de Gaza. On compte des dizaines de morts.
Les deux hommes sont des habitués des coups de force contre la communauté internationale. Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont fait célébrer en grande pompe, hier, l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. En dépit des accords survenus sous l’égide de l’ONU à la fin de la guerre des Six-Jours, en juin 1967, ils entendent ainsi enterrer tout espoir de solution véritable, avec Jérusalem-Est comme capitale d’un État palestinien.
Face à « cette gifle », selon l’expression de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, des milliers de Palestiniens ont manifesté leur colère aux frontières des territoires occupés. Au nord de la bande de Gaza, l’armée israélienne n’a pas hésité à poursuivre le carnage entamé ces dernières semaines contre des manifestants généralement désarmés, venus depuis fin mars hurler leurs souffrances de vivre dans cette prison à ciel ouvert. Une cinquantaine de morts ont été ainsi ajoutés à la déjà trop longue liste des victimes, doublant quasiment en une seule journée leur nombre total. Sans compter ces centaines blessés, souvent avec armes de gros calibres, qui vont devoir endurer les pires séquelles.
Des pacifistes israéliens se sont associés aux manifestations
Le président états-unien, qui avait annoncé sa décision de déménager l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem dès son entrée en fonction, en 2017, a fait accélérer la manœuvre pour que l’événement coïncide symboliquement avec le 70e anniversaire de la naissance d’Israël. Quitte à user de locaux consulaires anciens plutôt exigus et pas franchement préparés à ce nouveau mode d’emploi. Mais, quelques jours seulement après que le locataire de la Maison-Blanche est sorti de l’accord sur le nucléaire iranien, il a voulu signifier, en comblant toutes les attentes de son compère israélien, sa détermination à légitimer leur doctrine de la force comme unique moyen de résoudre les problèmes du Moyen-Orient.
Les officiels israéliens justifiaient le massacre, comme le fit hier matin par anticipation l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin-Noun. Devant le micro complaisant d’une radio française, elle a martelé la nécessité de « combattre le Hamas » (aux commandes à Gaza), en arguant que Paris l’avait « placé lui-même sur sa liste des organisations terroristes ». « Comme si l’organisation islamiste ne constituait pas la pure expression politique du désespoir des Palestiniens », dénonçaient hier en substance ces pacifistes et autres militants israéliens des droits de l’homme qui ont eu le courage de s’associer aux manifestations de protestation. L’organisation Gush Shalom (la Paix maintenant) déplorait ainsi, à juste titre, « le show messianique de Trump et Netanyahou », qui pourrait « mettre le feu à la ville de Jérusalem ».
Les nationalistes israéliens entendent empêcher à tout prix l’émergence d’une solution à deux États. Le terme « Jérusalem, capitale indivisible et éternelle d’Israël », maintes fois répétés hier par les orateurs venus inaugurer la nouvelle représentation de Washington, renvoie à un autre élément de langage utilisé par les nationalistes israéliens : « Eretz Israël », la terre promise. Soit la « Judée-Samarie » – traduisez la Cisjordanie des territoires occupés palestiniens – englobée dans le périmètre d’un grand Israël auquel œuvrent de front les colons et cette extrême droite locale qui a, de fait, investi le pouvoir israélien.
Tout au déploiement de sa « stratégie du deal » pour chambouler l’ordre politique et économique mondial au profit des États-Unis, Donald Trump passe aux travaux pratiques en torpillant les efforts déployés depuis des années par l’ONU et la communauté internationale. En agissant, pour la Palestine, comme il l’a fait en se retirant de l’accord sur le nucléaire iranien. À ce niveau, l’irresponsabilité n’est plus une tare diplomatique, elle devient une partie de la doctrine.
Parmi les représentants de Washington présents hier à l’inauguration de l’ambassade, le secrétaire au trésor, Steven Mnuchin, comme le gendre de Trump, Jared Kushner, et sa fille Ivanka ne semblent pas moins agités par une exaltation, aux relents métaphysiques, religieuse que ne le sont leurs amis israéliens. Les « évangéliques », très nombreux aux États-Unis et très présents dans l’électorat de Trump, sont persuadés que la restauration de l’Israël d’il y a 2 500 ans constituerait l’annonce d’un retour imminent du messie. Plus grave, le vice-président Mike Pence est un des ardents promoteurs de cette foi évangéliste. Pas moins de 81 % de ses adeptes ont soutenu Trump lors de la présidentielle de 2016.
L’Autorité palestinienne, qui dénonçait hier « le bain de sang israélien à Gaza », lançait au même moment un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle fasse cesser l’escalade engagée par Trump et Netanyahou. Si les deux acolytes entendent faire bouger les lignes sur les dossiers du Proche et du Moyen-Orient, ils n’avaient convaincu que deux États, le Guatemala et le Paraguay, à déménager à leur tour leur ambassade à Jérusalem. Une bien maigre moisson, puisque ces deux pays affichent, de longue date, une proximité si ce n’est une tradition à se soumettre aux desiderata de Washington.
Significativement, les seuls pays de l’Union européenne à avoir accepté de participer hier aux agapes de la nouvelle ambassade sont ceux où les nationalistes et l’extrême droite sont au pouvoir ou participent aux affaires, comme la Hongrie, l’Autriche, la République tchèque ou la Roumanie. Les autres ont boudé, comme la France et l’Allemagne, l’invitation envoyée par le premier ministre israélien. Mais il faudra bien davantage que ces signes de Paris et de Berlin ou leurs appels « à la retenue » pour contenir l’offensive du couple Trump-Netanyahou et empêcher la poursuite d’une fuite en avant qui pourrait mettre le feu à toute la région, voire bien au-delà, compte tenu des alliances militaires des uns et des autres, notamment en Syrie.
Le nationalisme des Trump et Netanyahou : une destabilisation de l’ordre mondial
La stratégie des deux docteurs Folamour n’est pas sans alimenter des contradictions, voire des craquements au sein de leur propre camp. Alors que le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, confirmait sa soumission à Washington en se détournant de plus en plus des Palestiniens, qu’il accuse de « se plaindre » tout en étant incapable de s’asseoir « à la table de négociations », le président turc, Recep Tayyip Erdogan, fait mine, lui, d’endosser résolument les habits du défenseur de la cause palestinienne. Soucieux de prendre un certain leadership dans le monde arabo-musulman, il s’est fait très virulent hier en déclarant que les États-Unis avaient perdu « leur rôle de médiateur » dans la région et qu’ils portaient « une grande part de responsabilité dans le massacre de Gaza ».
Le nationalisme des Trump et Netanyahou crée ainsi des tensions avec l’homme fort d’Ankara, qui joue lui-même de la fibre nationaliste en s’appuyant ouvertement sur la nostalgie de la puissance ottomane au Moyen-Orient. Seulement, Erdogan est aussi à la tête d’un pays qui constitue l’un des principaux piliers de l’Otan dans la région. À force de vouloir déstabiliser l’ordre mondial, on en vient à renforcer tous les apprentis sorciers. Même ceux figurant a priori dans son propre camp.
Journaliste
samedi 14 avril 2018
Syrie : Non, non et non !
LA PAIX, RIEN QUE LA PAIX
Monsieur le Président Emmanuel Macron
se présente comme jeune, nouveau, moderne.
Où peut bien être la modernité dans l'utilisation contre un état quel qu'il soit de l'aviation française, sans en avoir informé le parlement, contre l'avis de l'ONU, sans n'avoir rien vérifié, sans attendre le travail sur place de la délégation de l'OIAC,
par suivisme de l'OTAN ?
par suivisme de l'OTAN ?
Où peut bien être la modernité en suivant les méthodes de Sarkozy en Libye qui a laissé ce pays aux mains des djihadistes avec nos armes, ou Hollande et son ministre de l'époque qui en Syrie se sont empressés de livrer des armes aux intégristes musulmans, ou plus loin les antis-indépendantistes français au Vietnam ,en Algérie, ou encore plus loin en copiant les machos, du moyen âge à la guerre de 14/18, qui confondent les armes avec leurs sèxes.
Non Monsieur le Président, il ne suffit pas d'être jeune beau et riche, pour être intélligent et moderne.
Vous n'êtes qu'un homme ringard (il n'y a pas d'âge pour cela)
qui comme Monsieur Trump ou Madame Mey faites la guerre pour détourner l'attention de vos peuples sur les désastres de vos choix économiques, en réprimant à coups de CRS les jeunes étudiants (ceux là mêmes que vous voulez séduire) ou encore en cherchant l'affrontement avec les salariés de la SNCF pour mieux supprimer tout le secteur public en France.
Vous êtes vieux, d'un autre siècle, NOUS nous avons besoin de modernité et surtout pas de vos leçons condescendantes.
La Paix, rien que la Paix, c'est celà la modernité.
Henry
HUMANITE.FR
Syrie. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni
jouent avec le feu et la guerre
Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à "insulter le président russe", un acte qui sera suivi de conséquences, a averti vendredi l'ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov. "Nous avions averti que de tels actions appelleraient des conséquences", a écrit le diplomate dans un communiqué. "Nos mises en garde ont été ignorées", a-t-il déploré, peu après que les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont déclenché des frappes contre le régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils.
Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad. L'état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale. Londres a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow. Les Etats-Unis ont tiré des "types de munitions divers", dont des missiles de croisière Tomahawk. D'après Fox News, des bombardiers à long rayon d'action B-1 ont aussi été engagés. Le ministre américain de la défense Jim Mattis a précisé que les forces américaines avaient employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs. La défense anti-aérienne syrienne est elle entrée en action mais aucune perte humaine n'a été à déplorer côté américain, selon le Pentagone.
Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, "où le régime est supposé conserver des armes chimiques". Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques". Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des centres de recherche scientifique, "plusieurs bases militaires" et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles. La télévision d'Etat syrienne a rapporté des "informations" selon lesquelles un "centre de recherches" dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. La télévision d'Etat syrienne a affirmé que des missiles avaient été "interceptés" à Homs.
Les États-Unis, la France et la Grande Bretagne amé ont selon le Pentagone pris soin d'éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays. Ce que les autorités ont confirmé.
Le communiqué publié samedi par l'Elysée précise que "la France et ses partenaires reprendront, dès aujourd'hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d'un mécanisme international d'établissement des responsabilités, prévenir l'impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien".
"Depuis mai 2017, les priorités de la France en Syrie sont constantes : terminer la lutte contre Daech, permettre l'accès de l'aide humanitaire aux populations civiles, enclencher une dynamique collective pour parvenir à un règlement politique du conflit, afin que la Syrie retrouve enfin la paix, et veiller à la stabilité de la région", insiste-t-il avant d'ajouter: "je poursuivrai ces priorités avec détermination dans les jours et les semaines à venir".
Le chef de l'Etat annonce aussi que, conformément à la Constitution, "le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger".
"Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste", a écrit sur Facebook la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent "au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique", a-t-elle déclaré. Elle se référait au fait que les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont repris ces derniers mois une grande partie des territoires qui étaient tenus par les groupes rebelles.
L'opération conjointe a eu lieu une semaine après l'annonce d'une attaque chimique à Douma, près de Damas, attribuée par les Occidentaux aux forces gouvernementales et qui aurait fait plus de 40 morts. Maria Zakharova a déclaré que des médias occidentaux portaient une certaine responsabilité dans les frappes, dans la mesure où la Maison Blanche a déclaré s'appuyer notamment sur "de nombreuses sources dans les médias" pour justifier sa conviction de la culpabilité du pouvoir syrien. "Les médias américains et d'autres médias occidentaux doivent comprendre leur responsabilité dans ce qui vient de se passer", a dit la porte-parole russe.
L'Iran, principal allié régionale de Damas, a mis en garde samedi contre les "conséquences régionales" des frappes ciblées menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie tout en les condamnant "fermement".
"Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont menée cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires, selon son canal Telegram.
Tout en reconnaissant que l'attaque chimique présumée attribuée au régime de Damas était une "abomination", certains élus démocrates, comme le sénateur Tim Kaine, considèrent que les frappes lancées dans la nuit de vendredi à samedi sont illégales. "La dernière chose que le Congrès devrait faire est de donner un chèque en blanc à ce président pour guerroyer contre n'importe qui, n'importe quand. Nous devons mettre des limites claires avant qu'il ne commence une autre guerre", a dit M. Kaine, qui fut candidat à la vice-présidence des Etats-Unis en 2016, en "ticket" avec Hillary Clinton. "Aujourd'hui, c'est une frappe contre la Syrie - qu'est-ce qui l'empêchera ensuite de bombarder l'Iran ou la Corée du Nord ?", a-t-il ajouté. À l'inverse, des élus républicains se sont félicités de la décision d'engager des frappes.
Syrie une nouvelle escalade guerrière sans espoir (PCF)
14/04/2018 - PCF
Après le très probable bombardement chimique particulièrement ignominieux effectué par le régime syrien sur la population de la Ghouta, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France viennent de réaliser une attaque punitive contre plusieurs sites qu' ils ont identifiés comme étant les centres de production d’armes chimiques du régime.
L’engrenage d’actions militaires unilatérales et illégales vient donc de connaître une nouvelle escalade guerrière sans que cela ne puisse ouvrir le moindre espoir de règlement du conflit syrien. L’ONU a été une nouvelle fois mise hors jeu. Les trois pays qui ont frappé cette nuit prétendent envoyer un message de fermeté et de force du « camps occidental " contre la Syrie , et aussi contre son allié, la Russie. Ce faisant, la France joint son action à celle de Donald Trump qui est le premier à bafouer le droit international, comme il vient de le faire dans le conflit israélo-palestinien. La France parle de fermeté quand elle n’en affiche aucune face à l’entrée de l’armée turque sur le territoire d’Afrine, ni face à sa politique de nettoyage ethnique contre la population kurde.
Le message de la France continue ainsi de se brouiller et de perdre toute efficacité politique dans cette région si sensible.
Le Président de la République a annoncé une discussion au Parlement ...après le déclenchement de l’intervention de nos forces armées -une pratique impensable dans d’autres pays qu’on nous cite si souvent en exemple, comme l’Allemagne ! Il est nécessaire que ce débat permette au moins d’exiger un changement de cap pour notre politique internationale au Proche-Orient, afin que la France œuvre enfin pour un règlement politique global de tous les conflits de la région qui mettent en danger la paix dans le monde. L’après Daesh ne doit pas transformer la Syrie en un champ de manœuvre et de partage au service des logiques des grandes puissances. Le PCF soutient l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres pour la tenue d’une conférence internationale de règlement politique et de paix pour la région sous l’égide de l’ONU.
Parti Communiste Français,
vendredi 16 mars 2018
ARRETEZ UN MASSACRE
Erdogan + Daech
et le silence assassin des occidentaux
=
Urgence pour Afrin
Mardi 13 mars, Pierre Laurent a interpellé le gouvernement Français sur Afrin, cité kurde en Syrie, victime des efforts conjoints de Erdogan et de Daech pour la faire tomber. Il y a urgence que la France intervienne pour empêcher un massacre.
Syrie. Afrin meurt dans le silence du monde
Les bombardements turcs ont touché des zones proches de l’hôpital hier après-midi. La population craint l’entrée des djihadistes dans la ville, synonyme de viols et d’égorgements. Des habitants témoignent pour l’Humanité.
Les habitants du canton d’Afrin et les forces de défense résistent depuis maintenant cinquante-cinq jours à l’invasion de l’armée turque épaulée de ses supplétifs djihadistes. Cinquante-cinq jours de bombardements massifs, de destructions, de morts et d’exactions perpétrées par les anciens membres de Daech, du Front al-Nosra (al-Qaida) ou de brigades islamistes qui sévissaient à Alep-est, reconvertis au sein de l’Armée syrienne libre (ASL). Hier, en milieu d’après-midi, le pilonnage a été intense. Les zones autour de l’hôpital ont été touchées. Des dizaines d’obus et de roquettes se sont abattues, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés. « Depuis une semaine, la situation est particulièrement critique, explique Nergiz Afrin (un pseudonyme pour éviter toutes représailles turques) du centre d’information Résistance Afrin. L’État turc a complètement bloqué l’alimentation en eau de la ville. Le barrage de Meydanki, principal réservoir d’eau d’Afrin, a été bombardé, tout comme le réservoir de Metina. De plus, les antennes de téléphonie mobile sont systématiquement détruites, isolant totalement de nombreuses familles. »
Une situation sanitaire qui s’aggrave
200 000 personnes ont fui cette avancée, laissant tout derrière elles, n’emportant que les simples vêtements qu’elles portaient. Beaucoup ont trouvé refuge dans la ville d’Afrin et sont maintenant prises au piège, comme le montrent les témoignages que nous publions (lire ci-contre). Elles seraient actuellement près d’un million.
Le conseil social de la ville tente de faire face malgré les bombardements incessants. Les écoles servent maintenant de dortoirs. L’eau, rationnée, est distribuée, de même que de la nourriture. Seules quelques épiceries sont ouvertes, plus rien ne fonctionne. La situation sanitaire s’aggrave. Il n’y a pas assez de personnels pour soigner les blessés et plus assez de médicaments. La solidarité s’organise néanmoins et des familles en accueillent d’autres. Elles sont trois, cinq, voire dix à tenter de survivre dans la même maison. Malgré cela, ils sont très nombreux à dormir, avec leurs enfants, dans les ruines, dans le froid et les dangers de la nuit. 250 civils ont été tués depuis le début de l’offensive turque, le 20 janvier. Mardi, un enfant de 14 ans a péri lors d’un bombardement sur le district d’Eshrefiye. « Les bombardements et la proximité des islamistes inquiètent particulièrement la population, note Nergiz Afrin. Les gens connaissent très bien les pratiques de ces djihadistes. Les habitants sont sûrs que s’ils entrent dans la ville ils seront massacrés, violés et égorgés. Cette peur qui ne cesse de monter parmi les civils est terrible. »
Depuis hier, le danger est encore plus pressant. Il est aux portes. Mercredi matin, le président turc, Recep Erdogan, lançait, matamore : « J’espère, si Dieu le veut, qu’Afrin sera complètement tombée d’ici ce soir. » La résistance populaire l’a forcé à revenir sur ses propos, parlant, par la suite d’Afrin « totalement encerclée ». Redur Khalil, un porte-parole des YPG (unités combattantes kurdes), avait immédiatement réagi après la première déclaration du chef de l’État turc : « Il semble que le président (…) Erdogan rêve éveillé en parlant d’une chute d’Afrin ce (mercredi) soir. » La seule route encore ouverte est néanmoins sous le feu turc et tout convoi, civil ou militaire, qui tente de l’emprunter devient une cible.
Des convois de solidarité sont parvenus jusqu’à Afrin ces derniers jours, emmenant des centaines de personnes de Cizre (Turquie) ou de Kobané, plus à l’est. Une délégation de représentants politiques et religieux est arrivée du Kurdistan d’Irak. Pourtant, les habitants se sentent trahis, lâchés par une communauté internationale qui avait pourtant applaudi devant leur courage et leur victoire face à Daech, en janvier 2015, à Kobané. La France parle un peu mais n’agit toujours pas. Alors que les massacres se poursuivent à Afrin, l’Union européenne annonce une deuxième enveloppe financière de 3 milliards d’euros pour aider la Turquie à accueillir les réfugiés syriens sur son sol ! Quant au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, il plastronne une fois avec les représentants de la Russie, une fois avec ceux des États-Unis, certain de son impunité. Pis, mardi, il a annoncé que les chefs de la diplomatie turque et américaine allaient se rencontrer le 19 mars, à Washington, pour étudier l’évacuation des combattants kurdes de Manbij – où stationnent les troupes américaines. Pour les Kurdes, la trahison est totale, dans le silence fracassant du monde, trop occupé par la Ghouta orientale.
samedi 2 septembre 2017
Fête de l'Humanité 2017
http://fete.humanite.fr/
https://www.humanite.fr/etiquettes/fete-de-lhumanite-2017
http://fete.humanite.fr/
https://www.humanite.fr/etiquettes/fete-de-lhumanite-2017
http://fete.humanite.fr/
https://www.humanite.fr/etiquettes/fete-de-lhumanite-2017
lundi 5 juin 2017
Solidarité avec les londoniens
Une double attaque a fait hier 6 morts et plus de 30 blessés à Londres.
Hier Kaboul, Bagdad et Manchester, en quelques jours les carnages se multiplient et rendent plus urgentes que jamais les investigations pour démanteler les filières meurtrières et neutraliser leurs soutiens.
Le PCF est aux côtés des victimes, de leur famille, de la population plongée dans le cauchemar. Nous ne devons renoncer ni à l'exigence de paix, ni à la grande fraternité humaine.
Hier Kaboul, Bagdad et Manchester, en quelques jours les carnages se multiplient et rendent plus urgentes que jamais les investigations pour démanteler les filières meurtrières et neutraliser leurs soutiens.
Le PCF est aux côtés des victimes, de leur famille, de la population plongée dans le cauchemar. Nous ne devons renoncer ni à l'exigence de paix, ni à la grande fraternité humaine.
#VousNAurezPAsNotreHaine
PCF - Parti Communiste Français
mardi 30 mai 2017
HISTOIRE : RÉVOLUTION RUSSE
8 mars 2017,
100ème anniversaire du début
de la Révolution russe
Manifestants dans les rues de Pétrograd (actuel Saint-Pétersbourg)
derrière une banderole réclamant le droit de vote aux femmes, en février 1917. Photo : AFP
Appel-pétition lancé par Annie Lacroix-Riz, professeure émérite d’histoire contemporaine à Paris VII, par Georges Gastaud, philosophe, et Jean Salem, philosophe, Univ. Paris I Panthéon-Sorbonne.
A l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.
Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’URSS – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).
Les signataires du présent texte sont atterrés de voir des professionnels du champ historique se fondre dans l’air vicié de notre époque anticommuniste, « postmoderne » et anti-progressiste en abondant, sans scrupules méthodologiques excessifs, le dossier hyperboliquement à charge de l’Octobre russe. Ceux-là même qui évoquent avec commisération la trop « naïve » historiographie d’hier et qui dénoncent les « partis-pris » propres à la conjoncture politique qui suivit Stalingrad, le 8 mai 1945* et l’émergence d’un puissant parti communiste en France, ne s’interrogent pas une seconde sur la configuration politique actuelle dans lequel ils déploient leur réflexion « historique » soi-disant critique : offensive néolibérale mondiale, annexion à l’orbe euro-atlantique des ex-pays socialistes, domination de Berlin sur la « construction européenne », poussée du FN et droitisation de la société française, casse des conquêtes sociales du CNR liées à l’action des ministres communistes de 1945-47, résurgence d’Empires capitalistes rivalisant pour l’hégémonie mondiale, poussée hexagonale, européenne, voire mondiale de diverses variétés d’extrémisme de droite et d’intégrisme religieux, dégradation du rapport des forces planétaire entre le Travail et le Capital, diabolisation de la Fédération de Russie, que l’OTAN presse sur ses frontières de Vilnius à Kiev, multiplication des guerres néocoloniales travesties en « droit d’ingérence humanitaire » (Afrique, Proche-Orient), criminalisation des activités communistes dans les ex-pays socialistes (Pologne, Tchéquie, Bulgarie…), négationnisme caractérisé des autorités japonaises à propos des génocides commis en Corée ou en Chine, quand ce n’est pas l’adoubement pur et simple de groupes néonazis qui prolifèrent dans le sillage des pouvoirs fascisants appuyés par l’UE et par l’OTAN (Ukraine, Hongrie, ex-Républiques soviétiques de la Baltique)…
Cette tentative pseudo-historique de « kärchériser » Octobre 1917 dans la mémoire collective prend objectivement place dans un paysage historiographique dominé par la réaction :
- complaisance accrue envers la colonisation française (cf les « aspects positifs de la colonisation » – sic – que les milieux sarkozystes prétendent inscrire dans les programmes scolaires),
- dénigrement de la Révolution française, notamment de sa phase jacobine et robespierriste,
- tendances à réhabiliter Vichy et à déprécier la Résistance patriotique (notamment en niant le rôle éminent qu’y jouèrent les communistes),
- rapport dévoyé à l’histoire nationale qui, tantôt dévalue la construction multiséculaire de l’État-Nation au profit d’une historiographie euro-politiquement correcte, tantôt prétend ressusciter un « roman national » expurgé des affrontements de classes et de l’apport des communistes au Front populaire, à la Résistance, aux réformes progressistes de la Libération, au refus des guerres coloniales, à la défense des libertés, de la paix, de la souveraineté nationale, de l’égalité hommes-femmes et du progrès social,
- amalgame odieux perpétré par les programmes et les manuels scolaires, sous le nom de « montée des totalitarismes », entre le Troisième Reich et la patrie de Stalingrad*,
Bref tout se passe comme si certains milieux qui accaparent l’édition, les médias et une bonne partie de l’Université, étaient moins soucieux d’éclairer sous un angle dialectique, dynamique et éventuellement contradictoire, les Dix Jours qui ébranlèrent le monde (comment donc un simple « putsch » bolchevik aurait-il pu mobiliser des millions de prolétaires et de paysans, balayer les armées blanches soutenues par dix-huit corps expéditionnaires étrangers, susciter une extraordinaire floraison culturelle, soulever l’enthousiasme du mouvement ouvrier et des peuples dominés, vaincre l’ « invincible » Wehrmacht puis, durant sept décennies, mettre au cœur de la problématique géopolitique mondiale la contradiction socialisme/capitalisme, la décolonisation et l’égalité hommes-femmes ?) que de faire rétrospectivement la leçon aux peuples, et surtout, à la jeunesse, pour les détourner à jamais des luttes ouvrières et révolutionnaires…
En noircissant à plaisir Octobre 1917, ses causes, son déroulement et ses suites, ne cherche-t-on pas aussi à rosir ou à blanchir au maximum le terrible bilan de la restauration mondiale du capitalisme qui, sous le nom de « mondialisation libérale », a résulté de la liquidation de l’expérience multiforme issue de la Révolution bolchévique ? Pourtant, les enquêtes d’opinion attestent que, expérience successivement faite des deux systèmes sociaux antagoniques, les peuples de l’ex-camp socialiste, et plus fortement encore ceux de l’ex-URSS, continuent d’honorer Lénine et tout ce qu’a permis la construction d’une société alternative en fait d’acquis sociaux, de paix civile, de droit au travail, d’accès aux soins et à l’éducation, de respect des minorités, de développement des langues et des cultures nationales, d’essor scientifique, etc. De vrais démocrates ne se doivent-ils pas d’écouter la parole des peuples au lieu de l’écraser sous le vocable méprisant d’ « Ostalgie » ? Est-il donc si gênant que les peuples qui ont successivement testé les deux systèmes sociaux, et qui n’ont pas oublié pour autant les blocages du « socialisme réel » dans les années 70/80, affirment désormais, après avoir tâté de la restauration capitaliste, de l’ « intégration européenne » supranationale et néolibérale, de la déstabilisation sanglante de pays entiers (Yougoslavie, Ukraine…), de la montée des extrémistes de droite, de la pression militaire exercée par l’OTAN aux frontières de la Russie, que le socialisme était sans doute meilleur, défauts compris, que l’explosion des mafias et des inégalités qui lui a succédé sous l’appellation fort discutable de « démocratie libérale » ?
C’est pourquoi, bien que les signataires de ce texte n’aient pas nécessairement tous la même approche de l’histoire russo-soviétique, ils mettent un point d’honneur à dire avec force que la Révolution d’Octobre 1917 doit cesser d’être uniquement lue à travers les lunettes « blanches », « thermidoriennes », contre-révolutionnaires, voire carrément fascisantes de celles et de ceux qui étudient moins le mouvement communiste, les luttes des classes dominées et les révolutions populaires – y compris de plus en plus souvent la Révolution française et la Commune de Paris – qu’ils ne les combattent passionnellement, sans même avoir l’honnêteté intellectuelle d’afficher leur orientation partisane.
Il ne s’agit nullement pour nous d’exiger une hagiographie de la Révolution russe mais de permettre aux jeunes générations d’aborder l’étude du passé dialectiquement, d’en mesurer la complexité à partir des dynamiques de classes et des rapports de forces internationaux réels de l’époque, en prenant en compte tous leurs aspects ; et surtout, il faut mener cette étude sans œillères anticommunistes, sans préjugé antisoviétique et in fine, sans position de principe contre-révolutionnaire.
Contre ceux qui tentent déjà de préempter la prochaine commémoration d’Octobre 1917 sur la base d’un préjugé antibolchevique affiché, rouvrons le débat contradictoire, revenons aux faits et procédons à leur re-contextualisation. En un mot, évitons de faire de ce 100ème anniversaire d’Octobre une forme de revanche posthume pour les « Blancs » et pour tous ceux qui, à notre époque, rêvent d’un monde définitivement acquis au capitalisme, à l’intégration euro-atlantique, à la régression sociale, aux guerres impérialistes et à la fascisation politique.
* En 1966, lors de sa visite d’État à Moscou, le général De Gaulle avait loyalement rappelé le rôle majeur que la « Russie soviétique » a joué dans leur libération de notre pays..
Les premiers signataires de l’appel lancé
par Annie Lacroix-Riz, Georges Gastaud et Jean Salem :
Marie-Claude Berge, professeur d’histoire ; Gwenaël Bidault, syndicaliste CGT (Sécurité sociale, 22) ; Jean-Pierre Bilski, professeur d’histoire (34) ; Pierre Boismenu, psychanalyste et philosophe : Danièle Bleitrach, sociologue (13) ; Christiane Combe, professeur de SVT retraité (19) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, psychanalyste (59) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste (59) ; Jean-Marc del Percio, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste (44) ; Bruno Drweski, maître de Conférences HDR, Membre de l’ARAC ; Henriette Dubois, « Nelly » dans la Résistance, ancien agent de liaison des FTP de la zone Sud, chevalier de la Légion d’honneur ; Marianne Dunlop, professeur agrégé de russe ; Jean-Michel Faure, professeur émérite de sociologie, titulaire d’un doctorat 3ème cycle à l’EHSS sur l’Agriculture Russe ; Vincent Flament, militant de la solidarité internationale, 59 ; Joëlle Fontaine, professeur d’histoire retraitée ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Jean-Christophe Grellety, professeur de philosophie (33) ; Jean-Pierre Guelfucci, militant syndical, fils de Résistant ; Gilda Guibert, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue théorique Etincelles, fils de Jean Hemmen, Fusillé de la Résistance, ancien militant de l’Internationale communiste et des Brigades internationales d’Espagne (80) ; Gisèle Jamet, professeur d’histoire ; Edmond Janssen, éditeur (75) ; Jean-Pierre Kahane, mathématicien ; François Kaldor, avocat honoraire ; Fadi Kassem, diplômé de Sciences po. Paris, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jacques Kmieciak, journaliste (62) ; Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’Union soviétique (92) ; Guy Laval, psychiatre (75) ; Ivan Lavallée, universitaire et chercheur en informatique ; Yves Letourneur, poète, philosophe ; Thérèse Lévené, enseignante-chercheure en sciences de l’éducation, université de Lille 1, vice-présidente du CNU 70, syndiquée au Snesup ; Olivier Long, universitaire et peintre ; Antoine Manessis, fils de Résistants, historien ; Annette Mateu-Casado, anc. documentaliste, fille de combattants antifascistes espagnols ; Aymeric Monville, éditeur de livres de philosophie et d’histoire (92) ; Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur d’études (75) ; Anna Persichini, syndicaliste CGT (Métallurgie – 06) ; Guy Poussy, conseiller honoraire du Val-de-Marne ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF de Corrèze (dite la « Petite Russie »), ancien député ; Christophe Pouzat, neurobiologiste (94), Benoît Quennedey, historien (75) ; Marie-Noël Rio, écrivain (Allemagne) ; Hervé Sczépaniak, professeur de lettres ; Jean-Pierre Sienkiewicz, agrégé de physique, syndicaliste (24) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme (59) ; Romain Telliez, historien. Université de Paris-Sorbonne ; André Tosel, professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice ; Yves Vargas, philosophe, fils de Résistant ; Maxime Vivas, écrivain et journaliste.
S’associent à l’international : Barbara Flamand, écrivain, Bruxelles ; Domenico Losurdo, philosophe et historien, prof. émérite, Université d’Urbino (It.) ; Anita Prestes, prof. à l’Université de Rio de Janeiro ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, militant antifasciste et anticolonialiste, historien du mouvement communiste
Nouvelle liste ouverte le 8 mars 2017 : Roger Silvain, ancien responsable CGT à Renault-Billancourt en Mai 68. Denis Lemercier, maître de conférences en psychologie, retraité. Bernard Gerbier, professeur émérite des Universités ; Michalis Mavropoulos, journaliste (1980 à 1991) à L'Humanité; Ekin Tek, militant communiste : Léone Mayero, syndicaliste CGT ; Micaela Mayero, enseignant-chercheur en informatique ; Jean Louis Perrot, ouvrier métallo retraité , militant communiste (38) ; Anouk Breton, conseillère municipale de Grenay, syndicaliste, assistante sociale ; Christian de Montlibert, professeur émérite de sociologie, université de Strasbourg ; Hervé Fuyet, philosophe, journaliste, traducteur-interprète ; Nicole-Édith Thévenin, philosophe et psychanalyste ; Sylvie Guduk, militante communiste, syndicaliste (59); Jean-Pierre Djukic, directeur de Recherches du CNRS, Institut de Chimie de Strasbourg. Anne Vicens, dirigeante de société de conseil – 75 ; Rose-Marie Serrano, fille de combattant républicain espagnol, traductrice de russe ; Edgard De Bortoli, Fils de Carlo, Résistant italien fusillé à Paris en 1942 ; Casiano Cortes, professeur d’espagnol (62) ; Jany Sanfelieu, militante communiste, retraitée de l'E.N., fille de combattant républicain espagnol ; Danielle Macia, militante communiste (47) ; Victor Nollet-Flament (92) ; Joseph Siquier (15) instituteur retraité, écrivain et historien, François Veychart, instituteur.
jeudi 13 avril 2017
Si vous voulez la paix
votez Mélenchon
Le candidat, qui a défendu vendredi une géopolitique non alignée et au service de la paix, propose de sortir de l’OTAN et de renforcer l’ONU.
Jean-Luc Mélenchon a présenté vendredi ses propositions en matière de défense, lors d’une matinée à l’Institut des relations internationales et stratégiques. Le jour même, la France insoumise rendait publique son livret « Défense et géopolitique », intitulé « Une France indépendante au service de la paix ». L’une des mesures principales du candidat à l’élection présidentielle soutenu par le PCF est de sortir la France de l’OTAN, dans lequel l’hexagone n’est qu’un « supplétif des Etats-Unis ». « Concourir à la puissance de l’empire ne représente aucun intérêt pour les Français », a-t-il estimé. Développant que « l’ONU est le seul organe légitime pour assurer la sécurité collective », Jean-Luc Mélenchon a proposé que la France soit à l’initiative d’une « nouvelle alliance de ceux qui refusent de s’aligner sur les empires », afin de « protéger la souveraineté des peuples qui souhaitent disposer d’eux mêmes. »
Estimant que la question des frontières est posée de fait sur le vieux continent, et qu’il vaut mieux « en parler » que de « faire la guerre », le candidat a dénoncé un projet de défense à l’échelle européenne uniquement envisagé dans le cadre de l’OTAN (et donc forcément belliciste à ses yeux) et proposé la tenue d’une conférence allant de « l’Atlantique à l’Oural », selon la formule du général de Gaulle. Le général s’était « entendu avec Staline et Mao. Par conséquent, je saurai m’entendre avec Poutine pour éviter la guerre sur le vieux continent », a-t-il déclaré.
Afin d’œuvrer à la paix, le candidat propose que la France réaffirme « sa volonté de dénucléarisation militaire du monde ». Prévenant contre les risques humains et les bouleversements liés au réchauffement climatique, il a expliqué que son projet de transition énergétique avance lui aussi dans le sens de la paix. « Si la France passe aux énergies renouvelables, elle arrête d’acheter du gaz et du pétrole », et ce, alors même que « si vous voulez comprendre les conflits, suivez les pipe-lines », argumente-t-il.
Jean-Luc Mélenchon a enfin plaidé pour le retour d’un service national d’une durée de 9 à 12 mois pour les 18-25 ans, et raillé la proposition d’Emmanuel Macron sur le sujet au motif qu’un mois de durée, ce n’est « pas la conscription, c’est la colonie de vacances ». Le candidat souhaite aussi le retour d’une garde nationale sous contrôle civil, la création de cyberbrigades face aux risques d’attaques sur le web et enfin une sortie de l’austérité sur les questions de défense, car « c’est la stratégie qui commande, pas le budget ».
Corée du nord.
Les États-Unis prêts à des frappes
sur le modèle syrien
Après sa rencontre avec son homologue chinois, le président Trump a procédé unilatéralement à l’envoi d’un porte-avions à propulsion nucléaire au large de la Corée. Le Conseil de sécurité nationale n’exclue aucune option.
http://www.humanite.fr/coree-du-nord-les-etats-unis-prets-des-frappes-sur-le-modele-syrien-634585
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