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vendredi 4 octobre 2024

SANTÉ MENTALE, ASSEZ DE BLABLA, DES ACTES

 Message à Anne-Cécile VIOLLAND députée du Chablais, suite à son interpellation (bien téléguidée) hier du Premier ministre sur les questions de la santé mentale.

Anne-Cécile VIOLLAND était jusqu'à son élection psychologue du pôle de psychiatrie des Hôpitaux du Léman, avant que celui-ci soit transféré à La Roche sur Foron.

Voir son interpellation sur le lien suivant :
https://www.facebook.com/share/v/2QqnjvCburmawv1h/
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jeudi 30 mai 2019

Michel Vuillaume : alerte à l'hopital de Thonon


"La psychiatrie n'est pas aujourd'hui une priorité aux Hôpitaux du Léman"

vient de déclarer le directeur des HDL.



Aujourd'hui la psychiatrie thononaise fait encore l'actualité. La période de transition de la gestion, des Hôpitaux du Léman vers l'EPSM de La Roche sur Foron au 1er janvier 2020, se fait dans la douleur pour les équipes (manque crucial de médecins, projets de services au point-mort) comme pour les patients et les familles. 


La mobilisation de 2016 avait permise de confirmer le maintien des services d'hospitalisation sur Thonon. Il faut maintenant un engagement ferme et définitif des deux directions (HDL et EPSM) et de l'ARS pour acter la construction de nouveaux bâtiments et le financement des services thononais par une dotation budgétaire au même niveau que ceux de La Roche.
C'est impératif pour redonner une perspective stable et un avenir serein pour les équipes et les patients.


Pour mémoire, ma prise de parole le 26 janvier 2016 lors de la manifestation à Thonon, toujours d'actualité à ce jour :

"On juge du degré de civilisation d'une société à la façon dont elle traite ses malades mentaux": C'est à partir de cette phrase de Lucien Bonnafé, psychiatre progressiste, l'un des inventeurs de la psychiatrie de secteur après la Libération, qu'il nous semble nécessaire de faire l'historique ayant conduit au marasme dans lequel se trouve aujourd'hui la psychiatrie dans le Chablais comme au plan national.

Dans les années 50, la découverte des neuroleptiques aidant, l’hôpital psychiatrique s'ouvre, un système de prise en soin avant-gardiste commence à se mettre en place avec la création de la politique dite « de secteur » pour permettre au patient de vivre et de se faire soigner au plus proche de son lieu de vie, de sa famille. Une loi est votée en 1960 attribuant pour chaque secteur géographique couvrant environ 80000 habitants une structure de soin de proximité dotée de lits d'hospitalisation complète, voire d'hospitalisation de jour, et de structures permettant des consultations et un suivi. Le patient est pris en charge dans sa globalité, psychique, physique, sociale par des équipes pluridisciplinaires assurant ses soins, son accompagnement, et le suivi de sa réinsertion sociale s'il y a lieu.
C'est dans ce contexte progressiste des années 70 que sont créées les trois structures d'hospitalisation psychiatrique de

Haute Savoie en 1976, dont celle de Thonon pour le Chablais. Déjà, dès sa création, le secteur chablaisien couvre une population supérieure aux autres secteurs de Haute Savoie sur un territoire plus étendu et accidenté, avec des effectifs infirmiers et médicaux réduits au strict minimum. La DASS de l'époque laissant présager une montée en charge des effectifs infirmiers et des dotations au fur et à mesure du rapatriement des patients chablaisiens hospitalisés alors à Bassens en Savoie, seul établissement habilité à accueillir la psychiatrie publique des deux départements avant 1975.
Au fil des années, les 43 lits octroyés se sont vite remplis mais la dotation n'a pas évolué sensiblement pour autant. Les effectifs infirmiers en hospitalisation complète non plus. Ainsi le secteur du Chablais est devenu, au bout de 40 années de disette l'un des deux secteurs psychiatriques les plus sous-dotés de France, avec toujours le même nombre de lits d'hospitalisation complète et les mêmes moyens humains, alors que la file active de patients suivis a explosé, dans un territoire qui a gagné plus de 50000 habitants.

La psychiatrie du Chablais a donc toujours été laissée pour compte, faisant toujours les frais d'autres priorités budgétaires, tant au plan psychiatrique départemental au profit des reconstructions à neuf des unités d'Annecy ou de La Roche sur Foron, qu'au plan local des Hôpitaux du Léman face au nouveau plateau technique ou du nouveau bâtiment de médecine. Ce furent des choix assumés par les décideurs que nous avons toujours contestés au nom de l'égalité d'accès au soin, la psychiatrie ne devant pas être traitée différemment des autres spécialités médicales.

Les années passant, l'entretien des bâtiments n'étant assuré qu'au strict minimum, des dégradations importantes sont apparues, la pluie a fait son apparition par la toiture du secrétariat, les plaques de plâtre des plafonds se sont décrochées à l'hôpital de jour… et la liste pourrait être longue... Tout a bien été fait pour que nous en arrivions au constat, par la commission de sécurité, que les bâtiments ne sont plus aux normes. L'ARS qui avait visité plusieurs fois l'avait constaté, les directions successives le savaient. Mais tous savaient aussi qu'une des recommandations de la lettre de mission des différents directeurs nommés aux Hôpitaux du Léman, au moins depuis 2008, était de rattacher la psychiatrie de Thonon à La Roche après les résultats d'un audit « téléguidé » par l'ARS annoncé depuis des années comme l'Arlésienne... Dans le même temps, le Projet de Santé Territorial pour la Haute Savoie publié par l'Agence Régionale de l'Hospitalisation en 2009 inscrivait noir sur blanc le scénario du rapprochement avec la Roche ou Annecy.
Ce projet de délocalisation n'est donc pas une erreur technique des technocrates comme certains voudraient le faire croire aujourd'hui pour masquer leur responsabilité. C'est l'application, stricte, d'une décision politique programmée, celle imposée par la recomposition des territoires de santé imposée par la loi Hôpital Patient Santé Territoire de Mme Bachelot votée sous la précédente majorité, poursuivie et aggravée par la récente loi Santé de Mme Touraine fin 2015.

En plus d'être un recul pour la démocratie sanitaire en confortant les pleins pouvoirs de l'Agence Régionale de Santé que lui avait donné la loi Bachelot, la loi Touraine engage une véritable déconstruction de la sectorisation psychiatrique telle que nous la connaissons, au profit de la création d'immenses territoires de santé, redistribuant ainsi toutes les cartes budgétaires et remodelant à sa guise toutes les activités des établissements. Le projet de l'ARS contre la psychiatrie du Chablais s'inscrit pleinement dans ce schéma.

Actuellement deux Territoires de Santé existent en Haute Savoie, un autour du CHAL d'Annemasse au nord et l'autre autour de l'hôpital d'Annecy au sud. L'objectif de la réforme est de n'en conserver à terme qu'un seul à Annecy pour tout le département.
Cette perspective est inacceptable. Elle éloignera encore plus les lieux de décision en privant le conseil de surveillance de notre établissement du peu de pouvoir de contrôle qu'il lui reste actuellement.
Certes la loi Touraine reconnaît les notions de soins de proximité, mais la continuité de ceux-ci est entendue comme la gestion d’un parcours de soins mais ne signifie plus une continuité relationnelle, pourtant si importante en psychiatrie , dans le suivi du patient par la même équipe, entre l’extra-hospitalier et l’intra-hospitalier.
Ce suivi du patient est bien au cœur de nos préoccupations par rapport au projet de délocalisation à La Roche à 45 kms.

L’unité du secteur disparaît donc officiellement comme base d’organisation de la psychiatrie publique. Celui-ci aurait pourtant pu être une source d’inspiration utile pour repenser les liens entre la médecine de ville et l’hôpital.
Cette politique tourne le dos aux besoins de la population et s’inspire d’une logique purement libérale et purement comptable. L'humain n'a plus sa place principale dans ce dispositif.

Notre manifestation d'aujourd'hui, le succès de la pétition, votre présence massive aux côtés des familles qui ont fait un travail de mobilisation remarquable, comme celle de très nombreux professionnels de santé et du tissu associatif, prouvent qu'il existe dans notre territoire des forces qui ne s'accommodent pas des décisions arbitraires prises sans tenir compte des besoins.

Cette formidable mobilisation ne devra pas être déçue, par des promesses non tenues ou par des votes nationaux contraires aux intérêts locaux, comme nous les subissons depuis trop longtemps.

Votre mobilisation, dans la diversité de vos opinions pour défendre ce service public menacé ne doit pas fléchir. Elle devra se poursuivre bien après cette manifestation pour garder la psychiatrie à Thonon dans des locaux reconstruits et avec une dotation remise à niveau, comme elle devra se renforcer dans la période à venir pour exiger que les Hôpitaux du Léman puissent bénéficier des aides nécessaires à leur développement et au maintien de toutes leurs spécialités en gardant une autonomie de gestion publique, et en rejetant tout partenariat public-privé.

Pour ce qui concerne nos organisations syndicales, nous sommes disponibles pour écrire,avec la population et à partir de ses besoins, la nouvelle page d'un projet de santé territorial répondant aux attentes des chablaisiennes et les chablaisiens.

Que l'ARS entende aujourd'hui notre détermination avec force, nous ne lâcherons rien !

Michel Vuillaume

jeudi 5 avril 2018

Mon train j'y tiens




la bataille du rail 
ne fait que commencer !




Déclaration adoptée par le Conseil national du PCF des 30 et 31 mars 2018

Dans tout le pays se lève un vent de contestation contre la politique Macron.

Les patient·e·s, les personnels de l'hôpital public, des EHPAD refusent les logiques comptables et veulent des soins de qualité ; les enseignant·e·s et les parents d'élèves sont vent debout contre les fermetures de classes ; les étudiant·e·s manifestent pour une université de l’égalité et de la réussite, les usager·e·s et les cheminot·e·s tiennent à leur train et refusent la privatisation de la SNCF ; les locataires et leurs associations se mobilisent pour préserver le logement social, les usager·e·s et les personnels se lèvent pour des services publics de qualité et de proximité contre la braderie aux grands groupes du CAC 40 de l’eau, de l’énergie, des aéroports, de la Française des jeux… Les femmes revendiquent des moyens financiers et humains pour conquérir l’égalité sans tous les domaines. Les maires et les élu·e·s s'élèvent contre les politiques d'austérité qui frappent les collectivités locales. Les retraité·e·s se sont mobilisé·e·s le 15 mars pour faire valoir leur droit à une vie décente. La mobilisation du 22 mars, par son ampleur, sa diversité, nous a fait rentrer dans une nouvelle mobilisation sociale dans tout le pays.

Les communistes sont avec celles et ceux qui luttent. Elles et ils portent des propositions qui s'attaquent à la finance en proposant notamment une pétition pour que l’argent des banques et de la BCE soit mis à disposition des services publics. Ils travaillent à les rendre publiques, comme ils l'ont fait lors d'une conférence de presse le 20 mars pour la SNCF. Par leurs initiatives, ils cherchent à élargir le mouvement afin d’ouvrir un grand débat national posant l'avenir des services publics comme une réponse moderne aux besoins des habitant·e·s. C'est de notre République qu'il s'agit, de notre capacité collective à permettre l'exercice réel des droits fondamentaux pour toutes et tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Les communistes sont déterminé·e·s à agir avec les habitant·e·s, les organisations syndicales, les salarié·e·s, agents du service public, les forces politiques de gauche et écologistes et tous les élu·e·s attaché·e·s au développement de leur territoire pour s’opposer aux casses programmées, œuvrer au développement des services publics, construire des filières industrielles utiles pour le développement de la France. Notre proximité est une force, nous la mettons au service des luttes.
Les communistes appellent à faire du 19 avril une nouvelle grande journée de lutte et de mobilisation.

SNCF : la bataille du rail ne fait que commencer !

Les communistes soutiennent et seront aux côtés des cheminot·e·s lors des journées programmées, dont la première aura lieu le mardi 3 avril. Ils seront présent·e·s dans les 280 comités locaux de sauvegarde d’une gare, d’une ligne.
La bataille de l’opinion sera décisive. Près de 1 000 gares ont déjà fait l’objet d’au moins une distribution de tracts.
Nous appelons toutes les organisations du Parti à programmer et à poursuivre les distributions de tracts, à organiser des débats autour des propositions qui ont été présentées par notre secrétaire national et les parlementaires communistes, à participer à toutes les initiatives publiques pour la SNCF.
Concernant les collectes de solidarité, nous demandons aux organisations du Parti de se rapprocher systématiquement des responsables syndicaux cheminots de leur secteur pour voir concrètement les modalités à suivre.
Le badge « Mon train, j’y tiens » est devenu un outil à la fois de popularisation de la lutte et de solidarité concrète. Vendons-le massivement.
Appelons les fédérations, en lien avec les conseillères et conseillers régionaux communistes-Front de gauche, les Adecr à interpeller les présidences de Région. Soutenons nos élu·e·s, nos maires pour gagner la bataille de l’opinion publique.

Tour de France des hôpitaux et EHPAD
D’ici juin, les parlementaires communistes auront visité de très nombreux établissements. Le 21 avril, la commission Santé-Protection sociale propose une journée de travail pour élaborer un projet de financement de l’hôpital public. Le 5 juillet, une rencontre se tiendra à l’Assemblée nationale avec les actrices et les acteurs de l’hôpital. Un grand mouvement doit se lever pour marquer, à l'automne, de nouveaux choix budgétaires dans le cadre du PLFFS.

Énergie / Alstom
Le secteur Énergie se met en grève à partir du 3 avril.
Dimanche 8 avril, nous lançons notre campagne contre la privatisation des barrages hydrauliques à Sautet, dans l’Isère et à Éguzon dans l'Indre, et le 28 avril, nous serons dans les Pyrénées. Un cahier d’acteur énergie est en préparation. La tournée des sites d’Alstom par les parlementaires communistes se poursuit.

Les éboueurs / les Ford / les Carrefour / les Air France...
Dans tout le pays, les communistes rencontrent et soutiennent les salarié·e·s et leurs luttes pour défendre l'emploi, donc l'intérêt collectif.

Éducation nationale

►Dans les universités, le mouvement s’amplifie. Les organisations communistes aident l’UEC, le MJCF qui jouent un rôle essentiel dans le mouvement. Les parlementaires communistes sont sollicités dans plusieurs assemblées générales de professeur·e·s, comme d’étudiant·e·s.
Conseils aux victimes, solidarités concrètes, mobilisations, les organisations du Parti ne céderont rien face aux attaques de groupuscules d’extrême droite.
Une pétition est en préparation pour la liberté d’expression, la liberté d’opinion face à l’interdiction de nombreux débats dans les facultés.
►Dans ce moment de lutte dans l’Éducation nationale, le réseau École organise le samedi 26 mai une journée de travail pour enrichir nos propositions et nourrir les débats.
►Face à la ségrégation dans les universités, nous appelons les organisations du Parti, en lien avec l’UEC et le MJCF, les Adecr, à agir pour la préparation des inscriptions post-bac avec des syndicalistes étudiant·es. Nous n’acceptons pas que des milliers de bachelier·e·s se retrouvent sans affectation, ou dans une filière qu'ils n’ont pas choisie.

Culture

L'appel de Montreuil à la tenue de nouveaux États généraux de la culture suscite une adhésion forte. Les communistes sont partie prenante des combats contre la casse du service public de la culture et la précarisation des artistes et acteurs culturels.

Fonction publique

Personnels de maisons d'arrêt, fonctionnaires territoriaux, fonctionnaires de justice… Nous sommes de tous les rassemblements pour porter leurs revendications.

Démocratie – Changement de Constitution
Les organisations du Parti, en lien avec nos groupes parlementaires, l'Anecr, prolongent localement les propositions du colloque du 5 mars organisé au Sénat. Tout changement constitutionnel ne peut se faire sans débat, sans information aux citoyen·nes.

Egalité femmes/hommes

Nous sommes de tous les mouvements et actions en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Les mouvements qui se lèvent en France et dans le monde contre toutes les violences faites aux femmes sont au cœur de nos combats quotidiens pour l'émancipation. Notre engagement et nos propositions nourrissent ce mouvement pour débarrasser notre société de la domination sexiste.

Les territoires oubliés : pour l’égalité et la dignité

Nous soutenons les élu·e·s locaux/ales qui s’investissent dans l’appel de Grigny. Le samedi 9 juin, les fédérations des Hauts-de-France, leurs élu·e·s appellent à marcher sur l’Élysée pour qu’aucun territoire ne soit oublié de la République. Toutes les organisations du Parti travaillent à créer les conditions de la participation la plus large possible à cette marche.

Retraite des agriculteurs
La proposition de loi du groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne et d'Huguette Bello pour revaloriser les retraites agricoles, votée à l’Assemblée nationale, a été présentée au Sénat le 7 mars par le groupe CRCE. Le gouvernement a organisé un vote bloqué empêchant le vote au Sénat le 7 mars.
Faisons signer largement la pétition qui circule dans les fédérations rurales, sous format papier et sur le site change.org. Nous devons porter un maximum de signatures à Matignon avant le 16 mai, date à laquelle le groupe CRCE présentera à nouveau la proposition de loi au Sénat.

Logement social : un droit pour tous
Les actions se multiplient contre la loi Élan. Les maires communistes ont pris de nouveaux arrêtés anti expulsions.

Libertés syndicales
Le Syndicat des avocats de France a recensé des centaines de syndicalistes menacés de licenciement pour faits syndicaux. Les communistes sont activement solidaires.

Loi asile – Immigration

De nombreux militant·e·s communistes sont des actrices, acteurs de solidarité envers les migrant·e·s. De nombreuses déclarations montrent la colère vis-à-vis de la loi asile-immigration.
En collaboration avec des associations et des militants solidaires, le Parti communiste a travaillé à l'écriture d'un manifeste pour une France hospitalière et fraternelle. Il sera présenté le 19 avril à Paris et permettra d'ouvrir le débat public sur la loi asile-immigration.

Le 1er mai, bien sûr, nous serons aussi dans la rue et nous appelons les cellules, les sections, les fédérations à organiser le maximum de points de vente du muguet.






mercredi 22 février 2017

Santé :




la radiographie des projets révèle de profondes fractures

Présidentielle. Une première confrontation des programmes sur le système de soins et l’assurance-maladie entre François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon,a mis en lumière des conceptions parfois diamétralement opposées entre les candidats.

http://www.humanite.fr/sante-et-presidentielle-le-choc-des-projets-632506

Dans les Hauts-de-Seine, les PMI redoutent une mort subite

Le département le plus riche de France, les Hauts-de-Seine, projette de déconventionner les structures de santé préventives destinées aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans. Les professionnels du secteur s’organisent pour éviter la casse de ce service public.


http://www.humanite.fr/la-lente-asphyxie-des-centres-de-protection-maternelle-et-infantile-632444

Soins dentaires, 
le reste-à-charge c’est trop !
CONVENTION ASSURANCE MALADIE/DENTISTES

La sécu, les mutuelles et les dentistes n’arrivent pas à s’entendre pour faire payer moins chers les soins dentaires. Voici pourquoi et comment diminuer le reste-à-charge.
Qu’est-ce qui se passe entre la sécu et les chirurgiens-dentistes ?
L’UNCAM (union nationale des caisses d’assurance maladie), les chirurgiens dentistes et l’UNOCAM (union nationale des complémentaires santé) négocient la future convention nationale CPAM/Chrirugiens-dentistes.
La sécurité sociale (UNCAM) propose aux chirurgiens-dentistes une hausse des tarifs des soins les plus courants (caries, détartrage, reconstitution de dents etc.) en échange d’un plafonnement des prix des couronnes, bridges et prothèses.
Pas d’accord, les chirurgiens-dentistes ont quitté la table de la dernière


http://www.humanite.fr/soins-dentaires-le-reste-charge-cest-trop-632343


mardi 8 novembre 2016

Manifestation à Paris du personnel hospitalier




Beaucoup de colère et d'émotion devant le Ministère de la Santé aujourd'hui à Paris. 
Infirmiers et personnels soignants ont eu recours à la grève 
pour dénoncer leurs conditions de travail 
et sont descendus dans la rue pour dénoncer les dégradations de leurs conditions de travail et la rigueur budgétaire imposée au détriment des besoins de l'hôpital public et des patients. Les fédérations syndicales FO, CGT, SUD et CFTC de la fonction publique hospitalière, ainsi qu'une vingtaine d'organisations infirmières salariées, libérales ou étudiantes, ont choisi d'appuyer ensemble sur le bouton de l'alarme. 
Un ras-le-bol aussi rare que significatif
. Ambiance. 
Reportage Laurence Mauriaucourt et Alexandra Chaignon. 

mercredi 2 novembre 2016

contre la suppression de 30 postes à l'hôpital de Thonon

 mardi 8 novembre
aura lieu un rassemblement à 10h
 sur le parvis de l'hôpital de Thonon. 

Un appel à la grève est lancé par la CGT et FO des HdL contre la suppression de 30 postes infirmiers, aide-soignants et cadres, ainsi que 20 lits d'hospitalisation complète  en médecine et chirurgie. 
Ceci n'étant que la première étape d'un plan d'économies draconiennes prévoyant de supprimer 90 postes sur 3 ans !

L'avenir des Hôpitaux du Léman est menacé.  

Après les menaces annoncées sur le devenir des services de psychiatrie,  c'est maintenant l'ensemble des services de médecine,  chirurgie,  obstétrique,  réanimation,  urgences qui est concerné. 

Réagissons massivement,  

la défense de notre hôpital public de qualité et de proximité est l'affaire de tous les citoyens.

Faites circuler cet appel largement.

 mardi 8 novembre
rassemblement à 10h
 sur le parvis de l'hôpital de Thonon. 


samedi 30 avril 2016

SUITE DÉBAT D'ÉVIAN SÛR LA PSYCHIATRIE

            Suite à votre rencontre sur les difficultés au sein des hôpitaux de La Mure, de Vienne, de Thonon, de St Marcellin , de Voiron, CHU Grenoble, 

Madame Annie DAVID Sénatrice de l’Isère, vous informe qu’elle adresse un courrier à Madame TOURAINE, Ministre des affaires sociales et de la santé - 


Elle rend cette lettre publique.



Madame la Ministre,


       Par courrier du 26 février, je vous alertais sur les risques liés au transfert de l’activité du pôle psychiatrique du Centre Hospitalier public de Vienne vers le Centre Psychothérapique privé du Nord Dauphiné (CPND) situé à Bourgoin-Jallieu. 
      La réponse que m’a apportée la directrice de l’Agence Régionale de Santé  me conforte dans ma conviction que cette décision n’est ni pertinente, ni satisfaisante, et qu’une rencontre avec les représentants des personnels serait opportune.
      Comment la privatisation, le pilotage à distance, la fusion de structures médico-sociales, la suppression de lits et services constituent-ils une offre de soins améliorée, densifiée et diversifiée ?
     Comment le recrutement médical se trouverait-il facilité, alors que les deux établissements rencontrent  les mêmes difficultés à recruter des médecins ? Le choix offert d’opter pour un statut privé augmentera-t-il leur nombre ?  
   Comment l’équipe soignante de l’Internat Séquentiel de Pédopsychiatrie de Vienne pourrait-elle ne pas s’inquiéter de la fermeture envisagée de leur unité de soins « insuffisamment rentable » ?
    Comment ne pas être inquiets face à cette logique de rentabilisation  des activités et établissements de santé ? De réduction de la dépense publique, fil conducteur de l’ARS dans  la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT). Partout où j’ai rencontré les hospitaliers et les élu-e-s ces dernières semaines, ils m’ont alertée.
      A Thonon-les-Bains où l’activité psychiatrique est menacée, la Mure, seul centre hospitalier entre Grenoble et Gap, Saint Marcellin,  Voiron, c’est un même scénario : démantèlement de l’hôpital public et des EHPAD,  suppression de lits et postes, privatisation et report de missions de service public, comme les urgences, sur les médecins libéraux au travers des maisons de santé.
    Sans compter que la suppression de services, l’éloignement des unités de soins et le développement de l’ambulatoire nécessiteront l’organisation de nouveaux modes d’hébergement et de transports coûteux pour la collectivité, pour les patients et les accompagnants.  
     Si une gestion rigoureuse de l’argent public est indispensable, une politique de baisse des dotations publiques est inacceptable. D’autres choix sont possibles : utiliser les milliards d’euros du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi et du Crédit Impôt Recherche, de la  compensation d’exonération de cotisations employeurs, sans effet sur l’emploi. Des sommes suffisantes pour résorber le déficit de la Sécurité Sociale, développer l’hôpital public et former des médecins et personnels soignants.

Recevez, Madame la Ministre,  l’expression de ma considération.



jeudi 14 avril 2016

LA PSYCHIATRIE DU CHABLAIS DÉMANTELÉE, L'HÔPITAL MENACÉ...(Suite)


Le libéralisme nuit gravement à la santé !

Comme l'ont démontré les invités au débat sur l'avenir de la psychiatrie organisé à Evian dernièrement par les communistes du Chablais, le démantèlement de notre secteur chablaisien n'est pas un cas isolé. Loin d'être une stupide cogitation de technocrates de l'Agence Régionale de Santé (ARS), c'est bien le fruit d'un projet politique national programmant des milliers de suppressions de lits et de postes dans le cadre de l'austérité budgétaire.

Pourquoi maintenant ?
Pour financer les 40 milliards d'euros d'exonération de cotisations accordés aux entreprises sur 3 ans sans obligation d'embaucher, le gouvernement a planifié 10 milliards d'euros d'économies de dépenses de santé dans le cadre de la Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS 2016). Ce plan, étalé de 2016 à 2018, entraîne dès à présent des milliers de suppressions de lits et de postes dans les hôpitaux publics. La casse est généralisée à tout le territoire. La psychiatrie n'est pas épargnée. Dans la Région Rhône-Alpes-Auvergne, outre Thonon, de nombreux établissements accueillant de la psychiatrie sont menacés : Vienne (38); Privas (07); Le Vinatier (69) ... Partout, ce sont les soins de proximité qui sont attaqués, l'ARS imposant des transferts de lits et des regroupements autour d'un seul établissement départemental, voire inter-départemental. 

Pourquoi s'agit t-il d'une décision politique ?
Depuis 1995, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse de rationner les dépenses de santé, faute d'avoir la volonté politique de rechercher de nouvelles sources de financements pour la sécurité sociale comme le proposent les communistes (taxation des profits boursiers qui échappent aux cotisations employeurs, récupérations des cotisations employeurs non-payées, arrêt des exonérations patronales, entre-autres...).

La logique libérale, qu'elle soit de droite ou socialiste, a imposé le Plan Juppé, les lois Bachelot et Touraine, la Tarification à l'Activité (T2A) favorisant le secteur privé lucratif au détriment des hôpitaux publics, légalisant et encourageant une concurrence effrénée suicidaire pour le service public.
Ainsi, des pans entiers de notre système sanitaire sont abandonnés, en particulier ceux ne rapportant pas de financements supplémentaires aux hôpitaux publics puique n'étant pas rémunérés par la Tarification à l'Activité. La prise en charge des personnes âgées, la prévention, la psychiatrie sont dans ce cas.
Le secteur psychiatrique de Thonon a toujours été victime de cette double peine : sous-doté financièrement dès l'ouverture parce qu'il n'était pas souhaité par les pouvoirs publics en 1975 qui préconisaient déjà une dépendance directe avec La Roche sur Foron, et quasiment aucune remise à niveau budgétaire durant ces 40 années alors que l'activité explosait du fait d'un accroissement de population de près de 40 000 habitants. Avec le même nombre de lits d'hospitalisation et quasiment le même effectif en personnel dans les services depuis 40 ans !

Ainsi, les pouvoirs politiques successifs ont laissé pourrir la situation pour aujourd'hui la déclarer insurmontable. Nos édiles locaux, pourtant informés régulièrement des difficultés de la psychiatrie lors de leur présence aux conseils d'administration depuis plus de 25 ans, ne se sont jamais sentis sensibilisés outre-mesure... jusqu'à ce qu'une pétition recueille des milliers de signatures fin 2015 contre ce projet de transfert à La Roche 
La loi Touraine votée fin 2015 par l'actuelle majorité, contre laquelle se sont opposés avec vigueur les parlementaires communistes et Front de Gauche, est en train de se mettre en place aux forceps. Elle impose, par mesures d'étranglement budgétaire, des regroupements hospitaliers sur des territoires démesurés.
Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), qui vont voir le jour officiellement au 1er juillet 2016, réduisent à néant tout le maillage sanitaire que nous connaissions jusqu'à présent. En reconcentrant tous les moyens financiers sur un seul établissement "donneur d'ordre" (Annecy en 2017), ils vont rendent ceux-ci totalement dépendants, tant quant au contrôle de leur activité que pour la gestion de leurs moyens matériels et humains.
La psychiatrie, jusqu'à présent gérée de manière autonome, va se retrouver noyée dans cette nouvelle organisation. S'ils atteignent leurs objectifs, ce sera la fin d'une prise en charge et d'un suivi de proximité des problèmes psychiques dans le Chablais. Un recul considérable d'un demi-siècle quand on pense à ce grand progrès humain que fut la création de la politique de secteur de l'après-guerre, désaliéniste, initiée largement par des psychiatres communistes (suite aux tragédies vécues dans les hôpitaux psychiatriques durant l'occupation où 40 000 patients - abandonnés par le pouvoir - mourront de faim et de froid, faute de financements).

Où en est la mobilisation ?
Face à la très forte mobilisation à travers les 11 000 signatures de la pétition et dans la rue où près de 1500 personnes ont manifesté en janvier, une première en France pour défendre un service de psychiatrie, l'ARS a dû reporter sa décision à l'automne. Personne n'est dupe, c'est reculer pour mieux tout faire sauter...
Pour nous communistes, le développement de la mobilisation, son élargissement aux autres établissements menacés est impératif, celle-ci doit être territoriale et régionale pour défendre un autre projet de santé. Ce mouvement doit pouvoir s'appuyer sur l'action des élus communistes et Front de Gauche au sein du Conseil Régional qui luttent pied à pied contre la casse des services publics orchestrée par Laurent Vauquiez. Tout va maintenant dépendre de la mobilisation citoyenne. Il n'est, pour nous, pas question d'attendre béatement que nos élus locaux, bercés de belles promesses, règlent seuls le cas de la psychiatrie de Thonon au moins pire...

La défense d'une psychiatrie humaniste et au-delà, du droit à la santé pour tous, est donc bien d'actualité. C'est bien un choix de société.
Celui de l'égalité d'accès aux soins de proximité sur tout le territoire, celui du bien-vivre ensemble, du "prendre soin" de manière solidaire de tous les aléas de la vie quelques soient ses moyens. C'est ce combat pour la justice sociale qui nous anime, et c'est à cela que veulent être utiles les communistes dans le Chablais.


vendredi 18 mars 2016


De l'argent public, 
il y en a, la preuve par le CICE !
 Le PCF de Haute Savoie avait sollicité depuis un an le Préfet pour connaitre les sommes accordées aux entreprises dans le cadre du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Entreprises).
La note du Préfet vient enfin de nous parvenir. Elle fait apparaître un total supérieur à 100 millions € pour les entreprises de Haute-Savoie en 2014, sur les salaires versés en 2013.
Le Préfet précise qu'en 2015 cela devrait augmenter de 50%. Soit plus de 150 millions.

Compte tenu du dispositif lui-même et de l'augmentation constante du nombre d'entreprises qui en font la demande, 2016 s'annonce plus haut  encore. La Haute-Savoie devrait totaliser autour de 200 millions. Au total on arrive à 450 millions en trois ans... A quoi et à qui a servi cet énorme cadeau fiscal puisque l'emploi continue de reculer ?

Une nuance importante concerne le fait que ces calculs concernent les entreprises du département. Qu'en est-il de celles dont le siège social est situé dans un autre département ?

Enfin notre département est bien servi puisque le dispositif concerne les salaires inférieurs à 2,5 fois le Smic et que nous sommes un département où les salaires sont bas (parmi les plus bas du pays).


jeudi 17 mars 2016

COMME À THONON

Le pôle psychiatrique de l'hôpital de Vienne en "DANGER"

  "Annie David, sénatrice de l'Isère qui participait vendredi
à notre débat public à Evian nous en parlait"  
Puisqu'ils vivent le même démantèlement programmé que Thonon, il serait de prendre contact avec leur collectif et unifier nos efforts en Rhône-Alpes Auvergne !



L'Agence régionale de santé a annoncé le transfert de la gestion du pôle psychiatrique de l'hôpital de Vienne au Centre psychiatrique Nord-Dauphiné (CPND) de Bourgoin-Jallieu pour juillet prochain.Réactions.
Opérer un transfert de la gestion administrative et financière du pôle psychiatrique de Vienne au CPND afin de proposer une offre de santé améliorée, densifiée et diversifiée, tel est l’objectif de la décision prise en mars 2015 par l’ARS et imposée à la direction des deux établissements. Ainsi, la prise en charge de la psychiatrie viennoise serait assurée par le CPND, un établissement de santé privé d'intérêt collectif, à but non lucratif depuis 1979, géré par la fondation Georges-Boissel, reconnue d’utilité publique.
L’hospitalisation complète resterait à Vienne, seul le pilotage de l’activité serait transféré d’après l’ARS, loin de convaincre la CGT qui redoute un chamboulement plus important. « Le CPND cherche à pérenniser son activité en augmentant sa capacité de prise en charge, explique Maryline Cuilleron, secrétaire adjointe de la CGT de l’hôpital de Vienne. Par ailleurs, comment réduire les coûts lorsque le pôle administratif est situé à 1h de route ? Cela présage à terme un rapatriement des lits vers le CPND. » Par ailleurs, selon la CGT, l’ARS reprocherait à l’hôpital de Vienne  « une gestion cavalière » de la Dotation annuelle de financement (Daf) qu’elle lui verse pour son pôle psychiatrie. L’établissement viennois serait suspecté d’avoir dans la passé épongé la dette des autres secteurs, financés par la tarification à l’activité (T2A), par la Daf psychiatrie. « Faux débat, répond Florent Chambaz. Avant ma prise de fonction, certains services qui ont pu être financés par la Daf comme la sécurité ou les ressources humaines sont communs à tous les services médicaux. » Quant à l’ARS, interrogée, elle n’aurait pas eu vent de cette « gestion cavalière ».
Quel avenir pour le personnel ?
« Même si le CPND a une délégation de service public, à terme nous craignons que le statut des personnels de Vienne qui sont fonctionnaires du service public n’évolue vers le salariat d’une structure privée », explique la représentante CGT. Le directeur du CH de Vienne assure que les 170 agents ont été reçus en entretien individuels par les services DRH des deux établissements et ont fait l’objet d’une analyse personnalisée afin de choisir leur futur statut. A 90 %, ils ont opté pour la mise à disposition au CPND tout en gardant comme employeur le CH de Vienne. « Un accord tripartite révocable à tout moment par le salarié ».
Par ailleurs, l’ARS pointe du doigt le manque de praticiens à Vienne alors que cette tendance est nationale : faute de candidats, les départs en retraite ne sont pas remplacés obligeant à recourir à l’interim. « Face aux difficultés rencontrés par le CH de Vienne pour pouvoir aux postes médicaux, le pilotage unifié des activités est une opportunité pour conduire un projet territorial global et rendre plus attractive l’offre de soins en termes de recrutement médical », estime l’ARS. 
« Le nouvel établissement qui émergera de ce regroupement sera de taille plus importante et proposera une prise en charge pluridisciplinaire de qualité et donc un projet médical plus intéressant pour les futurs recrues », analyse Florent Chambaz.
Projet de santé de la nouvelle entité
A partir du 1er juillet 2016, l’ARS conférera au CPND de Bourgoin-Jallieu l’autorisation de gérer les deux secteurs adultes et la pédopsychiatrie de Vienne en plus de ses trois secteurs. Au total, cinq secteurs vers lesquels sont dirigés les patients en fonction de leur lieu de résidence. « L’hospitalisation à temps complet sera maintenue sur Vienne ainsi que la prise en charge ambulatoire ou à temps partiel comme les soins CNP, en hôpital de jour et les soins alternatifs en foyer et appartements thérapeutiques ou en familles d’accueil », explique Heidi Giovacchini, directrice du CPND. Ce regroupement permettra de mieux coordonner les soins et de mutualiser les moyens. »
Le projet médical de cette nouvelle entité dont le nom sera prochainement choisi par les équipes des deux établissements, a été élaboré lors des réunions de pilotage et remis à l’ARS début mars. Il comprend plusieurs axes comme le regroupement des CNP viennois 14 et 15 et de l’hôpital de jour sur un même lieu en centre-ville de Vienne ; le développement de la prise en charge ambulatoire, extra hospitalière et de la psychiatrie de liaison ainsi que la restructuration de la pédopsychiatrie incluant une prise en charge des adolescents.

samedi 12 mars 2016

"AVENIR DE LA PSYCHIATRIE... Le Chablais : Une exception ? "

Rencontre Débat, d'Évian 
du vendredi 11 mars 2016, soirée organisée par "Les Giboulées de Marx" 
sur le thème 
"Avenir de la Psychiatrie... Le Chablais : Une exception ? "

Avec la participation de M. Christian Vignaud, Président du collectif "Psychiatrie sacrifiée" dans le Chablais, Annie David, sénatrice de l'Isère, groupe Front de Gauche, membre de la commission des affaires sociales du sénat et Serge Klopp, cadre de santé, référent psychiatrie du PCF.


M. Christian Vignaud



Annie David

Extraits choisi de l’intervention d’Annie David, sénatrice de l4isere, ancienne présidente de la commission des affaires sociales du Sénat (2011/2014), actuellement membre de cette même commission.

Pour reprendre l’intitulé du débat de ce soir « Avenir de la psychiatrie….le Chablais une exception ? », je dirai malheureusement non, le Chablais n’est pas une exception 
Mouvement général, qui m’amène à penser que les différents collectifs de défense de ces pole, leur personnel, devraient peut-être se rencontrer et faire converger leur lutte, il me semble que lorsqu’on est rassemblé, plus nombreux, on est plus fort !
La dépense publique ne peut pas être toujours revue à la baisse, il faut cesser de croire que dans nos hôpitaux, dans nos écoles, dans nos gendarmeries, on peut faire plus et mieux avec moins de moyens ;
On ne peut pas tout à la fois donner des milliards à des entreprises, sans contrepartie et qui ne créeront pas d’emploi, et maintenir un niveau digne dans nos services publics, ça c’est évident ;
Deux uniques articles concernant la psychiatrie sur les 227 que comptait le projet de loi adopté, cela illustre, je pense,  la place qu’occupe aujourd’hui cette discipline dans la politique de santé publique de notre  pays,
Je dois le dire et je le regrette, dans le débat sur la loi santé, mon groupe communiste, républicain et citoyen s’est trouvé bien seul pour défendre la santé mentale et la psychiatrie
Notre pays qui fait encore pour nombres d’autres pays, référence en matière de santé, a toujours été en première ligne d’une conception de la psychiatrie humaine et bienveillante.
Avec les parlementaires de mon groupe, je me suis opposée à la loi Touraine comme nous nous étions fermement opposés à la loi HPST
Nous attendions alors beaucoup d’une loi cadre qui devrait donner les moyens à la psychiatrie pour accueillir les patients, renforcer leurs droits, former les professionnels.
Mais la loi santé présentée au printemps 2013, n’a fait que conforter la loi HPST dans sa logique de restriction budgétaire, de regroupement hospitalier sous l’autorité renforcée des ARS et de développement de l’ambulatoire.
La psychiatrie y est quasi inexistante, mais l’application à la psychiatrie de la logique de regroupement hospitalier, avec l’obligation pour tous les établissements publics d’adhérer au projet commun de santé sur un territoire étendu de 75 000 à 200 000 habitants, remet en cause la psychiatrie de secteur.


Serge Klopp

mardi 8 mars 2016

PSYCHIATRIE UN CHOIX DE POLITIQUE DE SANTÉ



Notre volonté en ces temps où la peur, la haine, le rejet de l’autre deviennent les alphas et omégas de toute pensée politique et médiatique, les Giboulées de Marx se veulent être un lieu de débat, d’échanges où les valeurs humaines seraient les seules valeurs cardinales. 


Comment penser, en effet, l’avenir de la psychiatrie en Chablais hors d’un ancrage dans un monde plus humain, où la souffrance serait à bannir ? Car ce qui est en jeu, à nos yeux, ce n’est non seulement le sort voué aux malades et à leur famille, mais bien au-delà la remise en question d’une conception même du monde soumis aux diktats des lobbys , des politiques asservies aux intérêts particuliers, faisant de l’homme, de la femme des variables d’ajustement d’une nouvelle barbarie.

La liste serait longue, de la déconstruction de toute solidarité, de l’école, du code du travail, des libertés collectives et individuelles…

Il n’est un jour où nos gouvernants, ces élites autoproclamées n’ont de cesse, au nom de la lutte ici contre le chômage, là contre le terrorisme de mettre en place une société autoritaire et liberticide.

Mais la bataille menée ici, en Chablais pour le maintien des lits en psychiatrie montre bien les limites d’une telle politique. Encore faut-il que chacun s’engage sincèrement pour le succès de cette initiative… Et fasse en sorte que le Chablais devienne modélisant…pour tous les malades et leurs familles en France…


La psychiatrie enjeu de civilisation


Qu’un rassemblement se fasse ici en Chablais pour la défense du secteur psychiatrique ne peut que conforter les communistes tant ils ont été bien seuls à dénoncer pendant de très longues années la casse systématique par tous les gouvernements (voir plus loin) d’une psychiatrie humaine, responsabilisante et répondant aux attentes des patients et de leurs familles.
Ce qui est en cause aujourd’hui dans le Chablais comme sur l’ensemble de notre territoire ce n’est non seulement le déplacement à La Roche /Foron, c’est la suppression pure et simple de la sectorisation répondant ainsi aux vœux des gouvernements de droite et aujourd’hui de la loi santé défendue par Marisol Touraine.
La volonté affichée est que la psychiatrie devrait dorénavant se limiter au dépistage et au traitement de la crise avant de passer la main au médecin généraliste pour la prise en charge au long cours. Cette voie n’est que la mise en œuvre des filières de soins prévues par les ordonnances Juppé de 1996…
Alors que les principes mêmes du secteur prévoyaient justement une continuité entre soins préventifs, cure et postcure par la même équipe…

La continuité de la prise en charge évoquée par la loi masque en fait la fin de la continuité des soins.

Mais cette loi ne s’arrête pas là : elle vise à une modification radicale des métiers, entérine la pénurie de psychiatres et prévoit leur suppléance par l’instauration des « pratiques avancées infirmières »… Ce qui focalisera encore plus les pratiques infirmières autour de la chimiothérapie , au détriment de la clinique et de leur fonction thérapeutique.

Il s’agit donc bien au-delà de la suppression de l’hôpital psychiatrique de Thonon, de la liquidation d’une conception de la psychiatrie fondée sur la qualité du soin relationnel, du lien thérapeutique et de la continuité des soins.

Et maintenant…

Suite à la forte mobilisation contre le projet de l'Agence Régionale de Santé de délocaliser à La Roche sur Foron ((*EPSM) les lits d'hospitalisation de psychiatrie de Thonon (création d'un collectif très large, mobilisation des élus, des personnels et des familles; pétition de plus de 11 000 signatures, près de 1500 manifestants à Thonon le 23/01), la décision est temporairement reportée à 2017... soit après les élections.
C'est, certes, un petit recul, mais celui-ci ne doit pas masquer la réalité : l'objectif politique demeure intact. Surtout quand on le replace dans le nouveau schéma d'organisation sanitaire créant un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) nord de la Haute Savoie autour du Centre Hospitalier Alpes-Léman (CHAL - Annemasse). Toutes les décisions budgétaires transiteront dorénavant par ce GHT "donneur d'ordre". Et ce n'est que le début puisque le projet est de ne garder à terme qu'un seul GHT départemental piloté par le Centre Hospitalier d'Annecy. C'est l'anéantissement définitif de toute démocratie sanitaire !

Pour maintenir un semblant de concertation, l'ARS met en place un "comité de pilotage" départemental animé par la directrice de l'EPSM et le président de la Commission Médicale d'Etablissement de La Roche sur Foron avec des groupes de travail chargés de réfléchir ...à l'application des résultats de l'audit. Le cadre est donc fixé d'avance.

Au stade actuel de la composition dudit comité, aucun représentant médical des Hôpitaux du Léman, ni aucun représentant du personnel n'en font partie.

L'enfumage continue donc...et plus que jamais la vigilance et la mobilisation s'imposent !




Mais pourquoi en sommes nous arrivés là ?

LA LOI TOURAINE 
AGGRAVE LA NÉFASTE LOI BACHELOT


La loi Touraine dans la lignée de la loi santé de Roselyne Bachelot, nullement remise en cause aggrave celle-ci et remet en cause les 3 principes fondamentaux de la sectorisation : Continuité des soins, pluridisciplinarité de la prise en charge, proximité et égalité de traitement.
De « continuité des soins », on passe à « continuité de la prise en charge » et ceci n’est pas neutre : la continuité des soins sous-tend, par exemple, la coopération avec le secteur médicosocial, ce qui est essentiel pour les patients. Et l’on peut être très inquiets quand on voit le manque cruel de moyens financiers et humains dont disposent les CMP (sans parler de leur suppression) ou encore les conditions d’exercices des psychologues et la remise en cause de leur statut…
Comment peut-on oser parler de proximité des soins quand le territoire géographique couvrirait 200 000 habitants au lieu des 75 000 aujourd’hui ?
A cela ajoutons la concentration des pouvoirs démesurés des directeurs généraux des ARS, véritables gendarmes au pouvoir de sanctions exorbitants !

Cette volonté politique si chère à la droite et à l’actuel gouvernement reflète pour ce qui est du secteur psychiatrique d’une même conception ultralibérale :

• Coupe drastique dans les dépenses de santé
• Volonté d’asseoir la légitimité du privé lucratif en psychiatrie, d’ailleurs le décret concernant le secteur privé supprime la référence à un effectif infirmier minimum, simplifie les conditions techniques de fonctionnement en leur permettant de s’organiser comme ils le souhaitent, loin des contraintes réglementaires actuelles jugées « obsolètes ».

Mais il y a plus grave : derrière les préoccupations budgétaires pointe une vision de l’humain très inquiétante, machine détraquée qu’il suffirait de reconditionner par des protocoles. Où est la dimension humaine ? Où est l’accueil ? Où est l’écoute ? Désirs, souffrances, centres d’intérêts, sexualité : autant d’étapes de la construction subjective sont à accompagner… 
On le voit bien, la bataille menée ici ne doit pas faire l’économie des responsabilités écrasantes de nos élus de droite comme de ceux actuellement au pouvoir : le Chablais n’est pas un cas isolé… que nos élus se montrent cohérents et dénoncent ces conceptions libérales et marchandes de la santé ici comme partout en France…



Nos propositions

Nous restons fondamentalement attachés à la politique de secteur car celle-ci est une organisation des soins avant-gardiste dans son approche des problématiques et dans sa conception même :

• Approche globale, pluridisciplinaire
• Continuité des soins et construction d’une prise en charge dans la durée
• Le décloisonnement entre le sanitaire, le social et médico-social
• Garantie d’accès à des soins de qualité pour tous
• Travail dans et avec la cité pour l’acceptation de la différence de celui qui souffre psychiquement.

Nous proposons donc de poser pour principe politique fondamental que la mission première de la psychiatrie est de soigner des personnes et de soulager leurs souffrances et non de se limiter à l’éradication de leurs symptômes ni de normaliser les comportements et les populations.


Ce qui implique :

• Créer des places nécessaires dans le médico-social
• Donner une place aux familles et aux patients
• Evaluer la qualité des soins
• Combattre les dérives sécuritaires
• Réformer les études des différentes professions
• Développer la formation continue
• Obtenir un budget national de la psychiatrie
• Créer un bureau national de la psychiatrie