vendredi 5 mai 2017

Actu' du 4 mai

Le 7 mai : on bat Le Pen 
et le 8 mai on combat Macron



Marine Le Pen : 
coquille vide, 
xénophobie et démagogie populiste


A quelques heures du deuxième tour de l'élection présidentielle, le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre 
à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.
Réalisation : Abrahim Saravaki




jeudi 4 mai 2017

Dans la transparence

Communiqué de presse du PCF 74

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle.

Tout doit être fait d’ici là pour barrer la route de l’Élysée à Marine Le Pen, pour stopper sa progression, en voix et en pourcentage. L'abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix.

Le 7 mai nous invitons à voter contre elle et mettre son résultat le plus bas possible en utilisant le seul bulletin restant à disposition, le bulletin Emmanuel Macron.

Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives. Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d'ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective.

Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron.

Nous voulons une majorité pour changer.
Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu'il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays.

La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront. Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas au futur Président de la République.

Les communistes n'ont cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd'hui. Nous nous réjouissons que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies.

Nous leur proposons de présenter dans chacune des six circonscriptions de Haute-Savoie une candidature commune, seule capable de porter le plus loin possible le résultat. Présenter des candidatures multiples serait incompréhensible pour les 67.077 femmes et hommes qui, en Haute-Savoie, ont porté leur vote sur Jean-Luc Mélenchon. Cela briserait l'espoir né le 23 avril, et pourrait conduire nombre d'entre elles et eux à ne pas prolonger, le 11 juin, leur vote du 23 avril. Cela conduirait inévitablement à l'éparpillement et à des résultats calamiteux. Cela assurerait la droite de conserver son hégémonie dans notre département et laisserait l'extrême droite se prétendre seule opposante. Les communistes ne peuvent s'y résoudre.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif d'amplifier la dynamique et qualifier nos candidates et candidats pour le second tour. Le temps presse.

Je suis disponible pour engager sans attendre les discussions dans ce but. Les communistes ont rendu publiques leurs candidatures. Nous sommes prêts à en retirer certaines aussitôt qu'un accord respectant chacune de nos forces aura été trouvé. Ensemble, nous pouvons réussir.

Meythet le 4 mai 2017

Loris Fontana Secrétaire départementale du PCF

 lettre de Pierre Laurent 
à Jean-Luc Mélenchon

Monsieur Jean-Luc Mélenchon
France insoumise
43, rue de Dunkerque
75 PARIS

Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades,

Ce courrier fait suite à notre rencontre nationale qui s'est tenue hier. Je l'écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c'est-à-dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives : c'est ce que souhaitent nos électrices et électeurs qui ne veulent pas courir le risque de voir un député macroniste, de droite ou d'extrême droite élu dans leur circonscription à cause d'une division de nos forces.
C'est le seul chemin qui peut permettre de concrétiser l'objectif que tu as énoncé dimanche et que je porte aussi au nom du PCF, d'une majorité législative prolongeant le score du 23 avril.
Cet objectif prendra d'autant plus de force dimanche soir, après le résultat du second tour qui aura renforcé Emmanuel Macron et Marine Le Pen, rendant plus menaçant encore le poids du Front national. Nous aurons plus encore la responsabilité de prolonger la promesse du 23 avril.
En métropole, ton résultat a été en tête de tous les autres dans 58 circonscriptions, il devance Macron dans 56 autres et il a dépassé sa moyenne nationale de 19,6 % dans 155 autres circonscriptions. C'est un potentiel de mobilisation à conforter ensemble.
Pour parvenir à nous mettre d'accord, nous sommes dans l'urgence. Mais nous pensons que c'est possible d'ici dimanche.
Hier, nous vous avons fait une proposition qui permettrait de rassembler nos forces dans le maximum de circonscriptions, sous la bannière commune « la force du peuple à l'Assemblée nationale ». Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous.
Vous avez contesté puis refusé cette proposition, objectant qu'elle risquait de « détricoter » ce que vous avez construit avec la France insoumise, confirmant que, pour vous, l'unique
cadre national de rassemblement possible restait dès lors la France insoumise.
Nous continuons de penser que seul un cadre acceptable par tous, donc respectueux de FI comme du PCF et des autres forces créera la dynamique la plus efficace.
Je vous renouvelle donc cette proposition, en apportant des précisions utiles à lever les objections que vous nous avez opposées.
En premier lieu, notre proposition permet bel et bien de résoudre la question du label commun, c'est-à-dire de l'unité nationale de campagne, qui vous préoccupe à juste titre. Et nous sommes prêts, d'ici dimanche, à avancer avec vous sur la question de l'identification nationale de nos candidat-e-s, en nous mettant au travail dans les heures qui viennent.
Deuxièmement, sur la question du programme, il va de soi pour nous qu'en cas de majorité parlementaire, l'Avenir en commun constituerait le socle de cette majorité et de l'action gouvernementale.
Bien entendu, dans la mise en œuvre de l'action gouvernementale, toutes les forces qui auront contribué à ce succès feraient valoir leur apport et leurs propositions. Aucun d'entre nous ne veut des députés soumis à l'Exécutif national.
Nos propositions, rassemblées dans « La France en commun », comme l'action de nos députés, seraient dès lors une contribution constructive à ce socle gouvernemental. Il n'y a donc aucun brouillage dans l'addition de nos idées mais, au contraire, les bases d'une majorité gouvernementale solide, riche de sa diversité et inventive.
Je vous le redis : si vous étiez d'accord pour travailler dans ce sens, cela ouvrirait la possibilité de présenter ensemble un maximum de candidatures communes, en travaillant sur la base du principe « un pour un » que vous nous avez proposé, en recherchant la candidature maximale pour gagner dans chaque circonscription.
Si vous persistez dans votre refus, nous le regretterions vivement car cela nous conduirait les uns et les autres à présenter des candidatures concurrentes, ce qui ferait trop souvent le jeu de nos adversaires politiques.
Vous savez comme nous que cette situation serait contraire au souhait de nos électrices et électeurs et, surtout, mettrait en péril la possibilité de gagner de nombreux député-e-s, et donc la possibilité de constituer une majorité de gauche nouvelle.
Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu'en cas de refus d'un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d'examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.
Nous avons travaillé avec nos fédérations réunies ce matin une liste de 30 circonscriptions en ce sens, dans lesquelles le PCF propose le retrait de vos candidats, et bien que les fédérations du PCF sont disposées à aller beaucoup plus loin comme elles vous le font savoir localement.
A vous évidemment de faire la proposition des 30 circonscriptions où vous souhaitez notre retrait. Notre liste a été arrêtée selon les principes suivants, que nous vous avons exposés en toute transparence :
- elle ne contient pas les circonscriptions où le PCF dispose d'un -e député-e sortant-e : vous connaissez le travail qu'ils ont réalisé, leur implication contre la politique Hollande-Valls, leur proximité avec les habitant-e-s . Elles sont légitimes à se représenter ; nous en prenons la responsabilité, en souhaitant évidemment qu'elles ne soient pas concurrencées par un candidat FI. Ce choix vous appartient.
- notre liste est bâtie à partir des territoires et des rapports de force locaux, notamment là où les candidatures proposées par le PCF apparaissent les mieux placées pour gagner. Compte-tenu du nombre d'autres circonscriptions où les possibilités de victoires sont réelles, un accord équitable est tout à fait possible sur ces bases.
Vous l'aurez compris, nous souhaitons une réunion demain, pour entendre votre réponse à notre première proposition précisée dans cette lettre et examiner, sinon, dans le détail, la proposition plus limitée.
Si vous acceptez le principe de cette réunion, nous vous communiquerons avant celle-ci la liste de nos propositions. Vous pourriez en faire de même. Cela rendrait sûrement notre réunion plus efficace encore.
Dans l'attente de votre réponse, recevez, Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades, mes salutations fraternelles.


Pierre Laurent

mardi 2 mai 2017

Le 7 mai, "Il faut éviter la catastrophe !"

MARINE LE PEN C'EST LE CAPITALISME PLUS LE FASCISME
Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d'un idéal collectif suprême. Il s'oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l'État républicain garant des droits individuels.


Mgr Gaillot : "Montrer de quoi est capable le Front national"


PCF. Nette consigne contre l’extrême droite
Pierre Laurent a appelé, hier, à barrer la route à « l’imposture FN »« Ce n’est en aucun cas une once de soutien à Emmanuel Macron. » 



1er mai anti-FN : "Il faut éviter la catastrophe !"




samedi 29 avril 2017

DÉBAT sur le second tour


Communiqué de presse du Front de Gauche Chablais :

Le 7 mai : 
barrer la route au Front National !

Le Front de Gauche du Chablais se félicite du très bon résultat national de Jean-Luc Mélenchon lors de ce premier tour de l'élection présidentielle. Plus de 16% d'électeurs de notre 5ème circonscription lui ont apporté leurs suffrages, ainsi que sur l'ensemble de la Haute Savoie, c'est un résultat exceptionnel pour la gauche de transformation sociale, et un vote d'encouragement pour tous les progressistes.

Le second tour opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. L'extrême-droite est au second tour et la gauche est éliminée. Le combat doit continuer pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité.

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires (Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans la plupart des bureaux des quartiers populaires de Thonon) est une promesse pour l'avenir.

C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

Ce combat, nous entendons le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond de changement vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement.

Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui nous incombent, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé pour le faire.

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.
Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte au monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 



Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale.
  Le Front de Gauche du Chablais
Thonon le 26 avril 2017




"Au 2d tour,

il s'agit de faire barrage 
à la candidate de la haine et de la guerre"



Pourquoi faut-il faire barrage au Front national ?

 Message aux électeurs 
de Jean-Luc Mélenchon.



Déclaration de Pierre Laurent - 1er tour de l'élection présidentielle - 23 avril 2017
23/04/2017 - PCF


Le second tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 
 C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. 
L'extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de 
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l'heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C'est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981.  
Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité.  
Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. 
Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour.  
L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l'avenir. 
C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.
Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 
Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.
L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d'un réseau important de militant-e-s et d'élu-e-s . 
Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement. 
C'est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 
Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 
Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. 
Nous n’en voulons pas.  
Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 
Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.
Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 
Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 
Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l'élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l'essai lors des prochaines élections législatives. L'Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.
Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.
Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.
Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

Contre Le Pen, un vote fondamental


Avec plus de 7 millions de voix au premier tour de l’élection présidentielle, Jean Luc Mélenchon a réalisé un score considérable, notamment grâce aux résultats remarquables relevés dans des villes dirigées par les communistes. Le choix du deuxième tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.
Réalisation : Abrahim Saravaki