lundi 30 mai 2016

DES NOTES DE RESTAURANT ASTRONOMIQUES

La grande bouffe

Ce n'est pas d'aujourd'hui que les « frais de communication » du cabinet du Maire 
sont connus pour être pharaoniques. 
Les dernières informations parues dans la presse concernant les 20.000 euros 
de « frais de bouche » de son directeur, si elles sont confirmées 
et rien ne semble les remettre en cause, sont un scandale absolu.
Cette affaire est à l'image de la politique municipale : une gestion soit-disant 
« vertueuse » pour la façade, mais en fait une accumulation 
de « passe-droits » et de « petits arrangements entre amis ».

Pendant que la municipalité accumule les dossiers litigieux, 
elle augmente de manière importante les tarifs de la restauration scolaire 
et les impôts locaux, mettant ainsi bon nombre de familles dans la difficulté. 
Le Maire laisse ses collaborateurs ripailler avec les deniers publics … 
alors que des enfants de chômeurs ou de familles en grande difficulté 
ne peuvent plus manger à la cantine et que les demandes de repas 
au Secours Populaire s'allongent...

Michel Vuillaume

vendredi 27 mai 2016

ELLE EST BELLE, L'UNION EUROPÉENNE


Des frontières hérissées de barbelées, gardées par des chiens policiers, l'extrême-droite aux portes du pouvoir dans un nombre croissant d'États, le peuple grec écrasé par l'austérité et son patrimoine national bradé pour satisfaire aux exigences des banques créancières, la régression sociale en cours sous le couvert de « modernisation » des rapports sociaux,

 ça, c'est la réalité de l'Union Européenne aujourd'hui.

Une « Union […]fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités.» Titre I-I du Traité de Lisbonne

ça, c'est ce qu'on a vendu aux citoyens européens pour leur faire accepter ce traité dont la nocivité est prouvée par les faits.

C'est une refondation véritable que s'impose afin que l'Europe se construise pour le bien des peuples qui la constituent et des peuples du monde.


Ph. Guichardaz 

jeudi 26 mai 2016

200 À THONON ET 2000 MANIFESTANT À ANNECY

CONTRE LA LOI TRAVAIL "EL KHOMRI"


"La modernité, c'est le progrès social, pas la loi travail" 
Philippe Martinez  

UN SALAIRE À VIE : DÉBAT

l’enjeu du salaire à vie
Débat du 21 mai 2016 à Thonon


Vidéo 1


Vidéo 2



Vidéo 3


Vidéo 4


samedi 21 mai 2016

CANTINE OU RESTAURANT SCOLAIRE ?


On nous parle de gaspillage dans les écoles de Thonon...on prône de ci de là dans le Chablais les repas bio et le circuit court...il ne faudrait plus dire cantine mais restaurant scolaire...
Et comme tout apprentissage le tri … des déchets….


Qu'en est il en réalité dans nos écoles où la Sodhexo et les circuits longs( liaison chaude ou froide) sont la règle dans la plupart de nos cantines du Chablais?
Qu'en est il aussi de la déshumanisation de ce moment qu'est le repas?

A quand de vraies cantines avec une vraie équipe autour du cuisinier?
Cela créerait de vrais emplois... de proximité au moment où nos élus chablaisiens se préoccupent de l’emploi…dans le privé…
A quand des cantines avec accès à tous les enfants sans discrimination aucune, que l'on soit fils de chômeur ou de mère au foyer,
Discriminations encore écrites dans certains règlements intérieurs.
A quand des repas gratuits et obligatoires au même titre que l'école publique ?
Le prix exorbitant prévu par beaucoup de nos chères cantines municipales dissuadant plus d'un parent d'y mettre ses enfants, même si nous sommes dans une région de Riches ou soit disant tout le monde peut payer..
De plus le trajet aller retour entre midi et deux serait une économie et un plus pour l'écologie...
A quand des repas de qualité quand dans certaines écoles de notre beau Chablais le soit disant bio arrive d'un circuit long dans des bacs en plastique sous cellophane , fondant sous la chaleur…
A quand des locaux et du personnel qualifié donc bien payé pour encadrer et éduquer les enfants de demain au goût et à la culture de la gastronomie?
Et que le personnel ait le droit de manger aussi ce qui n'est pas le cas partout...il est parfois assujetti à manger les restes...auquel cas, il est vrai, pas de gaspillage....

Nous qui avons porté la gastronomie française au patrimoine mondial de l'UNESCO ....qu'attendons nous pour montrer l'exemple dans nos écoles?

A quand de vrais restaurants scolaires?

Et que l'on ne nous dise pas que c'est une question de coût ou que ce n'est pas rentable comme savent si bien nous le dire la plupart de nos élus du Chablais...
De plus en plus de municipalités en France ont fait le choix du bio, du circuit court privilégiant les producteurs locaux, et la gratuité… Changeons de paradigme, c'est une question de choix...
Pour des questions d’emploi – soutien à l’agriculture de proximité, création d’emplois publics qualifiés-, des questions d’écologie – alimentation bio, saine et de qualité-, des questions de santé publique, il est urgent que ce débat fasse irruption sur la scène chablaisienne.


Anne Chaix

vendredi 20 mai 2016

RETAIT DE LA LOI TRAVAIL

"Montrer que le gouvernement
peut céder"



La journée de grève et de manifestations de ce  19 mai ne va pas rassurer Manuel Vals et le MEDEF! Tant mieux. Pourtant, le gouvernement et les médias à sa botte avaient mis le paquet... "mouvement qui s'essouffle", images de casseurs occupant tous les journaux, passage en force à  coup de 49-3 à l'assemblée pour museler tout débat de fond sur le contenu de la loi... rien ne s'est passé comme ils le rêvaient  : la mobilisation a été nettement plus forte que celle du mardi 17 mai et les mouvements se sont diversifiés avec des participants plus déterminés que jamais. Plutôt que de jouer avec le feu en misant sur la violence pour tenter de retourner l'opinion publique qui reste très majoritairement opposée à sa loi, le Premier ministre, le Président de la République et les députés socialistes godillots devraient y réfléchir à deux fois. Comme le disent les pancartes qui fleurissent dans les manifs d'aujourd'hui : on s'en souviendra...




Mettez la pressions sur vos députés !
Nous lançons un appel à toutes les forces progressistes de gauche pour déposer une motion de censure contre le gouvernement.
André Chassaigne



Mettez la pressions sur vos députés ! Vous pouvez leur téléphoner gratuitement en suivant ce lien, interpellez-les sur la loi travail et le passage en force du gouvernement !

jeudi 19 mai 2016

5eme MANIFESTATION À THONON

Une nouvelle manifestation est prévue 
à Thonon aujourd'hui
Contre la loi travail El Khomri


 jeudi 19 mai à 17h place des Arts.





 "On ne peut pas empêcher la démocratie de s'exprimer 
parce qu'il y a des problèmes en marge des manifestations". 
a averti 
le Secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.



DÉBAT SAMEDI 21 MAI À THONON


Bernard Friot :
Après avoir publié, en 2010, L’Enjeu des retraites1, Bernard Friot prolonge son analyse en nous livrant, avec L’Enjeu du salaire (2012), un projet de société alternative ancré dans les potentialités émancipatrices du présent, un projet à la fois « révolutionnaire » et néanmoins partiellement réalisé. Plus exactement, l’auteur développe, en huit chapitres, un raisonnement articulant trois démonstrations. Il rétablit le sens premier des institutions du salaire en montrant leur caractère intrinsèquement subversif ; il met à jour les objectifs profondément régressifs des réformes engagées depuis trois décennies pour « sauver » l’emploi et les retraites ; il propose, enfin, de s’appuyer sur la portée émancipatrice de la qualification et de la cotisation sociale pour fonder, en les généralisant, une société libérée du marché de l’emploi, du crédit lucratif et de la propriété lucrative. Ce faisant, il montre les limites, voire les contresens des mesures prises ou défendues par des organisations syndicales et des politiques de gauche.
L’ambition est impressionnante : il s’agit de montrer, en moins de 200 pages, ce que le discours dominant (politique, médiatique, académique, patronal, mais aussi syndical, en France et un peu partout dans le monde) empêche de voir : les potentialités libératrices de certaines institutions du salariat issues de luttes sociales et menacées par les « réformateurs ». Rendre visible ces potentialités est de la plus haute importance, car, pour Bernard Friot, la montée des violences, le succès des extrémismes ou le rejet des partis politiques, le désespoir radical, tout un ensemble de faits sociaux inquiétants s’expliquent à la fois par les décennies de réformes antisociales et par l’absence de perspective proposées par la classe dirigeante. Il faut sortir de ce récit mortifère qui fait envisager au plus grand nombre un avenir toujours plus menaçant qui, s’il n’est pas tout à fait la guerre, n’en est pas moins marqué par la destruction.
 et J.M. Durand, économiste, rédacteur à Economie Politique 


Retraite : 
l’enjeu du salaire à vie

La pension de retraite a été construite avec comme objectif syndical la continuation à vie du salaire atteint à 55 ans. Le modèle a été le régime de la fonction publique, étendu à l’EDF (où on parle de « salaire d’inactivité »), à la SNCF et aux autres entreprises publiques. Ainsi, au début des années 1990, le taux de remplacement du dernier salaire net dans la première pension nette était dans le privé en moyenne de 84% pour une carrière de 37,5 ans. L’objectif de la CGT n’était pas encore atteint, mais on s’en était considérablement rapproché. Les axes de l’action syndicale ont été la hausse du taux de cotisation afin d’arriver à un taux de remplacement de 75% du meilleur salaire brut, soit 100% du net, à un âge le plus bas possible (55 ans et 50 ans pour les métiers pénibles), avec indexation sur les salaires de la pension.

La hausse constante du taux de cotisation (passé entre 1945 et 1995 de 8 à 26% du salaire brut), en reconnaissant toujours davantage la valeur économique produite par les retraités, a ainsi permis une croissance non capitaliste du PIB. Car revendiquer qu’à 55 ans on touche à vie son meilleur salaire, n'est pas se limiter à revendiquer le droit au loisir après une vie de travail, mais c’est surtout affirmer qu’à un âge politique on peut enfin travailler en étant payé à vie, décider de son travail sans employeur et sans actionnaire. Les retraités sont libérés non pas du travail mais de l’emploi et du profit pour travailler dans la liberté. Et ils montrent que cela pourrait être le cas de tout le monde.

C’est à cette conquête révolutionnaire d’une nouvelle pratique de la valeur économique que s’attaquent les réformateurs. Prenons les positions de la CFDT : plus d’âge politique le plus bas possible, mais un âge plancher au-delà duquel on prend sa retraite quand on veut, plus de hausse du taux de cotisation mais sa stabilité sur le long terme, plus de pension remplaçant le meilleur salaire mais une pension calculée sur la base de la somme des cotisations de la carrière, indexation non plus sur les salaires mais sur les prix. La référence au salaire a disparu, et avec elle toute idée que les retraités travaillent et que, sur ce modèle, il serait possible de libérer tous les travailleurs du marché du travail et de la propriété lucrative des entreprises. Les réformateurs réaffirment au contraire la pratique capitaliste du travail : ne travaillent que ceux qui sont soumis au capital, les autres ont droit à un revenu différé obtenu grâce à une prévoyance en répartition et en capitalisation.

Comment retrouver l’offensive face aux réformateurs ? En poussant plus loin les conquêtes du salaire à vie. Il s’agit de revenir à la revendication de retraite pour tous avec 100% du meilleur salaire à 55 ans, qui montre bien que la retraite n’est pas une libération du travail mais une seconde carrière libérée de l’emploi. L’initiative des retraités (et on sait combien les jeunes retraités débordent d’initiative) devrait être soutenue par un financement des investissements nécessaires à leur travail. Si les retraités passent des épreuves de qualification, ce salaire à vie pourrait continuer à augmenter par passage à un degré supérieur de qualification : la production de valeur économique ne s’arrête pas avec la retraite ! On pourra, sur cette base, revendiquer un abaissement progressif de l’âge du salaire à vie… Et aussi s’adresser aux jeunes avec le projet d’attribuer automatiquement à 18 ans le premier niveau de qualification (et le salaire qui va avec) et d’enrichir ainsi la majorité politique par la reconnaissance de la contribution de chacun à la production de valeur économique.

Affirmer que la retraite est l’entrée dans un travail libéré de sa pratique capitaliste suppose que les cotisations ne comptent plus dans le calcul de la pension, que ce soit par des annuités ou par des points. Ce n’est pas parce que nous avons travaillé que nous avons droit à la retraite, c’est parce que nous avons conquis le droit de travailler comme retraité, avec une qualification attribuée à la personne et non plus au poste de travail. La production de valeur correspondant à ce salaire à vie est faite par les retraités eux-mêmes. Supprimer toute condition d’annuité (et le calcul par points à l’ARRCOAGIRC) supprimera du coup la seconde peine des femmes : si leurs 22% de salaire en moins relativement aux hommes se traduit aujourd’hui par 47% de pension en moins, c’est à cause des annuités et des points. On retrouve ici le cœur de la revendication de nouveau statut du salarié de la CGT : attribuer la qualification à la personne et non pas au poste, c’est aussi payer à vie la personne puisque ce n’est plus son poste qui est rémunéré, mais elle-même.