jeudi 14 mars 2019

ACTION POUR LE CLIMAT

SAMEDI 16 MARS 2019 
15 H 30 PLACE DES ARTS
MARCHE POUR LE CLIMAT

l'Europe a-t-elle abandonné la lutte ?


A l'heure où les marches pour le climat se multiplient avec succès dans toutes les villes d'Europe, l'Union européenne se montre incapable de prendre des mesures d'urgence pour contenir le réchauffement climatique dans des proportions compatibles avec les exigences de la COP 21. Analyse de la situation et propositions avec les eurodéputé.e.s Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (S et D) et Younous Omarjee (GUE-GVN).


mercredi 13 mars 2019

NON À LA CENSURE

Censure de L’"Émission Politique" : 
rassemblement mardi 19 mars à 18h00 devant le siège de France 2

Principale chaîne du groupe public 
France Télévisions, France 2 organise le premier débat consacré aux élections européennes, 
jeudi 4 avril prochain, à l’occasion de  L’Émission politique  
En dépit de nos protestations, France 2 persiste à vouloir boycotter Ian BROSSAT, chef de file de notre liste 
« Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent ».


Le PCF appelle 
à un très large rassemblement, 
mardi 19 mars à 18h00, 
devant le siège de France Télévisions 
situé esplanade Henri de France (Paris 15e), en présence de personnalités de la société civile, de militant-es, 
de parlementaires et d'élu-es.


  Nous demandons à ce qu’Ian BROSSAT puisse être invité au même titre 
  que les autres 
  têtes de liste. Ni plus, ni moins.

  Comme en 2005 déjà, à l’occasion du référendum européen, les Français attendent 
  aujourd’hui une plus juste et sincère représentation des opinions.

  La voix de la liste du PCF n’est réductible à celle d’aucune autre liste.

  Le Parti communiste français est présent dans les deux assemblées, 
  avec plus de trente parlementaires qui prennent part 
  au fonctionnement institutionnel de notre pays.

  Les Françaises et les Français se sont choisi plus de 7 000 élus locaux et nationaux 
  de notre famille politique pour les représenter, plus de 800 maires et trois parlementaires 
  européens pour faire entendre et respecter leur voix.

  Nous sommes le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux 
  depuis le début de la construction européenne.

  Nous sommes la seule liste du paysage français à inclure dans ses rangs plus de 
  la moitié d’ouvrières et d’ouvriers, de femmes et d’hommes employés.

  Nous sommes la seule liste en mesure de faire entrer au Parlement européen, 
  le 26 mai prochain, la première femme ouvrière de l’histoire en la personne 
  de Marie-Hélène Bourlard.

  La dernière élection présidentielle a démontré qu’il était possible de proposer aux Français 
  des débats télévisés de qualité en y conviant l’ensemble des forces en présence. 
  C’est cela la vitalité de notre démocratie ; elle est une chance que chacune et chacun 
  devrait saluer.




lundi 11 mars 2019

sauvez l'Humanité


Chanson pour l'Humanité - HK

Oyez, oyez ! Ami.e.s ! Découvrez la nouvelle chanson de HK en soutien à l'Humanité !


« Parce que la fraternité est un combat, un idéal, une pratique et qu’elle s’entretient au quotidien, ne laissons pas disparaître le journal de Jaurès » a déclaré Christiane Taubira dans un joli message de soutien au journal l’Humanité.

Le citoyen solidaire précise que la lutte pour venir en aide aux migrants dans la vallée de la Roya, a mis en lumière toute la cohésion sociale d’un territoire et « heureusement qu’il y a des médias comme l’Huma pour mettre en valeur ce que l’on fait » souligne-t-il.


"Sauvons ce journal populaire !". Le message de soutien au journal l'Humanité, tout en musique, de la compagnie Jolie môme... Merci !

Tout cela ne suffi pas
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samedi 9 mars 2019

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES FEMMES.

« NOTRE QUOTIDIEN 
EST UNE GUERRE SOCIALE »
Vendredi, 8 Mars, 2019
Lola Ruscio


Pour la première fois, des femmes gilets jaunes, ultra-précaires, manifesteront vendredi et samedi dans plusieurs villes de France pour porter haut et fort leurs revendications féministes.


Elles étaient les oubliées, elles deviennent les visages des luttes sociales. Aujourd’hui et demain, des femmes gilets jaunes, avec des organisations féministes et la CGT, vont arpenter les rues au rythme de « Femmes précaires, femmes en guerre ! »

Elles se réunissent en assemblée générale tous les lundis à la bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Une cinquantaine de personnes ont afflué lundi depuis Paris et sa banlieue.

Oriane, la trentaine, chouchou rose dans les cheveux et bière à la main, est la cocréatrice de la page Facebook « Femmes gilets jaunes » : « Parce que nous sommes les plus exploitées et précarisées par ce système capitaliste violent, parce que nous sommes discriminées et subissons le sexisme, nous serons en première ligne à cette manifestation ! » lance-t-elle. Bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) depuis la fermeture de sa micro-entreprise, elle est aussi bénévole à l’Armée du salut.
« Le système nous met dans la précarité depuis l’enfance »

Dans la salle Louise-Michel, chacun a son identité et son expérience. On retrouve ici Engracia, en première ligne de la grève victorieuse des femmes de chambre de l’hôtel Park Hyatt Vendôme, mais aussi Céline Verzeletti, secrétaire confédérale chargée de l’égalité femmes-hommes à la CGT, des professeures, une ex-sans-papiers, des étudiantes, deux hommes, des syndicalistes SUD, militantes NPA et France insoumise. « Mais nous ne sommes pas un parti politique, nous sommes une classe sociale », insiste Oriane, non encartée.

Qu’elles travaillent dans le nettoyage, dans les hôpitaux, dans le privé, toutes portent la voix des femmes isolées, souvent issues de l’immigration. Leila, une ancienne commerçante : « Le système nous met dans la précarité depuis l’enfance. Macron ose en plus nous traiter d’illettrées ! Quand il parle ainsi, c’est une façon de viser nos sœurs, nos mères, nous toutes ! » « Les retraitées, les mères au foyer célibataires sont depuis longtemps invisibilisées par les médias et la société, dénonce une autre femme gilet jaune. Notre quotidien est une guerre sociale, à nous de reprendre nos droits ! » Ces femmes précaires, aux faibles revenus, s’inquiètent des disparitions des maternités et de la réforme du chômage : « Ils tapent sur n’importe quoi ! Regardez la santé, les hausses des contrôles à Pôle emploi ! Mais rien n’est fait pour limiter les contrats précaires imposés aux femmes. »

Contre l’ordre néolibéral, elles se battent pour un meilleur accès au logement, aux soins, aux prestations sociales et pour la création d’un service public de la petite enfance. Des droits exclus ou rognés par le gouvernement en raison de contraintes budgétaires. Contrairement à leurs homologues masculins, elles n’évoquent pas le rétablissement de l’impôt sur la fortune et le référendum d’initiative populaire. « À la télévision, on ne voyait que des hommes s’exprimer pour parler du gasoil. On s’est dit que la parole des femmes n’était absolument pas représentée », explique Chérifa, keffieh autour du cou, bénévole à l’Armée du salut. Depuis presque trois ans, elle vit dans un neuf mètres carrés au Palais de la femme, un établissement parisien dédié aux personnes en grande difficulté. « Je n’ai jamais touché d’allocations familiales, les pensions n’ont jamais été versées, j’ai payé seule les études de ma fille. Tenir avec un salaire de misère, à Paris, c’est dur », résume cette mère de trois enfants. Dans la salle, on croise aussi Torya Akroum, 37 ans, qui a fui son domicile, ses petits sous le bras, après des violences conjugales. Cette cheminote se sent aujourd’hui privilégiée grâce à son emploi. « Mais je travaille la nuit et les week-ends pour un meilleur salaire et mieux élever mes enfants », raconte cette mère isolée de trois enfants et ancienne gréviste à la SNCF. Gilet jaune de la première heure, elle dénonce la baisse des aides personnalisées au logement (APL). Elle a perdu au change : « Je touchais 75 euros, contre 19 euros aujourd’hui. Avec cette somme, j’aurais pu remplir un chariot Lidl. »
« Dans la réussite des hommes, coulent les larmes des femmes »

Lise, 26 ans, fabrique sa pancarte pour la manifestation : « Dans la réussite des hommes, coulent les larmes des femmes. » Ancienne pâtissière, elle a mal vécu son expérience dans la restauration et a fini par démissionner : « C’était l’horreur, des collègues m’ont harcelée sexuellement. Et les patrons nous exploitent bien plus qu’ils n’exploitent les hommes, avec des heures supplémentaires non payées. »

Ces discours tranchent avec les manifestations des femmes gilets jaunes de janvier. L’appel sur Facebook précisait : « Nous voulons montrer que nous sommes la Mère Patrie, en colère, et que nous avons peur pour l’avenir de nos enfants ! » Et aussi : « Nous restons complémentaires et solidaires des hommes, ce n’est pas une lutte féministe mais féminine. » Oriane et ses camarades s’opposent à cette image réductrice du rôle des femmes. Elles rejettent un féminisme institutionnel, incarné aujourd’hui par Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes. « Les féministes, celles qui luttent tous les jours pour les droits de toutes les femmes, c’est nous, pas Schiappa ! » disent-elles.

Quelles suites pour leur mouvement ? Certaines évoquent des pistes : « Pourquoi ne pas créer un acte gilet jaune sur le chômage ? N’attendons pas que les hommes le fassent, les femmes sont plus touchées par les contrats précaires et les temps partiels », propose l’une d’entre elles sous les applaudissements. Les idées fusent dans la salle, comme si le mouvement social en était encore à ses débuts. Leila prend l’initiative d’écrire une lettre ouverte au président de la République, quand Chérifa souhaite soutenir les femmes jetées à la rue dès la fin de la trêve hivernale. Michelle, à la retraite, propose d’investir les lieux de pouvoir.
Elles n’entendent pas abandonner le monopole du récit aux hommes

Très vite, elles décident de multiplier les actions en semaine. Et reçoivent le soutien de la CGT : « C’est bien de se mobiliser en semaine, avec les organisations syndicales. Grâce aux femmes, on arrivera à faire des actions massives », estime Céline Verzeletti, du bureau confédéral du syndicat. Des commissions « revendications » et « actions » fleurissent, et une nouvelle assemblée générale se tiendra dès mardi prochain.

La mobilisation des gilets jaunes, c’est aussi elles. Et elles n’entendent pas abandonner le monopole du récit aux hommes. « Les revendications des femmes ne passent pas assez dans le mouvement, alors qu’elles devraient l’irriguer, estime une militante. Il faut les inclure dans la lutte générale. » Où va mener ce nouveau mouvement féministe tourné vers les mobilisations sociales ? Il est tôt pour le dire.

Une chose est sûre, ces gilets jaunes d’un nouveau genre peuvent créer un élan de conscience et tisser des réseaux déterminés à renverser les formes de domination. Leila, étudiante, estime : « Une révolution sans les femmes, c’est une révolution contre les femmes. »
Lola Ruscio

jeudi 7 mars 2019

8 Mars : l'égalité, c'est pas sorcier



Hélène Bidard à l'occasion de la mobilisation du 8 mars journée internationale de luttes 
pour les droits des femmes



Les femmes ont des doubles journées, avec leur travail et en plus les tâches ménagères qui continuent à être portées en grande majorité par elles. Nos salaires sont souvent inférieurs, nous sommes à temps partiel parce que nous n’avons pas d’autre choix. Notre travail est invisibilisé et dévalorisé, notre salaire est inférieur de 26 % à celui des hommes. De ce fait, à partir de 15 h 40 nous travaillons gratuitement.


jeudi 28 février 2019