samedi 30 avril 2016

SUITE DÉBAT D'ÉVIAN SÛR LA PSYCHIATRIE

            Suite à votre rencontre sur les difficultés au sein des hôpitaux de La Mure, de Vienne, de Thonon, de St Marcellin , de Voiron, CHU Grenoble, 

Madame Annie DAVID Sénatrice de l’Isère, vous informe qu’elle adresse un courrier à Madame TOURAINE, Ministre des affaires sociales et de la santé - 


Elle rend cette lettre publique.



Madame la Ministre,


       Par courrier du 26 février, je vous alertais sur les risques liés au transfert de l’activité du pôle psychiatrique du Centre Hospitalier public de Vienne vers le Centre Psychothérapique privé du Nord Dauphiné (CPND) situé à Bourgoin-Jallieu. 
      La réponse que m’a apportée la directrice de l’Agence Régionale de Santé  me conforte dans ma conviction que cette décision n’est ni pertinente, ni satisfaisante, et qu’une rencontre avec les représentants des personnels serait opportune.
      Comment la privatisation, le pilotage à distance, la fusion de structures médico-sociales, la suppression de lits et services constituent-ils une offre de soins améliorée, densifiée et diversifiée ?
     Comment le recrutement médical se trouverait-il facilité, alors que les deux établissements rencontrent  les mêmes difficultés à recruter des médecins ? Le choix offert d’opter pour un statut privé augmentera-t-il leur nombre ?  
   Comment l’équipe soignante de l’Internat Séquentiel de Pédopsychiatrie de Vienne pourrait-elle ne pas s’inquiéter de la fermeture envisagée de leur unité de soins « insuffisamment rentable » ?
    Comment ne pas être inquiets face à cette logique de rentabilisation  des activités et établissements de santé ? De réduction de la dépense publique, fil conducteur de l’ARS dans  la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT). Partout où j’ai rencontré les hospitaliers et les élu-e-s ces dernières semaines, ils m’ont alertée.
      A Thonon-les-Bains où l’activité psychiatrique est menacée, la Mure, seul centre hospitalier entre Grenoble et Gap, Saint Marcellin,  Voiron, c’est un même scénario : démantèlement de l’hôpital public et des EHPAD,  suppression de lits et postes, privatisation et report de missions de service public, comme les urgences, sur les médecins libéraux au travers des maisons de santé.
    Sans compter que la suppression de services, l’éloignement des unités de soins et le développement de l’ambulatoire nécessiteront l’organisation de nouveaux modes d’hébergement et de transports coûteux pour la collectivité, pour les patients et les accompagnants.  
     Si une gestion rigoureuse de l’argent public est indispensable, une politique de baisse des dotations publiques est inacceptable. D’autres choix sont possibles : utiliser les milliards d’euros du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi et du Crédit Impôt Recherche, de la  compensation d’exonération de cotisations employeurs, sans effet sur l’emploi. Des sommes suffisantes pour résorber le déficit de la Sécurité Sociale, développer l’hôpital public et former des médecins et personnels soignants.

Recevez, Madame la Ministre,  l’expression de ma considération.



vendredi 29 avril 2016

MANIF(s) du 28 AVRIL EN HAUSSE RDV AU 1er MAI

Plus forte participation 
aux manifestations sur le plan national


La mobilisation était au rendez-vous, jeudi, 
malgré les vacances de la région Parisienne, 
pour exiger le retrait de la loi travail.
Le double à la manifestation d'Annecy
à Thonon le nombre de manifestants était en baisse.

RENDEZ VOUS LE 1er MAI
à 10h30 place des Arts à Thonon


CICE, OÙ EST PASSÉ L'ARGENT ?

En 2014 les entreprises de Haute-Savoie ont bénéficié de 100 millions de
Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE).
Pour 2015 elles ont touché plus de 150 Millions.
Elles toucheront encore plus cette année.
Cela concerne plus de 11.000 entreprises.
Pour ramener ces chiffres astronomiques à une taille humaine retenons
que cela fera en moyenne plus de 2000 € par salarié.

Pour l'ensemble du pays le CICE représentera 20 Milliards € en 2016.
Contrairement à la propagande, il y a donc de l'argent au budget de
l’État, mais le choix du gouvernement et des députés qui l'ont voté, est
de le remettre aux entreprises. Ces sommes sont donc retirées des
dépenses publiques utiles (école, santé, services publics, etc.).
L'ampleur du détournement est considérable. C'est 5% du budget de l’État
(383 Milliards), deux fois le coût du RSA (9,8 Milliards).

Ainsi le patronat, les entreprises privées bénéficient d'un énorme
soutien de la collectivité publique, sans exagération on pourrait parler
d'assistanat.
Nous sommes donc, citoyens - salariés, en droit de demander ce qu'il est
advenu de cet argent, quelque part le nôtre.
Mieux, nous sommes légitimes pour en déterminer l'usage : augmenter les
salaires, instaurer l'égalité salariale femmes-hommes, transformer les
emplois précaires en CDI, embaucher des jeunes, réduire le temps de
travail, augmenter le temps de formation ; investir pour moderniser,
réduire l'impact environnemental de l'entreprise ; ...

Nota bene : les chiffres cités sont ceux fournis par le Préfet de région
ou inscrits à la loi de finance 2016.
Le CICE n'est qu'une partie des aides publiques aux entreprises estimées
par la CGT à 200 Milliards € par an.


Gilles Ravache

mardi 26 avril 2016

UN REVENU UNIVERSEL ?

Le journal et le blog, "Les Gibouléees de Marx"
organisent

dans le cadre de la bataille contre la loi travail
“ Vers un salaire à vie ?”

soirée –débat 
Soutenue par le PCF du Chablais et le Front de Gauche Chablais

 Château de Sonnaz  le samedi 21 mai 2016 à 18h

 en présence de Bernard Friot, sociologue, économiste 
et Jean-Marc Durand , 
membre de la commission économique du Conseil National du PCF


L’instauration d’un revenu de base, distribué de manière incondition- nelle à chaque citoyen, est mise chaque jour un peu plus dans le débat public pour palier aux ravages d’un chômage de masse et de la précarisation généralisée des emplois et pour faire obstacle à la division, entretenue par la droite, entre les « privilégiés » (tous ceux qui détien- nent un emploi stable) et les « assistés »(tous ceux qui, faute de revenus d’activité suffisants, doivent faire appel à l’aide de la collectivité natio-
nale). Toutefois, les objectifs fixés à ce revenu universel diffèrent. Pour les ultra-libéraux, remplaçant toutes les prestations sociales versées, il per- mettrait de mettre fin au « monopole qu’exerce la sécurité sociale », de réduire le rôle de l’État dans la protection sociale et de faciliter l’émer- gence de nouvelles compagnies d’assurance.
Pour les partisans de la « société du care », il serait chargé de mettre fin à la grande pauvreté et d’éviter l’incitation à ne pas reprendre un emploi que représenterait un revenu de remplacement comme le RSA, dont le montant diminue progressivement lors du retour à l’emploi.
Pour les animateurs des fab labs, les hackers et les adeptes du dépasse- ment du salariat par la révolution numérique, la défense d’un revenu uni- versel de base a un tout autre objectif : permettre au travailleur de ne pas avoir à accepter n’importe quel emploi pour survivre et rémunérer l’indispensable développement des connaissances dont la création, par nature collective, fait aujourd’hui l’objet d’une appropriation exclusive par certains grands groupes.
Créer les conditions d’un libre choix de son apport à la société corres- pond à notre projet d’émancipation par le travail. Encore faut-il que l’ins- tauration d’un revenu universel ne remette pas en cause la nécessaire valorisation des compétences acquises et celle d’un apport utile à la so- ciété, et que la révolution fiscale nécessaire pour assurer un montant suffisant à chacun soit acceptée. Aujourd’hui, la priorité est donc à la lutte pour une sécurisation des parcours professionnels de toutes les per- sonnes, en emploi ou non, salariées ou « indépendantes ».

Véronique Sandoval


jeudi 21 avril 2016

QUE DEMANDE LE PEUPLE ?

Une grande consultation citoyenne !


Vous voulez être entendus
Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie.
Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.
Nous avons tous un bout de la solution
Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !
Prenez la parole !
Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ. Vos réponses seront synthétisées au niveau national et rendues publiques.
Vous pouvez télécharger le questionnaire ci-contre pour le remplir ou le faire remplir avant de nous le retourner ( par la poste à l'adresse indiquée ou scané par mail à pcf@pcf.fr )
Vous pouvez aussi remplir le questionaire directement par internet sur le site www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr



ARTISTES, TECHNICIENS CONTRE LA LOI EL KHOMRI

Vous aimez le festival de Montjoux, Guitare en Scène , Rock en Stock, vous êtes plus classiques et leur préférez la Maison des Arts, ou la programmation de la Grange au Lac, vous aimez déambuler au rythme des Fondus du Macadam, ou rêvez avec le Fabuleux Village des Flottins ?

Alors il vous faut remercier tous les artistes bien sur mais aussi les techniciens, régisseurs, éclairagistes, décorateurs, machinistes qui permettent à ces événements culturels de vivre et d’offrir au plus grand nombre, dans la diversité de leurs attentes ces moments de bonheur partagé.

Et c’est le statut d’intermittents du spectacle,
exception française qui le permet !
Or, hier comme aujourd’hui, le MEDEF notamment mais aussi
le projet de loi El Khomeri veulent remettre en cause
ce statut envié dans le monde entier
et ainsi s’attaquer à ce qui fait un des fondements du lien social en France.

Les intermittents se battent depuis des années pour que leur statut déjà très précaire ne soit détruit.
Et ils ont rejoint dés le début les manifestations  contre la loi travail.

Alors ils seront là, n’en doutons pas à Paris comme à Annecy et à Thonon le 28 avril, pour réaffirmer leur opposition à cette loi scélérate mais aussi au quotidien dans les festivals, les maisons de la culture, dans nos rues…


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