vendredi 23 septembre 2022

TRANSPORTS SCOLAIRES

 


TRANSPORTS SCOLAIRES DU CHABLAIS sacrifiés sur l'autel du libéralisme

Quelles voies pour s'en sortir ?

Les parents d'élèves se mobilisent fortement contre la désorganisation des transports scolaires. Cette problématique s'aggrave dans l'ensemble de l'Agglo depuis que celle-ci a signé une nouvelle délégation de service public (DSP) avec le groupe RATP qui a lui-même sous-traité à la société Borini de Combloux.

Or celle-ci n'est pas en mesure matérielle et humaine d'assurer un service correct depuis le début de l'année. Bus en retard, arrêts oubliés, certaines lignes carrément supprimées ces derniers jours pour en renforcer d'autres. Les transports urbains de Thonon sont eux-mêmes fortement impactés avec des bus supprimés pour récupérer des chauffeurs, et ceux qui circulent sont surchargés.

Comme partout en France, le manque de chauffeurs est criant: il en manquerait 4500 à ce jour au plan national. La société Borini recherche une dizaine de chauffeurs rien que pour assurer les transports scolaires de l'Agglo de Thonon et les bus urbains.

A noter que la SAT aurait "torpillé" le transfert de ses agents travaillant à 65% ou plus, en baissant leur temps de travail à moins de 65% (taux minimum pour que les employés soient obligatoirement repris par le nouveau délégataire selon la loi) afin que ceux-ci ne puissent pas être repris par Borini. La justice doit prochainement se prononcer à ce sujet.
L'Agglo réclame 71.000 euros de pénalités à la société Borini pour non-respect du contrat. Ce qui ne solutionnera évidemment pas le manque de chauffeurs...
La crise du recrutement de conducteurs ne date pas d'hier: celui-ci n'a cessé de se dégrader au vu des contrats à temps partiel très faibles (la plupart autour de 50%) et des horaires fractionnés (quelques heures tôt le matin et quelques heures en fin d'après-midi, ce qui ne permet pas de cumuler deux emplois pour arriver à un revenu suffisant pour vivre). Les salaires tournant pour la plupart entre 500 à 700 euros. La COVID et les périodes de chômage technique ont entraîné une vague de démission de chauffeurs, qui, pour une grande part, se sont réorientés professionnellement.

La libéralisation intensive des marchés publics a créé la loi de la jungle dans ce secteur, les grands groupes nationaux voire internationaux (la SAT concourait à la DSP avec un groupe espagnol) écrasant le marché, tirant les prix au plus bas au détriment de la qualité du service public.

Il nous semble donc urgent d' approfondir la réflexion, en élargissant le débat qui ne peut pas se limiter uniquement à trouver des rustines pour parer à l'urgence.

La question d'une gestion en régie publique de proximité se pose en force, pour avoir la main sur les décisions. Il y a une vingtaine d'années, quand le département avait encore la compétence sur les transports scolaires avant que celle-ci ne soit attribuée à la Région, Bernard Néplaz au conseil général, et certains syndicats enseignants, avaient avancé la proposition d'une régie publique départementale.
Nous pensons que cette proposition est toujours d'actualité. D'autant plus que l'argument comme quoi les choses seraient figées ne tient pas, puisque la loi renvoyant la compétence des transports scolaires aux Régions leur laisse la possibilité de déléguer celle-ci au département ou aux agglos ou Communauté de Communes, y compris en régie publique (cf lien ci-dessous).
Pourquoi ne pas imaginer que chaque commune concernée par le réseau forme deux ou trois agents territoriaux au permis de transport en commun, employés à temps plein, qui auraient d'autres fonctions dans la commune en dehors des horaires de ramassage scolaire, ce qui permettrait aux élèves de connaître les chauffeurs et inversement, à ceux-ci de connaître le terrain, contrairement à ce qui se passe actuellement et est source de mécontentement et de conflits importants avec des parents effarés de voir leurs enfants déposés n'importe où, voire laissés au bord des routes matins et soirs.

D'autre part, la gratuité des transports scolaires doit être débattue. Ce serait un acte fort pour venir en aide aux familles lourdement frappées par la crise économique, et une première mesure efficace pour permettre l'accès à l'éducation pour tous.
De même, une réflexion doit être menée rapidement concernant l'accès au logement social pour les fonctionnaires (éducation, territoriaux, santé) afin de fidéliser ces personnels compte-tenu de la cherté de la vie dans notre département.

Les communistes du Chablais, leurs élus, sont solidaires des mobilisations décidées par le collectif des parents d'élèves et partagent les inquiétudes des responsables d'établissement.
Ils seront à leurs côtés lors du rassemblement devant la mairie de Perrignier et les locaux de l'Agglomération ce mardi 27 septembre à 17h30.

mercredi 21 septembre 2022

CENTRES DE SANTE (Vidéo N°1)


 PROJET DE CENTRES DE SANTE DANS LE CHABLAIS
(Vidéo N°1: La Santé dans le Chablais)

Entretien avec le Docteur Richard Lopez Président de l'association "La Fabrique des Centres de Santé"

Depuis 2016, les communistes du Chablais participent, au sein du collectif Santé Chablais, à l'élaboration de plusieurs projets de centres de santé publics dans les différents territoires de notre circonscription.

Le centre de santé public, avec des médecins et des paramédicaux salariés, l'application du tiers-payant, le développement et le suivi des mesures de prévention, nous semble répondre au mieux aux urgences liées à la désertification médicale des territoires et aux besoins d'accès aux soins de proximité pour tous.

Quel fonctionnement ?
Quel positionnement par rapport aux médecins libéraux, aux maisons de santé libérales, à la télé-consultation ?
Qui pour porter ces projets ?

Autant de questions que nous avons posées au docteur Richard Lopez, président de la coopérative "La fabrique des centres de santé" qui pilote le projet en cours de réalisation à Bons en Chablais.


Cet entretien se déroule en une série de 5 vidéos dont la première ci-dessous présente l'état de la médecine générale dans le Chablais.

 



mardi 8 juin 2021

ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 20 ET 27 JUIN: LES ENTRETIENS DE TV8 MONT BLANC - Sciez

 CANTON DE SCIEZ

La chaîne TV8 Mont Blanc réalise un entretien de tous les candidats de chaque canton de la Haute-Savoie à l'occasion des élections départementales dont les scrutins auront lieu les dimanche 20 Juin pour le premier tour et 27 Juin en cas de second tour.


Dans la vidéo ci-dessous, les candidats titulaires de Chablais En Commun pour le canton de Sciez présentés par les partis de gauche et les écologistes et des groupements citoyens répondent aux questions de la journaliste de la chaîne (à partir de la minute 7 et 10 secondes de la vidéo).

Cliquez ici pour voir la vidéo

ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 20 ET 27 JUIN: LES ENTRETIENS DE TV8 MONT BLANC - Evian

CANTON D'EVIAN

La chaîne TV8 Mont Blanc réalise un entretien de tous les candidats de chaque canton de la Haute-Savoie à l'occasion des élections départementales dont les scrutins auront lieu les dimanche 20 Juin pour le premier tour et 27 Juin en cas de second tour.


Dans la vidéo ci-dessous, les candidats titulaires de Chablais En Commun pour le canton d'Evian présentés par les partis de gauche et les écologistes et des groupements citoyens répondent aux questions de la journaliste de la chaîne (à partir de la minute 21 de la vidéo).

Cliquez ici pour voir la vidéo

ELECTIONS DEPARTEMENTALES des 20 ET 27 JUIN: CANTON D'EVIAN

 CANTON D'EVIAN

Les candidats titulaires de Chablais en Commun s'adressent à vous!

Voir ces 2 petites vidéos

Jean-Philippe Robert

Charlotte Grenier Deschamps


ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 20 ET 27 JUIN: LES ENTRETIENS DE TV8 MONT BLANC - Thonon

CANTON DE THONON 

La chaîne TV8 Mont Blanc réalise un entretien de tous les candidats de chaque canton de la Haute-Savoie à l'occasion des élections départementales dont les scrutins auront lieu les dimanche 20 Juin pour le premier tour et 27 Juin en cas de second tour.

Dans la vidéo ci-dessous, les candidats titulaires de Chablais En Commun pour le canton de Thonon présentés par les partis de gauche et les écologistes et des groupements citoyens sont les premiers à répondre aux questions de la journaliste de la chaîne.

Cliquez ici pour voir la vidéo


MARCHE POUR LES LIBERTES ET CONTRE L'EXTREME-DROITE DU 12 JUIN

COMMUNIQUE DE PRESSE DES PARTIS DE GAUCHE DE HAUTE-SAVOIE

(PCF, PS, EELV, Génération.s, LFI, Nouvelle Donne)

Rassemblement National : Indignation et colère.

La circulaire électorale des candidats du Rassemblement National suscite l'indignation et la colère de tous les citoyens attachés aux valeurs d'humanisme et de fraternité.
La proposition de faire pratiquer systématiquement à l'ensemble des jeunes migrants un test osseux pour déterminer leur âge nous ramène à des pratiques dignes des pires moments de notre histoire.
Pour justifier cette proposition, le RN s'appuie, à tort, sur une décision du Conseil Constitutionnel. Or, à aucun moment, il n'a été question dans l'arrêt du Conseil Constitutionnel de systématiser le recours à ces tests.
Une large majorité de scientifiques, y compris l’ordre des médecins, affirment depuis un certain temps que ce test osseux n’est pas fiable pour déterminer l’âge d’un mineur en particulier à l’adolescence.
Comment peut-on croire que l’intérêt supérieur de l’enfant sera respecté alors qu'on le sait, ce test osseux est le plus souvent utilisé pour expulser.
L’intérêt supérieur de l’enfant sera un peu respecté quand la France acceptera, en cas de doute sur l’âge d’une personne, le principe de la présomption de minorité.
La France doit se souvenir qu’elle est signataire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
Dans une période où des centaines de mineurs isolés sont livrés à eux-mêmes en dépit de l’obligation de mise à l’abri qui existe dans notre pays, il est urgent de réorienter les politiques d’accueil des mineurs isolés en appliquant le droit international et en favorisant des financements tripartites Département / Etat / Europe pour permettre un accueil digne, un accès aux droits élémentaires à tous les mineurs arrivant dans notre pays.
Accueillir dignement les mineurs, les soigner et les éduquer, sont nécessaires pour éviter qu'ils soient maltraités, récupérés dans des réseaux de prostitution, de drogue ou des groupes religieux extrémistes. Accueillir dignement les mineurs isolés c'est prévenir de la délinquance. Cependant pour pouvoir le faire, il faut que la mission qui a été confiée par l'Etat aux départements soit soutenue politiquement et financièrement pour que les départements ne soient pas abandonnés et submergés par l'enjeu majeur qu'est l'accueil des mineurs isolés.
Face aux ignominies proposées par les candidat-e-s du Rassemblement National, la vigilance et l'union de tous les démocrates s'avèrent plus que jamais nécessaires. Pour faire reculer les idées haineuses et xénophobes, seuls une participation massive aux prochaines élections départementales des 20 & 27 juin et le vote pour les candidats de Chablais en Commun permettront de leur barrer la route du second tour.
Pour nos enfants et la jeunesse, il faut bannir la haine et construire un monde de FRATERNITE et de PAIX.

C'est pourquoi l'ensemble de nos organisations appellent les citoyen-ne-s à participer massivement aux marches pour les libertés et contre l'extrême-droite le samedi 12 juin.
Thonon : 10h30 Place des Arts
Annecy : 14h Préfecture

mercredi 2 juin 2021

LA SECURITE: UNE QUESTION A TRAITER, MEME A LA REGION!

 

Régionales 2021. Cécile Cukierman : « Je veux exiger de l’État les moyens de la tranquillité pour tous en Auvergne-Rhône-Alpes »

Face à la surenchère sécuritaire de Laurent Wauquiez, la candidate PCF-FI Cécile Cukierman propose « de recenser dans tous les commissariats de la région les manques d’effectifs comme d’équipements ». Entretien.

CÉCILE CUKIERMANCandidate PCF-FI aux élections régionales



Parmi les sujets en tête des préoccupations des Français, selon les sondages, la sécurité s’est invitée dans la campagne électorale. Alors qu’elle ne relève pas d’une compétence directe des régions, faut-il éluder la question ?

Cécile Cukierman Puisque c’est une réalité vécue, on ne peut pas l’éluder. Mais est-ce qu’on y apporte des réponses pour surfer sur cette vague et renforcer le tout-sécuritaire, qui n’a jamais fait la preuve de son efficacité, ou des réponses pour mieux vivre ensemble demain ? D’ailleurs, en Auvergne-Rhône-Alpes, le mandat écoulé a montré qu’il ne suffit pas de matraquer que l’on va mettre des caméras partout et de brandir les portiques dans les lycées car, cinq ans et demi plus tard, le problème de la violence entre jeunes n’est pas réglé et la délinquance n’a pas baissé dans notre région.

De plus, la question de la sécurité se pose parfois dans des lieux identifiés comme relevant de sa compétence, notamment les transports. Mais il ne faut pas mentir aux électeurs en leur faisant croire que demain la région pourrait tout régler : c’est une mission régalienne de l’État.

La droite en a fait un de ses terrains de prédilection. Comment jugez-vous les propositions du président sortant de votre région, le LR Laurent Wauquiez ?

Cécile Cukierman Comme pour les portiques lors du précédent mandat, il joue de symboles inefficaces. Il propose par exemple de supprimer les aides régionales pour les délinquants. De quels délinquants et de quelles aides parlons-nous ? La région ne verse pas directement d’aides à la population, elles le sont toujours au travers d’une activité ou d’un statut. On en bénéficie pour son entreprise ou son activité agricole, parce qu’on est lycéen…

Laurent Wauquiez se garde d’entrer dans les détails mais va-t-il exiger le casier judiciaire de ces milliers de bénéficiaires ? Au nom de quoi la région s’en octroierait-elle le droit ? Les droits et libertés individuelles ne sont pas de vains mots. C’est aussi valable pour les projets de reconnaissance faciale. On ne peut non plus se satisfaire des promesses de caméras dans les trains et les lycées. La technologie ne peut être qu’un appui à la présence humaine qu’il faut, au passage, exiger de la SNCF pour les TER.

Le président sortant, en jouant sur les peurs et le mal-être, participe à une sorte de concours Lépine, une escalade dans le tout-sécuritaire qui non seulement remet en cause les libertés individuelles, alimente un climat de défiance, mais ne s’attaque pas à la racine du problème.

Face au risque de voir l’État se désengager en renvoyant la responsabilité de la sécurité aux collectivités territoriales, que peuvent les élus locaux ?

Cécile Cukierman Loin des symboles agités par la droite, je fais la proposition de recenser, dans tous les commissariats de la région, les manques d’effectifs comme d’équipements. Et d’exiger du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, les moyens nécessaires pour que la tranquillité soit assurée pour tous et toutes, sans inégalités sociales ou territoriales.

Quand on est à la tête de la deuxième région de France, on a une parole qui compte et les moyens de faire monter le rapport de force, en fédérant, à partir de cet état des lieux, chacun des maires concernés, chacun des commissariats, les parlementaires, les habitants…

Le retour d’une police de proximité, du quotidien – chacun l’appellera comme il le souhaite –, et pas simplement à travers quelques quartiers de reconquête républicaine, est une réelle nécessité. À l’échelle de la région, il s’agit aussi de redonner les moyens à toutes les associations qui sont des acteurs essentiels de la prévention et du lien social.