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mardi 2 avril 2024

LA CASSE DE LA PSYCHIATRIE DU CHABLAIS SE POURSUIT ET S'AMPLIFIE !

Dès à présent nous appelons 
la population du Chablais à participer 
à toutes les actions de mobilisation 

Nous avons appris en fin de semaine dernière, grâce à la CGT de l'Etablissement Public de Santé Mentale de La Roche sur Foron que le Centre Médico Psychologique d'Evian fermera en mai ! Après le soit-disant "transfert provisoire" des 45 lits d'hospitalisation complète en 2022 à l'EPSM de La Roche dans un service neuf dédié au Chablais, qui a fermé depuis, l'équarrissage continue.


Aucun des Représentants des Usagers (RU) du Chablais en Commission des
usagers (CDU), ni aux Hôpitaux du Léman, ni à l'EPSM74 à La Roche sur Foron (sectorisation dont dépend le CMP) n'ont été mis au courant !



Que deviendront les 300 patients suivis par l'équipe pluridisciplinaire de ce CMP ? Devront-ils se rendre à celui de Thonon, déjà submergé ?


Et avec quel moyens de locomotion ?

Les citoyens du Chablais ont déjà perdu les lits d'hospitalisation - ceux-ci ont été "transférés" à l'EPSM74, qui à son tour a fermé en 2023 plus de 100 lits ! Depuis, les associations de familles de patients reçoivent régulièrement des familles dont le proche a été "renvoyé" chez lui ou dans sa famille, avec pour tout traitement -- une ordonnance. Il devrait être suivi à minima dans un Centre Médico Psychologique (CMP) pour s'assurer de la prise du traitement et assurer la surveillance.

Comme pour toutes les décisions arbitraires prises depuis 2022, toutes ces suppressions se font à bas-bruit et les concernés, personnels et usagers, sont avertis lorsque la décision est prise.

Dans quelle démocratie sommes nous ? Et qu'en est-il de la "démocratie sanitaire" dont le gouvernement, l'ARS, et les parlementaires nous rabâchent les bienfaits à toute occasion ?
Malheureusement, ce que nous dénonçions au sein du collectif Psychiatrie du Chablais en danger depuis 2014 est devenu une dramatique réalité. Résultats d'une politique où les besoins humains sont relégués après la rentabilité financière.

Dès à présent nous appelons la population du Chablais et particulièrement les usagers de la Communauté de Communes du Pays d'Évian et de la Vallée d'Abondance (CCPEVA) à participer à toutes les actions de mobilisation qui seront décidées par les personnels, les usagers et les associations de familles de patients, pour sauvegarder cette structure de soins de proximité !

mardi 8 juin 2021

ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 20 ET 27 JUIN: LES ENTRETIENS DE TV8 MONT BLANC - Evian

CANTON D'EVIAN

La chaîne TV8 Mont Blanc réalise un entretien de tous les candidats de chaque canton de la Haute-Savoie à l'occasion des élections départementales dont les scrutins auront lieu les dimanche 20 Juin pour le premier tour et 27 Juin en cas de second tour.


Dans la vidéo ci-dessous, les candidats titulaires de Chablais En Commun pour le canton d'Evian présentés par les partis de gauche et les écologistes et des groupements citoyens répondent aux questions de la journaliste de la chaîne (à partir de la minute 21 de la vidéo).

Cliquez ici pour voir la vidéo

ELECTIONS DEPARTEMENTALES des 20 ET 27 JUIN: CANTON D'EVIAN

 CANTON D'EVIAN

Les candidats titulaires de Chablais en Commun s'adressent à vous!

Voir ces 2 petites vidéos

Jean-Philippe Robert

Charlotte Grenier Deschamps


mercredi 24 mai 2017

Les 3 lois que voteraient en priorité

Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC

Le Dauphiné Libéré a sollicité chaque candidat aux législatives pour connaitre les 3 lois que ceux-ci voteraient en priorité (parution prochainement). Gil THOMAS et Odile ROUFFIGNAC candidats soutenus par le Front de Gauche du Chablais et le PCF ont placé en priorité 

THOMAS et Odile ROUFFIGNAC 
candidats soutenus par le Front de Gauche du Chablais et le PCF ont placé en priorité 

UNE LOI CONVOQUANT UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE :
"Loi convoquant une assemblée constituante pour une 6ème République, elle renforcera la notion de service public, la démocratie de proximité, le renouvellement de nos institutions et l'instauration de la proportionnelle aux élections".

UNE NOUVELLE LOI TRAVAIL :
"Abrogeant la loi El Khomri, la loi mettra en débat un code du travail rétablissant la priorité des accords de branche sur les accords d'entreprise. Elle insistera sur la réduction du temps de travail pour embaucher plus, sur la rémunération des heures supplémentaires à 25% puis 50%. Elle limitera la flexibilité afin de permettre un équilibre entre vie professionnelle, vie familiale. Elle instaurera de nouveaux droits d'intervention des salariés dans l'entreprise et confortera le rôle des instances de représentation du personnel. Le CDI sera la procédure d'embauche légale".

UNE NOUVELLE LOI SANTE :
"Abrogeant les lois Bachelot & Touraine qui désorganisent les soins, éloignent les pouvoirs de décision sous la tutelle des Agences Régionales de Santé, la loi supprimera le système de tarification à l'activité qui étouffe les budgets et engendre des suppressions d'emplois, de lits et de services. Un financement mixte avec enveloppe pérenne par activité médicale et part modulable assise sur le nombre d'actes effectués sera instauré. La taxe sur les salaires, payée par l'hôpital à l'état sera supprimée, comblant ainsi les déficits. Cette loi instaurera un réseau national de centres de santé publics, créés en lien avec chaque hôpital, pour favoriser un accès aux soins de proximité et pallier aux déserts médicaux"





« RER Sud-Léman » Ré-ouvrir la voie du Tonkin

Ré-ouvrir la voie du Tonkin 
« Evian - Saint-Gingolph » :
Une urgence vitale pour le Chablais !

COMPTE-RENDU du « CAFE MOBILITE »
SAINT-GINGOLPH le 20 mai 2017



Rencontre débat proposée par l’association « RER Sud-Léman », entre tous les candidats aux législatives.

Pour rappel :
La ligne du Tonkin existe depuis la fin du 19ème siècle, elle a beaucoup servi tant aux personnes qu’aux échanges marchands jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Elle relie Saint-Maurice à Genève par Evian et Thonon les Bains. La cessation définitive du trafic marchand a été actée en 1988. Une ligne voyageurs essentiellement dédiée au tourisme a subsisté jusqu’en 1998. Les politiques d’alors ont à priori beaucoup œuvré pour son démantèlement, mais le déferrement a été rendu impossible par les lois internationales et par le coût engendré.
Plusieurs projets ont vu le jour : voie verte, voie de circulation douce … Aucun n’ayant reçu de soutien suffisant pour être engagé.
 La réouverture de la ligne est une option sérieuse depuis 2002. Les suisses y semblent très moteurs et ont notamment piloté et co-financé une étude à cette époque pour le fret marchand qui présentait trois scenarii :
  1. Une réouverture en fret local, avec deux à trois trains par jour, sur une voie sans électrification ; coût : 40 M€
  2. Une réouverture en fret international, sur une seule voie, sans électrification ; coût : 40 M€
  3. Une réouverture en fret international avec électrification, doublement de la voie et mise au gabarit des lignes Evian-Longeray et Bouveret-Brig ; coût : 150 M€ pour Evian-St Gingolph, 230 M€ pour Evian-Longeray et 110 M€ pour Bouveret-St Maurice, soit au total 610 M€
C’est ce projet qui était le plus retenu par nos voisins, mais il présentait un risque pour deux raisons :
 D’abord la liaison côté nord du Léman a un cadencement déjà saturé, il aurait donc engagé plusieurs dizaines de millions d’€ de travaux supplémentaires pour un aménagement de cette voie en renfort ;
 L’accueil des marchandises suisses côté français est très tiède, pour rester soft, depuis longtemps. Les relations demandent semble-t-il à être réchauffées par un vrai débat pour aboutir à un consensus.
 Enfin, plus localement, la section Evian- Saint-Gingolph mesure 17,8 km. L’étude préliminaire à la réouverture a coûté officiellement 115 000€. Les derniers investissements réalisés sont :

Côté suisse 24 M€ pour la rénovation de Saint Maurice – Saint Gingolph ;
Côté français, la pose de signalisation automatique sur toute la section Annemasse-Evian ;
Et le seul nettoyage des voies et abords par le Conseil Régional coûte 50 000€ tous les 5 ans.

Les candidat(e)s présent(e)s ou représenté(e)s :

Daniel Magnin, maire de Maxilly
JB Baud, PS.
La candidate UPR, présidente de l’association des potagers collectifs d’Yvoire
Astrid Baud-Roche ; divers droite et centre
Marin Doriat, FI 
Marion Lenne, « En Marche »
Odile Rouffignac pour Gil Thomas et le Front de Gauche Chablais et PCF.

M. Grandcollot, président, a introduit très brièvement la séquence en rappelant que Saint-Gingolph voit passer chaque matin 1600 frontaliers qui partent travailler dans le Valais. Il y a donc un enjeu humain autant qu’écologique à ce RER Sud Léman, en termes d’emploi, d’économie, de solidarité et de santé.
 Il a ensuite passé la parole à Géraldine Pflieger, maire de St Gingolph, puis Patrice Béréziat, vice-président transports pour Thonon-Agglo. Ils ont précisé leur besoin de soutien, à la fois sur la mobilité urbaine et sur l’intermodalité qui est incontournable à leurs yeux. Ce qu’ils attendent du ou de la futur(e) élu(e), c’est une clarification nette des compétences, des lois lisibles et compréhensibles et un engagement de l’état sur les investissements en infrastructures lourdes (engagement financier physique, pas virtuel)

 QUESTION 1 : présenter son appréciation politique sur la problématique des transports, et donner son positionnement sur le RER SL.

Didier Magnin : candidat ni droite ni gauche qui se présente uniquement sur ce dossier. Il fera tout pour accélérer le dossier et le faire partager.
 Odile Rouffignac (FDG - PCF) : Lit le courrier de Gil Thomas (voir ci-joint) et rappelle que leur priorité est de situer le problème des transports dans un service public, garant de l’égalité d’accès, y compris sur le multimodal compte-tenu notamment du prix des navettes lacustres pour les salarié(e)s.
 JB Baud (PS) : situe le désenclavement sur 4 modes : le routier avec la 2X2 voies qu’il faut à tout prix faire aboutir, le ferroviaire (pas de précision), le lacustre (pas de précision), et le numérique qu’il faut développer en urgence pour faciliter ….. le télétravail ! Il parait que c’est la solution d’avenir pour diminuer le coût du travail et augmenter la compétitivité des entreprises !!
 UPR : pour la libération démocratique (..), les transports collectifs. Elle veut permettre aux citoyens de prendre leurs décisions, propose de nationaliser les fournisseurs d’énergie, les autoroutes, …
 A.Baud-Roche : il y a urgence à élire un député d’expérience, qui connaît les dossiers, les instances décisionnelles, il faut de l’efficacité politique ! Exit les novices de la société civile, trop jeunes ou qui n’y connaissent rien ! Mais elle représente une candidature du Chablais réunifié … Elle rappelle le constat que les déplacements ont augmenté de 20% en 10 ans, et que seulement 6 % du total se font par les transports en commun. Pour elle, il faut, bien sûr, boucler le lac par le réseau ferroviaire ; il faut aussi définir la gouvernance quant au transport lacustre, qui est à saturation ; elle annonce que la région vient de s’engager officiellement à donner les moyens de doubler la flotte d’ici 5 ans et donc le nombre de voyageurs possibles, ainsi que sur la gestion. Elle est aussi pour le désenclavement numérique et surtout routier.
 Marin Dauriat (FI) : il faut répondre à l’urgence sociale et écologique. Nous habitons dans une région très riche, cela ne nous autorise pas à oublier ceux qui vivent avec de très faibles revenus. Il se prononce contre la 2X2 voies, mais pour développer le rail et les transports en commun.
 Marion Lenne (EM) : le train est fondamental en termes de marketing de territoire (sic !).

Question 2 : est-ce qu’on n’a pas, au fond, trop misé sur la route ?

 M.Lenne : non, le transport s’est développé avec les citoyens !
 Marin Dauriat (FI) : oui, il s’oppose à la 2X2 voies
 A.Baud-Roche : Non ce n’est pas vrai, il faut impérativement la route !
 UPR : il est nécessaire de poser la question des finances, elle s’engage à organiser un référendum populaire sur ces questions. Elle pense qu’on donne beaucoup d’argent à l’Europe alors que les retours sont de plus en plus faibles.
 JB.Baud : bien sûr qu’il faut la route puisque ce sont des véhicules électriques qui vont rouler dessus !
 Odile Rouffignac : Il est difficile dans l’urgence de déplacement actuelle de se prononcer contre la 2X2 voies, en l’absence d’autre solution. Elle rappelle que nous avons été les seuls à interroger le préfet sur la garantie de 100 M€ du Conseil Départemental, et rappelle le projet élaboré par les cheminots français et suisses qui a été mis sous le tapis. 
Quant à JB Baud, elle lui rapelle que détenir un véhicule électrique requiert un niveau de salaire inatteignable pour la majorité des salariés, et que les véhicules électriques ne sont pas à la veille de rouler dans le Chablais.

Question 3 : à l’ouest du Chablais, il y a beaucoup de projets ; à l’est c’est le RER Sud Léman avec une perspective en 2023 pour la plus optimiste. Quelle action forte pourriez-vous présenter pour favoriser ce projet si vous êtes élu ?

D. Magnin : il faut fédérer les élus suisses et français, se mettre autour de la table pour trouver les financements.
Odile Rouffignac : un député ne travaille pas seul mais dans un groupe. Le seul engagement que les candidats du FDG sont en mesure de prendre est d’œuvrer fermement pour obliger l’état à prendre ses responsabilités dans le service public, en particulier dans la SNCF dont il est actionnaire principal.
JB.Baud : il faut être capable de taper aux bonnes portes dans les ministères, ce que lui permet son expérience récente et le réseau qu’il possède.
UPR : nous sommes dépendants de l’argent des frontaliers, or des deux côtés de la frontière on perd des emplois, il y a donc baisse des dotations. (Pas de proposition) et les taxes d’habitation seront supprimées.
A.Baud-Roche : s’engage à réunir une grande conférence sur les transports, en invitant tous les élus du SIAC et les contacts suisses Vaud/Valais. Elle veut construire un front d’opposition et de pression sur le gouvernement. Elle est également inquiète sur la suppression de la taxe d’habitation.
Marin Dauriat: s’engage à soutenir et voter toutes les lois de renforcement du service public. Souhaite également rassembler localement y compris les citoyens.
Marion Lenne : la taxe d’habitation sera compensée par le gouvernement. Elle s’engage à participer à la commission aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale suite à une consultation des chablaisiens. Elle pense que c’est là que se situe la meilleure chance de porter ce dossier.

En conclusion, M. Grandcollot présente plusieurs élus locaux qui ont été présents depuis le début et leur propose de poser leurs questions (1 chacun) :

Le Maire de Lugrin : ne pose pas de question, mais exprime un peu d’agacement face au discours souvent politicien et vide comme « fédérer ». Il dit vouloir des actes vrais et forts. Il rappelle que Lugrin est un « nœud »névralgique à la fois routier, ferroviaire, lacustre et numérique. Tout se situerait à environ 100 m de la future gare SNCF. C’est aussi la commune qui a le plus de longueur de voie ferrée, le plus grand nombre « d’ouvrages d’art » ferrés, de passages à niveaux, …
Pierre Zopelletto, maire de Port-Valais : sa commune a investi dans l’étude de réouverture, il est très attaché au RER car Bouveret voit passer 17 000 véhicules/jour et c’est plus d’une heure trente chaque soir pour faire 9 km. Quels engagements envers le multimodal ?
Bernard Grange, président de Saint-Gingolph Suisse : il y a impérativement besoin du multimodal. C’est aussi un problème économique si les salariés frontaliers arrivent en retard, ce sera un frein à l’embauche pour les employeurs. Est-ce qu’il ne serait pas judicieux de déplacer la douane, notamment la douane marchandise ?
Géraldine Pflieger, maire de Saint-Gingolph France : outre l’embolie de Saint-Gingolph, il y a un autre bouchon, celui du franchissement de la Dranse à Thonon qu’il va falloir solutionner très vite. C’est une nouvelle frontière qu’il va falloir lever.
Marion Lenne : sur la douane, c’est l’affaire des suisses. Sur le reste elle redit son engagement dans la commission.
Marin Dauriat : avoue ne pas pouvoir répondre sur la douane, prendra le temps d’étudier cette question avant d’y répondre. Sur le reste rappelle son soutien aux services publics et aux transports en commun.
A.Baud-Roche : Sur la douane, renvoie au rapport d'Etienne Blanc sur la politique transfrontalière, elle dénonce l’immobilisme politique en la matière. Sur le reste, elle appuie à fond sur la route et le RER.
UPR : les douanes sont un service public, et on voit bien avec le terrorisme que le travail est insuffisant. Maintient son référendum.
JB.Baud : redit qu’il faut fédérer pour avancer, dénonce Astrid Baud-Roche et ses mandats passés où elle aurait pu mettre en œuvre ce qu’elle propose, et dit qu’il est le meilleur candidat.
Odile Rouffignac : Rappelle qu’avant de convoquer une conférence, il y a des gens, des élu(e)s qui travaillent ces sujets et font des propositions notamment au SIAC, et qu’il nous appartient de respecter ce travail et de le soutenir, comme Gil Thomas le fait déjà.
Ensuite, sur la douane, elle a rappelé que pour qu’un service public fonctionne, car c’en est un, il faut des fonctionnaires qui l’assurent. Or le démantèlement de ce service conduit à une unique équipe pour toute la Haute-Savoie, aujourd’hui basée à Saint-Julien en Genevois. Sans travailleur, pas de travail.

 Elle a redit aussi que les transports sont un problème de service public, quel que soit le mode. Enfin, elle a précisé qu’un député ne se contente pas de voter des lois, mais qu'il peut aussi en proposer avec son groupe.

Elle prend l’engagement d’ouvrir un chantier avec tous les chablaisiens sur la problématique transports, en rappelant que le Chablais c’est aussi Châtel et Morzine et que là-haut aussi les élus locaux ont exprimé leur souffrance d’absence de transports publics au travers du projet santé.

Avec Gil Thomas, elle propose d’écrire avec eux un projet de loi qui prenne en compte l’égalité d’accès à la mobilité pour tous.

Saint-Gingolph le 20 mai 2017





mardi 21 mars 2017

55 ans les accords d'Evian

Il y a 55 ans 
Le 19 mars 1962, les accords d'Evian



AFP
L'annonce du cessez-le-feu le 19 mars à 12 heures en Algérie fut d'abord, ici, en France, celle d'un immense soulagement. Enfin, cette guerre allait prendre fin. Depuis plusieurs années déjà, le retour de cercueils, l'arrivée de blessés avait mis fin au mythe gouvernemental de simples «opérations de maintien de l'ordre» dans «nos départements français d'Afrique du Nord».

Il n'en avait pas toujours été ainsi. Quand éclata la rébellion algérienne du 1er novembre 1954, combien dans notre pays en étaient encore aux trois départements français enseignés à l'école?
Le premier ministre de l'époque, Pierre Mendès France, son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, affirmaient que l'Algérie était la France et que ces mouvements ne relevaient que de simples opérations de police. Seuls, alors, en tant que parti, les communistes revendiquaient le droit du peuple algérien à disposer de lui-même.
La guerre devait durer près de huit ans. Guerre sans nom mais chaque jour des hommes mouraient: combattants de l'Armée de libération nationale (ALN), soldats français tombés dans une embuscade. La guerre d'Indochine était terminée depuis juillet 1954. L'armée française ne pouvant accepter sa défaite de Diên Biên Phu criait à la trahison sans comprendre que l'ère du colonialisme avait pris fin. Mais la situation en Afrique du Nord était différente. Nous n'étions plus cette fois à des milliers de kilomètres de la métropole mais à une heure d'avion, avec un million de pieds noirs, originaires de France, d'Espagne ou d'Italie. Combien de familles françaises comptaient des leurs de cet autre côté de la Méditerranée?
Il fallut des années pour remonter ce courant colonialiste. Des hommes de progrès, dans la France de 1956, n'avançaient-ils pas l'idée que la France de 1789 était meilleure que l'Islam?
Des batailles ont eu lieu comme en témoigne un film comme celui de Bertrand Tavernier «la Guerre sans nom», rappelés se rassemblant dans une église parisienne pour marquer leur refus, soldats tirant les sonnettes d'alarme des trains pour freiner leur départ, se barricadant dans une caserne de Rouen avec le soutien des communistes de la ville, alors dirigés par Roland Leroy.
Et combien de manifestations, toujours réprimées par la police, se soldant par des heures d'emprisonnement dans les commissariats de Paris et de sa banlieue, notamment.
Manoeuvres sans résultats
Une partie du peuple français crut alors que la venue du général de Gaulle au pouvoir allait achever cette guerre. «Je vous ai compris», avait-il dit aux mutins d'Alger. Mais bientôt, c'est aux combattants algériens qu'il s'adressait en en leur proposant la «paix des braves». Manoeuvres de part et d'autres sans résultats. Le temps des capitulations était passé et le peuple algérien, martyrisé, exigeait l'indépendance.
Il fallut pourtant encore quatre années de guerre, quatre années de luttes. En Algérie d'abord où le peuple, enfermé dans des camps, quadrillé dans les villes, continuait d'affirmer sa confiance dans le FLN. En France où les manifestations se multipliaient.
En 1961, la manifestation pacifique des Algériens de la région parisiennne, violemment réprimée par la police du préfet Papon, marqua le soutien total de ces immigrés envers le FLN de la même façon que les manifestants et manifestantes algérois brandissant le drapeau algérien avaient montré l'échec de la politique colonialiste. Le 17 octobre, des centaines de manifestants pacifiques ont été tués, blessés, jetés dans la Seine, enfermés dans les camps avant d'être envoyés en Algérie d'où beaucoup ont disparu.
Le 8 février 1962, après une nuit terroriste des partisans du colonialisme à Paris où une petite fille fut défigurée par une charge de plastic visant le ministre gaulliste André Malraux, des milliers de Parisiens vinrent manifester à la Bastille, contre les tueurs de l'OAS et pour la paix en Algérie par la reconnaissance du droit à l'indépendance.
La police du ministre Frey et du préfet Papon chargea au métro Charonne un cortège paisible. Sur les neuf morts, huit étaient communistes et tous membres de la CGT.

Les pourparlers de paix, engagés alors à Evian, entre représentants du gouvernement français et des combattants algériens s'accélèrent. Le 18 mars, un accord était signé, le cessez-le-feu proclamé pour le 19 mars à midi. Ce jour est désormais celui de la fin de cette guerre, celui de la fin d'un cauchemar de près de huit années.


lundi 13 mars 2017

La santé dans le Chablais


Le débat sur le projet alternatif d'organisation de l'accès aux soins dans le Chablais se poursuit.



Les Giboulées de Marx donnent aujourd'hui la parole à Michel Vuillaume, infirmier retraité des Hôpitaux du Léman, syndicaliste de la santé, et Jean-Philippe Robert, technicien territorial à la ville d'Evian, militant syndical et mutualiste, secrétaire de la section du PCF Chablais.

Maisons médicales libérales ou Centre de soins publics, quelles différences et quels objectifs ?

lundi 30 janvier 2017

LE MAIRE, LA VIERGE ET LA RÉPUBLIQUE

LAICITE vous avez dit LAICITE,
Version locale



La République française a une belle devise :Liberté, Egalité, Fraternité . Et puis il manquait quelque chose pour que le citoyen puisse avoir garantie sa liberté de conscience, de culte sans que le politique s'en mêle .

Après un beau débat parlementaire,La Loi de 1905 proclame la séparation de l'Eglise et de l'Etat ; Les institutions républicaines et leurs mission s de services publics sont au service de l’intérêt général et par conséquent ne doivent faire allégeance ou soutenir aucune conviction religieuse,politique ,ou philosophique.

La commune c'est le premier niveau de la République, c'est la représentation locale de la république !

Alors quand un maire ne connait pas ses devoirs et qu'il est rappelé à l'ordre la moindre des choses serait qu'il ne s'étonne pas de la réaction de certain citoyen. Faire respecter la loi républicaine mérite ce qu'il appelle acharnement .Si le citoyen Lacroix estime que ses racines sont chrétiennes, libre à lui, mais l'élu de la république ne peut pas privilégier une religion.

Les seules valeurs qui font de de nous un français, ce sont celles qui font que l'on considère chacun pour ce qu'il est :un être humain citoyen (membre de la cité )de la France!

Le reste c'est de l'ordre du privé et libre à chacun de croire ,de ne pas croire ...

Il a fallu faire preuve de persévérance pour que les conclusions du tribunal soient enfin mises complètement en place .

Contrairement à ce qu'il soutient avec ces supporters le seul moyen de lutter pour bien vivre ensemble c'est de respecter cette laicité et donc la loi.

Et dans le fond c'est essentiellement un problème de DEMOCRATIE !Et ce qui peux être odieux et lamentable, ce sont les propos qui ne respecte pas la Loi républicaine .

Et si on reprend l'image de l'arbre et de ses racines,je crois que pour qu'il vive bien dans sa foret, l'important c'est la qualité du sol , c 'est la biodiversité , c'est tout ce qui favorisera les liens biologiques et il sera plus fort pour lutter contre les intempéries , les maladies !Et ce qu'il nous faut construire c"est une belle foret Et çelà ne l’empêchera pas chaque arbre d' avoir de belles racines

Alors, attention à ce qui se profile .Mr Fillon mélange opinion politique et foi personnelle,c'est un sujet du débat des primaires de la gauche ...monsieur le maire se "trompe" mais attend 2 ans et un nouveau jugement pour "réparer" ....

Notre combat pour une république Une et Indivisible , LAIQUE ,démocratique et sociale reste toujours d’actualité !

Jean- philippe Robert 


mardi 10 janvier 2017

Hôpital "en surchauffe"

 Doit-on attendre un drame ?


Mobilisons-nous massivement le 13 janvier !

Dans son édition du 7 janvier, le Dauphiné Libéré rappelle le marasme extrêmement préoccupant dans lequel s'enfoncent un peu plus chaque jour les Hôpitaux du Léman. Citant une "situation ubuesque" qui voit la direction fermer 20 lits supplémentaires sur ordre de l'ARS à partir du 15 janvier pour appliquer son plan d'économies, alors que l'épidemie de grippe et une augmentation des passages aux Urgences de + 25% imposeraient d'en rouvrir exceptionnellement ! Nous ne sommes pas encore en période de vacances scolaires et la saison de ski ne bat pas encore son plein...

Va t-il falloir attendre qu'un drame se produise pour que des décisions économiques "irrévocables" soient abandonnées ?

Nos édiles locaux se contentent de protester pour la forme, demandant "un traitement lourd pour l'hôpital" (J. Denais). C'est mieux que de se taire, certes. Mais ce résultat calamiteux n'est-il pas l'aboutissement des politiques de casse de l'hôpital public des gouvernements successifs depuis 1995 à ce jour ?  Politiques qu'ils ont accompagnées par leurs votes dans les instances, voire initiées pour le député M. Francina qui a voté les différentes réformes assèchant les budgets hospitaliers (Plan Juppé, loi Bachelot, Tarification à l'activité, etc.). Et les gouvernants socialistes ne sont pas en reste, avec la loi Touraine poursuivant et aggravant cette politique...

Ce vendredi 13 janvier,
le directeur départemental de l'ARS 74 vient aux Hôpitaux du Léman.

Une délégation du collectif citoyen qui s'est constitué pour élaborer "un projet territorial d'accès aux soins pour tous dans le Chablais" lui exposera ses propositions.

Soyons nombreux-ses à participer au rassemblement à 9 heures devant l'entrée de l'hôpital pour soutenir ce projet alternatif et exiger l'arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes, notre santé est en jeu !

Le collectif santé de la section PCF Chablais, 
Thonon le 10/01/2016


mercredi 9 novembre 2016

les personnels des hôpitaux du Léman

Le 8 novembre, dans le Chablais 
comme dans tout le pays, 

les personnels des hôpitaux
se sont mobilisés fortement afin de 
dénoncer leurs conditions de travail 
et les politiques de casse du service public de santé.

A Thonon, après les prises de parole syndicales et du maire, une infirmière a questionné l'assistance : "aujourd'hui on nous impose des décisions insupportables, les restructurations de services vont être mises en place, nous manifestons nombreux, c'est bien, mais que pouvons-nous faire concrètement pour empêcher tout ça ? On voit bien que ces mobilisations ne suffisent pas, quelles solutions ?"


Cette remarque résume à elle seule toute la gravité de la situation dans laquelle des années de politiques d'austérité depuis une vingtaine d'années ont plongé les hôpitaux et la protection sociale d'une manière générale. Tous les pouvoirs locaux de décision ont été substitués au profit de l'Agence Régionale de Santé (ARS), chargée d'imposer la politique ministérielle. Du Plan Juppé en 1995 créant les Agences Régionales Hospitalières et organisant la main-mise du gouvernement et du patronat sur la sécu, aux lois Bachelot (LR) et Touraine (PS) imposant un système de financement, la tarification à l'activité (* cf article T2A ci-dessous) qui étouffe les budgets hospitaliers et encourage une mise en concurrence effrenée avec le secteur privé, les gouvernements successifs portent l'entière responsabilité du marasme d'aujourd'hui.
  

Il en est évidemment de même pour une bonne part de nos élus locaux, si prompts à dénoncer les conséquences locales de décisions politiques nationales qu'ils ont jadis soutenues, continuent de soutenir, et soutiendront encore demain au vu des programmes présidentiels annoncés...

La réponse ne peut être que politique

Alors que faire, si l'action syndicale atteint ses limites pour faire évoluer positivement les choses ? Pour les communistes, la réponse ne peut être que politique. Pour stopper cette casse organisée, il faut une rupture avec ces orientations libérales qui considèrent l'hôpital, la santé en général, comme une entreprise avec ses parts de marché. C'est en soutenant une autre politique, basée sur la solidarité et le partage des richesses, rompant avec ces logiques infernales, posant prioritairement la question de la satisfaction des besoins humains que les citoyen-ne-s pourront changer les choses. Les communistes sont disponibles pour créer les conditions de ce rassemblement populaire indispensable. L'Humain d'abord !


Comment financer l’hôpital public ? 


Propositions du PCF :
  • Supprimer le principe de gestion des hôpitaux selon des enveloppes fermées
  • Supprimer la T2A (Tarification à l'activité) et l’EPRD (Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses)
  • Restaurer les budgets de fonctionnement hospitalier
  • Financer l’hôpital à partir des besoins de la population
  • Lancer une politique nationale d’investissements hospitaliers
  • Supprimer la taxe sur les salaires et exonérer les hôpitaux de la TVA.
L’hôpital public a connu aux cours de ces trente dernières années 
trois modes de financement.
Il s’agit du prix de journée, du budget global, 
et depuis 2005 la tarification à l’activité (T2A).

  • le prix de journée ne prenait en compte que les journées d’hospitalisation et poussait à l’allongement de la durée d’hospitalisations.
  • le budget global depuis 1983 : dans le cadre d’une dotation globale annuelle les établissements publics pouvaient négocier leur activité, leurs projets… L’exécution du budget était évaluée l’année suivante. Une forme d’inertie pouvait s’installer…
  • avec la T2A, est introduit un nouveau régime budgétaire : l’Etablissement Prévisionnel des Recettes et des Dépenses (EPRD), emprunté au secteur privé. Cet EPRD fait prévaloir une logique financière de la gestion des hôpitaux. Désormais, ce n’est plus leur activité qui détermine les moyens (donc les dépenses) qui leur sont nécessaires mais bien les recettes dont ils disposent qui conditionnent leur activité. La T2A est une technique d’attribution de financement dans les limites des enveloppes fermées.
La mise en place de ce nouveau mode de financement des hôpitaux marque une étape décisive, d’une part dans la volonté politique d’accélérer la baisse des dépenses publiques de santé, et d’autre part de transformer l’hôpital public en une entreprise comme une autre. Avec un objectif de convergence des tarifs du public avec les tarifs des cliniques privées, la T2A est un formidable instrument de privatisation de la santé.

Nous retrouvons là toute la logique de la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire » votée en juillet 2009 malgré une formidable opposition de tous les professionnels avec les médecins au premier plan. Les plans dits « de retour à l’équilibre financier » sous la direction autoritaire et technocratique des Agences Régionales de la Santé font pression sur les établissements avec deux objectifs majeurs qui se complètent : accélérer les restructurations hospitalières et augmenter la « productivité des soins ». Les enveloppes des dépenses de l’Assurance Maladie dont l’hospitalisation qui pèse pour environ 42%, sont soumises à une baisse organisée, au nom de la « rigueur budgétaire », inférieures à la réalité des moyens nécessaire à l’activité. Pourtant l’activité de l’ensemble des établissements hospitaliers a une tendance naturelle à augmenter (de l’ordre de 3% depuis 2010). Les tarifs baissent automatiquement quand l’activité augmente !
C'est un système pernicieux, imposant aux établissements de rechercher toujours plus d'activité de soins pour ne pas plomber leur financement. Toutes les dérives inflationnistes deviennent alors possibles.

Quelle autre approche du financement est possible ?

Cette approche ne peut qu’être multiforme, compte tenu du patchwork budgétaire actuel et de la nature diversifiée des dépenses utiles. Le fil rouge proposé est de recentrer le financement Sécurité sociale sur la mise en œuvre des activités de soins et ainsi « faire la chasse » à tous les transferts et/ou financements illégitimes.
Quelques pistes peuvent être opérationnelles rapidement :

  • En finir avec les enveloppes fermées et financer les déficits constatés dont le cumul est estimé à 1,5 milliard d’euros ! Ces déficits ne sont que le reflet des non financements cumulés des moyens mis en œuvre par les établissements. Les enveloppes fermées sont antinomiques aux besoins, ceux-ci pouvant être évalués, dans un premier temps, en prenant la bonne mesure des flux annuels de patients des établissements et en s’appuyant sur des études épidémiologiques.
  • Restaurer des budgets hospitaliers.
L’activité hospitalière, activité non marchande par essence est antinomique aux outils de mesure tels que l’Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses ! Les hôpitaux publics ont une structure de dépenses de fonctionnement commune à tout service public, avec un poids important de la dépense de personnel (entre 65 et 70%). Celle-ci doit être préservée dans le cadre des autorisations d’activités. Un budget de fonctionnement peut être alloué sur une base pluriannuelle, s’il n’y a pas de modification du volume et de la structure de soins. Toutes les obligations de moyens (effectifs, compétences, organisation, équipements) doivent être financées. Les référentiels ne manquent pas en la matière : circulaires réglementaires, référentiels de la Haute Autorité de Santé. Les médecins, les soignants avec les gestionnaires doivent investir mieux ce terrain essentiel pour chiffrer les moyens requis dans le cadre de leurs missions et obligations professionnelles, et exiger des enveloppes pérennes. L’heure est à la concertation.

  • Une part de financement de l’activité reste souhaitable.
Les tarifs actuels, facturés à l’Assurance Maladie ne sont en aucun cas une juste évaluation de l’activité hospitalière. A cette occasion, il faut démystifier l’actuelle ENC (Echelle nationale des coûts), véritable caricature de représentativité et d’objectivité : il existe suffisamment d’outils d’information dans le secteur hospitalier et de la santé pour construire une base de connaissance plus large et représentative de la réalité des coûts hospitaliers.
Néanmoins, nous ne rejetons pas le concept d’une part de financement de l’activité, qui tienne compte des variations de volume des pathologies prises en charge. C’est cette analyse de bon sens qui a motivé la communauté médicale à s’investir dans le PMSI (Programme Médical du système d’Information des hôpitaux) puis dans la T2A , à la faire évoluer, à s’engager dans le codage en toute bonne foi pour défendre leur établissement jusqu’à des distorsions qui les éloignent des bonnes pratiques de prise en charge des patients. L’engagement des médecins et des soignants en général pour préserver celles-ci est un point d’appui pour rechercher avec eux un autre mode de valorisation des activités plus respectueux de leur éthique, compétences et missions. Le Mouvement de Défense des Hôpitaux Public (MDPH) préconise « une convergence tarifaire segmentée.. », assurant un financement différencié selon la taille, les missions et les contraintes des hôpitaux publics.

Après le prix de journée, le budget global et la T2A, il y a place pour une réflexion raisonnée et partagée pour assurer un financement pérenne des moyens de fonctionnement et des activités des hôpitaux publics, prenant en considération la mesure des besoins et les coûts réels hospitaliers, sans nourrir une inflation incontrôlable des dépenses hospitalières.

  • Missions d’Intérêt Général (MIGAC) :
Il faut en finir avec le découpage actuel qui permet toutes manipulations, d’une année sur l’autre entre les différentes enveloppes et qui autorisent tous les transferts possibles au secteur privé lucratif. Les MIG qui sont autant d’actions de santé publique, incluant les centres de références et les objectifs chiffrés des différents plans nationaux de santé publique, doivent être financées par des budgets pérennes complémentaires au financement de l’activité proprement dit. Elles pourraient être déclinées selon les besoins régionaux et évaluées démocratiquement. 

  • Investissements :
Malgré la mise en place des plans « Hôpital 2007 » et « Plan hôpital 2012 » affichant l’objectif de rattraper le retard constaté au niveau des investissements, la situation des hôpitaux publics est caractérisée par une grande obsolescence, un retard dans les mises aux normes, mais aussi un surendettement dangereux. Le taux d’endettement est passé de 40% en 2007 à 46% en 2009. L’endettement des hôpitaux était estimé à 24 milliards d’euros en 2010 et il a continué de s'aggraver depuis. Les plans « Hôpital 2007 » et « Hôpital 2012 » ont représenté une manne formidable pour les banques qui ont appliqué sans vergogne les taux du marché financier, « en pompant » ainsi les ressources de l’Assurance Maladie. Le scandale de la banque Dexia a révélé l’ampleur des emprunts toxiques contractés par les hôpitaux. Ces emprunts dont le surcoût estimé nationalement est de l’ordre de 500 millions d'euros, représentent un risque majeur pour les établissements, déjà dans une situation de besoins incompressibles de trésorerie. Nous voulons :

  • En finir avec la vente à la découpe qui s’exerce actuellement sur le patrimoine hospitalier, par exemple à Lyon et à Paris, et qui nourrit la spéculation immobilière,
  • Réaffirmer que les constructions des hôpitaux publics sont et doivent rester propriétés de l’Etat,
  • En finir avec les dispositifs qui autorisent le financement par des capitaux privés des nouvelles constructions (partenariat public/privé), et qui à terme, privatisent le patrimoine hospitalier, mais aussi les activités afférentes,
  • Proposer que soit créé un budget d’Etat consacré à l’investissement hospitalier public, selon un plan pluriannuel qui mette en œuvre les évolutions nécessaires à l’activité et les progrès techniques, conformes à la politique de santé publique.
  • Quant aux besoins de financement pour tous les autres investissements (équipements, matériels lourds), garantis par la dotation d’amortissements des hôpitaux, le recours au marché aggrave leur situation financière avec des taux d’intérêt exorbitants. La solution est de revenir à des emprunts à des taux zéro à contracter auprès de la Caisse des Dépôts qui retrouverait ainsi sa mission originelle ; là aussi, planification et transparence seraient nécessaires pour valider ces emprunts.
  • La fiscalité
Les hôpitaux sont concernés au premier chef par le débat engagé dans notre pays sur la nécessité d’une réforme fiscale basée sur une autre distribution des richesses au service de l’efficacité économique et sociale.

- La taxe sur les salaires
Les hôpitaux publics, en tant qu’employeurs, sont assujettis à la « taxe sur les salaires » qui représentent une charge supplémentaire entre 10 à 12% des dépenses du personnel soit environ 4,25% de l’ensemble des ressources hospitalières. Cette taxe est profondément injuste et improductive. Comment justifier cet impôt qui ponctionne la masse salariale des personnels hospitaliers alors que les collectivités territoriales et les administrations publiques sont exonérées de la taxe sur les salaires ? On ne peut fiscaliser une ressource relevant de l’impôt. Ainsi la CSG, prélevée à la source est affectée à l’Assurance Maladie. La suppression progressive de la taxe sur les salaires est de nature à résorber les déficits des hôpitaux publics.

La TVA
L’assujettissement à la TVA de l’ensemble des achats et des investissements des hôpitaux publics doit être complètement reconsidéré, alors que les établissements et cliniques privées, peuvent la récupérer. La restauration et autres lieux de boisson bénéficient toujours d’une TVA à 5,5% ! La possibilité de récupérer la TVA sur les investissements, comme pour les collectivités locales serait de nature à assainir les budgets hospitaliers.

Depuis plusieurs années, et particulièrement depuis la mise en œuvre de la T2A, les hôpitaux réduisent leurs déficits aux prix d’importantes suppressions d’emplois : plus de 10000 en 2010, 14000 estimés en 2011, 22000 envisagés en 2017. L’insupportable est atteint pour les conditions de travail des personnels hospitaliers et les conditions de prise en charge des patients. Les lois HPST et Touraine doivent être abrogées et le secteur public hospitalier doit être financé au niveau des besoins de santé.


mardi 1 novembre 2016

Hôpitaux du Léman à Thonon


L'article du Messager sur les Urgences ne pointe pas les vraies responsabilités
La dernière édition du Messager traitait de la dégradation de l'accueil et de la prise en soins aux Urgences des HdL au travers d'une "enquête" auprès d'usagers ayant déserté les Urgences pour celles de l'hospitalisation privée au Centre Médical du Chablais (CMC), et dans une moindre mesure celles du CHAL (Annemasse).

(Le Messager)  Temps d’attente excessivement long dans un environnement pas toujours agréable, diagnostic aléatoire : de plus en plus de Chablaisiens se détournent des Urgences de l’hôpital de Thonon. Depuis quelques années, l’offre de soins s’est en effet étoffée.

Cette manière de procéder peut paraitre très contestable en faisant remonter des avis négatifs d'usagers mécontents recrutés, entre-autres, via Facebook. Même accompagnés de quelques avis positifs, ceci contribue à jeter un certain trouble sur la sécurité de ce service de proximité.
Quand on sait que l'avenir des Hôpitaux du Léman est en grande partie lié à un accroissement de son activité, un tel article ne peut qu'inquiéter tous ceux qui restent attachés au service public.
Pointer les vraies responsabilités 
Plutôt que d'encourager, de fait, la population chablaisienne à éviter l'hôpital public de Thonon, nous aurions pu attendre du Messager qu'il pointe avec précision les raisons économiques et politiques de cette dégradation :
- la "tarification à l'activité" qui transforme les modes de gestion de l'hôpital en "usine de production de soins" avec des objectifs de rentabilité inatteignables (produire toujours plus d'activité de soins pour n'avoir en retour que des remboursements tarifaires en constante diminution compte-tenu des politiques d'austérité)...
- les budgets hospitaliers qui, de ce fait, diminuent sans cesse, entrainant des conséquences catastrophiques : suppressions de lits constantes, suppressions de postes massives, restructurations imposées, mise en concurrence exacerbée avec le secteur privé qui lui n'a pas les mêmes obligations d'accueil des populations 24h/24 et 365 jours par an...
Une nouvelle vague de casse annoncée

A peine l'encre de cette édition du Messager a t-elle eu le temps de sécher qu'un nouveau plan d'économies drastiques vient d'être annoncé par la direction : Pour "rentrer dans les clous" des objectifs financiers 2017 fixés par l'Agence Régionale de Santé (ARS), la suppression de 30 postes d'infirmiers, aides-soignants et cadres vient d'être dévoilée, celle-ci allant de pair avec la disparition de 20 lits en Médecine-Chirurgie-Obstétrique (5 en médecine, 15 en chirurgie).Tout ceci s'additionnant aux périls persistants sur le devenir des services de psychiatrie sur Thonon.
Allons taper à la porte de l'A.R.S !
 Les Chablaisiens ne peuvent plus regarder, impuissants, mourir leur service public hospitalier. Comme nous l'avions fait brillamment pour la défense de la psychiatrie sur Thonon en janvier 2016, mobilisons-nous massivement, usagers, professionnels, élus du territoire pour porter un autre projet de soins auprès de l'Agence Régionale de Santé. Participons nombreux aux actions en construction avec les différents collectifs de défense du Chablais. Dénonçons ces politiques austéritaires qui assèchent nos budgets publics et ce libéralisme qui ne sert que les intérêts des actionnaires et du Medef sans créer d'emplois et mettent en péril tous les conquis sociaux dont notre sécurité sociale qui finance les budgets hospitaliers.

Michel Vuillaume


mardi 26 juillet 2016

"Que demande le peuple " sur la route du Tour


Jeudi 21 Juillet: 
Course contre la montre Sallanches Megève .

La fédé 74 s'est organisée pour aller à la rencontre des citoyens. Nous étions 8 .
Point de ralliement chez Gilbert 
juste en dessous de la fameuse côte de  Domancy.
Aprés petit café, nous voilà partis avec questionnaires, table, affiches.
Un monde fou !
Pendant le passage de la caravane ,c'est impossible d'établir un dialogue:chacun veut ramasser le plus d'objets publicitaires possible.
Nous avions un peu près une heure avant le passage des premiers coureurs.
Nous avons posés la table vers le bas et nous avons remonté la route .Quelques refus mais toujours très cordiaux mais aussi des personnes qui prennent le temps .De toutes sortes ...des jeunes dont un qui le rempli honnêtement  mais qui pense que la droite c'est mieux,des copains sympathisant content de nous voir ,un jeune militaire en vacances qui estime qu'il ne devrait pas faire du maintien de l'ordre, des familles ...


Bilan 43 questionnaires et quelques uns distribués 
avec des promesses de regarder de plus près ...l'espoir fait vivre !

Mais dès les premiers coureurs le contact devient difficile 
alors on plie bagage pour casser la croûte chez Gilbert.
Repas fraternel ,belle ambiance et nous sommes retournés voir le Tour . 
Quant à être là , allons voir les champions !

A chacun d'imaginer comment faire remplir ce questionnaires par 
le plus de personnes possibles:c'est la seule façon d'engager 
les campagnes électorales présidentielles et législatives 
sur un socle construit par les citoyens 
sur lequel s'engageront les futurs candidats.

Rendez-vous le 12 aout 
aux Nocturnes Chablaisiennes et à la foire de crête !

Jean-philippe