jeudi 18 février 2021

SOUTIEN AUX AGRICULTEURS DE MONTAGNE PAR 48 PARLEMENTAIRES

À l’initiative du député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, quarante-huit parlementaires lancent un appel « Pour une Politique Agricole Commune juste, au service des productions durables et de nos territoires de montagne ». 

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PROJET DE LOI SUR LE(S) SEPARATISME(S)

 
LE VOTE DES DEPUTES PCF NOUS A SURPRIS ...

Beaucoup d'émoi s'est exprimé parmi les adhérents communistes après le vote des députés du PCF sur la version finale du projet de loi initialement appelé "Sur le(s) séparatisme(s)" et rebaptisé "Sur le respect des principes de la République".


En effet, alors que tout portait à croire que les 11 députés PCF allaient voter contre ce texte, certains d'entre eux se sont abstenus.

Voici le détail des votes, où il faut rappeler que les 11 députés du PCF appartiennent au groupe GDR (Gauche Démocratique et Républicaine) qui rassemble aussi des députés ultra-marins puisque le PCF, et il est le seul dans ce cas, ne présente jamais de candidatures dans les circonscriptions législatives des DOM-TOM, ayant toujours laissé la place aux organisations locales de ces territoires.



Pour essayer de comprendre l'absence d'un vote unanime contre ce projet de loi, nous vous invitons à regarder une vidéo et à lire un texte.

La vidéo est l'intervention de Stéphane Peu pour présenter la position globale des députés du groupe GDR


Le texte, publié après le vote dans la page Facebook des députés communistes, est celui d'André Chassaigne, président communiste du groupe GDR pour expliquer la diversité des votes, au moins parmi les 11 députés PCF du groupe GDR.


Le projet de loi va être soumis au Sénat où il y a le groupe CRCE comprenant aussi 11 sénateurs du PCF puis reviendra à l'Assemblée Nationale pour ce qu'on appelle la seconde lecture.

mardi 16 février 2021

SUR LA SITUATION DE THALES AVS A THONON

 LES COMMUNISTES DU CHABLAIS RENCONTRENT LES SYNDICALISTES CGT DE THALES AVS THONON


Lundi 8 Février, nous avons rencontré le secrétaire CGT du CSE de l'établissement de Thonon et un élu CGT de cet établissement au CSE-Central de la filiale Thalès AVS pour faire un point sur la situation du site de Thonon (CSE = Comité Social et Economique: le CSE correspond à l'ex-CE et le CSE-Central correspond à l'ex-CCE qui existe lorsqu'une entreprise à plusieurs établissements).

Alors que les salariés du site sortaient d'une dizaine de jours de grève (2H par jour) rassemblant plus d'une centaine d'entre eux pour s'opposer à des modifications de leurs conditions de travail et à des décisions unilatérales de leur direction, ils ont appris par leurs élus que 143 postes sur 316 étaient fragilisés pour 2023 à cause de la crise sanitaire actuelle qui touche de plein fouet le secteur de l'aéronautique, un de leurs principaux marchés.

Même si cette annonce rentre dans le cadre de l'accord Groupe de GAE (Gestion Active de l'Emploi) qui permet une certaine anticipation, la réaction immédiate de tous les syndicats du site CGT, CFE-CGC et CFDT a été d'analyser qu'un tel plan de suppression d'emplois pouvaient entraîner la fermeture définitive du site.

Les syndicats CGT et CFE-CGC du site se sont donc retrouvés pour faire connaitre cette situation à l'extérieur en commençant par informer les élus locaux du territoire et en sollicitant des articles dans la presse régionale et locale.

Parce qu'ils considèrent que le site a pu se maintenir jusque là, notamment par l'opposition des politiques à sa fermeture, ils continuent donc à faire connaitre leur situation le plus largement possible.

C'est donc dans ce cadre que nous avons rencontré à notre demande des syndicalistes CGT du site avec lesquels nous avons eu un échange long et détaillé de 2 Heures.

Leur objectif, partagé par la CFE-CGC,  est maintenant de trouver des solutions permettant d'apporter des charges à cet établissement, sans déshabiller au passage d'autres sites du groupe Thalès et plus précisément de leur filiale AVS (AVionic Systems).

Cet établissement qui produit des équipements de haute technologie  pour l'Aéronautique, pour le Spatial, pour la Défense, pour le Nucléaire et pour la Science, dispose donc d'un très grand nombre d'expertises avec près de 100 métiers différents qui sont mises en difficulté par un manque chronique d'investissements et de diversification, surtout après que le service de R&D a été transféré à Vélizy en Région Parisienne.

Nous avons convenu de fournir les éléments d'information obtenus pendant cette rencontre aux élus régionaux, aux sénateurs et aux députés du PCF.

NON A LA FUSION DES DEPARTEMENTS DE SAVOIE ET DE HAUTE-SAVOIE

POURQUOI UN PROJET DE FUSION?

Les promoteurs d'une Europe fédérale ont dès le début eu pour objectif d'organiser celle-ci autour de grandes régions qui viendraient remplacer les niveaux territoriaux, existant dans notre pays depuis la Révolution, à savoir les communes et les départements. Jusqu'à terme  faire disparaître les Etats-Nations!

L'opposition des communistes à cet objectif a donc commencé dès ce moment après la seconde guerre mondiale.

Ainsi le projet de décentralisation a créé le niveau régional puis sont venus les regroupements de communes (inter-communalité) et plus récemment les métropoles.

Cela résulte dans ce fameux mille-feuilles que ceux qui l'ont créé ne cesse de dénoncer pour justement aller plus vite dans la réalisation de leur objectif.

Le clan Macron accélère donc ce mouvement avec la fusion des 2 départements d'Alsace (Bas et Haut Rhin), la création de métropoles comme celle de Lyon ou encore l'obligation faite aux communes de se rassembler en communautés de communes.

C'est dans cette logique donc que la fusion entre les 2 départements savoyards se prépare!

ALORS POURQUOI LES COMMUNISTES SONT OPPOSES A CETTE LOGIQUE?

Disons d'entrée que la position des communistes n'a rien à voir avec une quelconque histoire "territoriale" pouvant exister entre les 2 départements. 

Celle-ci doit s'expliquer sur un tout autre plan qui ressort en fait de favoriser au maximum la participation active de tous les citoyens de nos territoires.

On sait que les libéraux au pouvoir sont favorables à une gestion d'entreprise pour nos institutions territoriales, de la commune à l'Etat. Cette gestion patronale recherche les effets d'échelle sous le prétexte de réduire les dépenses publiques.

Mais il y a une autre manière pour aboutir à cela: au lieu de forcer l'intégration au sein d'une entité supérieure, il nous semble plus efficace et démocratique de pousser les entités voisines de chaque niveau (local, départemental et national) à coopérer et collaborer pour répondre intelligemment aux besoins de leurs populations respectives.

Et on constate que l'intégration dans un niveau supérieur a aussi pour conséquence à la fois l'éloignement des lieux de décision et la présidentialisation des institutions, d'ailleurs tant anciennes que nouvelles. 

Alors que notre société est de plus en plus complexe, que les défis et les enjeux sont de plus en plus ardus et aigus, cette construction entraîne le renforcement du pouvoir de quelques individus qui deviennent des petits "dictateurs" ou du moins des autocrates à leur niveau:  ils oublient même qu'ils participent à un conseil à animer et non pas à dominer, souvent plus accrochés à leur poste et à leur évolution personnelle.

La politique en France se meurt de cette personnalisation à tous les niveaux résultant au départ de l'élection présidentielle.

L'absence de proportionnelle intégrale a aussi pour conséquence de ne pas permettre aux "petits partis" d'être représentés lorsque le niveau institutionnel s'accroît, si bien que nos institutions sont de moins en moins représentatives des populations dont elles ont la charge.


jeudi 11 février 2021

 LES COMMUNISTES DU CHABLAIS PREPARENT LES PROCHAINES ELECTIONS TERRITORIALES

Le report des élections régionales et départementales au 13 et 20 Juin prochains au lieu de mars vient d'être voté.

Alors que notre pays vit depuis un an au ralenti et que le militantisme est, comme pour le reste, à la peine à cause des règles sanitaires, il faut néanmoins réussir à préparer ces échéances électorales qui sont un moment de la vie démocratique de notre pays.

Et cette année justement, ces élections revêtent encore plus d'importance puisque le clan Macron a décidé de se refermer sur lui-même, dans le secret du Conseil de Défense, en réduisant à néant le travail parlementaire après avoir négligé depuis 2017 ce qu'on appelle communément les corps intermédiaires (syndicats, organisations professionnelles ou associations) et les assemblées territoriales, de la commune à la région.

Pour les communistes, il ne s'agit pas avec ces élections de faire un référendum pour ou contre Macron, son clan ou son mouvement LREM mais bien de mettre en avant une alternative réelle et crédible aux politiques de droite qui s'enchevêtrent du national au local et au travers des différentes forces politiques qui composent cette droite (LREM, MODEM, AGIR, UDI, LR). Il ne faut pas oublier non plus l'extrême-droite (DLF et RN) qui joue une partition populiste de fausse opposition à cette droite libérale, conservatrice et quelque peu réactionnaire mais qui finalement adopte les mêmes positions économiques, sociales, sociétales et écologiques.

Malheureusement la situation de la gauche, après le quinquennat de Hollande qui a débouché sur la propulsion de Macron et de son clan au pouvoir, n'est pas des plus reluisantes, ce qui ne facilite pas les choses.

Les communistes de la Région Auvergne - Rhône Alpes (AURA), et ce dans chaque département composant cette grande région, travaillent sur 2 axes qui leur semblent impératifs:

  1. élaborer des programmes, régional et départementaux, en propre à notre parti permettant une véritable transformation de notre société au regard des compétences du niveau institutionnel correspondant et du territoire concerné,
  2. rassembler les forces de gauches autour de programmes communs assurant aussi cette véritable transformation de notre société.

Depuis plusieurs mois, des rencontres entre forces de gauche et écologistes sont organisées pour tenter de bâtir ce rassemblement avec un contenu novateur, réellement transformateur, recherchant l'appui et surtout l'intervention concrète de nos concitoyens.

Les choses ne sont pas simples au regard des différences existants entre ces forces et aussi de leurs histoires relatives.

Nous sommes donc dans une construction progressive qui nécessite beaucoup de persévérance et d'esprit d'ouverture et donc d'écoute et de respect réciproques.

Avec les élections à venir dans à peine 5 mois, ce sera donc une situation intermédiaire, transitoire, une étape dans cette construction qui devra continuer à se faire pour envisager de bâtir un monde d'après réellement différent du monde actuel.

Les communistes de la Région AURA ont tenu une conférence régionale ce dimanche 7 Février où leurs délégués se sont prononcés sur 3 options pour se présenter à l'élection régionale.

C'est l'option du rassemblement PCF-LFI avec tête de liste attribuée à Cécile Cukierman (Conseillère régionale sortante et sénatrice PCF) qui a obtenu une large majorité de 59%, le rassemblement avec le PS obtenant 18% et une liste PCF ouverte au forces sociales  seulement 13%.

Un rassemblement avec EELV ou plus précisément le pôle écologiste comprenant aussi Générations semble pour l'instant impossible pour le premier tour pour les forces concernées ici, à savoir PCF, LFI ou PS.

Tous les adhérents du PCF de la région AURA sont maintenant appelés à s'exprimer sur ces 3 options entre le 24 et le 27 Février prochains. A noter que seuls les votes des adhérents à jour de leurs cotisations 2020 seront décomptés.

En ce qui concerne le département de Haute-Savoie, les rencontres entre toutes les forces de gauche et écologistes vont se poursuivre en vue des élections départementales avec une situation plus spécifique qu'à la région. 

mardi 24 mars 2020

ACTUS, ACTUS, ACTUS


LUCIEN SÈVE DISPARU : 
LA PENSÉE COMMUNISTE EN DEUIL. 
PAR PATRICK LE HYARIC


C’est un choc. Une douleur. Un monument vient de tirer sa révérence. La peine des militants communistes et progressistes est à hauteur du legs que nous laisse Lucien Sève : immense. Il était un authentique ami de L’Humanité, avec la volonté de toujours la porter plus haut pour qu’elle soit toujours plus utile. C’est lui qui inventa lors d’une rencontre alors qu’il en était le rédacteur en chef d’un jour le concept de « Cortex » devenu une rubrique chaque vendredi.




jeudi 19 mars 2020

VOUS ETES EN CONFINEMENT

PROFITEZ EN POUR LIRE SES TEXTES
ET PARTAGER SVP, PARTAGER      

DEPUIS PLUS D'UN AN NOS AMI-ES ET CAMARADES SE BATTENT CONTRE L'ABANDON DE L'HOPITAL DE THONON-LES-BAINS ET DU SYSTHÈME DE SANTÉ CHABLAISIEN
TOUT CE QU'ILS ONT DIS ÉTAIT JUSTE
ONT ILS ÉTÉ ÉCOUTÉS ET COMPRIS

AUJOURD'HUI NOUS DÉCOUVRONS LA PLUS GRANDE CATASTROPHE 
SANITAIRE GÉNÉRÉE PAS LE CAPITALISME ET INCAPABLE D'Y FAIRE FACE.
Mardi, 17 Mars, 2020

BRUNO CANARD, LE CHERCHEUR QUI AVAIT ALERTÉ EN 2015 SUR LE RISQUE DE CORONAVIRUS, DÉNONCE LE DÉSENGAGEMENT EUROPÉEN DANS LA RECHERCHE                                                                                                     nadège dubessay

Depuis 2003, Bruno Canard, chercheur à Aix-Marseille, travaille sur les coronavirus. Il dénonce le désengagement européen et français dans le secteur des sciences.




vendredi 13 mars 2020

L'heure est à la mobilisation nationale



Publié le 12/03/2020 par PCF

Coronavirus/Macron : 

réaction de Fabien Roussel



L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la éculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.